Ce matin, à la sortie de la messe de l’Ascension à saint Nicolas des Champs, je me suis fait frapper (symboliquement ^^) par le père Benoît Guédas !!! Je comprends pas du tout pourquoi. Je lui ai juste dit : « Il faut que tu partes de la paroisse pour que tu commences à faire des homélies bien, dis donc ! » 😉 (ce jeune prêtre est muté à Paray-le-Monial) C’est vrai qu’elle était géniale, son homélie. J’ai appris plein de choses qui m’ont dilaté le cœur. Et puis Benoît a cité le curé d’Ars en disant que l’être humain était plus grand que les anges car Jésus a décidé de l’habiter intimement. Cela a fait écho en moi à une phrase que j’avais lue dans Les Attaques du démon contre l’Église (Éd. Bénédictines, 2010) et qui m’avait étonnée, déjà, à l’époque. Cette préférence de Jésus pour l’Humanité, par rapport aux anges : « Surnaturellement, nous dépendons des anges mais ils dépendent de nous, puisque Dieu a voulu que nous soyons le centre de sa grâce, que nous soyons les plus bénéficiaires de son mystère – ce que le démon ne supporte pas et qu’il n’a pas supporté, et qui le fait homicide. » (p. 67, père Samuel, exorciste) Chaque Homme a revêtu le Christ (et encore plus par le baptême). Ce n’est pas arrivé aux anges. Et d’ailleurs, cela explique le caprice, la jalousie de Lucifer, qui n’a jamais digéré que l’Homme soit choisi par l’Incarnation de Dieu.
Archives de catégorie : Je l’ai dit
Le pauvre, il ne le fait pas exprès…
mdr!!! C’est énorme. Je suis en ce moment en train de finaliser mon troisième livre sur les bobos, avec notamment tout un chapitre sur l’importance de l’ESPOIR et de l’OPTIMISME dans l’idéologie bourgeoise-bohème (deux notions apparemment positives, mais qui en réalité s’écartent de l’Espérance chrétienne et enfoncent l’Occident dans la déprime relativiste).
Et ce matin, v’là t’y pas qu’en épluchant distraitement le fil de discussion Facebook de mes amis, je tombe sur l’un de mes contacts (Hdebonnevolonté, c’est de ta faute!!^^) citant une critique-ciné de Koz Toujours (encore lui lol! : j’ai l’air de m’acharner, mais je vous promets, je n’ai rien demandé et je n’en rêve pas la nuit!^^ Ce mec est juste un sketch bobo vivant) à propos du film « La Vie des autres » (une critique déjà datée de 2007). Avec cette phrase finale magistrale : « Et dans ce cadre oppressant, ce film angoissant, tragique, pourtant, on trouve aussi l’espoir, l’espoir en l’homme. Et, peut-être, une telle raison de vivre, la seule qui vaille, peut-être, pour un artiste et pour tout homme : transmettre l’espoir ?«
Je ne connaissais pas cet article, mais bon, là… juste LOL. Obligé, je le cite dans mon livre (déjà trop long).
Et ça m’a rappelé un autre pamphlet de Koz Toujours sur l’Optimisme, qu’il faut absolument que je cite également. Là, pareil : le « courage » bobo est édifiant.
Le pire, c’est que je crois que ce monsieur est sincère et qu’il ne le fait pas exprès :-). Et je vous jure pour ma part que je ne connaissais pas cet article de Koz avant ce matin, et que mes chapitres sur l’optimisme et l’espoir étaient déjà écrits depuis longtemps.
Bon, allez, je retourne à l’écriture. C’est pas le trou, mais « faut sourire à la vie » :-).
Soutenir que Dieu n’existe pas
Soutenir que Dieu n’existe pas, c’est comme dire que le Ciel serait vide parce que personne ne peut le toucher.
Réaction rapide à la nouvelle attaque d’Yves Floucat sur « Liberté Politique »
(Soupir). Je viens d’apprendre – par l’intermédiaire d’amis qui me demandent de réagir pour dissiper les risques de mauvaises interprétations – que le « philosophe » Yves Floucat remet le couvert à mon sujet (il rêve de moi la nuit ou quoi ? Rien que le sous-titre de son article le laisserait penser…) dans la revue Liberté Politique, cette fois en attaquant mon dernier livre L’homophobie en vérité, et toujours sans argumenter, comme par hasard : il se contente d’afficher son indignation de manière érudite pour éviter d’avoir à la justifier par des faits, il balance en pâture mon opposition à l’hétérosexualité ou à la direction de LMPT (sans bien sûr permettre au lecteur lambda, qui se croit hétérosexuel ou pro-LMPT, de comprendre la pertinence de cette opposition : merci Yves, c’est ce qui s’appelle du chantage aux sentiments), et il extrapole mes affirmations sur l’homophobie par des interrogations complètement malsaines et calomnieuses.
Quand il avait réagi à mon essai L’homosexualité en vérité, je lui avais déjà répondu dans la revue France Catholique sur sa notion ambiguë d’ « amour d’amitié » (traduction française du philia grec, et reprise du concept de saint Thomas), et sur sa notion pour le moins glissante d’ « amour chaste », que je ne cautionne absolument pas (car tout dépend de ce qu’on met derrière le mot « amour », là encore ! Et a fortiori derrière l’adjectif « chaste » !). Il n’a rien voulu entendre. Nous n’avons pas trouvé de terrain d’entente à ce jour.
Et sur l’homophobie, rebelote : Floucat me fait dire ce que je ne dis pas (jamais, par exemple, j’aurais laissé entendre que les victimes d’actes homophobes seraient plus coupables que leurs agresseurs : l’accusation est juste délirante), et fait son petit caprice parce que je n’ai pas parlé (comme dans mon premier livre) d’amitié. Tant pis pour lui. Je ne répondrai que par cette brève réaction. Je n’ai pas que ça à faire de m’occuper de ses névroses et de ses obsessions « érudites » (Jacques Maritain et Julien Green, il va nous les resservir jusqu’à sa mort… et manque de bol pour lui, j’ai lu leur correspondance). Je n’ai pas de temps (contrairement à lui ; sans doute) de faire une étude de texte ou de reprendre point par point les extrapolations de ce monsieur qui s’ennuie, et qui s’acharne à croire qu’il existe un « amour homophile authentique qui s’appelle l’Amour d’Amitié ». Moi, je l’appelle « amitié désintéressée et continente », comme le propose l’Église catholique. Va-t-il me faire une chiasse longtemps parce que je n’emploie pas ses mots (ambigus) à lui, et que je m’attache plutôt au discours de l’Église sur l’amitié ?? J’espère bien que non. Ma patience a des limites. C’est dur, les Pascal Sevran anti-« milieu »… et anti-corps, anti-génitalité, anti-sexe (tout court). Je crois plus que tout en la force de l’amitié entre personnes de même sexe, et en la beauté de la génitalité couronnée dans la différence des sexes. Et c’est bien pour cette raison que j’abhorre 1) le mythe de l’amitié amoureuse (= un philia grec mal traduit au français, ou une sublimation des amitiés particulières en « homophilie » dégénitalisée, asexuée, « spirituelle ») 2) le mythe de l’amour platonique.
Sa dernière phrase (« La chair elle-même est digne de cette tendresse d’un amour partagé qui ne se laisse pas vaincre par le sexe. ») montre d’ailleurs combien Yves Floucat vit dans l’illusion de proposer un véritable amour homosexuel « chaste » (c’est-à-dire pour lui « sans génitalité »). Il n’a rien compris à la chasteté. Celle-ci n’est pas synonyme d’absence de génitalité (dans le cas des couples femme-homme mariés), pas plus qu’elle serait synonyme de sentimentalité à promouvoir (dans le cas des unions homosexuelles). À mon avis – et c’est le fond du « problème » – il fait une allergie à la réalité et au mot CONTINENCE. Bizarrement, de la continence, il n’en parle pas dans son papier… Il préfère la remplacer par le mot plus flou, plus fourre-tout et plus spirituel de « chasteté ». Mais je maintiens : la chasteté demandée aux personnes durablement homosexuelles est la continence. J’avais déjà prévenu les abus de langage de mot comme « amour », « amitié » et « chasteté » il y a peu. Et je le répète : il faut être plus précis. On ne va pas épiloguer. (En plus, mon troisième livre, qui traitera de l’hétérosexualité et de la boboïtude, comblera certainement les frustrations de notre cher ami : ça arrive, Yves… ça arrive…^^). Et maintenant, un suppo et au lit !
Si tu es triste…
Si tu es triste, c’est de ta faute.
Sainte Patience
Les femmes d’aujourd’hui qui arriveront à apprivoiser le cœur des hommes homosexuels devront avoir la qualité que peu de femmes d’aujourd’hui (de plus en plus habituées à jouer les courtisanes séductrices, les lolitas « exigeantes » et frivoles, les capricieuses impatientes) ont : la patience. (En plus de la confiance et de l’humour !)
Force Vie et la tentation de la métaphore
Force Vie doit veiller à rester fidèle à ses audaces, à ses exigences, à ses intuitions fortes. La tentation est grande pour Elle de ne pas assumer jusqu’au bout son originalité et ses messages, pour s’offrir une image un peu plus jeune, moins réac’ et moins isolée. La tentation est grande pour Elle de se réfugier dans le slogan ou la métaphore-sans-rien-derrière (« la Vie », « l’Humain », « L’Homme », « la Force », « l’arbre », etc.). En face, les libertaires égalitaristes sont aussi « en faveur de la famille, de la Vie, de l’Humain, de l’enfant », figurez-vous ! Ce sont les réalités que nous mettons derrière ces mots qui font toute la différence et qui doivent être expliquées clairement. Sinon, nous nous égarerons dans la poésie humaniste. Et surtout, nous nous alignerons sur des bonnes intentions aux actualisations contraires à celles-ci. N’ayons pas peur.
Culturel et Tourisme = ma galère !
C’est dingue comme je supporte de moins en moins le culturel en soi ou le touristique. Je veux qu’on aille à l’Essentiel dans les discussions, dans les visites, dans les rencontres : Dieu, les pauvres, la recherche de Vérité, l’Humour, les Personnes, ce qu’elles ressentent et ce pour quoi elles veulent se battre. Le reste, ça me gave !!! Je n’ai plus de temps à perdre. Je veux qu’on passe la cinquième ! et qu’on arrête d’être dans l’image, la possession, le blabla, la superficie des choses, la recherche de succès ou de la réussite.
Quoi qu’en disent certains journaux, je suis un activiste gay
Cette semaine, dans certains journaux italiens et espagnols, je suis présenté comme un « ex-activiste gay » (cette passion soudaine pour les changements radicaux, les conversions magiques et les ruptures…). Je tiens à rectifier. Je suis toujours un activiste gay/homosexuel, et je n’ai jamais cessé de l’être. Je défends la cause homosexuelle et la communauté homosexuelle (si et seulement si elles sont tournées vers l’amitié désintéressée et l’étude du désir homosexuel). Je ne suis ni un « ex-gay », ni un homme « homo mais pas gay » (dénominations homophobes qui m’horripilent, qui « cassent du lobby LGBTI », et qui sont partagées par la grande majorité des personnes homosexuelles pratiquantes). Je n’ai jamais cessé d’être un militant, un activiste gay. Et la culture gay fait partie de mon héritage et je défends son explication, son décryptage, et les personnes qui en font partie ou qui s’en revendiquent (sans jamais justifier l’identité homo, l’amour homo, la pratique homo).
Apocalypse
Plus je voyage à l’étranger et me retrouve face à d’imposants monuments, sur d’immenses places mythiques, plus je pense à la fin du monde et ressens une forte envie que l’Apocalypse arrive vite.


