Je suis un exemple d’ « homophobie intériorisée » ?

Ceux qui m’accusent d’être un exemple typique d' »homophobie intériorisée » (savent-ils d’ailleurs ce que veut dire cette expression, pour la plaquer ainsi sur quelqu’un d’aussi heureux que moi?) avouent à leur insu leur déni : ils essaient de planquer l’homophobie (leur propre homophobie) à l’intérieur de moi, comme une boulette de papier froissée qu’on glisse dans une bouteille pour ne surtout pas la lire, la comprendre, la rendre publique, la faire sienne. Oui, en effet, cette homophobie est bien intériorisée. Mais ils oublient de dire par qui ! Car c’est par eux ! Pas par moi ! Moi, je ne demande qu’à ce que leur papyrus, où est écrit leur haine d’eux-mêmes, sorte de moi et soit lu à haute voix !

L’étrange banalité de la loi du mariage gay

Si la France approuve la loi du mariage gay en 2012 – et législativement/médiatiquement, tout semble y concourir -, ne croyez pas que ça va être un drame. Au contraire ! Le pire, c’est justement que ça risque d’être hyper banal, un vrai coup d’épée dans l’eau. On n’aura même pas de quoi se gendarmer, s’offusquer, ou hurler au scandale tellement ça va être une fausse révolution, un pauvre « fait divers » qui va faire la Une de Têtu et des grands journaux nationaux pendant tout au plus quelques semaines, une mascarade supplémentaire dans la course effrénée aux droits et à l' »Égalité » qu’on impose démagogiquement aux personnes homosexuelles pour mieux les enfermer dans le silence et qu’elles ne puissent plus se plaindre la bouche pleine. Sur le coup, il y a fort à parier pour que le « mariage gay » soit présenté comme une révolution extraordinaire, une occasion de déboucher le champagne. Les membres de la communauté homosexuelle, tels des moutons qui ne comprennent pas le sens du cadeau qui va leur être imposé, se feront une obligation d’être reconnaissants et d’applaudir à la fausse surprise de leur goûter d’anniversaire. Mais dans les faits et en désir, une loi pareille ne changera rien à leur réalité, à leur quotidien (l’Humanité et l’Amour ne changent pas sur décision légale ; une fois votée, un couple homosexuel restera non-procréatif et incapable de former une famille de sang) ; et l’autorisation à « se marier » n’apportera pas plus d’amour dans les couples homosexuels qu’avant. C’était déjà le cas du PaCS. Ce sera pareil avec le « mariage gay ». En revanche, les vrais drames et les blessures, nous les verront socialement sur la durée ; au niveau du désir beaucoup plus que des corps, d’ailleurs ; car une société humaine qui déforme certaines réalités humaines (comme la famille, le couple, l’arrivée au monde) à travers des lois sociales universelles inutiles et non-conformes au Réel s’apprête à accueillir les yeux fermés des formes inédites de névroses et de violences. Seul le Réel apaise et pacifie. Le fantasme génère des viols et des retours de bâtons inattendus, incontrôlables. Non, je ne hurle pas à l’Apocalypse, à l’extinction de l’Humanité par l’arrivée du « mariage gay », je ne sortirai pas ma Bible. Cependant, laissez-moi au moins dire ma crainte tout haut. Car elle n’est pas gratuite, elle!

Mon E = MC2 à moi

DÉFINITION SIMPLE DU DÉSIR HOMOSEXUEL

 
 
À ce jour, mes travaux sur l’homosexualité m’ont permis de dégager 7 grands axes pour définir le désir homosexuel (ce sont des constats fondés uniquement sur le bon sens, et qui permettent de justifier de manière humaine et non-catho que l’Église catholique a raison de dire que l’amour homosexuel est sincère sans être authentique ; c’est un peu mon E = MC2 à moi, si vous voulez, ma formule de Bombe « H »… comme Homosexualité!) :
 

1 – désir de viol (et parfois le signe d’un viol réel)
2 – éloignement du Réel (cf. les 4 « rocs » du Réel)
3 – désir d’être objet
4 – peur/doute d’être unique (…donc aimé)
5 – désir de se prendre pour Dieu
6 – désir idolâtre (divisant plus qu’unifiant ; pour et contre lui-même ; haine de soi ; désir homosexuel intrinsèquement homophobe ; les paradoxes de l’« homophobie »)
7 – désir de fusion-rupture (cf. gémellité de l’homosexualité et de l’hétérosexualité ; imposture de l’hétérosexualité)

Mystères Joyeux (… gays) (médités au chapelet de saint Gervais des semeurs d’Espérance)

MYSTÈRES JOYEUX

 
 
Retranscription fidèle de la méditation que j’ai prononcée au micro lors du chapelet organisé par les Semeurs d’Espérance le 5 octobre 2011 à l’église Saint Gervais de Paris, devant une centaine de fidèles, parfois lesquels des amis homos en couple, des habituels de la paroisse :
 
 

1 – L’Annonciation à Marie par l’Ange Gabriel (fruit du Mystère : l’humilité)

 

Ce soir, Marie, nous prions grâce à toi les Mystères joyeux. Les mystères gais, en quelque sorte. Gais, joyeux, c’est presque pareil… Et ça tombe plutôt bien puisque ce soir, ce sont les personnes homosexuelles qui sont à l’honneur. Alors pour une fois, on ne va pas se priver. Qui que vous soyez, habitués des églises cathos ou pas, homosexuels ou non, bienvenue à vous tous. Moi, c’est Philippe Ariño, j’ai 31 ans, je suis catho et homo. Je suis chargé de vous accompagner pendant tout ce chapelet. Et l’homme de ma vie : c’est Jésus. C’est Lui la meilleure part. Pour commencer, Marie, nous te confions nos vies et la vie de toutes les personnes homosexuelles que nous connaissons, celles qui sont aimées, celles qui ne sont pas assez aimées et qui sont au bout du rouleau. Manifeste-toi plus spécialement à elles ce soir. Aide-nous à donner un sens à notre vie.

 
 

2 – La Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth (fruit du Mystère : l’amour du prochain)

 

« Homosexualité ». On n’a pas trop l’habitude de prononcer ce mot-là dans nos églises. Vierge Marie, tu connais nos deux identités profondes : celle d’homme ou de femme, déjà ; et celle d’Enfants de Dieu. Tu connais aussi nos identité partielles. Parce que le désir homosexuel, lui, existe vraiment. Alors j’ai envie de confier à ta miséricorde ceux dont on ne parle jamais. Les oubliés des prières universelles : plus spécialement les adolescents qu’on traite de « pédé » sur la cour du collège, les personnes bisexuelles, les couples homosexuels durables et fidèles, les victimes de la pornographie, les internautes qui chatent en ce moment même sur les sites de rencontres, les malades du Sida, les militants LGBT qui s’engagent dans les associations, les personnes transgenres ou transsexuelles, les persécuteurs des personnes homosexuelles qu’on dit « homophobes » et qui sont en réalité homosexuels, les individus addicts aux plan cul, les prostitués masculins, les victimes de viol et surtout leurs violeurs. Marie, veille sur l’unité des familles, et brise la haine de soi présente en chacun de nous.

 
 

3 – La Nativité de Jésus à Bethléem (fruit du Mystère : l’esprit de pauvreté)

 

Nous avons tant de mal à nous reconnaître petits, fragiles, blessés, dépendants de l’amour de Dieu ! à admettre que nos pauvretés ne sont pas nous, qu’elles ont besoin d’être guéries. Marie, aide-nous à ne pas nous révolter face au désir homo, à le regarder avec simplicité et humour, à reconnaître humblement l’homosexualité comme la marque d’une blessure, à ne pas la banaliser ni la diaboliser. Je suis sûr qu’au moment de la naissance de ton fils Jésus, tu as eu beaucoup de tendresse et d’humour. Car oui, nous l’oublions, mais Noël fut un vrai drame : le Roi de l’univers n’a pas été reconnu et accueilli comme il se doit, il est né dans la misère la plus complète, dans un climat de persécution terrible. Alors Marie, apprends-nous à être drôles et pauvres avec nos pauvretés. On est tous des pauvres types. Mais on s’en fout : on est tous aimés par ton Fils !

 
 

4 – La présentation de Jésus au Temple (fruit du Mystère : l’obéissance et la pureté)

 

L’Amour, c’est un mystère d’obéissance. C’est très difficile d’accepter d’obéir. On peut prendre ça pour une hypocrisie, une soumission, un mensonge. Mais je peux vous assurer que, dans ma vie perso, c’est du concret : arrêt de la drague, de la masturbation, des films pornos, choix d’un célibat continent, don entier de ma vie à Jésus et aux autres. Au fond, une fois qu’on obéit vraiment, et qu’on donne son obéissance au bon Maître, Jésus, c’est là qu’on est pleinement heureux, et qu’on mesure l’immense liberté que donne l’obéissance. Le couple homosexuel ne me semble pas le chemin le meilleur pour vraiment suivre le Christ. L’Église le dit, la Bible le dit, moi je le répète. Le meilleur n’est pas l’ennemi du bien. Je défends le respect des personnes homos qui vivent en couple, je reconnais les bénéfices réels de l’amour homo, mais je crois cependant que ce n’est pas la voie du meilleur. Alors Marie, aide-nous à ne pas nous contenter seulement du « bien », mais à choisir le meilleur. Toi, tu es la douceur et la radicalité réunies. Tu as dit « oui » à Dieu sans tout connaître, mais en comprenant tout. Aide-nous à aimer Jésus ton fils pas seulement en intentions, dans les étoiles, mais à travers des actes concrets d’obéissance, et à travers son incarnation, c’est-à-dire son Église humaine, INSTITUTIONNELLE, son pape, ses prêtres. Apprends-nous, Marie, la joie d’obéir et de faire confiance.

 
 

5 – Le recouvrement de Jésus au Temple (fruit du Mystère : la recherche de Dieu en toute chose)

 

Marie, tu te rappelles de ce moment où ton fils Jésus, à 12 ans, a échappé à votre surveillance de parents, à toi et Joseph, et qu’il est allé enseigner au Temple de Jérusalem en vous laissant dans une grande inquiétude pendant 3 jours ? : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? » On entend parfois cette même plainte des parents découvrant l’homosexualité de leur fils ou de leur fille : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Les autres, ok. Mais toi… » Cette question qui est la tienne, Marie, toi qui as toujours eu les mots justes, je te prie que les parents de personnes homosexuelles la reprennent à leur compte, qu’ils l’assument sans honte, qu’ils la posent sans cesse avec amour à leur fils. Parce qu’elle est importante et belle, mine de rien. Et qu’elle peut justement donner l’occasion à ce fils homo, s’il la prend au sérieux, et qu’il suit vraiment en actes la volonté du Seigneur et de son Église, d’une réponse magnifique : « Papa et maman, je suis homosexuel, non parce que Dieu l’a voulu, mais pour que sa Gloire se manifeste en moi, y compris à travers ce désir-là. » Oui, Jésus, oui Marie, soyez bénis de vous manifester aussi par les personnes homosexuelles. Dieu fait feu de tout bois.

Les paradoxes de la Théorie du Genre

La théorie du Genre tente inconsciemment de neutraliser par les bons sentiments la réalité (naturelle mais pour autant libre, mouvante, non-évidente, mystérieuse) de la sexuation humaine, et donc de la rencontre heureuse des sexes. Elle postule que la Culture, du fait qu’Elle se supplanterait obligatoirement à la Nature, est à la fois le seul dieu à suivre (temporairement et toujours au pluriel !), mais également le diable en personne à éviter car Elle modèlerait et formaterait tous les êtres humains dès leur naissance. Il y a bien dans la Gender Theory ce double mouvement idolâtre (passionné et haineux) vis à vis de la Culture, confondue avec la Nature (c’est la raison pour laquelle un « sociologue » comme Éric Fassin, par exemple, déclarera à la revue Têtu que « les députés [en s’opposant à la Théorie du genre] confondent genre et sexualité »… car c’est bien lui et ses suiveurs qui font cet amalgame, et qui imposent que l’être humain soit soumis à ses pulsions naturelles !). Le credo des défenseurs du « genre » (et de tous ses dérivés : « la différence des genres », « les identités de genres », etc.), est assez simpliste : comme tout ce qui est humain est culturel, donc forcément relatif, individuel, mobile, secondaire, alors tout, même le naturel, n’est qu’image fausse, que point de vue non-universable. Autrement dit, pour les défenseurs de la Théorie du Genre, les apparences sont toujours trompeuses. Y compris les corps, les réalités terrestres, les actes humains (Exemple de raisonnement queer infantilisant : « Un homme efféminé n’est pas forcément homosexuel… et n’est même pas forcément, pour le coup, un homme non plus. Nos identités profondes, si tant est qu’elles existent, dépendent d’abord des choix et des droits que nous avons à notre disposition. Pas de notre société, de notre corps, de notre apparence extérieure, ni des actes que nous posons. »). Au final, cette idéologie antinaturaliste (mais fortement sensitive, sensibleriste, hédoniste, individualiste) propose une vision de l’existence désenchantée et pessimiste, où le sexe est remplacé par les images médiatique des sexes, des images d’un zapping étourdissant et sans fin/but. Selon les défenseurs du Gender, on ne pourrait jurer de rien dès qu’on parle d’identité sexuée et d’amour, puisqu’on ne peut être sûr de tout : syllogisme totalitaire et capricieux s’il en est ! Il n’y a aucun encouragement à la confiance, à l’engagement d’amour unique, à la recherche collective de Vérité, à la reconnaissance adulte des limites structurantes du Réel, à la responsabilité de ses actes. Derrière un discours apparemment ouvert à la diversité, à l’égalité, à l’invention artistique, à la « construction », se cache une idéologie individualiste très dangereuse niant la réalité des corps, réalité aussi bien anatomique que symbolique (= sens), et détruisant nos repères anthropologiques. La Gender Theory, après avoir déconnecté la sexualité de la fécondité, sépare maintenant la sexualité de l’identité sexuée et du désir, pour la téléporter sur le terrain de l’image, du qu’en dira-t-on, du virtuel uniformisant façon mosaïque. Elle refuse la réalité de la sexuation (nous ne serions plus ni hommes ni femmes mais des anges indéterminés, ayant le choix de leur nature), la réalité des désirs sexuels (nous ne serions plus des personnes « hétéros », « homosexuelles », « bisexuelles », « transsexuelles », mais juste des « amoureux » : on voit ici combien le rouleau compresseur queer/bobo est d’ailleurs inconsciemment cucul ET homophobe), les actes qu’impliquent concrètement notre corps sexué et notre orientation sexuelle (nous ne sommes plus appelés à transmettre la vie à travers la famille réelle et la différence des sexes, mais à élargir nos horizons pour créer des filiations symboliques, sans lien de sang, … sans réalité, en somme ; on nous incite fortement à devenir en actes des bisexuels qui ne doivent surtout pas se définir comme tels, ni analyser/assumer leurs pratiques amoureuses). Qui s’éloigne du Réel, sous prétexte d’amour et d’ouverture, se dispose à être violent sans même s’en rendre compte. Et la rêverie asexuée et sentimentaliste que cet « amoureux de l’amour sans le vivre » nous chante juste avant de nous châtrer ne doit pas nous faire oublier son éloignement délirant du Réel.

Petite annonce…

Petite annonce ! Je recherche des amis homos cathos qui voudraient passer avec moi leur vie à respecter ces trois piliers :

 

1 – le soutien non seulement de Dieu mais surtout de son Église catholique institutionnelle (Pape et cardinaux, compris)

 

2 – l’exposition publique de son désir homosexuel (non en tant qu’identité ni en tant qu’amour fondamentaux à justifier, mais en tant que réalité à reconnaître, à expliquer, et à mettre au second plan par rapport à Jésus)

 

3 – l’application concrète de la continence sexuelle (arrêt de la masturbation, de la drague, du porno).

 
 

Si on arrive à composer une petite équipe de choc, ce sera le feu, je peux le dire ! L’alliance et l’obéissance aux trois exigences exposées ci-dessus permettent une pleine réconciliation des personnes homosexuelles avec elles-mêmes, une vraie liberté, l’humour sur sa situation, et du sens à la vie. Je l’expérimente jour après jour. Pour l’instant, à part moi, je n’ai rencontré personne qui respectait les 3 à la fois. Je suis sur la piste d’une dizaine de frères partout en France (et même au Québec)… mais il y a encore pour chacun un ou deux piliers où le bas blesse. Alors, je vous attends ! Vous savez où me joindre. Je ne désespère jamais.