Archives de catégorie : Je l’ai dit

Le grand ennemi des pro-mariage-pour-tous, c’est la différence des sexes

Quand je discute avec les pro-mariage-pour-tous, je constate qu’ils ont quitté le Réel à un détail tout simple : ils ne reconnaissent pas la différence des sexes comme une réalité humaine, et qui plus est, une réalité positive et aimante. Pour eux, dire que dans le monde, il y a des hommes et des femmes, non seulement c’est bête tellement c’est évident, mais ça ne fait pas sens, c’est de la fiction et de l’idéologie. Et à leurs oreilles, l’expression « différence des sexes » résonne comme le mal absolu. C’est le signe qu’ils se trouvent face à un ennemi homophobe. Parce que pour eux, la différence des sexes n’est pas une réalité corporelle que chaque être humain porte sur lui par sa sexuation, n’est pas une réalité psychique et psychologique, n’est pas une réalité d’amour, n’est pas une réalité sociale. Ils la voient comme une nouvelle théorie abstraite faite pour les embêter et les soumettre, comme une invention patriarcale bourgeoise, comme une théorie homophobe, comme un clivage de domination de l’homme sur la femme, comme un destin anatomique, comme un conditionnement culturel ou, beaucoup plus « positivement », comme des rôles non-prédéfinis, comme un champ d’exploration et d’auto-détermination artistique, scientifique, techniciste, amoureuse, cinématographique. En les écoutant et en essayant de discuter avec eux sur la différence des sexes, je vois bien que nous n’évoquons pas la même chose, que nous ne sommes pas sur le même registre, même si nous employons a priori la même expression. Moi, je parle de la réalité biologique, concrète et souvent aimante, de la différence des sexes ; et eux me parlent des images – en générale stéréotypées et violentes – de la différence des sexes. Je parle de Réel ; eux me parlent de « regards », d’intentions, de médias, de « rôles », de « clichés » (à déconstruire). Ils sont enfermés dans un cinéma, emprisonnés dans leur monde télévisuel et internétique. Ils nient la réalité de la différence des sexes parce qu’ils voient bien qu’elle n’est ni complètement biologique, ni complètement culturelle. Elle est l’alliance des deux, un cadre d’amour idéal que si le biologique et le culturel s’acceptent mutuellement. Au final, ils lui reprochent de ne pas être une réalité totalitaire, mais d’être seulement un trésor fragile, une promesse d’Amour.

 

L’homosexualité : une tentation particulièrement masculine et contemporaine parce que particulièrement pornographique

Pourquoi a-t-on à juste titre l’impression que l’homosexualité, il y en a plus qu’avant, et pourquoi constate-t-on de surcroît qu’elle fait des adeptes surtout chez les garçons ? qu’elle n’est pas si universelle, si dévisagée et si angélique qu’on nous le dit ?

Même si l’homosexualité a de tout temps existé, il est difficile de nier qu’elle est un questionnement particulièrement impulsé par notre époque, au moment où l’indétermination bisexuelle se représente médiatiquement comme un idéal de vie. Et je vais vous dire pourquoi. Nous vivons dans une ère d’ultra-érotisation et de pornographie mondialisée que notre Planète n’avait jamais connue jusque-là. Avant la démocratisation du porno, les jeunes ne se posaient pas autant de questions sur leurs sentiments, sur leur sexualité, sur leur génitalité et ses ambiguïtés. Surtout, ils n’étaient pas aidés à sur-interpréter la pulsion ou la jouissance corporelle en identité ou en amour. Ils ne faisaient pas ce travail d’introspection (positif à certains égards ; catastrophique à d’autres) sur leur ressenti, ne se focalisaient pas autant sur leurs réactions physiologiques, ne romançaient pas l’instinct comme maintenant. Ils ne voyaient pas la génitalité sous forme de terrain d’expérimentations fantaisistes. La sexualité n’était pas observée au microscope et les angoissait peu. Ils n’étaient pas soucieux de correspondre à une image de jouissance stéréotypée. La virilité était moins soumise aux diktats iconographiques de la performance, du machisme, moins définie par des normes esthétiques et sensorielles, moins adulée, moins aculée au repli narcissique masturbatoire… et pour le coup, homosexuel.

À présent, je connais beaucoup de jeunes hommes qui m’avouent avoir eu peur d’être homos simplement à cause du porno, et qui n’auraient jamais débusqué un désir homosexuel aux tréfonds d’eux-mêmes sans ce dernier. Ce constat les aide d’ailleurs à relativiser ce qu’ils croyaient être une identité fondamentale, et même parfois à renoncer à l’homosexualité une fois arrivés à l’âge adulte (c’est sûr que si, pour beaucoup de cas, l’homosexualité se réduit surtout à une stimulation génitale d’ordre télévisuel, à une angoisse d’adolescence, elle en perd en poésie et en profondeur !).

Le marché du X incite à l’homosexualité, même quand il s’agit de films « purement » hétéros (surtout quand il s’agit de films hétéros !).  Quand on regarde des films pornos (homos mais principalement hétéros), par la force des choses, on est amené à se retrouver nez à nez avec des personnes des deux sexes (dont le sien) nues et en état de jouissance. Également, par la masturbation, on utilise nécessairement quelqu’un du même sexe que soi pour se faire jouir : on s’utilise soi-même ! Il est donc logique que l’homosexualité – baptisée temporairement « bisexualité » ou « amour » – appelle davantage les garçons (qui regardent plus de porno que les filles), et qui plus est, les jeunes adolescents d’aujourd’hui, clairement sur-exposés aux images érotiques. L’homosexualité est une remise en cause, tout comme elle est une surenchère, de masculinité. Pour le coup, celle-ci attire à elle une frange beaucoup plus large que la population homosexuelle : les jeunes ados, les hommes mariés, les mecs non-mariés, les libertins, les voyeurs hétéros…

Tout ça pour dire à tous les mecs qui m’écoutent (et qui comprennent l’anglais) : Don’t worry ! It’s not particularly homosexuality ! It’s just porn sex ! It’s typically a male temptation ! Autrement dit : Pause ! Si vous vous sentez homo, ce n’est pas nécessairement parce que vous le serez à vie, mais d’abord parce que vous êtes un garçon, parce que vous êtes excités sexuellement (et pas homosexuellement), et enfin parce que vous êtes nés à une époque pornographique. Donc du calme, et surtout, de la liberté, avant l’étiquetage du « coming out » ou de la bisexualité !

 

Pourquoi sommes-nous arrivés à être si puissants politiquement ?

Beaucoup me demandent pourquoi ce qu’ils appellent le « lobby gay » a réussi à avoir autant de pouvoir sur notre nation dans cette affaire de « mariage pour tous », alors qu’il est pourtant ultra minoritaire, et que nous étions une majorité (silencieuse) de personnes homosexuelles à être indifférentes voire opposées au mariage il n’y a encore pas plus loin que deux ans. Ils veulent se persuader que la communauté LGBT a une puissance surnaturelle, qu’elle est insidieusement infiltrée dans les sphères du pouvoir et des médias, que c’est une mafia qui corrompt tout le système mondial.

Je sais que cela semble paradoxal, mais contrairement à ce que certains esprits paranoïaques disent, le « lobby gay » n’est pas fort. Il réussit à être influent précisément parce qu’il est faible et divisé. Si les personnes homosexuelles sont portées aux nues et sont devenues avec le temps les dindons de la farce sincère de nos gouvernants gay friendly soucieux de booster leur carrière politique finissante, c’est, je crois, pour deux raisons très simples : d’une part parce qu’elles sont souvent violentes du fait d’avoir été violentées et d’être tenues dans l’ignorance de ces violences (du coup, elles en deviennent socialement impressionnantes, terrorisantes ; elles sont des matraques idéologiques parfaites pour n’importe quel gouvernant sans envergure qui veut masquer sa mauvaise gestion du pays) ; et d’autre part parce qu’elles sont faibles (la grande majorité d’entre elles ne savent pas réfléchir, sont fragiles psychologiquement, réagissent à l’affectif, n’ont pas les moyens intellectuels de se révolter contre le rôle qu’on leur fait jouer, contre leurs chaînes qu’on leur présente comme un cadeau ou une belle parure dont elles peuvent être fières : les instruments de pouvoir idéaux, en somme ! Facilement manipulables). De par le lourd secret de souffrances sociales (viols, divorces, adultères, crises économiques et morales, perte de Réel, etc.) dont notre désir homosexuel est le signe, nous, personnes homosexuelles servons de rideau à fleurs et d’objets de chantage affectif parfaits ! Tant que nous n’ouvrons pas la bouche et que vous ne vous penchez pas sur nos actes et notre existence intime, nous serons le cauchemar de vos nuits, croyez-le ! Et pour des sujets sociaux qui n’ont apparemment rien à voir avec notre homosexualité ! Nos gouvernants nous utiliserons pour imposer au Peuple toutes les lois de bio-éthique qui flattent leur libéralisme et leur libertarisme infantiles !

 

Opposition française au « mariage pour tous » : heure d’un court bilan

Mardi 23 avril 2013 au petit matin : Nous arrivons à la fin de notre combat (qui ouvre la voie à d’autres). Le moment de se remercier du chemin parcouru, de compter le butin et les pertes, de voir de l’avant malgré tout.

Pour ma part, le bilan sera amer et plein d’Espérance. Je constate que depuis le départ de notre mouvement d’opposition (septembre 2012), nos principaux porte-parole n’ont toujours pas compris le combat qu’ils mènent (avec davantage d’inconséquence que de courage, d’ailleurs), … ce qui est assez hallucinant et préoccupant pour eux. Entre ceux qui continuent de faire de la figuration politisée (il ne suffit pas d’être homo, de s’afficher de gauche ou d’extrême droite, pour avoir quelque chose à dire…), ceux qui ont une courte vue (et qui demandent toujours des conneries, avec un emballage sans cesse différent pour enfumer tout le monde et s’enfumer eux-mêmes : manifs à répétition, CESE, référendum, et maintenant réclamation d’une union civile), ceux qui au contraire ont une trop longue vue (c’est-à-dire qui voient trop de l’avant – ça s’appelle une fuite en avant ? – et qui inventent des nouveaux concepts jargonnants qui certes fonctionnent sur le long terme mais qui ne parlent pas aux Hommes de notre temps, qui ne rejoignent pas le combat de l’instant T, et qui sont « bien gentils » : ‘Humanité durable’, ‘Gender’, ‘Écologie humaine’, ‘transhumanisme’, etc.), entre ceux (les moins pires) qui, au final, font contre mauvaise fortune bon cœur, bon camping convivial, bonne veillée de prière profane, nous n’avons pas été aidés à avoir aujourd’hui de belles têtes de vainqueurs. Il faut l’admettre.

Qui a osé, parmi eux, parler vraiment de la loi du « mariage pour tous », c’est-à-dire concrètement d’amour, du couple, du mariage, de la différence des sexes (en dehors du prisme de la filiation), d’homosexualité (en remettant clairement en cause sa pratique) ? Aucun.

Je vous le dis tout de go : nous avons mérité notre défaite et notre réputation d’homophobie (homophobie dans le sens de refus de parler d’homosexualité, de laisser la place aux personnes homosexuelles continentes, et phobie de passer pour homophobes). Nous avons mérité aussi notre réputation de courageux à l’esprit bon enfant. Je ne célèbre pas notre efficacité, ça c’est clair. Mais je nous remercie tous pour notre incroyable mobilisation. Merci aux veilleurs et aux quelques personnes qui ont vraiment compris les deux dangers de la loi : la banalisation de la différence des sexes et la justification sociale de la pratique homosexuelle. Merci aux vraies consciences en éveil !

 

La continence : le chemin taillé sur mesure pour les chauds lapins !

Ne croyez pas que pour vivre la continence (l’abstinence sexuelle pour Jésus), il faille être de nature spécialement posée, rangée, équilibrée, ou avoir un ‘self control’ hors du commun, un appel spécial à l’ascétisme. Plutôt le contraire ! Il faut être un chaud lapin qui a une forte libido ! Regardez-moi, par exemple : je me connais assez pour savoir que je suis un grand charnel, un grand tactile, un grand émotif, un grand sensoriel, un grand sexuel, un grand câlin, un grand gourmand au niveau génital, quelqu’un qui adore serrer dans ses bras, qui a adoré embrasser sur la bouche et ‘coucher’. Bref : j’ai tout de la bête de sexe romantique. Et voyez ce que je vis aujourd’hui, sans douleur et sans frustration. Je crois même que le fait d’avoir un fort appétit sexuel et sensoriel s’agence encore mieux avec l’abstinence génitale. Car qui peut le plus peut le moins. Qui a l’énergie de l’inutile ou du pire a aussi l’énergie de s’imposer le meilleur. Pourquoi n’envisager la forte énergie que comme un éclatement et une perdition, quand pourtant elle peut être, si elle est canalisée, la ‘faiblesse qui devient force’, l’écharde d’un saint Paul, LE moteur de la locomotive « CONTINENCE » ?

J’en suis de plus en plus convaincu : le partouzeur est celui qui a vraiment raté sa vocation de moine parce qu’en réalité il a le plus de prédispositions pour être continent (il se venge juste temporairement de lui-même et du gâchis de ses talents dans la débauche). J’en suis la preuve vivante. La continence est accessible à beaucoup plus de personnes qu’on ne croit, a fortiori quand vous n’êtes pas un enfant de choeur, en odeur de sainteté dans vos actes amoureux, et que vous vous dites que jamais vous ne pourriez vous passer du cul.

 

Avoir raison ou aimer ?

Quand je repense à certaines discussions qui se sont envenimées entre moi et mes amis sur les réseaux sociaux ou bien le temps d’un débat où l’écoute et l’humour n’ont pas été au rendez-vous, je me dis que j’ai perdu beaucoup de temps à chercher à AVOIR RAISON, ou à insister, par purisme et refus de me montrer faible, sur les détails de désaccord, au lieu d’AIMER… alors qu’en face, mon interlocuteur ne cherchait pas tant (lui non plus) à « avoir raison » qu’à être aimé, il ne critiquait pas tant le fond de mes propos que leur forme agressive ou ma peur de lui, il souhaitait juste (comme moi, et comme toute personne échaudée par la souffrance et l’orgueil) prouver que ma susceptibilité était en elle-même un aveu que je n’étais pas si blanche colombe dans l’histoire, il me reprochait que mon agressivité réponde à la sienne, que je n’aie pas eu avec lui la grâce du pardon qui fait le premier pas et qui pulvérise toutes les divergences de points de vue. Son manque d’écoute, c’était l’expression maladroite et inconsciente chez lui d’une déception me concernant. Et mon rejet de lui, une justification de sa déception. Alors que la déception, même si elle se comprend, est toujours injustifiable.

 

Sortie de l’album « Thérèse »

Demain (22 avril 2013) sort l’album Thérèse. C’est une production TF1. Ça hérissera certainement les puristes parmi vous, qui y verront une trahison ou une entorse à l’esprit originel des poèmes de sainte Thérèse de Lisieux (car TF1 verse dans le cucul Cacharel sur certaines chansons, ça saute aux yeux et aux oreilles). Mais il vaut mieux voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. C’est déjà un pas inouï qu’une chaîne aussi grand public que TF1 ose proposer un disque avec les textes non-retouchés d’une sainte ! C’est déjà génial que, sur un disque à diffusion nationale, puissent chanter des artistes qui ne sont pour l’instant connus majoritairement que des cathos (Michaël Lonsdale, Mgr Di Falco, etc.). Surtout que parmi les chanteurs qui participent à l’album, il y a des cathos véritablement pratiquants (genre quelqu’un que j’affectionne vraiment pour son talent et son amitié, Grégory Turpin, qui interprète deux chansons, dont une – le duo avec Natasha st Pier – qui est juste une tuerie ! « Ma seule Paix »). Donc pour défendre la couleur de nos artistes cathos et prouver à TF1 qu’à part avec « Les Prêtres », nous, catholiques, nous aimons qu’on ne nous trompe pas sur la marchandise, nous aimons valoriser les choix artistiques cohérents avec notre foi et « nos » artistes vraiment cathos (et pas seulement « cathos » juste pour l’occasion, juste parce qu’ils sont catalogués « World Music » : pardon Anggun et Sonia Lacen…), je vous encourage dès demain à télécharger en masse sur I-Tunes les chansons cathos pur jus telles que « Ma seule Paix ». Merci pour la recherche de Vérité.