Archives de catégorie : Phil de l’Araignée

L’émission The Voice : JAMAIS ô grand JAMAIS vous ne nous surprendrez à faire le salut nazi!

 

C'était cool, Staline, quand même...

C’était cool, Staline, quand même…


 
Jamais on ne refera de saluts nazis. JAMAIS !

Jamais on ne refera de saluts nazis. JAMAIS ! (ni de quenelles)


 
Vas-y Cristina, montre-nous la Voix !

Vas-y Cristina, montre-nous la Voix !


 

Cela fait un moment que je regarde l’émission de télé-crochet The Voice, et j’avais envie, au moins une fois dans ma vie, de vous proposer ce petit décryptage fait maison, non pour vous décourager à la suivre, mais pour que vous la regardiez peut-être autrement, plus librement et lucidement. La preuve qu’on peut trouver dans un programme médiatique un intérêt et un plaisir certains (sans pour autant s’enchaîner à ceux-ci), voire même une toute nouvelle dimension universelle, sans doute plus authentique et universaliste que la dimension mondialiste proposée par les marchands télévisuels et les concepteurs de The Voice ! Fort de ma fidélité de 5 années de visionnage, je vais essayer de vous montrer en quoi l’émission The Voice tue les âmes en sacralisant les voix.
 
The Voice Mappemonde
 
 

1) L’Empire de la Voix :

 

Quoi de plus immatériel, invisible, fragile, et pourtant concret, perceptible, puissant, charmant, divin que la voix humaine ? On comprend pourquoi Dieu a choisi d’être une voix. D’être la Voix du Christ et du Père. Au commencement était le Verbe, et le Verbe s’est fait chair. La Voix du Père est à la fois imposante parce qu’Il est Dieu, et délicate, mélodieuse, subtile parce qu’il est Dieu d’Amour, Il est Fils.
 

Le diable, lui, a très bien compris cela vu qu’il essaie de devenir la Voix, mais de La déchristianiser (tout en L’angélisant), de La dépersonnaliser, de L’indéfinir, de L’éclater (pour qu’Elle perde sa douceur et devienne cacophonique), de La mondialiser (pour La disperser et L’écarteler). The Voice, ok ! … but not Jesus ! Satan se travestit en chant et essaie de ravir la voix de chacun d’entre nous juste avant de nous ravir l’âme. Si vous remarquez bien, les deux – âme et voix – sont quasiment synonymes, même inconsciemment. « Je n’ai que mon âme pour te parler de moi. Ô juste mon âme, mon âme et ma voix. » chante Natasha St-Pier pour le concours Eurovision (D’ailleurs, la chanteuse québécoise est présentatrice de The Voice Belgique). Alors faites attention à qui vous donnez votre voix. Cela peut, sans que vous vous en rendiez compte, vous faire perdre votre âme. On le voit bien en politique. On le voit en science (avec le mentalisme, l’hypnose et le lavage de cerveau). On le voit dans le boboïsme (cf. le code sur la voix-off dans mon livre Les Bobos en Vérité). On le voit également dans cette lubie mondiale qui veut faire de tous les habitants de la terre des chanteurs ou au moins des mélomanes casqués.
 
The Voice partout
 

The Voice s’insinue partout : dans notre quotidien, dans notre tête, dans notre cœur. Et déjà à la tête de la présidence des Nations (genre Michelle Obama fait du rap).
 

 

Avec le temps, la Voix est devenue le trophée et l’Eldorado du Gouvernement Mondial néo-communiste. Le sceptre de l’émission The Voice, avec le « V » de la Victoire et de la Voix, en témoigne. Le chef d’État ne gouverne plus : il chante. Le prêtre prie moins : il soigne son image de rockeur. L’élève ne veut plus être pompier ou archéologue mais chanteur. L’agriculteur ne cultive plus : il fait un clip pour sensibiliser sur l’écologie. On n’a même pas besoin d’avoir la télé pour rencontrer The Voice : l’émission vient à nous et nous rejoint là où nous sommes (métro, supermarché, etc.). La Voix, avec les applis I-phone (telles que « Ok Google ») et les loopers, peut reconnaît notre propre voix naturelle et fait semblant de s’y soumettre/calquer pour ensuite la devancer, la remplacer, la robotiser (cf. le cas du chanteur au nom de robot, MB14, qui a justement participé à l’émission The Voice du 20 février 2016).
 

Le statut de star s’ubérise, se démocratise à vitesse grand V (c’est le cas de le dire…). Chacun se fait son petit clip ou son petit concert ou son trip musical mais avec « le monde » pour témoin, avec une salle de concert et un public hystérisé qui est venu applaudir un chanteur sans disques. Grâce aux avancées technologiques, la télé a la possibilité d’offrir à son public un karaoké amélioré, un concert personnalisé en duplex. Que rêver de mieux ?
 

C’est ce qu’on peut déjà observer dans l’émission The Voice qui est devenu, en l’espace de cinq ans, la plus puissante multinationale télévisuelle après Facebook. À travers ce type de programmes – mêlant téléréalité et compétition par le talent vocal – on veut nous persuader que l’action existentielle peut se limiter au chant, que la musique est notre vie et sera notre travail, que la Voix est notre identité profonde et notre Salut, que nos talents vont nous faire vivre et vont occulter tout le reste (nos défauts, nos efforts, nos limites, nos devoirs d’état, notre handicap et nos imperfections, notre travail, et même nos relations), que la reconnaissance sociale ne peut passer que par la célébrité vocale, que si on veut vraiment exister sur cette terre on doit se lancer dans la musique, qu’on a tous droit à notre quart d’heure de gloire pendant lequel on est traité comme des plus grandes stars que les 4 stars qui nous jugent (elles-mêmes se battent pour nous avoir, c’est dire !), que nous allons tous faire carrière et que nous sommes tous des stars et que nous allons tous faire des disques (même si ce n’est pas dans le cadre de l’émission The Voice). Le miroir embellissant qu’est The Voice a donc tout du miroir narcissique déréalisant dans lequel l’Humanité s’admire et se noie, sans se rendre compte de la perversion de la captation spéculaire dont elle fait l’objet puisque celle-ci se base apparemment sur le meilleur de nous-même (famille, amis, beauté, sensibilité, bien-être, plaisir, savoir-faire, performance, simulation d’action, talents réels, originalité, engagement politique, spiritualité, etc.).
 

En réalité, ce programme est un mensonge sincère mondialisé, un formatage au nom de l’anti-formatage, une mégalomanie altruiste phénoménale, le pilori doré des artistes et des âmes, un individualisme de masse où chacun est invité à rester dans sa bulle, dans « son univers » comme ils se plaisent à le dire (« Garde ton âme, ton univers, ta couleur, ton grain de voix, ton identité, ta sensibilité, ta fêlure, etc. »)… mais cette liberté dans l’autonomie ne peut résister au temps qu’au prix d’un enchaînement à une grande bulle qui englobe et formate toutes les petites bulles, un système global mercantile. C’est le principe des poupées gigogne : « On ne va pas de sortir de ton monde. » promet Garou à un de ses chanteurs (le 20 février 2016). Mais ce qui n’est pas dit à la graine de star, c’est que son petit monde va être supplanté par une bulle plus grande qui va éclipser et étouffer à petit feu son microcosme, microcosme respecté seulement au départ, ou uniquement le temps d’une année. Tu es chanteur-fromager ? Ok, c’est cool, c’est exotique, on respectera ton univers… mais pendant un an et seulement si tu montes une super-fromagerie musicale… Sinon, tu sais où est la sortie !
 
 

2) La Voix avant la Personne :

L’appareil The Voice (à l’instar de Danse Avec Les Stars ou de X-Factors ou La France a un incroyable talent ou La Nouvelle Star) se veut être un générateur d’émotions pures, un immense centre névralgique de sensations, une batterie imposante façon Blockbuster qui enregistre, donne corps et condense tout ce qu’on ressent (sens, souvenirs, sentiments, affection, élan de solidarité, compassion). En réalité, l’Humain (et la beauté qu’Il génère) est un alibi pour justifier l’existence et l’activité de la machine. Et sa voix ou son talent constitue l’essence pour faire tourner cette même machine. « C’est les talents qui font l’émission. » déclare Zazie (le 20 février 2016). Les artistes de The Voice y sont progressivement déshumanisés : ils deviennent des numéros pour lesquels voter, des « voix » ou des « talents (appartenant à leur prof) » plus que des personnes, ils deviennent des outils à faire chauffer la salle ou à la toucher, des bêtes de scène offrant un concert avant même d’avoir produit quelque chose ou d’être entendu par un auditoire qui connaît concrètement leur répertoire, des objets à enchères et à pari discographiques, des contributeurs chargés d’apporter des émotions nouvelles pour faire exploser le compteur de la Grande Machine émotionnelle nationale/mondiale. « Vous nous proposez un moteur puissant. » (Florent Pagny s’étant retourné pour un artiste, le 5 mars 2016)
 

En plus, toute l’équipe technique d’experts-mécaniciens est là pour les astiquer : Florent Pagny vérifie l’amplitude de la voix et la performance, Garou regarde la puissance, Zazie se soucie du rythme et de la justesse, Mika mesure les chances marketing et le potentiel discographique, Jenifer veille aux plaquettes de freins et à la couleur de l’« univers » anticonformiste de la carrosserie, Louis Bertignac cherche plutôt une bécane de rockeur, Patrick Fiori vise l’intensité compassionnelle. Tous ont en commun de rechercher la perle de l’Émotion… mais passent à côté de la Vérité qui parfois émeut mais le plus souvent n’émeut pas, ne se sent pas, ne s’éprouve pas, ne fait apparemment rien, ne brille pas, se tait parfois, fait honte ou fait mourir, fait prendre le risque d’être parfois impopulaire ou persécuté : Jésus.
 

À The Voice, bien au-dessus de l’Humain trône surtout l’agir, la technique, le savoir-faire, la capacité, la performance. Mais attention : le savoir-faire au service du ressenti, au service de l’émotion orgasmique ! (ceci pour prouver que le système n’est pas si inhumain, productiviste, mercantile et techniciste que ça, qu’il y a une éthique quand même derrière le show business !) et soi-disant au service de la personne. Tout y est centré sur la volonté personnelle et l’intensité émotionnelle de l’instant : c’est la star naissante qui « choisit comme elle le sent » (selon son « instinct » comme elle dit souvent, en se comparant inconsciemment à un animal), c’est le coach qui « décide et dirige comme il le sent », c’est le public qui « vote comme il le sent ». The Voice est vraiment à l’image de l’entreprise capitaliste et du mythe du self-made man. All by myself ! And I do what I feel !
 

Juge de The Voice Kids Allemagne (Ça commence à monter...)

Juge de The Voice Kids Allemagne (Ça commence à monter…)


 

C’est ce que j’appellerais l’« individualisme-divertissement collectif », ou le « narcissisme de masse ». J’irais même jusqu’à employer la périphrase de « masturbation à plusieurs ». Regardez par exemple cet extrait de The Voice Australie où le chanteur Seal pousse des gémissement qui confinent à l’orgasme auditif, la jouissance à distance. Et sa collègue Delta Goodrem, dans sa position lascive sur son fauteuil, ne fait guère mieux…
 

 

Orgasme en direct (Jenifer et Mika)

Orgasme en direct (Jenifer et Mika)


 

Je vous passe également les moments où les coachs se mettent à danser sur leur fauteuil, se lâchent en mode Pump It Up, dans des positions lascives ou indécentes… alors qu’ils ont quand même un devoir de réserve et d’exemple. L’encouragement à la masturbation symbolique concerne également le spectateur. De sa voix suave et télégénique, Nikos Aliagas, pendant les auditions à l’aveugle, invite ses auditeurs de l’invisible à fermer les yeux, à s’installer confortablement dans leur fauteuil, à ne plus penser à rien, à se laisser envahir par la sensation de bien-être orgasmique qui est censée les envahir à l’écoute de la Voix qu’ils vont ouïr. « Qu’allez-vous ressentir quand vous allez entendre ? Est-ce que cette voix va parvenir à toucher votre cœur ? » (voix-off de Nikos Aliagas le 20 février 2016)
 

Kylie Minogue se touche pour The Voice UK

Kylie Minogue se touche pour The Voice UK


 

Le concept de l’émission est réactionnaire dans le sens propre du terme. Il vise à stimuler en masse des réactions (comme le moteur à réactions) : les réactions de la jouissance, du bien-être auditif, de l’émerveillement face à la beauté ou à la surprise ; les réactions de l’émotion incontrôlée (larmes, excitation, rire, peur, euphorie, effusion de tendresse, étreintes avec des inconnus, déception, rêve, etc.). Dans The Voice, les émotions fortes sont démultipliées et tellement déconnectées du temps réel que prendrait une relation d’amitié ou d’amour pour se construire solidement sur la durée, que ça devient très fort très vite, mais ça retombe aussi très fort et très vite. Exactement comme pendant un coït génital.
 

Pour suivre une métaphore filée qui paraîtra aux yeux de certains tirée par les cheveux (en même temps, je viens de vous parler de masturbation, alors vous êtes parés !), la Voix dans The Voice, c’est à l’image du stimulus sexuel qui va toucher l’oreille des coachs et leur faire « dresser les poils » (expression qu’ils affectionnent en particulier, conjointement à l’expression « donner le frisson ») ; la main ou le pied (et plus rarement la tête ou les fesses) de chaque coach est l’organe génital en érection une fois excité ; le buzzer ou le bouton rouge est l’orgasme et l’envoi du spermatozoïde ; le filet lumineux blanc qui s’allume entre le fauteuil du coach et la scène où chante le candidat représente le flux du sperme blanc qui a des chances de féconder le talent ; et après, chacun des coachs revendique sa paternité ou son amour auprès de son « bébé » musical nouvellement trouvé.
 

Position... prêt... PARTEZ !

Position… prêt… PARTEZ !


 
Noemi Scollatura dans The Voice Italie

Noemi Scollatura dans The Voice Italie


 
Mika prend son pied

Mika prend son pied


 
Oh oui ! C'que c'est bon !

Oh oui ! C’que c’est bon !


 

Ce n’est pas la PERSONNE du chanteur qui intéresse vraiment les jurés et qui est considérée comme une pépite. C’est sa PERSONNALITÉ (personne et personnalité, c’est tout à fait différent !), c’est l’IMPRESSION qu’elle dégage et qu’elle incarne un bref instant, c’est son charisme, c’est son image, c’est son enveloppe, ce sont ses bonnes ondes ou « good vibes », c’est sa voix (et en plus, le titre de « plus belle voix de France » n’a pas de nom, reste une périphrase qui dépersonnalise même le gagnant !), c’est sa sensibilité, ce sont sa sincérité et ses intentions plus que sa Vérité et ses actes concrets, c’est sa capacité à générer des émotions. Ce qui passe au second plan, c’est la personne, son histoire, sa pensée profonde, sa foi.
 

Bien évidemment, les jurés ne sont pas inhumains. Ils s’appuient un peu sur des éléments de la personne et de son vécu pour donner de l’épaisseur à leur protégé(e) et une éthique à leur poste de présentateurs. Mais ce sera pour grappiller de l’anecdote exotique ou émotionnelle, et formater ensuite le chanteur en vendeur de disques et en remplisseur de salles de concert. Ce sera (même s’ils ne s’en rendent pas compte) pour « tirer leur coup » télévisuel et carriériste.
 

Au moins, dans The Voice » hispanophone, le slogan lumineux qui s’affiche sous les pieds des coachs n’est pas teinté d’hypocrisie comme dans les autres pays où clignote le « I want you » ou le « Je vous veux ». Là-bas, c’est plus franc. Ce n’est pas la personne qui est mise en avant mais uniquement sa voix : « Je veux votre voix » (« Quiero tu voz »). Ça reste inquiétant, mais c’est plus conforme à la réalité.
 

Dans The Voice, les personnes défilent et passent comme les émotions fortes et pures. Le moment, l’immédiateté, l’instant (de stress et de tension), l’intensité (du succès immédiat, des compliments dithyrambiques), le sentiment et l’action, sont sacralisés/scénarisés à l’extrême. L’avoir, le faire, le sentir, empiètent sur l’être, le croire, l’aimer, le devenir, la durée, la pensée, l’analyse, la réflexion. Les « talents » s’enchaînent dans une perspective bizarrement impersonnelle (je dis « bizarrement » car les portraits rapides donnent à croire au départ que chaque identité est respectée ; les liens relationnels tissés dans l’urgence aussi). Par exemple, la fois où les jurés ont laissé filer un talent un peu trop âgé à leur goût – il s’agissait de Delphine Mailland, une infirmière de 57 ans, le 20 février 2016 –, le dialogue en backstage qui s’en est suivi entre Florent Pagny et Mika a été vertigineux de mauvaise foi sincère : en effet, Pagny s’est à peine excuser d’avoir eu l’impolitesse de ne pas s’intéresser à la personne de Delphine (« On était tellement en état de grâce qu’on ne lui a même pas demandé son prénom, dis donc… ») ; et sans malveillance aucune mais avec une désinvolture béate, son voisin de fauteuil lui a rétorqué, en sirotant son gobelet avec sa paille : « En même temps, c’était pas la chose importante. ». On a passé un bon moment. C’est d’abord ça qui compte. Qui nous l’a fait passer ? C’est secondaire ! C’était mythique et ça valait le coup d’être vécu sans qu’on s’intéresse à la personne. C’est le moment pour le moment. L’émotion pour l’émotion. On a « vibré » comme notre portable, sans répondre à l’appel ? Tant pis. On enchaîne !
 
 

3) La Fusion entre le mécène et son disciple :


 

Sur le plateau de The Voice, le célèbre côtoie l’anonyme. Et ce rapprochement surprenant fascine autant qu’il éblouit et trouble notre jugement.
 

Les chanteurs même marginaux, bobos et anti-système, en fin de carrière ou intermittents du spectacle, tentent leur chance en vivant à The Voice l’expérience fugace de l’inversion des rôles entre stars confirmées et stars inconnues, le « challenge » (mot qui revient souvent) de la starification de 15 minutes consacrée cyniquement par Andy Warhol, étant donné qu’ils n’ont soi-disant « rien à perdre » et qu’ils en ont marre de ne pas vivre leur « rêve », et puis surtout pour le plaisir de « prendre du plaisir » et de « s’éclater ». La dernière expression (« s’éclater ») est récurrente dans leur bouche et ô combien symptomatique de la perte d’unité et d’identité qui est en train de s’effectuer en direct : l’étoile naissante, embarquée dans le Grand 8 télévisuel, explose en plein vol et se partage médiatiquement avant de mourir… ou parce qu’en réalité elle est déjà artistiquement morte !
 
Famille
 

Une des selfies les plus partagées et connues au monde

Une des selfies les plus partagées et connues au monde


 
Jury de Danse Avec Les Stars

Jury de Danse Avec Les Stars


 
Jury The Voice France

Jury The Voice France


 

Et de leur côté, les célébrités jouent à être des messieurs Tout le Monde (la Génération Selfie des stars a même gagné Hollywood), capables de (feindre de) troquer leur siège de coach à des gens de la rue, à des chanteurs du métro voire à des familles, pour cacher qu’elles sont elles-mêmes sur la sellette, sont de plus en plus nombreuses et de moins en moins talentueuses et reconnues durablement, sont détrônées par des gens plus expérimentés, jeunes, nouveaux, compétents et vendeurs qu’elles, que le concept même de « star » est sur le déclin et en voie de disparition partout dans le monde. Si tout le monde devient une star en quelques secondes et quelques jolis accords de guitare, plus personne ne le sera, car une étoile ne peut briller ni ressortir quand elle est entourée de lumières, aussi talentueuse soit-elle.
 

Quoi que s’évertuent à cacher les concepteurs de The Voice, ce télé-crochet est une entreprise qui se mord la queue, même si bien sûr il ne sert pas totalement à rien et fait vivre objectivement de belles choses, de belles émotions, de belles rencontres. À ce titre, la relation scénarisée entre la graine de star et son mentor, c’est trop, beaucoup trop. La comédie de la gratuité de la camaraderie, dans un système où la pression des impressions est si forte, est grossière en même temps que sincère (c’est là qu’on voit que la sincérité n’est pas la Vérité !). En direct, les stars confirmées achètent les nouvelles recrues par la flatterie (pas toujours hypocrite, d’ailleurs) et les promesses (sincères mais souvent fausses et non tenues) : « Toi, tu feras des disques. » ; « J’irai à tes concerts. » ; « Tu iras loin. Surtout ne lâche pas. » ; « Je n’ai jamais vu ça depuis 5 ans que je fais cette émission. » ; « Là, je crois qu’on tient un finaliste ! » ; blabla, blabla.
 

The Voice est le monde des promesses folles, des pronostics emballés, des déclarations d’amitié à l’emporte-pièce, des adulations spontanées. « Je t’adore !!! » (Mika s’adressant à Tamara, le 20 février 2016) Vous savez que le verbe « adorer » signifie « (vouloir) être comme » et non pas simplement « aimer beaucoup » ? (C’est pour ça qu’on adore que Dieu) La distance entre l’amateur et son objet n’est pas du tout respectée dans The Voice (et la récente apparition de l’émoticône « J’adore sur Facebook indique également ce glissement social vers l’incestuel et l’idolâtrie).
 
The Voice J'adore
 

À The Voice, il n’y a plus de distance entre ce que l’on aime (de goût) et ce que l’on aime d’amour, plus de distance entre amitié et amour, plus de distance entre le virtuel et le concret, plus de distance entre l’aimé et l’aimant, plus de distance entre l’apprenti et l’apprenant. On se sert dans les bras. On « s’adore ». Le spectateur assiste à de grandes embrassades entre artistes qui ne se connaissent même pas. C’est le règne des effusions télévisuelles. L’amour de la star avec qui on va s’entraîner est mis sur le même plan que l’amour avec ses amis et sa famille, par exemple.
 

"Tu es ma meilleure ennemie"

« Tu es ma meilleure ennemie »


 
"Je vous aime, Illustre Inconnu"

« Je vous aime, Illustre Inconnu »


 

Les jurés, quand l’artiste sur qui ils ont misé est applaudi, parodient parfois le fait que les applaudissements leur soient adressés exclusivement à eux, comme s’ils avaient effectué eux-mêmes la prestation de leur favori : la distance entre l’entraîneur et son poulain est bien souvent abolie, envisagée sur le mode de la fusion flattant deux égocentrismes qui vont s’apporter l’un à l’autre la notoriété qu’ils attendent (notoriété de l’expérience et notoriété de la nouveauté). C’est hyper malsain, cette collaboration, car s’y même du très beau et du très égoïste. Tout fonctionne par transfert, comme dans un commerce où l’émotion, la célébrité, la voix, servent de monnaie d’échange, de tremplin et d’accélérateur d’on ne sait pas trop quoi (on sait juste que ce n’est pas qu’humain) ; comme dans un business où la réelle gratuité est si peu présente.
 

L’inversion des rôles entre la star de l’ombre et la star de la lumière se fait passer pour une formidable démocratisation de l’art, un acte d’humilité et de courage de part et d’autre, une rencontre révolutionnaire de deux mondes que tout (= l’argent, le pouvoir) séparent, un partage de gloires et de qualités. En réalité, de la part de la télé (de plus en plus concurrencée et menacée par internet) et de la part des anciennes stars devenues coachs, c’est juste un cadeau empoisonné et/ou intéressé fait au Peuple, juste une stratégie de survie avant le naufrage de l’industrie du disque, des mass médias, du monde de la créativité musicale (les gens sont saturés de sons et de vedettes à aduler), du concept même de « célébrité », de leur carrière. La confusion entre la vedette et son fan indique également une fusion incestuelle entre le Pygmalion et sa Muse, fusion qui ne présage pas grand-chose de bon, tant au niveau qualitatif qu’au niveau éthique.
 

À l’occasion des auditions à l’aveugle, TF1 nous fait quand même revivre une soixantaine de fois la même scène de Cendrillon, en espérant qu’on y croira toujours autant et qu’on ne s’en lassera pas ! C’est-à-dire la scène de la transformation, après les 4 buzz des coachs et avant les 12 coups de minuit, du musicien de garage provincial en superstar, ainsi que la métamorphose des stars certifiées en valets qui s’agenouillent devant leur nouvelle princesse ou leur nouveau prince en béret pour essayer leur pantoufle de vair sur elle/lui. Et s’instaure le sempiternel jeu rhétorique de la flatterie passionnelle, fanatique. Ce jeu de rôles n’est pas qu’hypocrisie intéressée, heureusement. La conscience d’être dans un excès apporte de la convivialité, de la taquinerie objectivement drôle, savoureuse, conviviale et toujours efficace, il faut l’avouer. L’euphorie nous entraîne vers un émerveillement quasi incontrôlable.
 
Euphorie
 

La France dans tous ses états

La France dans tous ses états


 

Dans The Voice, les rôles prof/élève s’inversent tout en se copiant : « J’aime beaucoup ce que vous faites. » / « Ah ben tiens, moi aussi ! » Si jadis l’unilatéralité de la fan attitude saoulait carrément les étoiles de la chanson ou du cinéma, et frustrait les groupies-paparazzi, maintenant, chacune des parties (d’un côté le fan club, de l’autre la superstar) a compris qu’elle avait des intérêts communs et personnels à tirer de la mise en scène filmée de la rencontre de ses adulateurs, quitte à singer l’idolâtrie et l’affection justement. Pendant quelques minutes d’antenne observées par des millions de spectateurs, les chanteurs inconnus du grand public acceptent d’être courtisés et pris pour des rois par les rois homologués. Quant à ces derniers, ils jouent – parfois à la perfection – les adulateurs hystériques soudainement touchés par la Grâce, capables de tout pour tester leur pouvoir d’influence sur le premier troubadour qui passe. Démagogie et orgueil, quand vous nous tenez par la sincérité, le jeu et l’humour… ! Inversion des rôles trop spectaculaire pour être vraie et solide. Mais flatteuse, drolatique et sincère pour tout le monde, ça oui ! Je dis bien « Tout le monde ». Y compris pour les vedettes qui feignent de s’abaisser au statut de fan. Y compris pour le public et les téléspectateurs qui voient leur rêve inavoué de célébrité se concrétiser sur les écrans par sosies interposés. Et à la fin, tout le monde revient chez lui, la guitare entre les jambes, en ne comprenant pas bien ce qui se passe (l’individu est ovationné, et sur la base d’un talent réel et d’échanges parfois « forts », en plus… et juste après, il risque de tomber assez vite dans l’oubli), en étant un peu plus dégoûté de sa vie réelle (après avoir entrevue une possibilité de sortie artistique du tunnel), en croyant au mirage de cette inversion exceptionnelle des masques entre stars fameuses et artistes de l’ombre. C’est sidérant. On s’est fait délester le portefeuille de nos rêves, et on n’a rien vu venir ! On a même trouvé ça plaisant…
 

 
 

4) La Voix du mensonge :

The Voice, au-delà de ses intentions et de ton potentiel émotionnel palpable, au-delà de son aspect technique qualitatif indéniable, c’est le règne du mensonge sincérisé. Par exemple, les fameuses « auditions à l’aveugle » (qui constituent un méga casting qui s’étale sur des mois !) sont une gigantesque arnaque. Car elles s’opèrent tout sauf à l’aveuglette. L’apparence y est paradoxalement célébrée comme nulle part ailleurs dans le monde des médias. Même si le choix des talents se fait soi-disant sans la vue et au-delà des apparences et des préjugés, le public sert forcément de miroir pour les 4 coachs ; le regard et la réaction des coachs retournés fonctionne comme reflet influent ; la voix entendue sans être vue, dans ce qu’elle donne comme indice d’âges et de sexe sur elle, sert aussi de critère de jugement sur le paraître physique du candidat. Sans compter que la première étape du concours The Voice est conditionnée par la course à l’image qui va la détrôner dès les battles et les directs. Florent Pagny, dernièrement, a justifié face à une mamie (toujours Delphine Mailland, précédemment citée) qui chantait super bien et pour laquelle aucun des jurés ne s’est retourné : « On n’a pas appuyé parce qu’on sait la suite… » Le slogan « Seule la voix compte », répété en boucle par Nikos Aliagas, l’animateur en chef, ne tient absolument pas. Et les années passant, les spectateurs sont de moins en moins dupes de cette fausse objectivité ou fausse démocratie du concours télévisuel.
 

L’une des injustices les plus flagrantes de The Voice, c’est la discrimination de la différence des générations. Effectivement, ce qui navre quand on suit la saga The Voice d’année en année, c’est de constater que l’âge est applaudi comme une performance. C’est la première et quasiment la seule information biographique qui enchante les coachs quand ils commencent à rendre leur copie après avoir entendu une prestation. « D’abord, tu as quel âge ? Oh bravo, tu as 17 ans ! Quel talent ! Ah oui, pardon… et comment tu t’appelles ? » Ce jeunisme (qui est concrètement un sectarisme : si Charles Aznavour avait été de la génération The Voice, il y a fort à parier qu’on ne l’aurait jamais connu, vu qu’il n’a eu accès à la notoriété qu’à un âge avancé !) est de moins en moins discret. « Quel physique et surtout quel âge prêtez-vous à cette voix ? » (la voix-off de Nikos Aliagas s’adressant aux téléspectateurs, le 27 février 2016) ; « Elle chante mieux maintenant ! » (Mika, découvrant en vrai le physique juvénile et joli de Louisa-Rose, 16 ans, le 27 février 2016) ; « En plus, vous avez 16 ans, et ça, ça nous fait rêver ! » (Florent Pagny, louchant sur Louisa-Rose, idem) ; « J’entendais un ange qui a tous les pouvoirs. » (Garou, idem) The Voice est une espèce d’École des Fans remasterisée. La preuve avec le pendant jeuniste The Voice Kids qui talonne The Voice adultes de plus en plus près…
 

C’est sidérant. À The Voice, l’âge est considéré comme une compétence, un talent artistique, une capacité. Alors que s’il y a bien quelque chose qu’on ne choisit pas et qu’on ne maîtrise pas dans la vie, c’est bien notre âge ! Certes, l’âge est un don, mais certainement pas un talent. Et dans The Voice, ce ne sont pas tous les âges qui sont célébrés, mais seulement une tranche d’âges bien réduite : entre 16 et 30 ans. Pour les autres, la victoire est fortement compromise. Par ailleurs, ce n’est pas tant « la compétence musicale à un jeune âge » qui est applaudie par les coachs que le jeune âge en lui-même. Là est l’os. De surcroît, l’âge n’est pas bonifié en tant que garantie de durée d’une carrière de chanteur : c’est seulement en terme d’image de jeunesse, de pouvoir d’attraction et d’influence commerciale immédiate auprès d’une clientèle juteuse de jeunes acheteurs ou d’adolescentes attardées, de potentiel d’argent et d’audimat, qu’il est envisagé. Passé le stade des battles, le vieux chanteur (comprendre = au-delà de 35 ans) est jugé usé, impotent, peu exploitable. C’est même « pour son bien » et pour lui éviter de se casser le nez qu’on veut lui éviter de gagner ! Susan Boyle, c’était l’exception des exceptions, qui ne repassera pas deux fois.
 

Eurovision Finlande

Eurovision Finlande


 
La chanteuse Loïs dans The Voice 2

La chanteuse Loïs dans The Voice 2


 
Androgénéité 3
 

La discrimination dans The Voice ne repose pas uniquement sur l’âge et sur la différence des générations. Elle se fait aussi sur le sexe et donc le physique. Plus vous possédez « l’imperfection marketing » qu’il faut (je n’ai pas dit « l’imperfection tout court »), ou plus vous cultivez un style libertaire bisexuel et asexué (donc bobo), une androgénéité et une hybridité qui abolissent la différence des sexes, la différence des espaces et la différence Créateur-créatures, et plus vous avez des chances d’être un dossard gagnant. Bien sûr, il faut un minimum de talents : l’apparence physique ne suffit pas… mais elle couronne. Et si, en plus d’avoir un bel organe vocal enregistrable, vous êtes bi, jeune, étranger, ou handicapé, vous multipliez les chances.
 

le chanteur J Ax, juré de The Voice Italie

le chanteur J Ax, juré de The Voice Italie


 

J’exagère ? Pas du tout. Il vous suffit d’observer comme la composition des jurys de The Voice, partout dans le monde, est très orientée idéologiquement. Cette orientation est le boboïsme, courant de pensée fondé sur l’hétérosexualité, l’homosexualité et l’anticonformisme absolu (= la désobéissance). D’une émission The Voice à une autre, et d’un continent à un autre, on se retrouve sensiblement le même schéma de construction du jury : il y a l’Hétéro (= Ken bobo tatoué de partout)/l’Hétérote (= Barbie bobo masculinisée)/le Black (= quota minorité)/l’Homosexuel (ou le transgenre).
 
Trans 1
 
Trans 2
 
Trans 3
 
The New Judge Line Up Begin Filming The Voice UK
 
Trans 7 Suède
 
Trans 6
 
The Voice
 

Tous ces personnages illustrent le chantage aux sentiments (comprendre = chantage au machisme, au féminisme, au racisme et à l’homophobie) et l’instrument de propagande qu’est au final The Voice. Sous le vernis de l’émotion, du sensationnalisme, de l’esthétique, de la créativité, de la qualité, de l’authenticité forcée, de la convivialité scénarisée, de la sincérité, se cachent un manque de Vérité, une diversité de supermarché et une idéologie déréalisante et égocentrique réels.
 

La diversité passée au scalpel United Colors of Bande de Cons

La diversité passée au scalpel United Colors of Bande de Cons


 

Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas regarder ce genre de programmes (la preuve, c’est que moi, je le suis fidèlement depuis son apparition). Mais à mon avis, il convient de le regarder comme un puissant signe des temps, comme un curseur important de la température de notre planète et de la progression de l’Empire de l’Antéchrist. Je vais m’expliquer en essayant de ne pas vous faire peur et de ne pas passer pour un fou ;-).
 
 

5) The Voice of the Devil :

 

Dans notre monde d’aujourd’hui, il devient extrêmement difficile de ne pas être envahi par la musique, le bruit ou les voix. On peut comprendre qu’aux oreilles et aux yeux de nos contemporains, le silence de Jésus et de Dieu son Père devienne très vite une irréalité, soit pris pour une preuve d’absence et d’inexistence. Et paradoxalement, comme la nature humaine a horreur du vide, et a fortiori du vide spirituel et verbalo-véridique, elle s’empresse de déifier (version panmythologique, transhistorique, noachide, bouddhiste, New Age, celtique, kabbalistique, maçonnique) la Voix humaine. C’est criant dans The Voice.
 

Oh? Un Druide !

Oh? Un Druide !


 

Même si nous ne nous en rendons pas compte, le noachisme a bien pris d’assaut le plateau de The Voice et de bon nombre d’émissions actuelles (Les Extraordinaires, Stars sous hypnose, Les Anges de la télé-réalité, Koh-Lanta, Secret Story, etc.). Dans The Voice, les artistes les plus valorisés ont soit tout du sorcier vaudou derviche tourneur mystico-oriental qui plaît aux bobos (Battista Acquaviva, Luc Arbogast, Dana, Mood, Al-Hy, Naomie, etc. : en général, ce druide ou cette druidesse est présenté(e) comme « un OVNI fascinant venu d’une autre planète »), soit tout de l’innocence angélique du bel éphèbe ou de la lolita prépubère, soit tout de la dureté du « SDF rockeur dans son monde ». Bref, tout du Désobéissant mystique ! (cf. mon article-livre sur l’Antéchrist et le code de l’Effrontée dans Les Bobos en Vérité)
 

 

Sur un air de tambourins foufoulélé, de guitare sèche minimaliste, de cithare celte ou de bandonéon bobo, The Voice se transforme bien souvent en Temple gréco-romain du paganisme spiritualiste et nostalgique.
 

Jenifer en Cléopâtra dans The Voice 1

Jenifer en Cléopâtra dans The Voice 1


 
Le chanteur homo Olympe dans son palais maçonnique

Le chanteur homo Olympe dans son palais maçonnique


 

Question nostalgie, par exemple, nous sommes servis, puisque toute l’émission repose sur les reprises de chansons rétro mythiques du répertoire musical mondial dit « immortel ». La Grande Messe The Voice se déroule sous le feu de projecteurs aux teintes lumineuses bleutées et rougeoyantes à la Star Wars. Le fond musical, c’est systématiquement « Le Seigneur des Anneaux » ou « Harry Potter ». 100% mystique hollywoodien. Beaucoup de chanteurs entonnent les chants incantatoires de la « Religion laïque » pour faire monter l’émotion transcendentale sans en assumer l’Inspirateur (= le Christ) : ils reprennent « Hallelujah » de Jeff Buckley, « Imagine » de John Lennon, « Chandelier » de Sia (on ne compte plus les fois où on nous l’a servie, celle-là !), ou encore « The Prayer » de Céline Dion et Andrea Bocelli. Dans l’église cathodique TF1, les quatre prêtres accrochés à leur siège royal rouge du futur, comme les victimes consentantes d’un ouragan musical qui viendrait de l’au-delà et qui les emporteraient, décernent des prix d’étrangeté, d’oracles et de magiciens, de divinité énigmatique, de prophètes ésotériques, aux nouvelles recrues les plus queer, les plus solaires, les plus atypiques, les plus divines, qu’elles entendent. Ils se prosternent devant leurs dieux en culotte courte. À en croire les jurés et leur jargon, on dirait qu’ils ont sérieusement foi aux extra-terrestres et à leurs ondes gravitationnelles « positives » : « The Voice nous permet d’avoir accès à des OVNI. Et vous avez la Grâce. » (Zazie s’adressant sincèrement à un de ses talents, le 20 février 2016) D’après les coachs, le chant est la discipline par excellence de l’envoûtement, un art divinatoire, un occultisme. La Voix serait une religion. Sans déconner.
 

D’ailleurs, un contrat d’adulation mutuelle s’instaure quasi immédiatement entre le et son talent : je te divinise, tu me divinises, et tu fais de moi la star que nous sommes/serons. « C’est simple. Je vous adore ! C’est la meilleure performance de l’année ! » (Mika s’adressant à Tamara le 20 février 2016) Parfois, un voile est posé sur les talents qui s’illustrent sur la scène de The Voice, exactement comme entre Dieu et les Hommes. Pendant l’émission du 27 février, j’ai même vu Padre Mika imposer les mains sur l’un de ses protégés juste après qu’il ait été choisi par lui ! On assiste à l’exacte reproduction des rituels catholiques, mais passés à la moulinette du paganisme déchristianisé. Bougies, bénédictions, génuflexions, croix celtiques… sur canapé rouge. On est en train de se tromper fondamentalement sur ce qu’est le véritable courage.
 

Kendji Girac

Kendji Girac, le Dieu Soleil


 

Comme dans tout rituel sacrilège diabolique, la réification de l’être humain et la possession sont omniprésents et sont les paradigmes de l’émission : « C’est trop ce que j’avais envie d’avoir ! » (Garou en parlant d’un des talents qui a intégré son équipe, le 20 février 2016). On retrouve le lexique de la possession, de la lumière et de la construction, qui compose la marotte de la franc-maçonnerie : « récupérer un talent », « en voler un à son camarade coach », « constituer son équipe », « posséder une équipe de X talents », « T’as mis le feu au plateau ! », etc.
 

Rihanna, ça ne se fait pas de pointer du doigt comme ça, ce n'est pas poli

Rihanna, ça ne se fait pas de pointer du doigt comme ça, ce n’est pas poli


 

Les coach font un commerce d’artistes comme ils font une collec’ de vignettes, de « brillants », en faisant oublier que c’est un commerce d’humains, un nouvel esclavage. En plus, sur le plateau, ils se conduisent volontiers comme des gamins sur une cour d’école, qui sont payés pour simuler qu’ils se chamaillent, au péril de leur réputation, au péril de leur pouvoir de conviction, au péril de leur assermentation de séducteurs, de mentalistes, d’hypnotiseurs, de Manipulateurs d’Or, de ravisseurs d’âmes. Mika, par exemple, comparent souvent ses co-équipiers coachs de « mages », de « sorciers » ou de « Sorcières bien-aimées », d’« ogres », d’« Araignée », de « Serpent Kaa dans le Livre de la Jungle ».
 
Brillants
 

Le seul hic, c’est d’une part que cette « religion The Voice » est anticléricale (par omission) et anti-christique (par omission aussi), d’autre part qu’elle ne repose pas sur un véritable altruisme humble et miséricordieux. La chorale d’anges-artistes que TF1 veut composer (« collectionner » serait le mot plus approprié) n’a pas grand-chose à voir avec le chœur de chérubins que nous verrons au Ciel et qui chantent à l’unisson la Gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est plutôt la troupe de Gremlins au physique d’anges mais aux dents de requins qui rayent le parquet. « La Planète ‘The Voice’ se peuple petit à petit de petites voix. » (voix-off de Nikos Aliagas le 20 février 2016) Chacun veut être la star se démarquant des autres. Chacun veut être un mythe. Mais c’est le plus souvent au service de sa propre gloire et au détriment des autres.
 

 
The Voice stade
 

Comme dans les jeux du cirque (d’ailleurs, dans le générique de l’émission The Voice, c’est le stade en images de synthèse à la Nâdiya qui apparaît en rouge sang), on met en scène des combattants dans une arène, sur un ring. Le « jeu » The Voice est basé sur l’élimination. La loi du plus fort, du plus « touchant ». Même si les battles sont romancées le plus souvent en merveilleuse idylle amicale entre meilleurs ennemis qui « ne se feront pas de cadeau mais qui s’adorent quand même », le concept même de l’émission repose sur la discrimination et la compétition (voulu saine/scène). « Comme tout concours », me direz-vous. Certes. Mais pas le concours d’entrée au Ciel, où là, ça ne se bousculera pas au portillon et où il y aura autant de places que les êtres humains accueilleront l’Amour de Dieu. Ce sera la loi du plus humble qui prévaudra. Et non celle du plus compétent, original, jeune, beau, célèbre, capable de vendre un maximum de disques. Dans The Voice, les paillettes de la compassion, de la jeunesse, de l’argent, du potentiel, du physique, de exotisme, de la bonne intention, de la beauté musicale, cachent un océan de discriminations et de mensonges. « J’achète un monde où tout le monde gagne. » chante Zazie dans sa chanson « Rue de la Paix ». Un monde où, personnellement, je n’ai pas envie d’habiter. Évidemment, il y a largement pire et cruel comme jeux du cirque. On pourra vraiment craindre la fin des temps quand, sur l’arène, l’excitation populaire passera de l’adulation pour la beauté et l’émotion à l’adulation pour la violence, le sacrifice humain, le risque et la mort… mais nous n’en sommes pas si loin.
 

 

Comme je l’ai largement démontré dans mon livre sur les bobos, la quintessence du boboïsme (et du satanisme antéchristique), c’est la DÉSOBÉISSANCE et la recherche libertaire d’AUTONOMIE. Et on le voit bien à travers The Voice. La règle est l’antinorme, la destruction des codes et des clichés.
 
Bobo 1
 

Le fascisme avec un béret sur la tête et un vieux pull, ça passe mieux, quand même.

Le fascisme avec un béret sur la tête et un vieux pull, ça passe mieux, quand même.


 
À vot' bon coeur, m'sieurs dames

À vot’ bon coeur, m’sieurs dames


 

Y compris la destruction de l’idole qu’on convoite comme un fétiche sacré – à savoir la Voix – pour prouver qu’Elle est immortelle et indestructible même après avoir été dénaturée, vendue, marketée, travestie par l’électro, propulsée, diffusée, échangée, volée, écorchée, cassée, brisée, éclatée, vidée d’âme et de Vérité. Oui, le programme The Voice, contrairement aux apparences et à ce qu’il prétend, ne cherche pas à valoriser la Voix ni à La protéger pour La mettre dans un joli écrin. Il vise le troc de Celle-ci, sa disparition et sa destruction. Il planifie l’extinction à petit feu de l’âme humaine par la valorisation excessive de la voix. À ce propos, le slogan de cette cinquième édition de The Voice France 2016 m’a dès le départ choqué : « Cette saison va vous laisser sans voix ». Comment est-ce possible qu’une émission qui se propose de nous faire découvrir la beauté et l’existence d’une voix exceptionnelle nous annonce avant même d’avoir démarré qu’elle va la supprimer ?? qu’elle va tuer son futur bébé ?? ou que ça va être la voix du téléspectateur contre la voix de son écran ??
 
The Voice Sans Voix
 

L’émission The Voice a quelque chose de vraiment diabolique. Dans le sens aussi envoûtant et séduisant du terme, dans le sens de « pacte ravissant », dans le sens de « tentation de la sirène » (les sirènes d’Homère sont précisément des femmes-oiseaux – comme le « V » de The Voice – venues entraîner les marins vers les enfers). On a envie de la regarder… même si, à la fin de chaque prestation, et même à l’issue de chaque édition annuelle, on se demande à quoi bon continuer à suivre ça. On se rend compte que c’est un feu de paille, que ça ne nous a pas rempli le cœur ni fait avancer véritablement dans la connaissance de soi et des autres, que ça ne nous a pas fait aimer. La perversion du concept, c’est que, l’espace d’un quart d’heure, chacun a l’impression d’avoir ému toute la Planète, d’être le Roi du Monde ou un Génie, et, en tant que spectateur, d’avoir aimé et agi rien qu’en écoutant, en ressentant, en jugeant, alors qu’en réalité on n’a fait que consommer, envier, vibrer, stresser, projeter nos émotions narcissiques et notre jalousie d’artiste frustré sur une culture du spectacle sensationnaliste éphémère et mercantile, broyant et zappant les artistes, abolissant la durée, la fidélité, la pensée, parodiant l’Amour, l’Amitié et la Créativité véritables. L’écœurement arrive vite avec The Voice. Et l’oubli de cet écœurement dans le même temps. C’est le propre de toute drogue. De toute action du diable, finalement : donner l’impression de s’annuler pour continuer de posséder les Humains et de légitimer sa nécessité.
 

Peut-être que certains, en lisant ces lignes et ma grille d’analyse, trouveront que ma diabolisation d’une émission aussi « innocente », populaire et familiale que The Voice, relève de la paranoïa et de l’excès, que je vois le mal partout. À ceux-là, je dis que si j’avais eu peur de ce mal et n’avait pas été capable d’en voir les richesses, je ne serais pas resté aussi longtemps accroché à cette drogue télévisuelle. Mais, la preuve qu’on peut apprécier une chose sans nécessairement y goûter ou sans en abuser, c’est que j’essaie de garder mon sens critique, de tirer de The Voice les leçons utiles pour l’avenir du monde, et que je reste libre d’oser y voir un programme satanique orchestré par le Gouvernement Mondial (encore et toujours lui ! lol). Il vous suffit d’ouvrir les yeux, de voir la thématique bicolore de tous les plateaux The Voice du monde (rouge et noir, comme l’enfer), de reconnaître la place démesurée laissée au pouvoir de la main et du doigt (cf. mon article sur la puce électronique digitale), d’entendre le mondialisme uniformisant dont The Voice se fait le relais (il existe même une chaîne Youtube baptisée The Voice Global, c’est vous dire !), pour comprendre.
 
The Voice main Mika
 
The Voice Saison 2
 

 

Si, au départ, The Voice a bénéficié de l’innocence, de la gratuité, de la solidarité, et de la gentillesse spontanée du public (les gagnants des premières éditions avaient les imperfections qui les rendaient humains : Grégory Lemarchal à la Star Academy, Stéphan Rizon, Yoann Fréget, Olympe, etc.), très vite, à partir de The Voice 3 l’émission a montré son noir visage en se boboïsant, c’est-à-dire en se kendjigiraquisant, louanisant, frérodelavegaïsant. Ce visage grimaçant n’est pas visible tout de suite ni tout le temps. Quel spectateur est assez inhumain pour ne pas se laisser embarquer, dans l’instant, dans l’enthousiasme et la joie bien naturelles de l’euphorie ? Et même si on identifie de temps à autre (comme c’est le cas de Florent Pagny ou de Louis Bertignac) toutes les incohérences et les perversions du système, est-ce une raison pour jeter bébé avec l’eau du bain et tout quitter ? Je laisse à chacun sa liberté de répondre en actes.
 
Jane
 

Une seule fois, j’ai eu l’impression que The Voice remplissait vraiment sa vocation divine et bienfaisante, et ne servait pas un projet satanique pourri en ses fonds, ne servait pas l’émotion pure mais bien la pureté, ne servait pas un objectif de toucher les autres mais touchait naturellement. C’était comme par hasard quand la candidate à la voix d’or (et qui a été l’heureuse gagnante de The Voice Kids 2 en 2015) ne pouvait pas voir : Jane, la jeune Mauricienne aveugle. Dans son cas, la bonté et l’amour n’étaient pas feints. L’émotion pure n’était pas un écran pour justifier un commerce ni même une bonne intention désincarnée, car il y avait justement de la place pour la beauté dans le regard mort, dans la faille, dans la fêlure, dans l’erreur, dans la vulnérabilité, dans le handicap, dans la limite, dans la maladie, il y avait de la place pour l’humilité, la gratuité, la joie simple, l’amitié vraie, la foi (et je crois que Patrick Fiori et la famille de Jane sont catholiques). Et c’est ce à quoi aspire au fond tout un chacun : découvrir la Victoire de la Résurrection christique sur la mort. Et qui de mieux qu’une fillette aveugle croyante – qui n’entend des autres que leur voix et qui par là même associe forcément la voix à une personne, à une âme, à la confiance, et non à un objet, à un fantasme, à un succès chiffré, à une carrière – pour redonner à Jésus sa couronne de la plus grande Voix du Monde et de l’Univers ?
 

L’homosexualité expliquée à un ado de 11-17 ans (133 questions-réponses courtes)

collégien
 

Voici une sorte de suite à L’homosexualité en Vérité, que j’ai écrite en deux jours, entre hier et aujourd’hui (7 et 8 février 2016, juste avant mon départ), pour répondre de manière synthétique à toutes les questions qu’un jeune adolescent de 11-17 ans peut se poser sur l’homosexualité. J’ai essayé de rédiger maximum 3 phrases pour chacune des 133 interrogations. J’ai conscience que certaines phrases comportent encore des mots qui ne sont pas à la portée de tous les collégiens/lycéens français, mais bon, cela prouve que mon travail est aussi destiné aux formateurs à l’affectivité des jeunes. Un outil utile et aussi en PDF libre (PDF ado). Il peut être complété par mes 20 conseils à destination des enseignants.
 
 
 

1 – C’est quoi la sexualité ?

Bien avant d’être un sentiment, un acte génital ou un enfant, la sexualité c’est la différence des sexes (différence homme-femme). En latin, le mot « sexualité » vient du verbe secare qui signifie couper. La sexualité, c’est ce qui nous a coupés dès la naissance pour que nous devenions incomplets mais aussi, pour le coup, complétés par l’Amour vrai à l’âge adulte.
 

2 – Pourquoi c’est difficile de parler d’homosexualité ?

Parce qu’actuellement, si on en parle, on risque soit de passer pour « un » homosexuel, soit de passer pour « un » homophobe. Donc quasiment tout le monde se tait !
 

3 – Pourquoi ça vaut le coup d’en parler quand même ?

Seules les personnes bien dans leur sexualité ou pas homosexuelles pratiquantes sont à l’aise pour en parler en Vérité. S’intéresser à elle devient une preuve que tu ne l’es pas, ou que tu l’as dépassée. Surtout si tu es un jeune homme ! L’homosexualité ne fait peur qu’aux personnes homos (refoulées et machos). Alors vas-y !
 

4 – Est-ce qu’on naît homo ?

On ne sait pas. La mémoire humaine ne remonte pas assez loin. Tout ce qu’on sait, c’est que si l’homosexualité est génétique, elle n’est pas que cela : le cas des vrais jumeaux, dont l’un est homo et l’autre pas, alors qu’ils ont le même patrimoine génétique, le prouve.
 

5 – L’homosexualité est-elle naturelle ?

Notre nature profonde, c’est la différence des sexes et la différence Créateur-créatures (nous sommes homme ou femme, et Enfants de Dieu. Point). Donc le rejet de celles-ci, qu’est l’homosexualité, n’est pas naturel, même si le ressenti homosexuel ne ressemble pas à un choix et paraît physiologique, se traduit corporellement.
 

6 – L’homosexualité, qu’est-ce que c’est ?

C’est une attraction érotique pour une personne de ton sexe. Et plus profondément, c’est la peur de la différence des sexes. Peur de ne pas être un « vrai homme », une « vraie femme », peur de l’autre sexe et de la sexualité en général. Et si elle se pratique, cette peur crée des violences, des blessures. Ce n’est pas simple de vivre l’amour sans l’Humanité qu’est la différence des sexes.
 

7 – D’où vient l’homosexualité ?

On ne sait pas non plus. Il y a des peurs fondées sur des faits réels (souvent violents) et des peurs fondées sur des fantasmes et une manière hypersensible de vivre les événements. Il n’y a donc pas de causes précises de l’homosexualité.
 

8 – Si l’homosexualité ce n’est pas un choix, pourquoi ce serait un mal, alors ?

Parce qu’on peut porter des blessures qu’on n’a pas choisies. Ce n’est pas une raison pour dire qu’elles n’existent pas, qu’elles sont bien ou banales, ni pour s’y adonner par la suite.
 

9 – Pourquoi l’homosexualité serait une blessure ?

Parce les personnes homosexuelles la décrivent comme ça. Dans les fictions et leurs témoignages (y compris ceux qui veulent donner une image positive de l’homosexualité), elles se représentent avec une balafre, un visage coupé en deux, une cicatrice. Cf. le code « Moitié » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels).
 

10 – En évoquant l’homosexualité comme une blessure, ne stigmatise-t-on pas davantage les personnes homos en les transformant en « malades » ou en « malheureux » ?

Tu sais, on est tous malades au niveau de la sexualité. Mais ce n’est pas en évacuant la différence des sexes que ça va s’arranger. Et ce n’est pas en affirmant que les personnes ne souffrent pas qu’elles cessent de souffrir et qu’on résout leur problème.
 

11 – Pourquoi les actes homos sont une « abomination » selon la Bible ?

Parce que Dieu ne veut pas que les êtres humains rejettent la différence des sexes qu’Il a créée pour eux, qui est à Son image et qui est la seule qui leur permette de vivre un amour vrai, plein et joyeux. La Bible a compris que le rejet de la différence des sexes, concrètement c’est le viol, donc c’est effectivement abominable. J’ai, parmi mes amis homos, 90 d’entre eux qui m’ont révélé avoir été violés. L’homosexualité n’a rien d’anodin.
 

12 – Puis-je comparer l’homosexualité à un handicap ?

Complètement. Un handicap, c’est un manque objectif (ici, la peur de la différence des sexes et le manque de la différence des sexes). Il est une réalité qui n’a pas été choisie, qui fait souffrir et qui limite la personne qui le porte, sans la condamner et la juger elle. Le reconnaître ne permet que de dévoiler d’autres chemins de bonheur possibles et de s’adapter vraiment à ce que vit la personne.
 

13 – Est-ce que l’homosexualité, ça peut m’arriver un jour ?

Oui. Mais ça n’arrive pas du jour au lendemain. Pendant l’adolescence qui est un moment de construction et d’hésitation, il est fréquent de connaître des interrogations d’ordre bisexuel. Mais l’homosexualité structurelle et durable à l’âge adulte est rare.
 

14 – À 10 ans, puis-je savoir si je suis homo ou pas ?

Non. Tu ne peux pas. Tu es trop jeune. Ce n’est pas au moment où ta sexualité se construit que tu peux affirmer que l’édifice est solide et définitif. Même à 99 ans, tu ne pourras jamais dire « Je suis un homo à 100% ! ».
 

15 – Comment on s’aperçoit qu’on est homo ? Comment on peut le savoir ?

Ça n’arrive pas du jour au lendemain. Il n’y a pas de test ni de vaccin pour déceler ça, parce que l’homosexualité n’est pas une espèce humaine, ni une réalité palpable. C’est un désir souvent évolutif et qui s’estompe avec la maturité. On peut sentir qu’il est durable à travers les rêves, la direction de nos regards, nos goûts fixés par les magazines et la télé. Mais il reste un fantasme qui ne nous définit pas entièrement.
 

16 – Est-ce qu’on peut être homo à vie ?

Oui. Mais en général, étant donné que la sexualité de chacun est un mystère et un chemin libre, elle peut évoluer et ne se fige pas sur une attraction ressentie à une époque donnée de sa vie. L’important est de ne pas te laisser étiqueter « homo », « hétéro » ou « bi », et de te laisser vivre les amitiés sans drague jusqu’à 20 ans.
 

17 – Peut-on changer d’orientation sexuelle ?

Oui. La sexualité est un terrain bien plus vaste que tu ne l’imagines. Et je connais bien des personnes qui se croyaient homos et qui ont finalement dépassé leur peur d’adolescence par des rencontres qui les ont transformées. Elles ont aussi été transformées par l’expérience du mariage, de la paternité/maternité ou du sacerdoce. D’un point de vue terrestre, rien n’est définitif en matière de sexualité, à part ta sexuation femme ou homme.
 

18 – Si je ne peux pas changer d’orientation sexuelle, suis-je condamné à ne jamais aimer ?

Si Dieu permet que tu sois durablement homosexuel, c’est forcément pour quelque chose de grand. C’est forcément pour un Amour plus grand que le couple humain.
 

19 – Je me sens différent des garçons de mon âge. Je n’ai pas les mêmes goûts, les mêmes centres d’intérêts. Je me sens plus en sécurité dans des milieux féminins.

Sois sans crainte. Les goûts n’indiquent pas une homosexualité. D’autant plus aujourd’hui, où les adolescents sont de plus en plus orientés vers des caricatures de masculinité, des caricatures de féminité, des modèles hypersexués et asexués à la fois.
 

20 – Mes camarades de classe me traitent de « pédé ». Je dis quoi ?

Je leur souris en me disant intérieurement que s’ils en parlent, c’est que ce sont eux qui sont mal avec leur sexualité et avec l’homosexualité. Et je les bénis par ma joie et mon humour qui désarmeront leur méchanceté.
 

21 – Mes camarades me disent que je suis homo parce qu’ils me sentent différent. Ont-ils raison ?

Bien sûr que non. On est tous différents. La différence n’est pas un critère d’homosexualité. Ne te laisse jamais dicter qui tu es et quelle personne tu dois aimer, par des gens formatés qui te jugent sur l’apparence et qui ne te connaissent pas.
 

22 – Je ne suis pas bon en sport, je suis mal à l’aise dans les vestiaires, je suis mal dans ma peau, j’ai peu d’amis. Cela fait-il de moi un homo ?

Bien sûr que non. Ce n’est pas parce que tu n’es pas un macho ni un mec « cool » que tu n’es pas un vrai homme. Aies confiance. À l’âge adulte, la roue tourne.
 

23 – J’ai aimé le film « Le Secret de Brokeback Mountain » et il m’a troublé. Est-ce que c’est révélateur ?

Non. Ce film et plein d’autres du genre sont efficaces et arrivent à émouvoir presque tout le monde. Tu n’es pas une exception. Garde en tête que ces histoires amoureuses, aussi belles et vraisemblables, ne sont pas réalistes. Le couple homo est beaucoup moins idyllique !
 

24 – Il m’arrive de trouver les personnes de mon propre sexe belles. Est-ce signe de bisexualité chez moi ?

Non. Il est normal de trouver l’être humain beau et attirant, même quand il est de notre sexe. Et dans les moments où on ne va pas bien, il est normal d’avoir envie d’être davantage cajolé et consolé, d’être touché, même si c’est par une personne de ton sexe. Il ne faut pas érotiser systématiquement ce qui n’est qu’humain et passager.
 

25 – Pourquoi je n’essaierais pas l’homosexualité, pour être fixé ? pour savoir si c’est mon truc ou pas ?

Parce qu’il y a plein d’expériences humaines possibles. Mais toutes ne nous sont pas profitables. Et l’expérience homosexuelle (émoi, baiser, toucher, coucherie, vie commune) blesse et perturbe énormément. Tous mes amis homosexuels ont mal vécu leur initiation homo (cf. le code « Première fois » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels) et vivent mal leur pratique homo.
 

26 – J’ai embrassé un garçon (ou j’ai été embrassé par un garçon) et ça m’a plu, ça m’a grisé et attendri. Suis-je homosexuel ?

Avoir du plaisir ou des sentiments pour une personne de même sexe, c’est en réalité facile et très mécanique. Ça n’a rien d’un scoop. C’est donné à tout le monde. Ça ne veut rien dire de qui tu es profondément. Et aimer, c’est bien plus que simplement d’éprouver un sentiment, une excitation ou une émotion agréable.
 

27 – C’est quoi l’Amour ?

C’est se donner pleinement à la différence des sexes et à Dieu.
 

28 – Je me sens bi…

La bisexualité, loin d’être une identité, une ouverture ou une saine curiosité, est l’expression que tu te sens perdu. En plus, cette indéfinition est dangereuse car elle rime en général avec « libertinage », « double vie », « incapacité à se situer et à s’engager en amour », et une possible exploitation : « Je suis ouvert à toutes les expériences et avec n’importe qui. Entrez, c’est open bar ! ». Fais attention : tu n’es pas une prostituée.
 

29 – Je suis de ceux qui veulent rester ouverts et qui pensent que l’amour n’est pas une question d’orientation sexuelle, mais une personne unique, une histoire singulière, au-delà de l’homosexualité. Je peux tomber amoureux d’un gars ou d’une fille. Peu importe. Du moment que je suis heureux comme ça et que c’est de l’amour avec cette personne. Ai-je tort ?

Oui. Car l’accueil de la différence des sexes est la condition incontournable de l’expérience de l’Amour vrai.
 

30 – Un camarade m’a dragué. Est-ce signe d’une ambiguïté homosexuelle chez moi ?

Non. On peut susciter des émotions qu’on n’a absolument pas calculées. Le diable prend un malin plaisir à s’introduire dans tout ce qui chez nous est beau et fragile : la jeunesse, la beauté physique, l’amitié, le plaisir, l’innocence, etc. Ne te laisse pas impressionner par la vulnérabilité de l’Amour.
 

31 – À qui puis-je parler de cet incident sans être jugé ?

Parles-en à un prêtre, à ton père ou à une personne de confiance qui saura te conseiller.
 

32 – L’homosexualité masculine est-elle différente de l’homosexualité féminine ?

Non. La peur de la différence des sexes est humaine, universelle et a les mêmes caractéristiques, qu’elle soit ressentie par un homme ou par une femme.
 

33 – Les filles me font peur en amour. Je ne les vois que comme des bonnes copines ou des dangers sexuels.

Je comprends. C’est ta génération qui veut cela. Ne te laisse pas troubler par les filles prédatrices qui cherchent à se rassurer par la séduction alors que ce n’est pas de leur âge. Toutes les filles ne sont pas des pétasses.
 

34 – Est-ce que, si je me marie ou sors avec une fille malgré ma tendance homo, je prends un gros risque et me mens à moi-même, mens à cette fille ?

Tu prends un gros risque. C’est vrai. Mais parfois, la prise de gros risque se révèle extraordinaire car tu dépasses tes peurs, et c’est ça le vrai Amour (pas d’Amour sans risque, sans combat, sans surmonter ses peurs). L’homosexualité n’est pas ta « vérité profonde » et ne le sera jamais. Toutefois, la prise de gros risque peut être grave, surtout si la Vérité n’a pas été faite. L’important est de ne pas jouer avec les sentiments de l’autre, et de rester vrai, sans te réduire à ton homosexualité, sans la sous-estimer non plus.
 

35 – Pourquoi il y a plus de garçons que de filles qui se ressentent homos ?

Parce que l’homosexualité, quoiqu’on en dise, c’est plus une affaire de mecs, de porno, de pulsions, d’attaque mondiale généralisée contre la masculinité et la paternité, d’angoisse de la castration, de peur de l’impuissance sexuelle, que de sexualité féminine. La sexualité féminine est davantage orientée vers une bisexualité évasive.
 

36 – C’est quoi la différence entre l’homosexualité masculine et l’homosexualité féminine ?

C’est la différence des sexes.
 

37 – Pourquoi certaines filles vont à l’homosexualité ?

Même s’il ne faut pas tomber dans la caricature sexiste « lesbienne = mal baisée », je ne connais pas de fille qui soit allée à la pratique lesbienne pour une raison positive et vraiment librement. En général, les femmes lesbiennes ont été maltraitées ou se sont senties maltraitées par un homme. C’est la peur, la violence ou le sentiment de violence qui les a conduit au lesbianisme.
 

38 – C’est quoi la différence entre l’homosexualité et la transsexualité/transsidentité ?

L’homosexualité concerne les sentiments plus qu’une remise en cause de son genre sexué, alors que la transsexualité, au contraire, concerne vraiment un trouble de l’identité. Les deux phénomènes restent quand même liés par le rejet de la différence des sexes.
 

39 – Je voudrais changer de sexe.

Réconcilie-toi avec toi-même d’abord, et vois l’affreuse mutilation qu’est l’opération de changement de sexe, et que les mass médias nous cachent.
 

40 – Je me sens fille alors que je suis né garçon. Dois-je me faire opérer ?

L’opération chirurgicale de « changement de sexe » est lourde, aussi bien financièrement que psychologiquement. Chez les personnes transsexuelles, qui s’imposent une « transition » sans fin, une mutilation irréversible et une vie de drogués piqués aux hormones, le taux de suicides est élevé. La réconciliation avec soi-même et son genre sexué coûte moins cher, et libère davantage.
 

41 – Je pense au suicide à cause de mon homosexualité.

L’homosexualité est un vrai handicap : c’est logique que ça te déprime un peu. La relation homo est compliquée, insatisfaisante et violente : c’est logique que ça te décourage. Mais apprends à voir le beau Sens caché de ce que tu n’as pas choisi. Si tu savais comme Dieu t’aime, même avec ton homosexualité ! Tu veux te suicider ? Ok. Fais-le. Mais avant, promets-moi de venir à ma rencontre.
 

42 – Dois-je faire mon coming out (= sortie du placard) ?

Oui, s’il a des chances d’être compris, et que tu ne t’imposes pas une pratique homo après. Non, s’il risque d’être mal compris et t’enferme dans une identité et une pratique qui ne sont pas toi.
 

43 – Si mes parents pleurent ou réagissent mal suite à mon coming out, c’est qu’ils sont égoïstes ?

Non. C’est qu’ils sont tristes que tu risques de passer à côté du bonheur d’être aimé en Vérité et d’être parent.
 

44 – Je vis dans un milieu très hétéro et homophobe où je ne pourrai jamais dire que je suis gay (et encore moins évangéliser). C’est mort. Dois-je absolument prendre le risque de dévoiler mon homosexualité ?

Non. Si tu ne peux pas bien en parler, pas la peine d’en parler du tout.
 

45 – Je me sens homo et j’ai envie de le dire à mon meilleur ami. Mais j’ai peur de le perdre…

Si tu ne le dragues pas et que tu lui parles de ton homosexualité sans laisser entendre que tu vas la pratiquer (avec lui), ça le rassurera et tu ne le perdras pas, sois sans crainte.
 

46 – Je suis homo mais pas gay.

Il n’y a pas de différence entre « homo » et « gay », quoiqu’en disent ceux qui veulent créer artificiellement deux milieux homos différents – un décent et un dépravé – pour ne pas voir qu’ils sont le même, et pour se donner bonne conscience. Le « milieu homo », c’est le désir homosexuel. Où que tu sois.
 

47 – J’ai chopé une MST (Maladie Sexuellement Transmissible). Qu’est-ce que je fais ?

Tu vas voir un médecin. Et surtout, tu ne déprimes pas. Si Dieu l’a permis, c’est pour que tu fasses de cette maladie (parfois irréversible) la chance de ta vie grâce à Lui. Ça a un sens, et un Grand Sens. Réjouis-toi !
 

48 – Pourquoi je ne peux pas m’en foutre, du sujet de l’homosexualité ?

Parce que la souffrance et la violence d’autrui ne t’indiffèrent pas. Parce que nous sommes tous concernés par la différence des sexes (et son rejet à travers l’homosexualité). Parce que l’homosexualité est devenue un enjeu géopolitique mondial de premier plan.
 

49 – Est-ce que l’homosexualité est une réalité majoritairement occidentale ?

Non. Elle est extrêmement présente dans les continents qui la rejettent, même si elle prend des formes un peu différentes (tourisme sexuel, prostitution, ascension sociale et politique, inceste, clandestinité bisexuelle, imitation secrète des modes de la télé mondialisée, etc.). Je suis allé en Côte d’Ivoire, au Liban, en Martinique, donc je sais de quoi je parle !
 

50 – Est-ce que l’homosexualité vient surtout de la modernité ?

Le désir homosexuel, non (il a eu de tous temps, depuis le péché d’Adam, la tentation de la fusion entre personnes de même sexe). L’homosexualité, oui. En tant qu’« identité » (espèce humaine), et « amour » (couple), elle est une réalité très récente, qui date d’un siècle et demi seulement : 1869.
 

51 – Pourquoi la société actuelle promeut l’homosexualité ?

Parce qu’elle se robotise, se virtualise, se déshumanise et se déchristianise. Elle fait semblant de mettre l’Homme au centre mais pour l’angéliser et le vider de son enveloppe corporelle sexuée.
 

52 – Y a-t-il un lien entre homosexualité et Islam ?

Oui. Le dénigrement misogyne des femmes, l’importance excessive de la virginité avant le mariage, les mariages sans amour, les violences sexuelles, le machisme religieux, l’inceste dans les familles, le tourisme sexuel, la séparation très marquée des sexes, la promiscuité communautaire, tous ces ingrédients participent de la bisexualité dans la culture religieuse de l’Islam.
 

53 – Pourquoi on voit l’homosexualité partout aujourd’hui ?

Parce que le diable veut détruire la différence des sexes (qu’il ne possède pas puisqu’il est ange). Et que la meilleure manière qu’il a trouvé de le faire, c’est de la gommer dans les textes de loi, les écrans de ciné, et de présenter à tout le monde ce gommage comme un formidable « progrès », une révolution d’« amour ».
 

54 – Qui est le lobby LGBT et pourquoi est-il si influent ?

Le lobby LGBT n’est puissant que parce qu’il est le lobby hétérosexuel, qui défend toutes les altérités au niveau de la sexualité, y compris l’homosexualité, la bisexualité et la différence des sexes procréative sans amour.
 

55 – Pourquoi l’homosexualité gêne encore socialement ?

Parce que l’Humanité et l’Amour sont fondés sur la différence des sexes. Nos contemporains devinent la violence de l’expulsion de la différence des sexes en amour. C’est donc sain qu’ils s’opposent à l’homosexualité.
 

56 – Pourquoi beaucoup de personnes homos aiment Mylène Farmer, Madonna, Rihanna, Barbara ?

Parce que ces chanteuses incarnent sublimement le fantasme de viol qu’est le désir homosexuel. Mylène Farmer évoque toujours le viol dans ses chansons. Madonna a avoué en 2015 qu’elle avait été violée à l’âge de 19 ans. Lady Gaga, la même chose, cette année 2016.
 

57 – Pourquoi l’homosexualité ne serait pas de l’Amour ?

Parce que l’Amour authentique, rayonnant et comblant, c’est l’accueil de la différence, et en particulier de la différence des sexes qui fonde tout être humain et qui nous permet de nous donner entièrement, sexuellement. Qu’on soit marié ou célibataire. Quand on rejette la différence, c’est qu’on n’aime pas.
 

58 – Je connais des couples homos durables, équilibrés, supers et heureux… et je crois que c’est possible…

Si tu en connais en dehors de tes écrans de télé, il va falloir que tu me les présentes de toute urgence, alors ! Car moi, j’en connais un rayon en matière de « couples » homos. Et à ce jour, je n’en ai pourtant jamais croisés de « joyeusement stables ».
 

59 – La relation homo, ce n’est pas rien, quand même. Ne vaut-il pas mieux que la personne homo la vive quand même, même si ce n’est pas l’idéal, plutôt que de rester seule toute sa vie ?

La solitude, ce n’est pas le bagne. Et côté sentiment, à vouloir juste le « bien » ou le « correct » en renonçant au meilleur, on passe totalement à côté de sa vie, de l’Amour vrai, et on ment à son partenaire. Je crois que parfois, il vaut mieux être un célibataire tout donné aux autres, quitte à en souffrir un peu, plutôt que de souffrir beaucoup plus de vivre un amour qui n’en est pas un.
 

60 – Quelle est la différence entre un couple homo et un couple femme-homme aimant, ou entre un couple homo et un célibataire consacré ?

Le couple homo est parfois bien, et satisfait rarement. Tandis que le couple femme-homme aimant et le célibataire continent obéissant sont toujours le meilleur et comblent souvent.
 

61 – Pourquoi les couples homos, ça marche moyen ?

Parce qu’ils sont un mélange de fausse amitié (on connaît l’insatisfaction et la complexité des « amitiés amoureuses ») et de faux amour (on connaît l’insatisfaction et la complexité des « amours platoniques », sans différence des sexes, où se vit en réalité une « sexualité sans sexualité »). Bonjour les dégâts ! … et les envies d’aller constamment voir ailleurs !
 

62 – Je n’aime pas assez mon copain pour rester avec lui, mais l’apprécie trop pour le quitter. Qu’est-ce que je fais ?

Quitte-le quand même, en le préparant en douceur et en dialoguant. Vous n’avez rien à faire ensemble, à part l’amitié désintéressée. Vraiment. Et tu l’as toujours su, au fond.
 

63 – Pourquoi je tombe toujours sur des mecs malhonnêtes ?

Personne n’est un connard en soi. Il n’y a que la pratique homo qui rend les deux personnes de même sexe sortant ensemble malhonnêtes et tricheuses, alors qu’elles sont individuellement sincères et capables d’aimer vraiment.
 

64 – Je suis insatisfait en couple et je suis insatisfait seul. C’est quoi le plan B ?

Je ne suis pas sûr que tu sois fait pour le couple, ni que tu te sois vraiment laissé le temps de goûter au célibat. Peut-être même que le célibat vraiment vécu et tout donné aux autres, c’est carrément ton désir le plus profond. On n’est pas tous fait pour le mariage et pour le couple.
 

65 – Est-ce que je trouverai l’Amour un jour ?

Oui. Si tu ne réduis pas l’Amour au « couple ». L’Amour vrai rejoint personnellement tout être humain et ne le lâche jamais. Il t’attend.
 

66 – Pourquoi est-il préférable de ne pas parler de « couple » homo mais d’unions ?

Parce que la conjugalité, ce qui se marie et se complète, cela ne peut se trouver que dans la différence des sexes. Deux hommes ou deux femmes ne formeront jamais « un couple » ou « un mariage ».
 

67 – Il y a des unions homos qui s’entendent mieux que bien des unions hétéros. Pourquoi je serais plus méfiant avec les unes plutôt que les autres ?

Tu dois être méfiant avec les deux : les « couples » homos et les « couples » hétéros. Pas un pour rattraper l’autre.
 

68 – Pourquoi dénoncer l’hétérosexualité ?

L’hétérosexualité est une caricature forcée de la différence des sexes, de la sexualité. L’Église ne l’a jamais défendue, d’ailleurs. Elle n’a toujours promu que la sexuation femme-homme, et non une humanité divisée entre « homos » et « hétéros ». L’hétérosexualité, c’est le diable déguisé en différence des sexes.
 

69 – Pourquoi l’Union Civile pose problème ?

C’est la première loi mondiale qui s’est basée sur l’hétérosexualité, justement, sur l’orientation sexuelle des personnes et non plus sur leur humanité. On a glissé des Droits de l’Homme aux « droits des homos et des hétéros ». Avec l’Union Civile, l’amour est devenu un contrat, ou une affaire de pratique génitale et de sentiments (comme si nous étions des animaux et des anges). Le PaCS (Pacte Civil de Solidarité) n’a vu l’être humain que sous l’angle des sentiments amoureux asexués. C’est donc une loi très grave.
 

70 – Si les couples hétéros n’existent pas, je dis quoi à la place ?

Tu peux dire « couples femme-homme aimants » ou bien « personnes attirées par le sexe complémentaire ».
 

71 – Comment aider les personnes homos de mon entourage ?

En leur disant la Vérité sur ce qu’elles vivent, avec exigence, douceur, sourire et humour. Elles te le revaudront. Tant de gens leur mentent « pour leur bien », mais les ignorent et ne leur donnent pas de solutions à leur insatisfaction amoureuse permanente !
 

72 – Faut-il s’éloigner du « milieu homo » ?

Oui, du point de vue de la pratique homosexuelle. Non du point de vue de l’amitié et de l’étude du désir homosexuel. Plus une personne comprendra sereinement et convivialement comment fonctionne son attraction sexuelle, plus elle s’en libèrera sans se renier elle-même.
 

73 – Quelle association bien pour les personnes homosexuelles existe ?

De solide, je ne connais que Courage International mais si elle est encore incomplète car elle n’assume pas la proposition du célibat continent.
 

74 – Pourquoi l’association Le Refuge ne convient pas ?

Même si elle prétend lutter contre l’homophobie, cette association censure toute personne qui explique les mécanismes de l’homophobie. Pire, elle enferme les individus dans une identité et une pratique homosexuelles qu’ils ne sont pas. Elle nourrit donc les problèmes qu’elle prétend résoudre.
 

75 – Mon meilleur ami me dit qu’il est gay. Qu’est-ce que je dis ?

Tu l’aides à redescendre sur terre. Avec humour et fermeté. Et surtout, tu ne te réjouis pas de son homosexualité. Tu ne te réjouis que du fait qu’il ait le courage et la sincérité de t’en parler.
 

76 – Mon meilleur ami est gay et je suis amoureuse de lui. Je lâche l’affaire ?

À toi de voir quelle est ta marge de manœuvre et quelle est la profondeur de sa blessure homosexuelle. Touche-la. C’est pas compliqué. Une blessure, ça se tâte, ça se touche, ça s’examine. À l’impossible, nul n’est tenu (et cette maxime marche dans les deux sens !).
 

77 – Les gars homos sont-ils plus proches des filles, en général ?

C’est la légende qui veut ça. Mais dans les faits, la misogynie (= haine des femmes), le mimétisme jaloux, l’amitié intéressée, sont très marqués dans l’homosexualité. Les hommes homos mettent la femme sur un piédestal pour la tenir à distance et l’utiliser, plus que pour l’aimer.
 

78 – Mon meilleur ami me présente son copain. Qu’est-ce que je fais ?

Reconnais la sincérité et la réalité de ce qu’il vit (à défaut d’en savourer la Vérité), et aide-le, dans la bienveillance et la patience, à en reconnaître les nombreuses limites.
 

79 – J’aimerais dire la Vérité sur l’homosexualité à une très bonne amie lesbienne, mais je ne veux pas qu’elle le prenne mal. Comment je fais ?

C’est simple. Tu lui montres qu’elle compte pour toi, tu l’écoutes longtemps, tu la remercies que la Vérité sur l’homosexualité vienne d’elle. Enfin, si tu peux, tu lui parles cash.
 

80 – Mon papa est parti avec un homme. Qu’est-ce que je fais ?

Tu essaies de continuer à l’aimer malgré tout, sans te venger de son choix ni le justifier, mais au contraire en l’aidant à comprendre que l’homosexualité n’est dans sa situation qu’un alibi pour exprimer une détresse et des problèmes bien plus profonds (dépression, angoisse, insatisfaction dans le couple de tes parents, isolement, crise professionnelle et amicale, etc.) qui dépassent largement l’homosexualité.
 

81 – Je pense qu’en tolérant davantage le coming out et l’amour homo, l’homophobie reculera et les couples homos vivront vraiment heureux. L’homosexualité n’est pas un problème, mais c’est uniquement le fait qu’on en fasse un problème qui devient problématique.

Non. La pratique homosexuelle, même privée, pose quand même problème. L’homophobie ne vient pas foncièrement de l’extérieur et n’est pas qu’une question de regards, de construction culturelle infondée. Elle repose sur des faits et sur une violence intrinsèque à l’homosexualité.
 

82 – C’est quoi l’homophobie ?

C’est la peur du même, la peur de l’homosexualité, la peur et l’attaque des personnes homosexuelles. C’est aussi la croyance en l’identité homo et la pratique homo. En effet, tous les actes homophobes connus sont posés par des personnes homosexuelles (même celles qui jouent les hétéros) et ont lieu dans des cadres de pratique homosexuelle ou de coming out. Cf. le code « Homosexuel homophobe » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels.
 

83 – Je ressens une gêne face à l’homosexualité. Suis-je homophobe ?

Non. Au contraire. Ce serait ton absence de gêne qui serait homophobe. Car l’expulsion, en amour et en identité, de la différence des sexes, c’est objectivement violent. Tu as raison d’être gêné. L’indifférence gay friendly ne rend pas service aux personnes homosexuelles.
 

84 – Si je pense que l’homosexualité se guérit, ça veut dire que je suis homophobe ?

Non. Ça veut dire que tu as reconnu l’homosexualité telle qu’elle est – une blessure identitaire et une violence amoureuse – et l’action libérante et aimante de Dieu et de l’Amour sur chaque être humain, quels que soient ses actes et ses souffrances.
 

85 – Attaquer une personne homosexuelle, est-ce de l’homophobie ?

Oui, bien sûr. Tout comme c’est de l’homophobie de défendre la pratique homosexuelle sans dénoncer sa violence.
 

86 – On me traite d’homophobe. Comment je dois réagir ?

Tu dois accueillir cette accusation comme une Vérité : oui, on peut tous avoir peur de soi-même et du semblable. Ensuite, tu peux demander à ton agresseur ce qu’il met derrière ce mot. Ça l’amènera à déplacer le débat sur les faits réels et à quitter le jugement de personnes. Enfin, tu peux donner ta propre définition de l’homophobie, et remercier joyeusement ton interlocuteur de la perche tendue.
 

87 – J’ose parler du lien entre homosexualité et souffrance, homosexualité et violence, homosexualité et insatisfaction. Et on me traite d’homophobe. Qu’est-ce que je dis ?

Tu peux répondre que la vraie homophobie, c’est d’ignorer la souffrance réelle des personnes homos qu’on prétend défendre. Il suffit de regarder un peu notre parcours (identitaire, affectif, sexuel, scolaire, amical, familial, amoureux, social et professionnel), de s’intéresser un peu à nous, pour comprendre que l’homosexualité c’est douloureux et compliqué. Même quand nous sommes entourées et accueillies. Nous, personnes homos, parlons souvent de notre blessure.
 

88 – Pourquoi les seules personnes qui s’attaquent aux personnes homos sont elles-mêmes homosexuelles ?

Parce que l’homophobie, c’est étymologiquement la peur du semblable (« homo », en grec, signifie « même »). Dès qu’un acte homo est posé, les deux personnes impliquées rejettent systématiquement la différence des sexes, donc se rejettent elles-mêmes puisqu’elles sont toutes deux issues de la différence des sexes.
 

89 – Que puis-je faire pour lutter contre le Sida ?

Défends la fidélité et condamne la pratique homosexuelle, hétérosexuelle, bisexuelle et libertine.
 

90 – Que puis-je faire contre l’homophobie ?

Rencontre les personnes homosexuelles, intéresse-toi vraiment à nos souffrances et aux violences que nous vivons, et ne pratique plus l’homosexualité.
 

91 – La Manif Pour Tous est-elle homophobe ?

Oui. Même si beaucoup de manifestants ne le sont pas, et que les leaders de cette organisation se sont défendus de toute homophobie. Par son refus de parler d’homosexualité et de laisser les personnes homosexuelles en parler en priorité, par sa justification de l’Union Civile et de « l’amour homo », LMPT a fait preuve d’une homophobie inconsciente et dramatique pour notre combat.
 

92 – Quelle a été la plus grosse erreur de La Manif Pour Tous ?

D’avoir négligé la primauté de l’homosexualité dans les débats, et d’avoir négligé la force du témoignage par la personne (homosexuelle, en l’occurrence). Les intervenants du mouvement n’ont pensé qu’à leur gloire perso, ont renié Dieu et l’homosexualité. Ils n’ont pas compris que le Gender était l’hétérosexualité.
 

93 – Pourquoi tant de manifestations contre le mariage gay ?

Les êtres humains, mariés ou célibataires, ne veulent pas que la différence des sexes – qui est le roc principal de notre identité et de notre amour – soit banalisée dans les textes de lois. La banalisation de la différence des sexes fragilise et menace toute la planète. N’ayons pas peur des mots.
 

94 – La grande majorité des personnes homosexuelles voulaient-elles du « mariage gay » ?

Non. La plupart considéraient le mariage comme une prison bourgeoise hypocrite hétérosexuelle et voulaient juste qu’on leur fiche la paix. Quelques mois avant l’approbation de la loi Taubira, elles ont changé d’avis par peur de passer pour des homophobes et des traîtres à leur propre camp.
 

95 – Pourquoi c’est une majorité de personnes hétéros qui ont voulu le « mariage gay » à la place des personnes homos ?

Les personnes qui se présentent comme « hétéros » se sont servies des personnes homosexuelles pour se venger secrètement du mariage traditionnel et religieux dont elles se contrefichent, parce qu’elles en ont fait une expérience ratée et douloureuse.
 

96 – Je ne vois pas pourquoi m’opposer au « mariage gay » vu que les hétéros ne font pas mieux…

Les hétéros ne sont pas une référence d’amour vrai. Le seul modèle que tu dois suivre, c’est uniquement les couples femme-homme qui s’aiment… et ils sont plus nombreux que tu croies.
 

97 – Il y a des problèmes plus graves et urgents à régler que le « mariage gay » (le chômage, la crise, les guerres) et il serait temps de passer à autre chose, vous ne croyez pas ?

Non. Un monde qui banalise et nie son socle d’Humanité qu’est la différence des sexes, s’autodétruit. La banalisation de la différence des sexes engendre la négation de tout individu, la destruction des familles et du mariage, et renforce le chômage, les inégalités sociales. La crise économique que nous vivons maintenant est le résultat direct de la banalisation de la sexualité par le « mariage pour tous ». Tout est lié. La Loi Taubira est responsable du chômage.
 

98 – Les couples homos peuvent fonder une famille et donner de l’amour à un enfant, comme tout le monde. Pourquoi me priverais-je de faire le bonheur d’un orphelin, ou des progrès techniques qui me permettent de transmettre la vie ?

Parce que tu dois à l’enfant que tu souhaites l’amour entre ses deux parents biologiques. Sans cet amour, il souffrira affectivement et identitairement. Regarde les désastres des divorces. Tout enfant a besoin, pour se construire, de savoir de quel amour incarné et complémentaire il est né. Sinon, c’est un drame.
 

99 – De quoi les enfants qui grandissent dans des couples homos manqueraient-ils ?

De l’amour entre leur vrai père et leur vraie mère de sang.
 

100 – Mes voisines de pallier (en couple lesbien) s’entendent bien. Et mon pote Jérémy vit avec ses deux « mamans » et ça se passe très bien. Elles sont trop sympas.

Et alors ? En quoi ça prouve l’« amour homo » ? Bien sûr qu’un « couple » homo peut vivre de certains bienfaits de l’amitié et tenir parfois plus solidement que bien des couples femme-homme. Bien sûr que deux personnes homosexuelles peuvent élever correctement un enfant. Bien sûr qu’il y a beaucoup de personnes homos individuellement sympas. La vraie question, c’est « Est-ce le meilleur et est-ce de l’amour ? » Je réponds non.
 

101 – Mon parrain ou mon oncle ou mon frère ou un ami m’invite à son « mariage » homo. Qu’est-ce que je fais ? J’y vais ?

Il ne m’appartient pas de te dire ce que tu dois faire. L’important est que ton choix soit guidé par l’amour de la personne dans la Vérité. Si ta Charité est couronnée de Vérité (en gros, si tu dis ce que ta foi te commande), la justesse de ta décision en découlera.
 

102 – Ma mère m’impose sa copine comme deuxième maman (ou bien mon père m’impose son copain comme deuxième papa) et je le vis mal.

Je comprends, et c’est légitime. On t’a volé l’amour entre ton père et ta mère. On t’a même peut-être carrément volé ton vrai père ou ta vraie mère (dans le cas de la PMA – bébé-éprouvette – ou de la GPA – Gestation Pour Autrui). C’est injuste. C’est tellement injuste que tu serais en droit de traîner Erwann Binet, Christiane Taubira ou Najat Vallaud-Belkacem en procès. Alors personne ne te demande de simuler avec la copine de ta mère un lien de parenté artificiel.
 

103 – Que dit l’Église catholique au sujet de l’homosexualité ?

Elle condamne les actes homos parce qu’Elle aime les personnes homosexuelles et qu’Elle ne veut pas leur mentir, nier leurs souffrances et leurs péchés, ni qu’elles s’auto-détruisent.
 

104 – L’homosexualité est-elle diabolique ?

Les personnes homos, non. L’acte homosexuel, oui. Car il rejette la différence des sexes, et donc la personne qui le pose. Je te renvoie aux codes « Amant diabolique » et « Se prendre pour le diable » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels).
 

105 – Les personnes homos risquent-elles d’aller en enfer ?

Oui si elles pratiquent leur homosexualité. Le rejet de la différence des sexes, c’est le rejet de Jésus et de son Église. Or l’enfer n’est pas autre chose que le rejet de Dieu. Te voilà prévenu !
 

106 – L’Église est-elle homophobe ?

L’Église, non. Les gens d’Église, en général, oui, car ils ont peur de l’homosexualité, peur des personnes homosexuelles, et font de l’homosexualité un « non-sujet » (au nom d’un humanisme spirituel et d’une recherche puriste de vérités positives), au lieu d’en faire une occasion joyeuse de sainteté, de Miséricorde, de Bonne Nouvelle universelle, au lieu de faire connaître à tous la libération qu’est la verbalisation du mal et l’intégration des pécheurs dans le plan de Salut divin.
 

107 – Les cathos sont-ils majoritairement contre l’« amour homo » ?

Non. Au contraire. Malgré leur réputation médiatique, ils sont à 90% « pour », et en faveur de l’Union Civile. C’est bien ça le drame. Ils sont d’une homophobie sidérante.
 

108 – Comment va me recevoir un prêtre si je lui parle de mon homosexualité ?

En général, très bien, même s’il existe des curés cons… mais c’est de plus en plus rare.
 

109 – Pourquoi aller me confesser ?

Parce que la confession (sacrement de réconciliation) efface carrément tes péchés sur ton Livre de Vie. Les démons, au purgatoire, ne pourront plus t’accuser sur les mauvaises actions que tu as avouées à un prêtre.
 

110 – Que devrait proposer l’Église catholique à la personne durablement homosexuelle ?

Bien plus qu’un simple accompagnement (convivial et spirituel) : carrément une vie, une vocation, une consécration spécifique, un don entier de la personne homosexuelle.
 

111 – L’Église doit-elle instaurer une pastorale spécifique pour les personnes homosexuelles ?

Oui. La condition homosexuelle, parfois durable pour un certain nombre d’entre elles, est une réalité d’Église. L’Église ne peut pas laisser sur le banc de touche tous ses fidèles concernés par la question. Elle a le devoir de leur faire connaître leur péché et de les y éloigner. Elle a le devoir de leur proposer Grand, de leur proposer le Royaume et la Sainteté.
 

112 – Une personne est-elle excommuniée (= écartée) par l’Église catholique si elle pratique son homosexualité et est en couple homo ?

Absolument pas. L’Église aime tout le monde, indépendamment des actes que chacun pose, et préfère même les pécheurs ! Elle existe surtout pour eux ! Une personne homosexuelle (même en couple) peut recevoir le baptême, et le sacrement de confession. Pour la communion, c’est autre chose.
 

113 – Pourquoi l’Église catholique devrait oser parler du thème de l’homosexualité ?

Parce que c’est Elle qui en parle le mieux. Ceux qui défendent l’homosexualité n’y connaissent rien, je te assure.
 

114 – Pourquoi le silence sur l’homosexualité pendant le Synode en 2015 au Vatican est dramatique et préoccupant ?

Parce qu’il traduit à la tête de l’Église un manque de foi en la beauté du célibat continent, en la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, et en la sainteté de tous les célibataires (homos ou divorcés remariés) qui se trouvent hors-mariage et hors-sacerdoce.
 

115 – Pourquoi l’Église catholique a-t-elle du mal à parler du thème de l’homosexualité ?

L’Église n’a pas de mal à en parler. Seuls les gens d’Église ont parfois du mal, parce que soit ils croient secrètement en « l’amour sans différence des sexes », soit ils pratiquent carrément le rejet de la différence des sexes et l’homosexualité en secret.
 

116 – Pourquoi y a-t-il autant d’homosexualité parmi les prêtres ?

Parce que certains prêtres ont cherché sincèrement à fuir leur peur de la différence des sexes dans le sacerdoce. Mais ils ne sont pas si nombreux. Et ceux qui ne s’adonnent pas à leur homosexualité sont de grands saints.
 

117 – C’est quoi le problème des associations protestantes d’accompagnement des personnes homosexuelles ?

En général, elles sont désincarnées. Elles partent du principe que Dieu peut agir dans la vie de l’individu sans la tendance homosexuelle, alors que souvent, Il se sert de celle-ci.
 

118 – Quel est le chemin de vrai bonheur pour une personne durablement homosexuelle ?

C’est le don entier de sa blessure homosexuelle aux autres et à l’Église, sans la pratiquer. C’est la continence (= abstinence pour Jésus), la fraternité, l’amitié, le service, l’explication de sa tendance homosexuelle, et l’évangélisation. Parfois même le mariage ou le sacerdoce.
 

119 – Homosexuel et catholique, est-ce compatible ?

Oui grâce à la continence. Non sans la continence. On ne peut pas se donner pleinement à l’Église (qui est la différence des sexes) et vivre un « couple » (même supposé « chaste » et « pratiquant catho ») qui rejette la différence des sexes, donc l’Église. On ne peut pas se donner pleinement à deux maîtres si opposés.
 

120 – Y a-t-il pour une personne durablement homosexuelle un autre chemin de bonheur que le couple ?

Oui. La continence (qui n’a pas la sècheresse de l’abstinence) permet la joie de la fraternité, de la mission, du combat pour la Vérité, de l’apostolat, de l’évangélisation, de la vocation d’Église, de la sainteté.
 

121 – Pourquoi devrais-je arrêter de regarder du porno ?

Le porno t’enlève de la joie car tu te donnes à une image qui défigure la beauté de la sexualité. Et il t’enferme sur toi-même. Beaucoup de garçons, en regardant du porno même hétéro, en viennent à se poser la question de l’homosexualité. C’est fréquent. J’ai reçu de nombreux témoignages allant dans ce sens.
 

122 – Comment arrêter la masturbation et le porno ?

En exerçant ta liberté. Si tu veux que ça s’arrête du jour au lendemain, sans douleur et sans effort, ça s’arrêtera, et pour toujours. Il suffit juste de le décider fermement, sans théâtre ni caprice. Personne ne peut se masturber à ta place ni ne peut te forcer à le faire. Si tu retombes, c’est exclusivement de ta faute. Et une fois que tu arrêtes, tu sors de la honte et de la tristesse éternelles. Allez arrête tout de suite.
 

123 – Je suis un chaud lapin, très tactile, très câlin, très romantique, qui ne sait pas rester seul et qui adore embrasser. Comment pourrais-je renoncer au couple et être continent ?

Ne te fie pas aux apparences. Les « boules d’émotivité » les plus sensibles et fragiles dans certaines situations se révèlent les plus fortes dans d’autres cadres. C’est mon cas. Nos pulsions, nos lieux de tentation et nos fragilités, bien orientés, peuvent devenir le moteur de sainteté et de force qu’on rejetait et qui nous faisaient jadis tomber quand on s’y adonnait ! Derrière le libertin se cache un grand ascète qui s’ignore. C’est parce que tu es libertin que tu peux être continent !
 

124 – Quels apports donnent les personnes homosexuelles à la société ?

Le grain de fantaisie et de folie qui détend l’atmosphère, un regard acéré sur le monde, la désinhibition et la décomplexion sociale, l’amitié, la beauté de la fragilité et de la dissidence offertes fraternellement, le jeu avec la différence des sexes, la sensibilité qui peut nous rapprocher des autres.
 

125 – Les personnes homos sont-ils plus sensibles et créatives que les autres ?

Non. Il ne suffit pas d’être blessé pour devenir sensible, génial et artiste. La souffrance peut nous rendre plus proche et réceptif à celle des autres, tout comme elle peut nous enfermer dans la destruction et l’autodestruction.
 

126 – Quels apports donnent les personnes homosexuelles à l’Église ?

La preuve humaine de l’Universalité de l’Amour de Dieu, de la Miséricorde et de l’Humour divins, de la préférence de Jésus pour les pécheurs et les fragiles, de la force évangélisatrice qui transcende nos faiblesses humaines sans les nier.
 

127 – Peut-on être homo et saint ?

Oui. Car c’est par nos fêlures données à Dieu que la lumière de Jésus passe le mieux, de manière plus éclatante, originale et décalée !
 

128 – C’est quoi les richesses de l’homosexualité ?

C’est l’humour et la convivialité dans la vulnérabilité. Une personne blessée sexuellement, mais qui se donne quand même aux autres sans s’adonner à sa fragilité, ça met tout le monde à l’aise, ça décomplexe. Sa blessure homosexuelle offerte devient une porte où tous les blessés de la vie ont envie d’entrer.
 

129 – Les personnes homos sont-elles plus proches des pauvres, des gens qui souffrent ou qui sont tristes ?

Si elles reconnaissent et accueillent humblement leur blessure, beaucoup d’entre elles peuvent alors comprendre encore mieux ceux qui souffrent et les rejoindre. Nous, personnes homosexuelles, sommes des évangélisateurs de première catégorie.
 

130 – Pourquoi le cocktail homosexualité-foi dépote ?

Parce qu’il est inattendu, réel, drôle, et démontre que Dieu appelle vraiment tout le monde, même ceux qui le rejettent ou qui sont des handicapés sexuels.
 

131 – Que je me sente homo ou pas, je pense de toute façon que Dieu m’aime comme je suis et qu’il me destine à une grande vie.

Il n’y a pas de doute là-dessus ! Je le crois aussi dur comme fer.
 

132 – J’aimerais faire un cadeau à mon ami homo. Vous avez une idée ?

Envoie-lui ce questionnaire court et facile à lire.
 

133 – Mon ami homo ne croit pas en Dieu. Comment je lui parle de vous ?

L’homosexualité ouvre tous les cœurs. Et sa combinaison avec la religion intrigue beaucoup plus de personnes homos qu’on ne croie. Les athées seront les premiers à nous évangéliser s’ils se convertissent.

Film « La 5e Vague » : La puce électronique de l’Antéchrist faussement dénoncée, puis remplacée et justifiée par le boboïsme

5 vague apocalypse
 

En visionnant au cinéma à l’instant le film « La 5e Vague » (« The 5th Wave ») de J. Blakeson, je croyais aller voir un banal film-catastrophe pour teenagers américanisés attardés à la « Twilight ». En réalité, j’y ai puisé tout ce qui me permettra d’écrire sans doute l’un de mes plus importants articles sur l’Antéchrist, la puce électro, le boboïsme, et la fin des temps. Car on y trouve non pas tout le programme de l’Antéchrist (car ce film ne reste qu’une fiction qui ne peut pas être prise au pied de la lettre : elle nous mène d’ailleurs en bateau et nous conduit sur des fausses pistes concernant l’Antéchrist, le déroulement des fins dernières, notre avenir), mais en tous cas toute la technique de l’Antéchrist. Qui l’eût cru avec un navet pareil ?? Même pas moi !
 
5e Vague Puce
 

Beaucoup de films en ce moment nous parlent de la puce et de la fin du monde (« Die Welle », « Kingsman », « Steve Jobs », « San Andreas », « Man Of Steel« , etc.). Mais là, j’ai été gâté puisque « La 5e Vague » est un film en apparence contre l’Antéchrist, contre la puce et contre le Gouvernement Mondial… et pourtant, qui tente de les imposer d’une autre manière, par le biais du boboïsme et de la lutte contre l’Antéchrist, la puce et le Gouvernement Mondial. Très fort ! Cela m’a fait comprendre qu’il fallait aborder la puce autrement que comme ceux qui la diabolisent à la hâte en tant que « monstrueuse marque de la Bête de l’Apocalypse ». Quelle joie ! Oui, la véritable puce électronique qui séduira l’Humanité va s’afficher contre elle-même, comme une anti-puce. J’en suis maintenant convaincu.
 

L’Antéchrist est quelqu’un de particulièrement rusé et génial. J’avoue même que son génie est déroutant. Je ne sais pas exactement comment ni quand il va agir, mais ce que je pense avoir compris, c’est sa manière d’agir, son plan d’attaque contre l’Humanité, plan qui, par ses paradoxes, risque de dérouter même ceux qui le dénoncent ou qui ont étudié la puce électro depuis longtemps :
 

1) D’abord, l’Antéchrist compte PRÉVENIR CONTRE LUI-MÊME et de manière en plus apparemment hyper réaliste, franche et transparente (comme un magicien qui explique ses tours, sa perfidie), pour se mettre à l’abri de tout soupçon. Il met en garde contre les conséquences dont il chérit secrètement les causes. Il va même se dépeindre comme un ami des Hommes, comme un ennemi farouche de lui-même, de la puce et de la technologie qu’il va imposer. Le portrait scientifique et cinématographique que lui et ses agents donnent de la puce la désigneront aux yeux des gens sensés comme une fausse piste. Et en effet, la puce électronique est une quasi « fausse piste », autrement dit une fausse « fausse piste ». En tous cas, tel que les opposants à la puce se la représentent.
 

2) Ensuite, dans un second temps, l’Antéchrist va faire en sorte que l’Humain se méfie de ses pairs et de Lui-même, qu’il perde l’Espérance (au profit de l’espoir = une Espérance sans le Christ) et se réfugie dans la révolte, la désobéissance, une autonomie qui est une fausse liberté, un individualisme qui prendra la forme perverse d’un altruisme mondialisé. Il va faire en sorte d’IMPOSER LA PUCE sous une autre forme que celle que les scientifiques, les réalisateurs, les bobos, les dénonciateurs du Gouvernement Mondial, avaient conceptualisée, caricaturée et diabolisée dans leurs élans paranoïaques : une forme naturelle, écolo, humaine, anti-technologique, anti-puce électronique, rebelle, solidaire, c’est-à-dire le BOBOÏSME. Comme ça, l’Antéchrist laisse l’être humain se pucer lui-même, et accepte de se faire passer pour le méchant de service afin de fournir à l’être humain l’orgueil et l’illusion de lui avoir échappé.

 

Plan quasi parfait. « Je te mets en garde contre moi-même en me caricaturant de façon réaliste ; cela détourne ton attention pour que je m’impose à toi par le biais du boboïsme. » Ou bien « Je te préviens contre moi-même pour que tu ne te méfies pas de moi, tout en te faisant croire que tu t’opposes à moi victorieusement. Puis je te fournis les moyens – la pomme, la puce, la technologie bio – de t’autodétruire en te donnant l’impression que je n’interviens pas, que tu vas te sauver tout seul et que, par ton acte de rébellion contre moi et contre Dieu, tu vas devenir libre, autonome, immortel, régénéré, semblable à un dieu. Et finalement, tu te soumets à moi et à ton orgueil. Au moment où tu te donneras la mort, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même et à la puce invisible que je t’avais donnée et dont tu t’étais attribué l’invention ! »

 

C’est exactement ce renversement, ce passage diabolique de relai, qu’on observe dans « La 5e Vague ». Et je vais vous montrer comment ce film dénonce la puce et le Gouvernement Mondial parce qu’il en est l’inconscient/le meilleur promoteur. L’Antéchrist se piège lui-même. C’est pour cela – en plus d’avoir été terrassé par l’humilité de la Sainte Vierge et de Jésus – qu’il a perdu.
 
 
 

L’Antéchrist prévient contre lui-même :

La fin des temps (transformée d’ailleurs en fin du monde) est le thème principal du film « La 5e Vague », et elle prend la forme de l’impérialisme extra-terrestre qui ne demande qu’à s’étendre et à posséder la terre pour satisfaire sa boulimie d’espace vital et de pouvoir, et pour tuer tous les Hommes. C’est également le projet de l’Antéchrist et du diable : l’homicide.
 
5e Vague - Vosh
 

Le Colonel Vosh haranguant ses jeunesses

Le Colonel Vosh, l’Architecte haranguant ses jeunesses


 

Le sujet central du film, même si ce n’est pas dit explicitement, c’est l’Antéchrist. Ce dernier est incarné par le Colonel Vosh, le chef des extra-terrestres qui se fait passer auprès des Nord-Américains pour leur Sauveur et le chef des armées terrestres. Il a tout du parfait imposteur, du faux Christ : en apparences il fait de bonnes actions, protège les survivants, est justicier des orphelins, cite la Bible (devant ses jeunes recrues, il va jusqu’à plagier oralement saint Paul aux Corinthiens : « Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face. »). Le Colonel Vosh forme des élites de combat (sans leur révéler qu’elles se battent en réalité contre lui). Dans « La 5e Vague », l’ambiguïté satanique de l’Antéchrist, qui sera un imitateur de Jésus, est donc apparemment fidèle à ce que sera le véritable Antéchrist. Portrait « réussi ».
 
5e Vague anti casque réalité virtuelle
 

De plus, le synopsis du film suit une progression narrative à la fois traditionnellement apocalyptique, à la fois moderne et adaptée à des fléaux tout à fait réalistes pour notre monde actuel. Donc le spectateur s’y laisse prendre, même s’il sait que ça reste de la fiction d’anticipation, de l’invention. Les châtiments que les extra-terrestres réservent à l’Humanité sont découpés en 5 étapes – les fameuses « vagues » : la première c’est la coupure générale de l’électricité, la deuxième ce sont les tremblements de terre et les tsunamis ; la troisième ce sont les virus (par les oiseaux) et les maladies (la grippe aviaire) ; la quatrième c’est l’invasion des extraterrestres ; la cinquième c’est la destruction complète des êtres humains par eux-mêmes (le projet, c’est qu’ils s’entretuent en croyant éradiquer les extra-terrestres, car les extraterrestres ont réussi à se faire passer auprès d’eux pour des Humains, et à leur faire croire que les Humains étaient eux). Tout semble donc dramaturgiquement se tenir, qu’on soit croyants catholiques ou athées terre-à-terre. Et l’effet de renversement crée autant de suspens qu’il respecte en apparence le fonctionnement de l’Antéchrist.
 

Comme si les preuves d’intégrité et de moralité ne suffisaient pas, comme si les assises sur la Bible manquaient, le film semble en plus pointer du doigt les périls et les effets pervers de la puce RFID, de la géolocalisation subcutanée, du fichage. Dès le début du film « La 5e Vague », tous les endroits corporels où la puce électronique est censée être implantée sont montrés comme dangereux, suspicieux, et sont détruits. « Je lui enlève son traceur ! » (Ben arrachant la puce implantée dans la nuque du petit Sam) Par exemple, dans la première scène du film, Cassie, l’héroïne chargée de tuer les extraterrestres, fusille un soldat parce qu’elle se méfie de sa main et du flingue que celle-ci porterait : « Qu’est-ce que tu as dans ta main ??? » Ensuite, l’infirmière-sergent Reznik injecte de manière très violente des « traceurs » et des lentilles à l’intérieur de la nuque des Humains pour les géolocaliser. Le marquage, le référencement et le comptage des individus, réduits à des numéros de matricule, même pour leur bien, sont également dénoncés. La dépersonnalisation est figurée par le changement de noms et l’apparition des surnoms. Les appareils de détection hyper High Tech (les casques à réalité virtuelle, servant de test de reconnaissance des extra-terrestres) sont aussi décrédibilisés. Bravo les réalisateurs ! C’est PRESQUE courageux et anti-Gouvernement Mondial !
 

Ben et le Colonel Vosh

Ben et le Colonel Vosh


 

La politique sanitaire et sécuritaire du Gouvernement nord-américain (qui se révèlera être le Gouvernement des extra-terrestres) est incriminée : les méchants amènent les Humains dans leurs centres de détention (Base militaire de Wright-Patterson) pour soi-disant les immuniser contre les attaques des extraterrestres, les transformer en armée anti-extraterrestres efficace, et assainir leur espèce humaine, et en réalité les formater pour les transformer en extra-terrestres. Le piège de la fausse gentillesse de la technologie aseptisée est bien dépeint. L’Antéchrist les met en garde contre les pièges qu’il leur tend, pour s’innocenter et les manipuler en leur imputant un péché de naïveté, d’aveuglement puis de collaboration. Très bien joué au niveau du scénario et de l’imagerie logique de l’Antéchrist. Et pourtant…
 
 
 

L’Antéchrist s’impose de manière invisible par la forme rebelle, sentimentale et individualiste, du boboïsme spiritualiste athée :

Certes, « La 5e Vague » prévient contre la dualité de l’Antéchrist. Certes, il prévient même contre la puce électronique. Mais c’est une illusion antéchristique, car d’un autre côté, par le boboïsme, lui et les réalisateurs la font passer en douce. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’extra-terrestre gentil (le personnage d’Evan) dans ce film est accueilli au nom de l’Amour, de la Vie et de la désobéissance aux clichés des méchants et à l’autorité des puissants. Il passe entre les mailles du filet de protection et de rébellion. Et il est comme la puce : un pur esprit qui se télécharge (et se met à jour) dans nos propres corps via un programme joliment nommé « Wonderland ». Le Wonderland des bobos, assurément !
 

La série DIG

La série DIG


 

« La 5e Vague », malgré ses prétentions de désobéissance à l’Antéchrist et à la puce, est un hymne aux « bonnes » raisons qui feront que, concrètement, beaucoup d’Hommes se soumettront à la puce et à l’Antéchrist sans même s’en rendre compte. Car porter la puce sera présenté comme le summum de la rébellion révolutionnaire, de la désobéissance conquérante, de la liberté, de l’humilité, de la simplicité, de la spiritualité « vraie », de la sécurité !
 
5e Vague nuque
 

D’ailleurs, « La 5e Vague » cultive la peur (chez ses personnages et chez les spectateurs) qui « justifie » la réponse sécuritaire de la puce : « On n’est plus en sécurité nulle part. » (le père de Cassie à sa fille) ; « Comme les Autres nous ressemblent, nous ne pouvons plus faire confiance à personne. » (Cassie) ; « On n’est plus en sécurité nulle part. » (Cassie)
 

Le film « La 5e Vague » s’en prend aux idées qu’il défend. Par exemple, tous les héros positifs du film sont contre la puce électronique… mais sont suspendus à leur portable (c’est d’ailleurs le seul objet technologique inutile que Cassie prend soin d’emporter avec elle dans son sac au moment de sa fuite…). Le téléphone mobile occupe une place prépondérante dans ce film.
 
5e Vague cerveau
 

Autre exemple d’incohérence entre la bonne intention et les faits : les méchants du film, même s’ils ne révèlent leur méchanceté que tard, sont quand même repérables à des kilomètres et manichéisés. Le Colonel Vosh n’est pas un si bon exemple de la contrefaçon que sera l’Antéchrist (le personnage simplifie, et finalement couvre le véritable Antéchrist par sa caricature). Les escadrons de la mort représentés par les jeunesses militaires endoctrinées semblent également tout droit sortis des stormtroopers (soldats-clones) de « Star Wars ». Quant à la méchante infirmière Reznik, là, c’est carrément de la méchanceté cinématographique avec des voyants rouges ! « Nous z’afan les moyé dé fou faire parlé ». Il n’y a que la méchanceté d’Evan qui semble un peu complexifiée et réaliste au départ… mais très vite elle finit par se simplifier, se manichéiser et se résoudre en gentillesse par l’opération des sentiments amoureux dits « irrationnels ».
 

Autre exemple, le film persécute l’altérité : les méchants extraterrestres s’appellent « les Autres », à l’instar des revenants invisibles et à apparence humaine du film « The Others » (2001) d’Alejandro Amenábar. Mais en même temps, tout le film porte aux nues l’anticonformisme et l’altérité. On voit bien ici que la haine de l’altérité cache une idolâtrie pour l’altérité. D’ailleurs, ce qui différencie un Humain d’un extraterrestre est rendu invisible par l’amour ou la perversion tactique des méchants. Cassie finit par tomber amoureuse d’un « Autre » gentil, Evan, qui par amour pour elle, sera traître à sa propre « nature » extraterrestre, et sera un autre-« autre » pour ainsi dire, un « agent dormant » comme l’appelle Rick Yancey. Je souligne au passage que cette idolâtrie pour la différence et l’altérité, propre au boboïsme – idéologie fondée sur l’indéfinition, l’anti-conformisme et l’altérité absolue – se contredit toujours elle-même… car il arrive toujours un moment où l’autre, c’est soi ! La frénésie mondiale pour la différence (« N’avoir d’autre vœu que l’Autre, même un instant. » chante Mylène Farmer) équivaut d’une part à ne plus reconnaître les véritables différences et leur bénéfique mélange, et d’autre part à vouer son âme au diable (« l’Autre » est l’un des noms du diable dans la Bible).
 

Autre détail qui cloche. Le film « La 5e Vague », tout comme le Gouvernement Mondial, persécute l’Humanité, mais au nom du Salut de l’Homme par Lui-même, au nom de l’idéologie de l’Humanisme intégral. Comme je l’explique plus longuement dans mon article sur l’Antéchrist, l’humanisme intégral est l’autre nom du diable, car il vise le Salut de l’Homme sans Dieu, donc finalement sans l’Homme, car Dieu est présent en tout Homme en Jésus), au nom de l’espoir et de la sauvegarde du « Vivant ». « Les structures de péché nous donnent l’illusion de vouloir un humanisme intégral : c’est cela leur projet affiché. Or l’humanisme intégral ne sera effectif que dans la gloire ! En attendant, sur la terre, l’humanisme n’est pas intégral puisqu’il va falloir souffrir et mourir ! » (le frère Samuel, dans Les Attaques du démon contre l’Église, Actes du colloque de Banneux, Éd. Bénédictines, Paris, 2009, p. 80) Je vous renvoie au code « Je suis vivant » de mon livre Les Bobos en Vérité, capital pour comprendre l’illusion de l’humanisme intégral (qui souvent se décline en spiritualisme intégral, d’ailleurs). « La 5e Vague » surfe complètement sur la vague rebellisante, cool et humaniste, de l’Humanisme intégral. Par exemple, l’objectif affiché du boboïsme antéchristique – et c’est particulièrement visible dans « La 5e Vague, c’est d’ÊTRE HUMAIN, de REVENIR ÀL’HUMAIN, de METTRE L’HUMAIN AU CENTRE, de DÉFENDRE L’HUMAIN, de SE SENTIR VRAIMENT VIVANT, de REJOINDRE LA VRAIE VIE. « Tu m’as donné envie de redevenir humain. » (Evan s’adressant à Cassie) ; « Alors je te sauve toi. Pour me sentir humain. » (Evan à Cassie) ; « Il avait l’air humain. » (Cassie parlant du Colonel Vosh) Dans le générique final, la chanson « Alive » de Sia vient boucler la boucle bobo.
 

Très clairement, le film marketing « La 5e Vague », même s’il fait la part belle à l’humanisme, donne concrètement une mauvaise image de l’Humain, cherche à éradiquer les êtres humains tout autant que ne le veulent les extra-terrestres du scénario. Le plan de l’Antéchrist est défendu par ceux-là mêmes qui devraient le dénoncer : « Comment supprimer les Humains ? D’abord, on leur supprime leur humanité. » dit l’héroïne Cassie. Le projet homicide de l’Antéchrist, c’est de transformer l’Homme en ennemi de lui-même, par la peur, la désespérance et le progressisme altruiste : « Nous sommes la Cinquième Vague. » (Ben parlant de l’Humanité comme le dernier fléau qui va s’être fatal). Ce film crée ce qu’il combat. Car tout centrer sur l’Homme (sans Dieu) revient à Le détruire. L’humanisme intégral, c’est l’autre nom de la Bête.
 

Tout l’argumentaire spiritualiste du boboïsme antéchristique repose sur l’optimisme, sur l’espoir humaniste (et non pas l’Espérance, qui laisserait entendre qu’il y a une prise en compte de la mort et de la Résurrection du Christ) : « Notre espoir. Notre avenir. » (le Colonel Vosh) ; « Pour les Autres, notre espoir est notre faiblesse. C’est notre espoir qui nous maintient en vie. C’est notre espoir qui nous mènera à la victoire. C’est notre espoir qui nous rend humain. » (cf. la phrase finale de Cassie qui vient conclure le film) Non seulement cet humanisme intégral optimiste est de la sottise mielleuse, mais il est dangereux, orgueilleux. Car on sait combien l’Homme, sans le Christ, est un loup pour Lui-même. L’optimisme est l’opium d’un monde qui déprime, qui se tire une balle dans la tempe en croyant se sauver par lui-même.
 
5e Vague Espoir
 

L’orgueil de la bienpensance bobo, se croyant affranchie et victorieuse d’un mal qu’elle caricature en croyant le dépeindre avec réalisme, transparaît de tous côtés de « La 5e Vague ». D’ailleurs, cette cinquième vague n’est jamais nommée. C’est logique : elle est la vague du boboïsme. Et le boboïsme n’aime pas se nommer ni être nommé. Dans ce film pseudo anti-Antéchrist, tous les héros se croient tout-puissants : par exemple, Ben se prend pour Spiderman et porte même le surnom de « Zombie » ; Evan est mi-humain mi-extra-terrestre. Cassie joue les Lara Croft. Et Ringer, la femme indépendante asexuée, sans fesses, sans corps, avec des yeux derrière la tête.
 

Comme dans tout film fomenté et financé par la Franc-Maçonnerie mondialisée, on retrouve le champ lexical de la lumière et de l’architecture. « La 5e Vague » s’achève sur une image du couple Ben/Cassie scrutant le ciel et se prenant pour des astres lumineux : Cassie, dont le nom vient de la constellation Cassiopée, affirme d’ailleurs qu’elle s’appelle « Cassiopia » : « Je cherche les étoiles. » C’est trooop beau… Grâce à ce film, j’ai par ailleurs appris (chic !) que « boussole » se disait « compass » en anglais. Et bien sûr, le compas est l’un des instruments majeurs du Grand Architecte (l’Antéchrist) défendu par les francs-maçons. Dans « La 5e Vague », c’est grâce au « compass » de Cassie que l’héroïne et son bellâtre extra-terrestre Evan se dirige vers la base militaire de l’Antéchrist : « Do you have a compass ? » (« As-tu une boussole ? ») demande Cassie à Evan. Yes, I have. (Yes, WE CAN.)
 
5e Vague Étoile
 

« La 5e Vague » participe de cette désincarnation et de cette virtualisation de l’Humain que pourtant il dénonce en intention. En effet, tous les personnages transgressent le Réel et donc l’Humain. Ils éjectent les 4 rocs sur lesquels reposent le Réel et l’Amour : la différence des sexes (le lesbianisme latent dans l’amitié fusionnelle entre Lisa et Cassie ; Ben, le gars viril du lycée, qui a un portable rose et qui s’identifie à sa sœur) ; la différence des générations; la différence des espaces ; la différence Créateur-créatures à savoir Jésus et l’Église institution catholique.
 
5e Vague Christ
 

Concernant le viol de la différence Créateur/créatures, donc l’Église catholique, je reconnais que ça m’a laissé sans voix. Le film « La 5e Vague » commence par une scène hautement symbolique : dans une station de service, Cassie, la jeune héroïne, tire mortellement avec sa kalach sur un soldat à terre qu’elle prend à tort pour un extra-terrestre, simplement parce qu’elle a confondu l’éclat lumineux de la Croix du Christ qu’il portait à sa main gauche pour compresser sa blessure de guerre, avec un rayon lumineux dangereux venu de l’Espace. Le film démarre sur le meurtre du catholique, sur un homicide-déicide christique ! C’est quand même fort de café ! Le message et l’orientation antéchristique ne peuvent être plus clairs ! Bien évidemment, la scène sacrilège est coupée au montage dans la bande-annonce du film… Sans aller voir entièrement le film, le spectateur lambda ne peut pas deviner la cathophobie du geste fictionnel homicide.
 

 

Dans le film « La 5e Vague », et dans de plus en plus de films, on essaie de nous faire croire, pour effacer le plan divin d’Amour de Dieu, que le Big Bang est le fruit du hasard et de la physique, que les extra-terrestres existent (de surcroît, de la manière la plus « scientifique » et la plus sincère du monde ! Lien 1 et lien 2) et que ce sont eux, et non Dieu le Père ni l’Antéchrist, qui envoient ces fléaux à l’Humanité ou qui sauveront la planète si on accepte de collaborer avec eux. L’objectif de cette propagande médiatique est de détourner l’attention de l’Humanité sur la réalité du combat spirituel entre les forces du Bien (dirigées par le Christ) et les forces du mal (dirigées par satan et son Antéchrist). La construction cinématographique du mythe des extra-terrestres tente également de concurrencer et de décrédibiliser les futurs signes extraordinaires que la Vierge Marie ou Dieu le Père donneront très prochainement à tous les Hommes (l’Avertissement, le Grand Miracle, les apparitions de la Croix lumineuse du Christ dans le ciel, etc.), signes que les scientifiques de mauvaise foi feront passer pour des phénomènes naturels explicables et anodins, pour des hologrammes venus du Troisième Type.
 
5e Vague Extraterrestre
 

Concernant le viol de la différence des espaces, le scénario panthéiste du film est construit entièrement sur l’envahissement fusionnel du monde terrestre par le monde extra-terrestre, de l’anéantissement de la terre par l’Univers. L’espace maritime vient même mordre les côtés, et manger l’espace terrestre. Mais ça ne s’arrête pas là. Ce film est carrément une apologie de la guerre, un guide « pédagogique » de maniement des armes à feu, une méthode assimile militaire masquée. Car qui attend d’un film de divertissement qu’il nous présente à trois reprises (c’est quand même bluffant ! Moi, ça m’a laissé « sur le cul ») des séquences très détaillées nous expliquant comment se compose un flingue et comment il se charge (scène entre Cassie et son père), comment on pique l’arme d’un adversaire (scène entre Cassie et Evan), comment on vise une cible sans la rater et on fait une clé de bras pour foutre à terre son ennemi (scène avec Ben et Ringer, la tireuse d’élite) ? Le Gouvernement Mondial vient jusque dans les salles de cinéma pour former ses beaufs et ses nouvelles recrues, vu qu’Il ne parvient pas encore à les recruter sur le terrain ou à les former grâce à feu « service militaire ». Et le pire, c’est que ce lavage de cerveau, cette propagande, cette formation paramilitaire, se donne des airs et des intentions antimilitaristes, Peace & Love, désertrices, pacifistes ! « La 5e Vague » dénonce ouvertement l’enrôlement militaire de la jeunesse qu’il met pourtant en place sur les écrans ! Hallucinant.
 
5e Vague Inceste banc
 

Concernant le viol de la différence des générations, « La 5e Vague » s’est aussi déchaîné. Par exemple, Ben est responsable du téléphone portable rose de sa sœur. Cassie prend la place de son père et venge sa mère. Les jeunes héros – Ben, Ringer, Cassie, Evan – remportent la victoire contre les méchants vieux – le Colonel Vosh, le sergent Reznik. Evan, l’extra-terrestre, a assassiné toute sa famille. Le matricide est représenté par Cassie qui étrangle à mort l’infirmière Reznik et enterre sa mère. Le jeunisme et le maintien en enfance (avec le nounours en peluche) sont particulièrement marqués. La prédominance de l’inceste fraternel – lien fusionnel entre Sam et Cassie, ou entre Ben et sa sœur, montré comme plus fort que l’amour et que la mort – est un leitmotiv des films bobos. Ben porte même un médaillon de sa sœur au cou ! En fait, la puce des bobos est bel et bien l’inceste, cette idolâtrie pour la fraternité amoureuse, pour cette Humanité qui Se fait l’Amour à Elle-même (dans l’Espoir !).
 

Et voilà la belle quenouille

Et voilà la belle quenouille


 

Concernant enfin le viol de la différence des sexes, « La 5e Vague » est un monument de féminisme panthéiste asexué et de misandrie (haine des hommes et des pères). Dès le début du film, tous les pères sont fusillés en masse par l’armée des extra-terrestres dans un hangar parce qu’ils refusent de se voir séparer de leurs enfants. Cassie assiste d’ailleurs impuissante à la mort de son père en direct. Dans « La 5e Vague », les femmes sont quasiment toutes plus fortes que les hommes, insoumises, autoritaires, inaccessibles. Dans le cas contraire, la supériorité des mâles est suspecte, « machisée », ou vient de leur surhumanité. Les jeunes femmes jouent les fiers-à-bras, les p’tits mecs. « Je m’en sortirai bien toute seule. » (Ringer) ; « T’as pas à être forte tout le temps. » (Evan conseillant timidement à Cassie d’arrêter de jouer qui elle n’est pas) Elles portent des noms masculins ou/et asexués (Ringer, Reznik, Teacup…). Quand elles ont été élevées dans du coton, elles sont invitées à entrer dans les sections d’assaut. Et quand elles sont d’âge mûr, elles deviennent des infirmières militaires pète-sec. L’héroïne du film, comme dans toutes les super-productions hollywoodiennes actuelles, est encore et toujours une jeune femme. C’est la victoire de ce que l’évêque Monseigneur André Léonard appelle très justement « le mythe pansexualiste du ‘féminin sacré’ », dans son livre Les Raisons d’espérer (2008) (p. 93). L’inversion des sexes dans « La 5e Vague » s’observe même dans l’onomastique (étude des prénoms) : Ève devient un homme, à travers le personnage d’Evan. Et Cassie, la « fille des étoiles », matte Evan en train de se baigner nu dans un lac, dans leur Jardin d’Éden New Generation. Le film « La 5e Vague » est un hymne à la neutralisation de la différence des sexes, à l’asexuation, à la sur-féminité agressive (qui prétend prendre la place des mâles) : « Elle est cool. » s’exclame la jeune Teacup en observant pleine d’admiration Ringer, sa camarade plus âgée, faire la nique aux hommes parce qu’ils osent la regarder avec désir : « Et pas de remarques sexistes dégradantes ! ». Dans « La 5e Vague », les femmes soumettent les hommes, même en amour. Par exemple, Cassie, en vraie teen-age hystérique de soap-opéras, fout une gifle à son amant Evan (qui ne s’en révolte même pas : « Je suis désolé. » dit le jeune homme passivement). Alors qu’Evan est une crème de boy friend, la capricieuse Cassie lui fait mordre la poussière : « Mets-toi à genoux. » (Cassie s’adressant à Evan) ; « Si tu me suis, je te tue. » (Cassie s’adressant à Evan) En somme, les héros de ce film ne croient absolument pas en l’Amour incarné (dans la différence des sexes) et durable. Evan crache le morceau, le refrain bobo : « L’amour n’est qu’illusion. »
 

Ringer

Ringer


 

À ce titre, « La 5e Vague » est un ramassis de boboïsme du Gouvernement Mondial. On y retrouve énormément des 60 codes bobos de mon livre Les Bobos en Vérité qui traite précisément de la forme sucrée, désordonnée, cool et verte, que prend l’idéologie noachide du Gouvernement Mondial antéchristique : la figure de l’Effrontée, la place de l’inceste et de l’incestuel, la Nature « méchante », la religion naturelle (avec Evan en bûcheron sexy qui coupe du bois comme au bon vieux temps, dans un chalet sans électricité…), les tapisseries fleuries, le goût d’un rétro retravaillé en images de synthèse, le journal intime (On y croit tous…), Cassie photographe, le bonnet qui sert à rien, la nostalgie musicale travaillée, etc. etc. D’ailleurs, lorsque j’ai quitté la salle de cinéma, j’ai vu un seul spectateur qui arrivait dans la salle pour voir la séance suivante du même film. Et c’était une caricature du bobo : lunettes de mouche, chapeau Charlie Winston, barbu. Ça m’a trop étonné…
 
5e Vague Bonnet
 
5e Vague journal
 
 
 

C’est quoi la solution ? :

Vous pourrez vous offusquer tant que vous voudrez en lisant ce que je vais écrire maintenant. Mais le film « La 5e Vague » est antéchristique par excellence. Pour votre formation aux fins dernières, je vous conseille d’aller le voir. Le diable nous explique qui il est à travers ce film tout en croyant et en nous faisant croire qu’en nous prévenant contre lui, il détournera l’attention. Il dit ce qu’il fait mais soit ne fait pas ce qu’il dit, soit fait ce qu’il dénonce.
 

Alors, après avoir identifié tout cela, vous allez me dire : Qu’est-ce qu’on peut faire pour lutter contre ce ravissement génial ? Comment faire en sorte que les autres s’en aperçoivent ? Comment les alerter contre l’Antéchrist ? Comment ne pas se faire avoir ? C’est compliqué à expliquer, cette contrefaçon, surtout aux esprits les plus simples.
 

Je vous répondrais : Ne vous en faites pas. C’est à la fois compliqué si on regarde le piège de près, et fondamentalement il est accessible et déjouable pour tous. Car Dieu se rend compréhensible aux plus humbles et aux plus simples.
 

Le signe pour reconnaître l’Antéchrist, c’est sa désobéissance au Christ. Et le meilleur moyen de ne pas se faire berner, c’est l’humilité et l’obéissance au Christ. D’ailleurs, si vous écoutez attentivement, « La 5e Vague » repose tout entier sur l’idéologie de la désobéissance, de la méfiance et du rejet du Réel (différence des sexes, des générations, des espaces et de l’Église). La désobéissance et l’autonomie individualiste y sont héroïsées. Elles seraient la quintessence de la vraie liberté, de la vraie identité ! En revanche, les apparences (donc l’Incarnation christique) sont montrées comme forcément trompeuses (tout comme les « clichés » et les « stéréotypes »), l’obéissance est présentée comme un danger, une manipulation, une perfide et inconsciente soumission. J’ai relevé dans le film au moins quatre occurrences directes à la désobéissance valorisée : « Ce n’est pas parce qu’il est en uniforme que tu dois lui obéir. » (Cassie s’adressant à son père, concernant le Colonel Vosh) ; « indiscipline » (les jeunes soldats dans leur caserne) ; « Tu me donnes pas d’ordres. » (Ringer s’adressant à son supérieur Ben) ; « J’ai désobéi. » (Evan s’adressant à Cassie)
 

À nous de rester obéissants au Christ, à l’Église catholique et à la Vierge, jusqu’à mourir. Et nous vaincrons ce bobo d’Antéchrist.
 

La problématique idéalisation hétérosexiste de la différence des sexes

La problématique idéalisation hétérosexiste de la différence des sexes


 

Enfin, je vous laisse ce conseil concernant la puce électronique : la véritable puce électro prendra l’apparence de l’anti-puce-électro. Elle se rend flexible, design, esthétique, protectrice, éphémère, « sans engagement », quasi invisible. Rien à voir avec la ponction violente des traceurs dans le film « La Cinquième Vague ».
 
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Film « Le 13e Jour » sur les apparitions de Fatima en 1917 : pourquoi ne pas relayer les appels insistants de la Vierge ?

 
Treizième Jour affiche
 

Je reviens d’aller voir le film britannique « Le 13e Jour » (2016) de Dominic et Ian Higgins qui vient de sortir au cinéma en France, dans peu de salles, et que je vous invite à aller voir, surtout si vous ne connaissez pas les apparitions de la Vierge Marie à Fatima : Marie est en effet apparue en 1917 à trois bergers portugais – Lucia, Francisco et Jacinta – pendant 6 mois et toujours le treizième jour de chacun de ces mois, pour leur délivrer trois secrets. Authentifiés par l’Église catholique, il reste énormément de zones d’ombre à leur sujet.

 
Treizième Jour apparition
 

Mon colocataire s’était rendu à l’avant-première du film en décembre de l’année dernière, juste avant que je me rende moi-même sur place à Fatima pour le jour de Noël (où j’ai appris plein de choses, mais c’est le lever de boucliers dès que vous essayez d’enquêter sur le troisième secret). Il m’avait dit que le film n’était pas mal, mais qu’il survolait les trois secrets pour se centrer sur la vie des trois pastoureaux. Il constituait donc un docu-fiction intéressant pour les néophytes, une bonne vulgarisation et un avant-goût des apparitions de Fatima, mais pas une œuvre fouillée.

 

Et en effet, en le voyant aujourd’hui, je suis ressorti très partagé. À la fois je ne peux que me réjouir que le cinéma aide à faire connaître à un large public et à extraire du passé un événement aussi important pour le monde que les apparitions mariales de Fatima, à la fois ça me révolte que ça soit fait comme ça, de manière aussi brouillonne et superficielle. Le pire, c’est que la falsification historique se donne des airs d’archives, de commémoration fidèle, de document réaliste et journalistique, de résurrection de la mémoire catholique, d’hommage spirituel… alors que concrètement, les messages de la Vierge sont survolés, rétrécis au lavage, et même transformés. Et ça, comme dirait Helmut Fritz, « Ça m’énerve ».
 

Photo du film et commentaire de Liberté Politique

Photo du film et commentaire de Liberté Politique


 

Ce qui m’agace, c’est que l’essentiel des apparitions – le contenu des avertissements de la Vierge – est relégué au rang de détail, puis remplacé par la réactions extérieure et postérieure, par l’impression, l’émotivité qu’ils suscitent. Le film dévoile davantage les conséquences de la censure dont les trois secrets font l’objet que la réalité et le sens des secrets en eux-mêmes. Comme si la Sainte Vierge était venue pour rien, avait presque été muette lors de ses apparitions, n’avait averti de rien. Les trois secrets sont figés en historiettes symboliques, tiennent en 2-3 phrases. Hallucinant, cet hommage qui n’en est pas un, ce passage de micro à la Vierge pour finalement le lui couper préalablement. On déplace le centre du message sur ses effets, ou vers les difficultés de vivre avec. C’est fou ! La beauté et la gravité de la Vérité méritent-elles une pareille guimauve pleurnicharde ? un tel silence ? Je ne comprends pas.
 

La mise en scène du « 13e Jour », aussi naturaliste qu’elle veuille être (on nous montre en fil conducteur la voix-off de sœur Lucie qui écrit/relit ses mémoires), est complètement trafiquée, romancée, dramatisée. Le pathos dégouline. La musique mélo occupe trop d’espace. Tout y est larmoyant. Sans compter les doublages de mauvaise qualité, les ralentis kitschissimes, les esthétisations douteuses (exemple : la larme de sang qui coule de l’œil de Jacinthe au moment de sa mort ; ou encore la simulation d’arrivée Superman de la Vierge dans les nuages). Dans ce film, la joie est très peu présente, sauf à quelques rares moments où c’est carrément la pluie de pétales de roses à la fin, l’extase-guimauve. Sinon, c’est de la pleurniche tout le temps. Je doute que ça se soit passé comme ça dans la réalité.
 

La vraie Jacinthe Marto

La vraie Jacinthe Marto


 

« Le 13e Jour » sent le montage à tous les étages. Comme dans les films de reconstitution « historique » actuels, travaillés à grand renfort d’images de synthèse (je pense à « Qué viva Esenstein ! » (2015) de Peter Greenaway, ou encore à « Moulin Rouge » (2001) à Baz Luhrmann), on a l’impression avec « Le 13e Jour » que toutes les images sont formatées pour faire vieillottes, pour faire « d’époque », mais c’est un massacre au bistouri cinématographique aussi voyant que les photos retouchées des trois bergers de Fatima. Ravalement de façade monstrueux.
 

Lucie, Francis, Jacinthe... puis les mêmes qui se sont pris un camion

Lucie, Francis, Jacinthe… puis les mêmes qui se sont pris un camion


 
Treizième Jour Jacinthe
 

Tous les personnages sont manichéisés et simplifiés à l’extrême. Le scénario semble d’ailleurs suivre la trame des tableaux de « La Belle et la Bête » de Walt Disney (c’est vous dire le niveau). Le seul personnage à qui le film a rendu fidèlement un peu de son épaisseur, un peu de psychologie et de contradictions, c’est Jacinthe. Sainte Jacinthe. Il la montre comme une fillette un peu trop auto-centrée, parfois capricieuse et boudeuse, têtue, avec un grain de folie et de fantaisie (elle aimait danser). J’aime ces saints à qui on laisse l’impétuosité et les défauts : ça les rend très accessibles, surtout pour nous tous pécheurs.
 
Treizième Jour Jacinte capricieuse
 

Pour le reste, zéro psychologie. La mère de Lucie est présentée les trois-quarts du temps comme une marâtre. Les autres personnages sont pour la plupart dépeints comme des sceptiques (à deux exceptions près), voire comme des méchants de dessin animé, des gangsters Al Capone, des parrains de la mafia Santa Barbara.
 
Treizième jour al capone
 

Le plus embêtant, cela reste les imprécisions, voire carrément les falsifications qu’on prête à la Vierge et aux enfants. Le film « Le 13e Jour » a dû choisir et faire des coupes pour ne pas durer trop longtemps, j’en conviens, mais là, ce ne sont pas de simples coupes. C’est de la désinformation. Par exemple, quelques mois avant les apparitions mariales, les trois enfants ont vu l’Ange du Portugal (probablement l’Ange Gabriel) à trois reprises à Loca do Cabeço, qui les a préparé à prier et à accueillir la venue de la Vierge. Il n’en est pas du tout fait mention. Pas plus qu’il n’est montré que le jeune berger Francisco, pendant les apparitions de la Vierge, voyait tout mais n’entendait rien. Ce sont sa sœur et sa cousine qui lui rapportaient ce qu’elles entendaient. Plus gênant encore est le choix interprétatif des réalisateurs du film de réduire le premier secret à sa dimension de film d’horreur (alors que, aux enfers, concrètement, les enfants ont vu beaucoup de prêtres et de cardinaux, et ont beaucoup plus de choses à en dire !), de réduire le deuxième secret aux deux premières Guerres Mondiales (sans aller voir plus loin vers la Troisième Guerre Mondiale et la Fin des temps), de réduire le troisième secret à l’attentat du Pape Jean-Paul II et à la Guerre Froide (et non au schisme à l’intérieur de l’Église, aux tribulations contre le Pape François et ses quelques prêtres fidèles, à la Fin des temps). Les secrets de Fatima renvoient d’une part à la vision des enfers (1er secret), en second lieu à la Seconde Guerre Mondiale et au communisme (2e secret), et en troisième lieu à la Fin des temps et aux Trois Jours de Ténèbres. Ils ne sont nullement « de simples images ».
 

La démarche de la Vierge n’est donc pas du tout respectée. Le troisième secret n’est pas qu’une image d’Épinal légendaire ou appartenant au passé. L’appel virginal intègre la dualité des miracles de Dieu. Car lorsque les Hommes, grâce à la Vierge, obtiennent exceptionnellement du Père des preuves de Son existence (par exemple, la « Danse du Soleil » du 13 octobre 1917, devant 70 000 personnes, dont des journalistes et une majorité d’incrédules), ce n’est jamais gratuit et ça ne se fait pas sans douleur. La preuve irréfutable de Dieu ôte forcément une grande part de foi, de confiance et de liberté à ceux qui en bénéficient, coûte souvent un bras, et a toujours sa face amère de violence et de crainte. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cette fameuse « Danse du Soleil », loin d’être simplement un cadeau ou une démonstration de force, a généré une véritable scène de panique parmi la foule qui l’a vue. Car les preuves de l’existence de Dieu ressemblent à un châtiment, à un sévère avertissement, à un appel empressé à la conversion… ce que ne montre pas « Le 13e Jour ». Au contraire : dans le film, la scène de panique du troisième secret se dilue en pluie de confettis (pétales de rose), en messages infantilisants et pacifiques. « Le 13e Jour » se conclut par un mot sirupeux et bobo de sœur Lucie (« J’ai l’espoir que Fatima symbolisera toujours la lumière dans l’obscurité. Une lumière qui nous conduira à la Paix. »). Et dans le générique final, on nous invite à « conserver notre âme d’enfant » : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. ». L’appel pressant à la conversion ? Nulle part. Le caractère urgent et mondial et concret des trois secrets ? Évaporé ! La Vierge Marie ? Gentiment remerciée et non-exaucée dans sa demande.
 

Ce n’est pas un hasard si le pape Benoît XVI a expliqué en 2010 que le troisième secret de Fatima ne s’était pas encore accompli, et que le message d’Akita au Japon et le troisième secret de Fatima avaient exactement le même contenu. Or, si on regarde la version officielle du troisième secret divulguée par le Vatican en 1960, on voit bien qu’il y a rétention d’informations. Voici les propos prêtés à sœur Lucie : « Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui ; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : ‘Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !’. Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu quelque chose de semblable, à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant, à un Evêque vêtu de Blanc, nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père. (Nous vîmes) divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s’approchaient de Dieu. » Si l’on compare cette version avec la prophétie d’Akita (la Vierge s’adressant à sœur Agnès le 13 octobre 1973, jour anniversaire de la dernière Apparition de la Vierge à Fatima, en plus !), il n’y a pas photo : le texte du troisième secret de Fatima a été carrément édulcoré dans la métaphore, et même tronqué. Sœur Agnès rapporte en effet les propos de la Vierge en ces termes : « Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire maintenant, et transmets-le à ton Supérieur. Comme je l’ai déjà annoncé précédemment, SI LES HOMMES NE SE CONVERTISSENT PAS, le Père fera tomber sur toute l’Humanité un grand châtiment. Sans aucun doute ce sera un châtiment plus grave que le déluge, tel qu’on n’a encore jamais vu. Le Feu tombera du Ciel. Par ce châtiment une grande partie de l’Humanité sera détruite. Les Prêtres mourront comme les fidèles. Les hommes qui seront épargnés connaîtront de telles souffrances qu’ils envieront ceux qui sont morts. Alors la seule arme qui restera sera : le ROSAIRE et le SIGNE laissé par le Fils. Chaque jour récitez la prière du Rosaire. Avec la Prière du Rosaire, priez pour les Évêques et pour les Prêtres. L’action du démon a pénétré jusque dans l’Église. Les Cardinaux se dresseront contre les Cardinaux, et les Évêques contre les Évêques. Les prêtres qui M’honoreront seront méprisés, vilipendés, combattus par leurs confrères. L’Autel, l’Église seront saccagés. L’Église sera remplie de gens à compromissions. Par l’action du démon, beaucoup de Prêtres et de Religieuses abandonneront leur Vocation. Le démon s’acharnera tout spécialement contre ceux qui se seront offerts au Père. La perte de beaucoup d’âmes est la cause de ma douleur. » Il y a donc quelque chose qui ne colle pas entre la ressemblance Fatima/Akita confirmée par le pape Benoît XVI et l’écart qu’on observe entre les deux compte-rendus officiels de Fatima et d’Akita. Cherchez l’erreur…

 
Treizième Jour photo d'archives Jacinthe
 

L’autre niveau du troisième secret de Fatima est, me semble-t-il, eschatologique et d’anticipation : la « Danse du Soleil » n’est pas juste une démonstration de force de Marie-magicienne ni une performance pour impressionner la galerie, contrairement à ce que donne à penser « Le 13e Jour ». C’est bien plus que cela : c’est une préfiguration de ce qui va se passer à la Fin des temps et aux Trois Jours de Ténèbres. Il est dit dans la Bible que le Jugement Dernier descendra sur terre non simplement par l’eau (comme ce fut le cas pour Noé) mais par le fer et le feu. On ne saurait être plus clair. Malgré ses limites, le documentaire exceptionnel de Pierre Barnérias, « M et le Troisième Secret », est bien plus fidèle au caractère prophétique, annonciateur, urgent et concret, du troisième secret de Fatima, que ne l’est « Le 13e Jour ». Pierre Barnérias prend la Vierge vraiment plus au sérieux. Et il a raison. C’est quand même un monde que la Vierge Marie, qui n’apparaît jamais pour rien, soit censurée de la sorte par ceux-là même qui se portent volontaire pour relayer son message !
 

À mon avis, le troisième secret, tout comme à Akita, parle : 1) que les ¾ de l’Humanité risque de disparaître si le monde n’écoute pas la Vierge et ne se convertit pas (c’est la Justice et les Trois Jours de Ténèbres qui tombent après le temps de Miséricorde : c’est ni plus ni moins ça, le secret de Fatima) ; 2) du risque de cataclysmes écologiques d’une envergure inimaginable (peut-être créés par un bombardement nucléaire) ; 3) d’une forte perturbation à la tête de l’Église et autour du Pape (c’est bien pour ça que le Vatican a du mal à divulguer le troisième secret ; d’ailleurs, dans celui-ci, le Pape n’est pas tué seul mais avec un groupe de disciples, et par une armée de soldats qui les visent avec des balles ou des flèches : par conséquent, le troisième secret n’est pas, comme l’induit « Le 13e Jour », l’attentat de 1981 du Pape Jean-Paul II !). « L’Année de la Miséricorde » proposée par le Pape François, ainsi que son intérêt soudain pour la France, puis son Encyclique Laudato Si pointant le risque de catastrophes naturelles, n’arrivent pas par hasard : le Pape François et le Pape Benoît XVI connaissent la feuille de route, le déroulement dévoilé par les secrets de Fatima, le script des fins dernières. On ne nous la fait pas ! C’est juste pour éviter la panique et pour produire l’effet inverse que voulait la Sainte Vierge (à savoir le regain de confiance) que certainement les Papes connaissant le troisième secret de Fatima se taisent concernant ce dernier. Mais il y a aussi une raison moins noble : la désobéissance à la sainte Vierge. Et ça, ça fait très mal. Le Père Malachi Martin, qui a pris connaissance du véritable troisième secret de Fatima, en 1998, une année avant sa mort, avait dit : « Vous savez, si le Vatican révélait le 3e secret ce serait un tel choc chez les gens, que les églises seraient immédiatement remplies de fidèles à genoux, les confessionnaux de toutes les églises, cathédrales et basiliques seraient pleins à craquer, même le samedi soir ! » Ce n’est pas du tout l’impulsion que donne aux spectateurs le film « Le 13e Jour ». Donc je vous engage à aller le voir, surtout si vous ne connaissez pas Fatima. Mais après, il va falloir approfondir ailleurs.
 

Les contradictions manifestes de La Manif Pour Tous

 

En lisant la nouvelle interview que la responsable de La Manif Pour Tous a accordée pour France Catholique, que j’ai décidé d’en faire une étude de texte et de montrer aux leaders du mouvement qu’ils se contredisent et se trompent de cap.
 
Capture d'écran 2016-01-18 17.16.44
 
 

J’ai commenté en vert chacune des phrases de l’interview de la responsable de la Manif Pour Tous, pour que vous compreniez ma réaction.
 
 

« Avant de parler des régionales, je voudrais rappeler que LMPT vise deux objectifs  : d’une part, empêcher le saccage de la famille par la majorité au pouvoir  ; » C’est fascinant, cette extériorisation du problème sur la gauche et ce partisianisme politicien binaire. Parce que les politiciens et les gens de droite ne saccagent pas la famille, peut-être ? Parce que le saccage par la famille venant de la droite serait plus enviable ? De surcroît, ledit « saccage de la famille » n’est pas dénoncé en lui-même, ni même décrit. Autre absurdité : la focalisation nataliste sur la famille, entendue principalement comme cellule familiale procréative et non d’abord comme « mariage (d’amour, procréatif ou non) »… alors qu’en réalité, le couple femme-femme est la première famille ; alors qu’en réalité, le mariage est la différence des sexes ; alors que la première souche de la famille est l’individu sexué seul. Les leaders LMPT ne s’intéressent qu’aux derniers maillons de la chaîne de la différence des sexes, à savoir leur sacrosainte Famille : pas à la personne, pas à l’amour, à peine au couple et au mariage, et beaucoup trop à l’enfant. Ils n’obéissent qu’à une logique de nombre, de quantité et d’urgence plus que d’essentiel. En n’allant pas à la source du problème du « mariage pour tous », qui est celle de l’identité, du rapport de chacun à la différence des sexes, et de la sexualité de chaque être humain, en ne s’intéressant qu’au bout de la chaîne, ils nous font croire qu’ils ne s’appesantissent pas sur le passé, qu’ils vont de l’avant, qu’ils sont dans le progrès. En réalité, LMPT se justifie de ne pas arracher le mal à la racine. C’est terrible.
 

« d’autre part, préparer la mise en œuvre d’une politique ambitieuse pour la famille et pour l’enfant. » On retrouve systématiquement chez les leaders LMPT ce discours artificiellement emphatique qui le rend électoraliste, publicitaire, plus que véritablement politique et simplement combattif. À l’instar de L’Avenir Pour Tous, mais reprenant d’autres techniques de vente, LMPT est un outil de com’ plus qu’un groupe qui a quelque chose à dire. Les leaders LMPT jouent les communicants, les rabatteurs, les speakers, mais ils ne sont ni vrais ni hommes politiques.
 

« Au cœur de cette politique, il y a bien entendu le retour au mariage homme-femme et au respect de la filiation père-mère-enfant. » Ici, on voit clairement que l’ambition de LMPT est purement hétérosexuelle (et donc, rejoint, dans l’excès inverse, la logique libertaire et familialiste du lobby LGBT). Les leaders de LMPT font du mariage une affaire de procréation uniquement. Et paradoxalement, en n’abordant pas l’Union Civile et l’homosexualité, ils déconnectent amour et fécondité. Ils font de la différence des sexes un bien en soi, ils la figent en schéma froid et sans amour, puis ils la cristallisent (toujours sans amour) en triangle papa-maman-enfant nataliste et procréatif. C’est exactement la rigidité familialiste promu par l’idéologie hétérosexuelle : dans celle-ci, la différence des sexes est célébrée en elle-même et figée en poncif. Idem pour la famille. Les leaders LMPT s’obstinent à ne pas lire et à ne pas comprendre l’idéologie hétérosexuelle, même s’ils ont juste compris qu’il fallait éviter le mot « hétérosexualité » (mais ils ne savent toujours pas pourquoi). Ils ont fait de l’hétérosexualité un « non-sujet », alors que l’hétérosexualité est l’unique pilier (avec l’homosexualité) du « mariage pour tous ». Par ailleurs, ils parlent du respect de la filiation père-mère-enfant : le premier des respects pour la famille serait déjà de la reconnaître comme fragile, non systématiquement procréative, aimante et de voir son origine personnelle, individuelle. Ce qu’ils ne font pas. La famille, pour eux, c’est un protocole productiviste à respecter. Leur raisonnement est lamentable et tout aussi hostile à la vraie famille que le « mariage pour tous », au final.
 

« Ce sont des enjeux d’humanité et de civilisation puisqu’il s’agit aussi bien de tenir compte du fait que l’humanité est homme et femme que de la nécessité de protéger le plus vulnérable, l’enfant, cette réalité et ce principe étant fondamentaux pour notre civilisation. » Les leaders LMPT, là encore, se contentent de figer la différence des sexes en herbier, sans parler du lien d’amour entre l’homme et la femme. Cette élision est typique de la pensée hétérosexiste. L’idéologie hétérosexuelle est incapable de défendre explicitement l’amour dans la sexuation, et encore moins l’amour divin (dans le célibat ou le couple femme-homme stérile et aimant). Elle est fondamentaliste dans le sens où elle fait de la différence des sexes un diktat vidé d’amour, un principe nataliste, productiviste. Toujours avec ce débordement compassionnel, misérabiliste et hystérique sur la « vulnérabilité de l’enfant » (l’enfant est transformé en idole sacrificielle sur son piédestal), sur la « bienveillance et le souci pour les plus fragiles », afin de contrebalancer l’absence d’amour et d’émotion qui caractérisait son discours sur la différence des sexes et sur la procréation. Et toujours avec ce débordement hystérico-religieux sur le devoir, sur l’ordre, sur le principe de réalité, sur le binarisme excessif (typiquement conservateur, manichéen et archaïque, au final) entre « civilisation » et barbarie. Terrifiant.
 

« C’est par la famille que se transmettent de génération en génération culture et valeurs. En bref, promouvoir la famille est essentiel pour l’avenir de la civilisation. » Tout le discours hétérosexuel est fondé sur la « transmission » (pâle redite du discours de François-Xavier Bellamy), sur l’Humanité vue comme une chaîne de filiation droite et hiérarchique, sans écueil, totalement idéalisée, vidée d’amour et d’épreuves. Top crédibilité… En plus, les leaders LMPT se transforment en machine à vomir du slogan de la « morale laïque » du Gouvernement Mondial (droitiste comme socialiste), en ressortant tous les mots qui « font bien » (« valeurs », « respect », « avenir », « essentiel », « culture », « bien commun »…) mais qui n’abordent pas les véritables problèmes. C’est de la langue de bois politicienne.

 

« Les élections régionales s’inscrivaient dans le calendrier électoral qui emmène la France vers la présidentielle, les législatives et les sénatoriales (partielles), échéances qui pourraient constituer le moment d’obtenir une nouvelle politique pour la famille. Ces régionales étaient une étape avant des élections nationales. Telle est la première raison de l’intérêt accordé à cette échéance par La Manif pour tous, mouvement social incontournable dans la vie publique, voulant obtenir que les politiques se positionnent dans le sens de l’intérêt général. » On voit ici les intérêts électoralistes, carriéristes, des leaders LMPT. Les élections régionales ne sont qu’un prétexte pour eux pour viser plus haut, vers les présidentielles. Ils font exactement comme les militants de L’Avenir Pour Tous : ils mangent à tous les râteliers politiques pour se justifier d’être indispensables sur l’échiquier politique et médiatique… alors qu’en réalité, La Manif Pour Tous est un mouvement qui tourne en rond depuis son origine puisqu’il a profité du mariage pour ne jamais le défendre, puisqu’il n’a jamais dénoncé l’homosexualité ni l’hétérosexualité (les deux bases idéologiques de la Loi Taubira), puisqu’il n’a jamais eu d’autre but que lui-même. Rien que le titre absurde de « Manif Pour Tous » l’illustre : ce mouvement (maintenant parti politique) vise tout et rien, tous et personne, et a remplacé le fond par la forme (la manifestation a toujours été un moyen, pas un message). En plus, le nom « Manif Pour Tous », trouvé par Virginie Tellenne alias Frigide Barjot, est un pastiche sincérisé du « mariage pour tous », un mimétisme stérile et ambigu, une gigantesque fumisterie, quand on y pense.
 

« La deuxième raison est le rôle puissant des régions. Elles ont des compétences très larges et le budget correspondant. » Ludovine de la Rochère sait très bien que « La Manif Pour Tous » est à l’article de la mort, étant donné sa déconnection par rapport aux véritables problèmes soulevés par l’Union Civile et l’hétérosexualité, étant donné la démobilisation et le désintérêt croissants des militants par rapport à la Loi Taubira. Alors, pour pomper des sous à droite à gauche afin de camoufler la défaite qu’est son mouvement, afin d’éviter le naufrage de sa carrière politique naissante, elle flatte les régions, cire les pompes des hommes politiques, fait de la politique politicienne à la Frigide Barjot (juste avec plus de classe et moins de vulgarité… mais sinon, ce sont des sœurs jumelles). Et le combat de Ludovine de la Rochère ressemble davantage à une activité économique et à une recherche de sponsoring qu’à un combat spirituel et moral.
 

« Les régions peuvent promouvoir une culture individualiste et familiphobe ou au contraire une culture respectueuse de la famille, de l’intérêt supérieur de l’enfant. » Le récent terme « familiphobe », utilisé uniquement par les familialistes hétérosexuels d’ailleurs, mais qu’on n’entend jamais dans les médias et dans la bouche de la majorité des Français, m’a toujours semblé une « trouvaille » ringarde avant d’être née et d’avoir eu la possibilité d’exister. En plus d’enfoncer notre combat contre l’hétérosexualité dans la victimisation, le mot « familiphobie » est mimétique d’un terme qui en revanche n’a jamais fait l’objet d’une étude par la « Manif Pour Tous » alors que pourtant il aurait pu sauver son combat : c’est « homophobie ». Mais comme LMPT est véritablement homophobe, dans le sens strict du terme (= peur de l’homosexualité, peur des personnes homosexuelles, censure de tout discours sur l’homosexualité et l’hétérosexualité), il n’est pas étonnant qu’elle se contente timidement d’imiter le phénomène de chantage émotionnel nommé « homophobie » en créant grotesquement l’adjectif-doublon « familiphobe », sans aller chercher plus loin le sens des mots et sans chercher à comprendre ce qu’est véritablement l’homophobie, sans comprendre non plus l’immoralité de son exploitation des peurs. Par ailleurs, j’ai remarqué que les leaders LMPT, et tous ceux qui font de l’enfant un étendard militant (quitte à le rendre puissant en accentuant sa fragilité), ont tendance à infantiliser le public auquel ils s’adressent. Ce discours de bourgeoise maternante est inefficace et humiliant.
 

« La plupart des régions financent, depuis des années, les actions LGBT, les gay-prides, des expositions pro-genre ou encore des campagnes de communication subversive, violant la conscience des enfants et la responsabilité éducative des parents. Cela doit cesser ! » Quand j’entends les leaders LMPT, j’ai l’impression de voir des bourgeois qui « se fâchent tout rouge » mais qui en réalité ne savent pas se fâcher, car ils n’ont pas le courage de la Vérité. En même temps qu’ils singent la colère, ils sont tellement dans la retenue, dans la sauvegarde des bonnes manières et des belles apparences, dans la recherche du consensus et du « plaire à tout le monde », que je n’y crois pas une seconde. Leur cinéma est ridicule. Quand ils diront des choses intelligentes et sortiront de leur rôle d’hétérosexuels outrés, je commencerai à les croire. Mais de toute façon, dans ce combat contre le « mariage homosexuel », leur place de leaders est illégitime et non primordiale. Personne n’ose le leur dire, mais moi je le dis. Pour lutter contre l’hétérosexualité et l’homosexualité, seule une personne homosexuelle est compétente et crédible.
 

« J’ajoute que les décisions prises par les régions ont un impact concret sur la vie des familles, même si la famille, en tant que telle, ne fait pas partie des compétences régionales. La région intervient dans la gestion des lycées (subventions diverses, événements, transports, une partie du personnel, bâtiments…), la formation, l’emploi, l’apprentissage, la sécurité, etc. La Manif pour tous est donc intervenue dans cette campagne pour y imposer l’enjeu de la famille. Et, alors que personne ne l’y attendait, cet enjeu a bien été présent et ce, aux deux tours. Si cela s’explique par la mobilisation des militants de La Manif pour tous depuis trois ans, l’organisation de meetings dans presque toutes les capitales des nouvelles régions à l’occasion des régionales en a été le vecteur. » Écoutez les leaders LMPT : « L’enjeu de la famille », « Cet enjeu a été bien présent » « La mobilisation en a été le vecteur » : ce sont des phrases qui ne veulent absolument rien dire. C’est du vent. C’est de l’intention, du slogan, mais concrètement, il n’y a pas de sens ni de réalité derrière.
 

« Pour ces meetings — intitulés Questions pour un Président de région — nous avons invité tous les candidats têtes de liste régionale. Ces meetings ont été lancés à Bordeaux le 30  octobre et les derniers ont eu lieu à Paris et à Nantes le 28 novembre, soit une semaine avant le premier tour des régionales. » Loin d’être une action, le tour de France électoral de la « Manif Pour Tous » est une posture passive et démagogique d’interrogeant. On pose des questions plus qu’on énonce des convictions et des Vérités. En plus, la reprise, pour le titre, de l’émission Questions pour un Champion, marque encore le côté « has been » et « à côté de la plaque » de LMPT, une fois de plus enfermée dans l’image, le mimétisme télévisuel, le passé et l’inaction (inaction qui se donne des allures d’engagement moderne, d’actions « coup de poing »). C’est pathétique.
 

« Le principe de ces meetings était simple : une petite dizaine de questions — toujours les mêmes — ont été posées à chaque candidat par un journaliste politique. Ces questions concernaient leur conception de la politique et leur vision de la famille, leur projet pour la région et leurs propositions en lien avec la famille et, enfin, la question des subventions versées par la région. » Je connais des militants LMPT honnêtes qui se trouvaient dans l’assistance de ces meetings lèche-bottes. Ils m’ont dit combien les questionnaires soumis aux politiciens étaient figés, polis, suintaient la démagogie et l’hypocrisie, étaient caractérisés par la peur (d’exprimer la Vérité, de nommer les réels problèmes et les solutions, de vexer les invités de marque, de sortir du cadre-cocon familialiste), n’abordaient jamais les questions qui fâchent (hétérosexualité, homosexualité, homophobie, Islam, Union Civile), étaient langue-de-bois. Quel invité politique, concrètement, tous bords politiques confondus, aurait été assez stupide pour dire qu’il était « contre la famille et contre l’intérêt supérieur de l’enfant » ? Personne. Quel candidat (même du FN) aurait été assez inconscient pour s’aventurer verbalement en dehors de la thématique sage de la « Famille », et se serait risqué à vraiment traiter des problématiques qui font débat et qui cristallisent les tensions y compris à l’intérieur de LMPT et de l’Église catholique, à savoir l’homosexualité et l’Union Civile, au risque de faire couler sa propre campagne aux régionales ? Personne. Ludovine de la Rochère, m’a-t-on rapporté, était livide quand elle a entendu l’équipe d’Abrogation Sans Concession (la seule association issue de la Manif Pour Tous, et qui a l’honnêteté de dénoncer clairement l’Union Civile comme nœud du « mariage pour tous », car c’est vraiment la Vérité) scander, en plein meeting QPPR, sa demande d’abrogation complète de la Loi Taubira par l’abrogation de l’Union Civile. Les leaders de LMPT sont vraiment l’archétype de l’hôtesse bourgeoise qui reçoit dans son salon une Jet Set politique que jadis elle n’avait pas l’honneur de côtoyer, et qui maintenant la flatte autant qu’elle lui cire les pompes. Ils ne veulent surtout pas faire de vagues. Ils ne veulent surtout pas de débats. Ils créent un simulacre de combat, un simulacre de débat. En réalité, tout comme les leaders de La Manif Pour Tous, ils ont enterré notre combat contre le « mariage pour tous » dans la mondanité et la langue-de-bois. Au lieu d’en sourire, ils devraient se cacher de honte et céder leur place.
 

« Le public a systématiquement répondu présent à ces meetings qui ont fait salle comble : les familles ont très bien compris qu’il s’agissait d’événements exceptionnels puisqu’elles avaient la possibilité d’entendre des candidats têtes de liste (et non l’un de leurs colistiers) de plusieurs partis politiques. En outre, pour élargir l’audience et donc l’impact de ces réunions, les vidéos intégrales de tous les meetings ont été mises à disposition sur le site officiel www.les-regionales.fr » Voilà. Vous avez ici l’illustration du discours démagogique, ampoulé et intéressé des publicitaires.

 

« Les candidats de gauche, en effet, ne se sont pas déplacés, tout comme Christian Estrosi (LR) et Marine Le Pen (FN), les deux seuls candidats des droites et du centre à n’être pas venus. En ce qui concerne La Manif pour tous, au contraire de presque toutes les institutions, partis, intellectuels, etc., nous n’avons pas besoin de la caution de la gauche pour faire la preuve de notre large audience et de notre crédibilité. Je pense que c’était surtout regrettable pour les candidats de gauche et pour notre démocratie. » « Large audience » : regardez-moi ça ! Jamais la « Manif Pour Tous » n’a été aussi impopulaire qu’aujourd’hui en France. Elle fatigue même ces quelques irréductibles résistants restants, rincés de tant de temps et d’argent perdus, fatigués d’entendre toujours les mêmes rengaines LMPTistes qui tournent en boucle (« L’enfant n’est pas une marchandise ! » ; « Abrogation de la Loi Taubira ! » ; « Abrogation de la GPA ! » ; « Stop Gender ! », etc.).

 

« Les candidats de gauche ont, une fois de plus, «  oublié  » qu’une bonne partie de leur électorat est attaché à la famille et considère même que celle-ci ne peut être fondée que sur le couple homme-femme et la filiation père-mère-enfant. Je pense en particulier à l’électorat populaire et issu de l’immigration qui, jusqu’en 2012, votait systématiquement à gauche. Aujourd’hui, la gauche a perdu ce vote, précisément à cause de la loi Taubira, de l’idéologie du genre et de toutes les autres attaques contre la famille. » Voyez ici la bêtise des leaders LMPT et de tous ceux qui ont fait, de par leur éducation et leur soumission à leur famille de « pensée », de la gauche le camp du « mal » et de la droite le camp du « bien ». Ils draguent l’électorat de gauche tout en continuant d’un autre côté à le mépriser, en pratiquant un « manichéisme positif » ou un « sectarisme politicien positif » ou un populisme compassionnel. Là encore, ils balancent des mots-épouvantail (« Gender », « Loi Taubira », « GPA », « PMA ») qu’ils se gardent bien d’expliquer. Parce qu’ils en sont pour le moment tout simplement incapables.

 

« Plus généralement, les candidats de gauche ont «  oublié  » que les Français plébiscitent largement la famille, et encore davantage les jeunes. » Les leaders LMPT s’entendent-ils parler ? La problématique de la famille est le cadet des préoccupations des jeunes d’aujourd’hui, davantage centrés sur l’amour, le sexe, l’identité, l’amitié, l’affectivité et la sexualité bisexuelle, les loisirs et la spiritualité, que sur les réalités du mariage et de la famille. Par ailleurs, je me tue à leur répéter depuis longtemps : la « famille », la « Vie », l’« enfant », ne sont pas des noms efficaces pour défendre notre combat. En face, les pro-loi-Taubira défendent également la « famille », la « Vie », l’« enfant », le « bien commun de tous » ! En revanche, si nous luttions véritablement contre les problèmes qui crispent notre société (l’Union Civile, l’hétérosexualité, l’homosexualité, l’avortement, les contraceptifs…), en les nommant explicitement, si nous luttions vraiment pour les bonnes solutions (le Christ, l’Amour, la Vérité, la verbalisation du mal, le mariage ou le célibat consacré…), nous ne nous cacherions pas derrière les paravents de la famille et de l’enfant, paravents auxquels de moins en moins de personnes croient.
 

« Néanmoins, je sais que plusieurs candidats de gauche étaient tentés de venir, mais ils n’ont pas osé. La gauche qui gouverne actuellement est en effet très idéologue et intolérante : elle ne supporte pas le dialogue avec ceux qui ne sont pas d’accord avec elle et qui, en outre, la renvoient à la réalité de notre humanité, réalité dont elle ne veut pas entendre parler. » Les leaders LMPT, loin de s’éloigner de la pensée unique, et de dépasser celle-ci par la Vérité, reprennent à leur compte tout le jargon socialo-bien-pensant, fondé sur la notion de « dialogue », de « tolérance » et « intolérance », d’« idéologie ». C’est du niveau collège (ou FN) : « Ben bravo, hein. C’est ceux qui parlent de tolérance qui sont les plus intolérants ! C’est celui qui dit qui y est ! » Quelqu’un pour relever le niveau ?

 

« Dans ce contexte, ces candidats n’ont pas assumé de répondre aux Questions pour un président de région, sauf deux d’entre eux — l’un PS, l’autre écologiste — qui l’ont fait par écrit. Les lignes commencent donc à bouger. Il faut être patient  ! » C’est une tradition chez les leaders LMPT, de maquiller leur lâcheté en vertu, en « patience » ou en positive et optimiste attitude.
 

« À propos des positions exprimées par les uns et les autres – Debout la France, Front national, Les Républicains et quelques partis régionaux —, je ne dirai pas que les partis se sont retrouvés proches les uns des autres en termes de positions, tout simplement parce que c’est plutôt une question de personnes : en effet, au sein de chaque parti, il y a des différences notables d’un candidat à un autre. Si vous prenez les propos de Dominique Reynié et de Laurent Wauquiez sur le mariage, ils sont littéralement opposés, ou encore ceux de Marion Maréchal Le Pen et de Wallerand de Saint-Just sur le planning familial, idem. » « C’est une affaire de personnes. » Je ne sais pas pourquoi… ce langage #pasdamalgames me fait penser au discours bobo de l’architecte Otis.
 

 

Encore une fois, par démagogie, langue de bois, peur de dire le fond de sa pensée (si pensée il y a…) et refus de vexer, les leaders LMPT jouent en fond de terrain, pratiquent le relativisme politique… pour ne pas affronter en réalité le clivage intégrisme/progressisme qu’ils craignent tant, car au fond ils sont tétanisés par la présomption d’homophobie ou de fascisme ou de conservatisme qui pèse sur eux (en partie à raison). Rien d’étonnant qu’ils citent ce qui, à leurs yeux (et surtout aux yeux des mass médias), représente « les extrêmes » (Dominique Reynié et Laurent Wauquiez ; ou encore Marion Maréchal Le Pen et de Wallerand de Saint-Just), pour ensuite se placer confortablement sur le fauteuil rouge de la « neutralité », du « juste » milieu, de l’accueil écoutant, poli et « religieux » (mais pas catholique, faut pas déconner).

 

« Avant d’en venir aux candidats qui m’ont paru crédibles dans leurs positions et surtout leurs engagements, je voudrais faire part de ma joie d’avoir entendu – pour la première fois – des politiques de ce niveau (présidents de conseils régionaux, députés, anciens ministres…) s’exprimer longuement sur la famille. De fait, les médias ne les interrogent presque jamais sur ces questions et eux-mêmes n’en parlent pas volontiers. C’était nouveau et ô combien réjouissant… même si la marge de progrès est considérable ! » Je ne vais pas me répéter sur la démagogie caressante et bourgeoise, qui jette des fleurs à tout le monde, et surtout à ceux qui peuvent servir ses intérêts carriéristes futurs.

 

Au fond, obtenir une réflexion avancée et des positions affinées et assumées, ce sera la prochaine étape ! Les leaders LMPT, c’est vraiment les speakerines qui, face à l’absence de résultats concrets, de vraies victoires et de Vérité, répèteNT sans arrêt : « Ça va venir ! Ça va venir ! C’est déjà là ! Oh ! Regardez ! », sans vraiment se donner les moyens de changer, de faire avancer les choses. Car dans les faits, ils sont les rois de la langue-de-bois, de la rétention d’informations, de la censure des sujets cruciaux, de l’invention de fausses solutions (présentées comme de « grandes avancées » révolutionnaires), du personnalisme politique. La dictature souriante de l’aristocratie bobo catho.

 

« Nous avons constaté, en effet, que la plupart n’étaient pas très à l’aise sur ce sujet  : les mots étaient parfois répétitifs, les analyses sommaires, etc. » C’est sûr que si vous leur posez des questions tout aussi répétitives que leurs réponses, et les lancer sur des thématiques annexes et polies (« la famille », « l’enfant », le « Gender », la « GPA », les « racines ») pour éviter d’avoir à vous/les confronter aux vrais problèmes, vous ne risquez pas de récolter de la part des candidats que vous interrogez autre chose qu’un miroir de votre propre lâcheté !

 

« Certains candidats tournaient autour du pot : ils n’arrivaient pas à être concrets dans leurs réponses. Il n’était pourtant pas difficile de l’être sur la question des subventions, par exemple, qui supposait aussi bien d’exposer des principes (le respect de l’intérêt général notamment) que des cas concrets (la LGBT, l’Institut Émilie du Châtelet qui assure la promotion de l’idéologie du genre, etc.). Je pense que les réponses floues étaient dues, selon les cas, au manque de réflexion ou à la peur de sortir du ‘politiquement correct’ ». C’est l’hôpital qui se moque de la Charité. Les leaders de LMPT sont les premiers à ne jamais parler et définir le lobby LGBT (qui est en réalité l’idéologie hétéro-bisexuelle reposant sur l’Union Civile), sont les premiers à ne pas parler d’argent (mais à le quémander/ponctionner à tous en ce moment), sont les premiers à ne pas dire ce qu’est véritablement le Gender (à savoir, en réalité, l’hétérosexualité)!
 

« Nous avons observé aussi que bien peu savaient expliquer ce qu’est la politique. » Parce que les leaders LMPT, qui ne font pas de politique mais de la politique politicienne (la vraie politique écoute le Peuple, ose la Vérité et le service, s’adapte aux réalités de son temps), prétendent nous faire des leçons de politique ???
 

 

« Pour tout vous avouer, j’avais souhaité commencer par cette question parce que je rencontre beaucoup d’hommes et de femmes politiques et j’ai constaté qu’ils ne sont pas toujours au clair avec la finalité de la politique. Il y a cependant eu quelques très belles réponses. » Ludovine de la Rochère se garde bien d’expliquer véritablement ce qu’elle met derrière son expression « finalité de la politique ». En général, dans le jargon lmptiste, ça rime souvent avec ce genre de formules convenues : « bienveillance », « protection des plus faibles et des plus pauvres », « service du bien commun », « valeurs », « essentiels », etc. Blabla politicard de catholiques de droite qui n’assument ni l’Église catholique, ni la Vérité (quitte à ce qu’Elle divise), ni les réalités de leur temps, ni les probables conflits, ni le Christ (remplacé discrètement par les « valeurs humanistes » qu’Il porte).
 

 

« Quant aux candidats crédibles, il y en a eu heureusement plusieurs. Si l’on prend l’exemple de Laurent Wauquiez ou de Marion Maréchal-Le Pen, ils m’ont paru, tous les deux, crédibles parce qu’ils ont été engagés dans nos manifestations, parce qu’ils ont réitéré avec force leur souhait de revenir sur la loi Taubira en affirmant leur soutien au mariage homme-femme et à la famille fondée sur la filiation père-mère-enfant, et enfin parce qu’ils m’ont paru capables d’être des leaders et donc de mettre en œuvre ce qu’ils défendent. » C’est une blague ? Qui, de Laurent Wauquiez ou de Marion Maréchal-Le Pen, a eu le courage de revenir sur l’Union Civile et l’hétérosexualité, seuls et uniques supports du « mariage gay » ? Aucun ! Wauquiez, par exemple, a l’hypocrisie de la plupart des catholiques d’ailleurs : il se dit contre le « mariage pour tous » mais pour l’Union Civile (alors que ces deux lois sont la même réalité intentionnelle et législative : justifier « l’amour homosexuel » en tant qu’« amour universel », et retirer nationalement à la différence des sexes son statut de fondement d’existence humaine et de condition primordiale et universelle d’Amour), il se dit contre la GPA et pour l’« amour » homo, il défend la famille mais croit en son pire ennemi l’hétérosexualité, il chérit les causes dont il dénonce les conséquences. Qu’est-ce que ça veut dire ?? Et surtout, quand est-ce que « La Manif Pour Tous » reconnaîtra sa schizophrénie qui consiste à soutenir ces hommes politiques tenant ce double discours sur l’homosexualité ? Quand est-ce que les leaders LMPT auront l’humilité de ne pas se laisser corrompre par le mot « abrogation » ?? C’est honteux, cette compromission !

 

« Je sais bien que même lorsqu’ils se déclarent favorables à nos propositions, les politiques sont souvent considérés comme opportunistes. C’est possible mais, en tout cas, des propos ont été tenus. Ils engagent désormais ceux qui ont été élus présidents et conseillers. » Quelle pharisaïsme ! Les leaders LMPT non seulement identifient l’hypocrisie de leurs interlocuteurs, mais en plus, ils ne la dénoncent même pas et la présentent malgré tout comme une avancée, un progrès ! Comment osent-ils ???
 
Ludo Valérie Pécresse
 

« Valérie Pécresse, à peine élue, n’a eu de cesse de minimiser le rôle de ses colistiers PCD et d’insister sur l’impossibilité, selon elle, d’abroger la loi Taubira… De fait, Valérie Pécresse est ambiguë et contradictoire et ce, depuis longtemps. Dès le début de sa campagne pour la région Île-de-France, elle souhaitait intégrer des candidats ‘LMPT-compatibles’ sur sa liste, malheureusement pas par conviction semble-t-il, mais parce qu’elle était convaincue que c’était stratégiquement nécessaire. C’est pourquoi elle a intégré aussi bien des candidats PCD que Sens commun et d’autres de la société civile identifiés comme ‘LMPT-compatibles ’, ou ‘Family-friendly’ si vous préférez… » Parce que Ludovine de la Rochère se croit plus cohérente que Valérie Pécresse, en se taisant sur l’Union Civile (et en s’y « opposant » tacitement mais jamais explicitement), en se taisant toujours sur l’hétérosexualité et l’homosexualité ??
 

« Je me réjouis qu’elle nous considère comme incontournables, c’est un début, mais on est très loin du compte évidemment ! » Voilà : comme d’habitude, les leaders LMPT arrondissent superficiellement les angles, excuse les « retards » (« Monsieur le Président est en réunion, mais il est à vous dans quelques secondes. »), diffèrent la Vérité pour, en réalité, s’excuser de ne pas La rechercher.
 

« Comme beaucoup de politiques, elle est impressionnée par le lobby LGBT et ses amis journalistes. Elle n’assume donc pas ses choix, alors même qu’ils sont encore minimalistes. Elle se dit opposée à la PMA ‘sans père’ et à la GPA, mais n’a pas le courage d’aller contre la loi Taubira. » Parce que Ludovine de la Rochère a eu le courage d’aller contre la Loi Taubira (reposant exclusivement sur l’homosexualité et la croyance en « l’amour hétérosexuel » et en « l’amour homosexuel ») ? Absolument pas ! Elle fait la leçon alors qu’elle est très mal placée. Elle m’a même empêché de parler d’homophobie (ma participation à une université d’été de LMPT pour parler de mon livre L’homophobie en Vérité a été anecdotique, alors qu’elle aurait dû être primordiale ; mon livre n’a d’ailleurs pas été promotionné), elle m’a empêché de parler d’homosexualité et d’hétérosexualité (mon allocution au podium du Champs de Mars le 13 janvier 2013 a été accidentelle, et j’ai dû forcer les barrières sinon, on ne m’aurait jamais laissé passer ; on m’a d’ailleurs coupé le micro pendant tout le cortège), elle m’a empêché de dénoncer l’Union Civile (cette opposition à l’Union Civile est fascisée par Frigide Barjot, et pas du tout assumée par Ludovine de la Rochère). C’est très grave, ce qu’ont fait Frigide Barjot et Ludovine de la Rochère. Elles ont opéré un gâchis monumental. Elles ont torpillé notre mouvement et promotionner le « mariage pour tous » et la GPA sans que personne ne s’en rende compte. Et par homophobie gay friendly, en plus !

 

« Notre mobilisation, précisément, doit faire sortir les politiques et plus généralement les leaders d’opinion de cette domination culturelle de la gauche libertariste. » Encore faudrait-il que les leaders LMPT eux-mêmes en soient sortis, de cette « domination culturelle ». La victimisation fait des ravages ! Et que dire de leur emploi de l’expression « gauche libertariste » ? Parce qu’ils s’imaginent que la droite n’est pas libertaire, peut-être ??
 

« Les positions de Valérie Pécresse sont aberrantes à double-titre  : d’abord parce que la PMA et la GPA vont inéluctablement avec la loi Taubira, ensuite parce qu’on dirait qu’elle ne sait toujours pas ce que signifie le mot ‘abrogation’ ! » Et les leaders LMPT ne le savent pas davantage ! Si ils pensent que le mot « abrogation » est magique et qu’il se suffit à lui-même pour ne pas revenir sur l’Union Civile (par le traitement explicite de l’hétérosexualité et par le témoignage primordial des personnes homosexuelles), ils ne l’ont pas compris non plus, je signale !

 

« Abroger une loi, c’est la supprimer, non pour le passé (l’abrogation n’est pas rétroactive), mais pour l’avenir. » Qu’est-ce que c’est que cette phrase et ce raisonnement ? C’est de la poésie taubiresque, sans doute… Les sophistes n’auraient pas fait mieux.

 

« En France, des lois sont abrogées quotidiennement. Lorsque le Parlement vote de nouvelles normes de construction, il abroge la loi précédente. Pour autant, on ne modifie pas toutes les constructions précédant la nouvelle loi pour les mettre aux nouvelles normes : celles-ci sont valables uniquement pour les constructions ultérieures. Ainsi, abroger la loi Taubira ne signifie aucunement ‘démarier’ comme semble le croire Valérie Pécresse au micro de France Inter, soit par incompétence — ce que j’ai du mal à croire —, soit pour écarter le sujet sous un mauvais prétexte. » Ah bon ? Mais qui parle de « démariage » ? Uniquement ceux qui, comme Ludovine de la Rochère, rentrent dans l’esprit du monde et s’imaginent que le « mariage homosexuel » est un « mariage ». Alors qu’il n’est pas un « mariage » puisque le mariage EST la différence des sexes !

 

« Une telle affirmation est d’ailleurs grave puisqu’elle conforte cette idée fausse et rend donc plus difficile l’acceptation de cette abrogation par ceux qui hésitent. » Ce sont les leaders LMPT qui sont autant dans l’erreur que Valérie Pécresse. Une loi se supprime par la racine, et non par ses feuilles ou ses conséquences, ni par morceaux. Et toute loi a des racines, une unité. En l’occurrence, la racine de la Loi Taubira, c’est la croyance en la bipolarité hétérosexualité-homosexualité (qui travestit les Droits de l’Homme en « Droits des homos et des hétéros » puis en « Droits des Amoureux, ni homos ni hétéros »), puis, sur le papier, l’Union Civile. Ludovine de la Rochère parle du « mariage pour tous » comme d’un fantôme en suspension. C’est dramatique. Pourquoi fait-elle cela ?
 

« Quant à l’union civile, que certains voient comme une alternative à la loi Taubira quand celle-ci sera abrogée (tôt ou tard !), c’est un sujet complexe à double titre. D’abord parce que le terme est en réalité flou. Est-ce une institution (comme le mariage) ou un contrat (de droit privé donc) ? Devant qui est-elle célébrée (tribunal, notaire ou maire : ce n’est pas du tout la même chose) ? Quels droits et devoirs ouvre-t-elle ? etc. » Ludovine de la Rochère joue sur les mots et se cache derrière la posture interrogative pour nier la réalité intentionnelle du « mariage pour tous » et de l’Union Civile, ou bien pour cautionner encore une fois l’esprit du monde qui sépare de manière abusive et artificielle « vie publique » et « vie privée », dans le seul but final de mieux relativiser et légitimer l’intimité sentimentale de l’homosexualité (donc l’Union Civile). Comme à leur habitude, les responsables LMPT pratiquent la langue-de-bois, en complexifiant un débat qui est déjà complexe, par la formulation d’un timide « non » à l’Union Civile tout en la cautionnant par le non-dit.

 

« D’autre part, selon la définition juridique qui serait celle de ladite union, le risque est que la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) considère qu’il y a discrimination et qu’elle n’oblige à la considérer comme l’équivalent du mariage, donc ouvrant droit à l’adoption et à la PMA ‘sans père’. Dans ce cas, ce serait un retour à la case départ ! » Ludovine de la Rochère, ici, nous fait le même coup qu’Albéric Dumont que j’ai eu récemment au téléphone. Albéric, en effet, m’appelait pour me reprocher non pas ce que j’écrivais concrètement sur l’homophobie (mot qu’il n’a toujours pas compris, d’ailleurs ; et il m’a avoué que dans le fond, concrètement, il n’avait rien à redire à mes propos et qu’il était d’accord avec mes livres), mais l’image négative que ça pouvait donner à la Manif Pour Tous et les retombées judiciaires que l’emploi du mot à l’encontre de LMPT pouvaient induire contre eux. Ces gens-là, tétanisés par l’image, leur réputation, et la présomption/inculpation d’« homophobie », sont capables de la plus grande couardise. Ils prétendent lutter contre « toute forme d’homophobie » (c’est dans les mots de présentation de leur mouvement), mais en réalité, c’est faux : ils luttent, tout comme Alain Escada de Civitas ou comme Frigide Barjot, contre la « présomption d’homophobie ». L’homophobie, en elle-même, ils s’en contrefichent ! Ils considèrent même que c’est à la fois un argument diabolique et une irréalité, un non-sujet, un piège de la novlangue, une insulte gratuite. Les attaques réelles, les censures (qu’ils cautionnent) et les violences faites à l’encontre des personnes homosexuelles, les mécanismes de ces attaques, ça leur passe complètement au-dessus ! J’entends d’ailleurs dans les propos de Ludovine de la Rochère encourageant à ne pas revenir sur l’Union Civile un chantage et une compromission par rapport à la présomption d’homophobie : « Il ne faut pas demander l’abrogation de l’Union Civile : elle est politiquement incorrecte, elle n’est pas stratégique, elle nous ferait perdre le peu de victoires contre la GPA que nous avons déjà acquises, elle nous ferait passer pour des fachos ou des intégristes ou des homophobes, et EN PLUS, maintenant, elle est condamnable pénalement par la CEDH. Donc la ferme. » Au lieu d’avoir le courage de dire la Vérité et de dénoncer la vraie racine de la GPA et du « mariage pour tous », Ludivine de la Rochère rentre complètement dans l’esprit légaliste du monde qui donne à la présomption d’homophobie (et non à l’homophobie) tous les pouvoirs. C’est de la collaboration en bonne et due forme !
 

« J’ajoute, enfin, que selon la définition donnée à cette union, on peut, ou non, retomber dans le piège de l’idéologie du genre. Il est donc déraisonnable de lancer le sujet n’importe comment ! » À nouveau, chez les leaders , c’est la rhétorique lâche du « moindre mal » qui se fait passer pour de la prudence, de la diplomatie, de la sagesse et de la tactique.
 

« En tout cas, pour le moment, nous vivons ‘sous le régime’ de la Loi Taubira et ce n’est pas avant 2017 que la question de l’alternative se posera. » Bis repetita : discours lénifiant de la patience, du report, de l’action différée. Et ce discours finit par considérer la Loi Taubira comme une réalité, et une réalité importante. C’est faux. Le « mariage homosexuel », tout solidifié par le marbre qu’il soit, est une irréalité. Et l’Union Civile n’est qu’un fantasme, un bout de papier.

 

« C’est pourquoi La Manif pour tous met toute son énergie à dénoncer la loi Taubira et ses conséquences : c’est incontournable pour revenir au mariage homme-femme, c’est-à-dire pour obtenir l’abrogation de la loi. » Dénoncer les conséquences dont on chérit les causes, c’est de la perte d’énergies, de la corruption, du mensonge. Les leaders LMPT font miroiter à leurs militants de bonne volonté une abrogation qui n’arrivera jamais sans un retour sur l’Union Civile, sans une dénonciation et une étude sérieuse de l’hétérosexualité, sans un leadership principalement homosexuel.
 

« Quant à l’alternative envisageable le moment venu, c’est-à-dire quand l’abrogation de la loi Taubira deviendra possible, le collectif de juristes Famille et République, partenaire de La Manif pour tous, y travaille. De son côté, La Manif pour tous – au cours de ses deux dernières Conventions nationales – a défini les critères qui lui permettront de se positionner, le moment venu, par rapport aux alternatives proposées. Autrement dit, chaque chose en son temps ! » Ce sont des mots mais il n’y a rien derrière. Car les Conventions nationales n’ont tout simplement pas compris la Loi Taubira. Sans discernement et sans Vérité, le temps et la patience n’y changeront rien.

 

« Je me réjouis, pour les enfants et les familles, du référendum en Slovénie il y a 10 mois, et de la victoire du ‘non’ à l’ouverture du mariage à et l’adoption pour deux hommes ou deux femmes. J’ajoute qu’un pays qui prend des décisions aussi importantes en tenant compte de la réalité humaine se constitue des assises autrement plus solides et pérennes que des pays dont les décisions sont purement idéologues. Je me réjouis donc, plus largement, pour tout le peuple slovène ! » Les leaders LMPT, une nouvelle fois, n’ont pas compris le corrélation entre l’Union Civile et le « mariage pour tous », et que le référendum slovène est une fausse victoire. Tous les pays, sans exception (y compris ceux qui avaient dit « non » au « mariage pour tous » par voie référendaire) qui ont adopté l’Union Civile finissent par retourner tôt ou tard cette carte en « mariage homosexuel ». Car l’Union Civile fait en sorte que le sentiment amoureux justifie quasiment toute union humaine, et donc homosexuelle. L’Union Civile, c’est une bisexualité commercialisée, un libertinage sentimental et un contrat symbolique qui fait bien plus que ce qu’il indique sur le papier. C’est un mariage déguisé, et la passerelle du « mariage pour tous ». L’Union Civile est le « mariage pour tous ». Dans tous les cas !
 

« Ce qui est intéressant avec ce référendum, c’est que l’on constate à nouveau que lorsque le peuple est consulté, il répond la plupart du temps que le mariage concerne spécifiquement le couple homme-femme. Ainsi, aux États-Unis, lorsque des États ont organisé des référendums sur le mariage de deux hommes ou de deux femmes, le résultat a été défavorable à ce projet. Hélas ! cela n’a pas empêché la Cour suprême d’imposer finalement le mariage gay. » Mais quel aveuglement monumental… !!
 

« Dans bien des pays, dont la France, on a constaté à maintes reprises que les élus ne sont pas représentatifs du peuple sur ces sujets-là. De fait, quand La Manif pour tous a commencé à mobiliser en novembre 2012, nous avons très vite constaté qu’il fallait intégrer à nos slogans des appels à respecter la démocratie. La gauche, d’ailleurs, est connue pour être défavorable aux consultations de type référendum. » Ce qui est dit est faux. La gauche est justement connu pour faire des simulations de référendums à gogo et de consultations démagogiques de « collaboration participative » (même si je ne nie pas que les référendums nationaux, de droite comme de gauche, sont rares parce que coûteux, et que ça fait très longtemps qu’ils n’existent plus dans le monde et au sein des États « démocratiques » dignes de ce nom… et ça, ça n’a rien à voir avec une histoire de gauche !).
 

« Contrairement à ce qu’elle prétend, la gauche n’est pas démocrate ! » La droite non plus.
 

« Il y a eu bien d’autres exemples, hélas ! Dans le processus de vote de la loi Taubira  : les consignes de vote données aux parlementaires socialistes, le scandaleux vote à main levée du Sénat, l’accélération du calendrier parlementaire par François Hollande quand il a vu que les sondages basculaient contre le projet de loi Taubira, mais aussi le traitement odieux des opposants au projet de loi par les forces de police… » Et le traitement honteux par LMPT des personnes homosexuelles opposées à la Loi Taubira, on en reparle ?
 

« Nos élus sont pétrifiés face au lobby LGBT, celui-ci maniant l’accusation d’homophobie dès que ses revendications rencontrent une résistance. » Là encore, c’est l’hôpital qui se moque de la Charité ! Je n’ai jamais vu, à part avec Frigide Barjot, de personne plus tétanisée par la réputation d’homophobe que Ludovine de la Rochère.

 

« À cela s’ajoutent bien sûr les délires égalitaristes et utopiques de certains politiques de gauche, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem et Erwan Binet en tête. » Les leaders de LMPT peuvent parler ! Les « délires égalitaristes » de nos opposants n’ont rien à envier aux délires familialistes et unitaristes de LMPT ! Si d’un côté ils étaient obsédés par l’Amour et l’Égalité, de l’autre ils sont obsédés par la Nature (culturelle) et l’Unité. Je ne sais pas ce qui est le mieux !

 

« Sens commun me paraît être une excellente initiative, quoiqu’elle soit à l’évidence difficile à mener. Mon regret, à vrai dire, c’est qu’il n’y ait pas encore des ‘Sens commun’ dans tous les partis politiques. Il y a eu une tentative de ‘Front commun’ au sein du FN, mais elle a été refusée puisqu’il n’y a pas, officiellement, de courants au sein du FN. ‘Debout les familles’, en revanche, vient d’être créé au sein du parti Debout la France. » Rien d’étonnant que Ludovine de la Rochère soutienne Sens Commun, spécialiste de l’opportunisme politique, qui rassemble des gens qui n’ont pas le courage de parler d’hétérosexualité, d’homosexualité et d’Union Civile, et qui sont davantage préoccuper de draguer les hommes politiques de droite pour s’assurer une carrière (… pardon… pour défendre leurs « convictions profondes », leurs « valeurs », le « bien commun », et désamorcer « l’entre-soi » : jargon insipide maison) que de s’occuper sérieusement des problèmes urgents de notre pays.
 

« Au-delà des partis, je milite tant que je peux pour que, dans toutes les composantes de la société, les défenseurs de la famille deviennent actifs. L’éducation, la formation, les universités et les grandes écoles, les médias, les syndicats… sont autant de lieux stratégiques dans lesquels il faut agir ! » Voilà. Comme dirait François-Xavier Bellamy ou le père Pierre-Hervé Grosjean, « il faut s’engager ». C’est important. Pourquoi c’est important ? Parce que c’est « très fort ». Eh puis voilà.

 

« En ce qui concerne l’élection présidentielle, nous préparons actuellement les actions pour l’étape préalable des primaires. L’enjeu est considérable. Organiser les bonnes actions et au bon moment, est crucial. Et bien sûr, la mobilisation sera essentielle vis-à-vis des politiques pour obtenir la prise en compte de ce que nous défendons, pour changer leurs réflexes ‘politiquement corrects’ ». « C’est crucial », « C’est important », « C’est essentiel ». Euh… pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. »…
 

« Au-delà de ces actions à visée politique, le combat est d’ordre culturel. » Ben oui. C’est les Veilleurs, et c’est François-Xavier Bellamy, et c’est Fabrice Hadjadj (ou bien peut-être Gandhi et Martin Luther King, je ne sais plus) qui l’ont dit.
 

« Le mal-être français – et même occidental – est immense. Il est la conséquence d’une perte de repères, qu’ils soient historiques, anthropologiques ou spirituels. » Perroquetland.
 

« Il s’agit donc de faire bouger les mentalités de nos contemporains. » Oui. C’est Tugdual Derville qui l’a dit : je crois que la solution, c’est de RÉVEILLER LES CONSCIENCES. (On va aller loin avec ça…)
 
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« Autant de raisons pour lesquelles La Manif pour tous a mis clairement le cap sur 2017 pour faire gagner la famille. » Les célibataires, on s’en moque. Les couples non-mariés ou stériles ou séparés, aussi. Les personnes homos… ça existe ça ?
 

« Nous avons montré, depuis trois ans, que nous ne lâchons rien et que nous obtenons des victoires politiques : reculs successifs sur la PMA ‘sans père’ et sur la GPA, renoncement à la généralisation des ABCD de l’égalité, retrait du désastreux projet de loi ‘Familles’ de Dominique Bertinotti, recul sur l’adoption pour les couples pacsés et concubins… » Faut-il rappeler à Ludovine de la Rochère que depuis le départ, notre mouvement enchaîne les défaites et perd tous ses combats ? L’Union Civile est passée, le « mariage pour tous » est passé, la PMA et la GPA sont en train de passer, l’euthanasie aussi. Nous prend-on pour des aveugles ? Les leaders LMPT vont-ils se remettre un poil en question un jour ??

 

« Le lobby LGBT et ses alliés, en conséquence, ne cessent de chercher des alternatives à la voie législative, pour avancer sur ces sujets. Mais nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre nos actions pour gagner ! » Oui. Il suffit de se rendre au Parlement Européen à Bruxelles pour voir que le lobby LGBT a une majorité écrasante et une longueur d’avance qui est colossale, pour comprendre que le triomphalisme des leaders LMPT est un volontarisme sans fond et sans recul.

 

« La Manif pour tous a-t-elle une stratégie par rapport aux catholiques ? » Oui. Elle les humilie, leur demande de se travestir et de taire leur foi, elle croit en Jésus mais Le cache comme une honte, n’a pas compris que sans le Christ au centre aucune action ne tient et aucun mouvement ne peut rester dans l’Unité, la Force et l’Amour. La « Manif Pour Tous » est un mouvement bobo et anticlérical qui s’ignore
 

« En ce qui concerne l’Église, je ne dirai pas que nous sommes dans une stratégie, mais plutôt dans un dialogue qui se fait de mille manières. » On rappelle Otis.
 

 

« Il nous est ainsi arrivé d’adresser un courrier d’informations – par exemple sur l’ABCD de l’égalité – à l’ensemble des évêques, des dirigeants d’établissements privés catholiques, de l’UNAPEL, des mouvements de jeunes… ce que nous avons fait aussi à l’attention de représentants d’autres religions et d’instances non confessionnelles. Nous avons pu, ensuite, échanger avec nombre de destinataires de cette note. Mais la France est un pays de tradition catholique — n’en déplaise à François Baroin — et ce dialogue se fait donc majoritairement avec le peuple catholique et ses clercs, prêtres et évêques. » C’est bien : les évêques et les fidèles catholiques sont CONSULTÉS. C’est hyper sympa. Ils sont PARTENAIRES (du moment qu’ils ferment leur gueule et qu’ils ne récupèrent pas le logo de la « Manif Pour Tous » : marque déposée ! Les leaders LMPT tiennent à leur copyright !). Affligeant.
 

« Cela est d’autant plus vrai que l’Église est la première institution du monde par l’expertise, l’expérience et le temps consacré à ces enjeux. Certes, tous les catholiques ne partagent pas notre combat, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant, avec les encouragements du Saint-Père, qui m’a reçue au printemps 2014. » Aaaah… Cette chère selfie avec le Pape (… pour lui faire dire tout ce qu’on veut… et surtout tout ce qu’il ne pense pas) !
 

(Cette photo n'est pas un montage)

(Cette photo n’est pas un montage)


 

« J’ajoute que, lors du Tour de France que j’ai fait au printemps 2015, au cours duquel je suis allée dans 25 villes en 5 semaines, j’ai été très souvent interrogée, à la fin de ces conférences, sur l’attitude de l’épiscopat. Ma réponse a toujours été la même : d’abord, bien des évêques, dans leur diocèse, soutiennent explicitement le mariage homme-femme et la famille, même si leur communication n’est pas reprise et connue au niveau national. D’autre part, le rôle des évêques n’est pas le militantisme en tant que tel  : l’action militante est plutôt le rôle des laïcs, comme l’a fortement rappelé le pape Benoît XVI. » Ben oui. Séparation de l’Église et de l’État ! Séparation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel ! D’ailleurs, je crois qu’on est tous d’accord pour dire que Jésus n’a jamais fait de politique (ce qui est, en réalité, archi-faux), que les évêques ne sont ni humains ni citoyens, que les fidèles catholiques doivent s’engager en politique mais ne pas faire de politique en Église… Pauvre schizophrénie de nombreux catholiques qui n’ont rien compris à Jésus, à ce qu’est vraiment la noblesse de la politique et de la sexualité !
 

« Autrement dit, avant de voir ‘la paille dans l’œil’ de certains de nos frères-évêques, regardons d’abord ‘la poutre’ qui est dans le nôtre… » C’est peu de le dire !
 

« Si chacun se lève pour assumer ses responsabilités, c’est déjà une grande et bonne nouvelle pour l’avenir ! » Les leaders LMPT, comme des communicants dignes de ce nom, savent que, pour ne pas passer pour des insensés ou des destructeurs (alors qu’ils ont fait un beau travail de sape de notre combat jusque-là), il convient de finir leurs interviews par une phrase de conclusion bien vaseuse et bien « positive » (et crypto-biblique sans trop que ça se voie). Que leur appel à assumer leurs responsabilités ne soit pas de la jolie formule. Et si c’est le cas, qu’ils comptent sur moi pour leur rappeler leur hypocrisie, leur fausse humilité, et leur irresponsabilité. Car visiblement, ils ne s’en rendent pas compte.
 
 
 
 

P.S. : Et Famille Chrétienne qui ne comprend rien non plus à l’Union Civile…

« Gens d’Église catholique, arrêtez de nous traiter comme des gonzesses ! »

 
logo mère de miséricorde
 

Je reviens du week-end « Mère de Miséricorde » (mouvement qui accompagne les couples concernés par l’avortement), à Montmartre, du 16 au 17 janvier 2016. Extraordinaire bain d’amour et d’humour, d’accueil de la fragilité, sans condamnation des personnes. Vraiment, je conseille fortement. Cet événement, en plus de la joie simple qu’il m’a donnée, m’a permis de réfléchir sur la manière qu’adopte l’Église catholique en général pour nous appeler à l’action sociale, à la mission. Ça va peut-être vous surprendre venant d’un gars homo comme moi qui a fui en partie sa masculinité, mais j’ai eu peur que ce week-end « Mère de Miséricorde » tombe dans le travers que je vais décrire ci-dessous. Finalement, comme l’association en question est une œuvre guidée par l’Esprit Saint, elle n’est pas tombée dans le panneau… mais le risque de faire de la Mission une couveuse-confessionnal peinte en rose est toujours là, et l’enjeu de ces œuvres mérite que je le rappelle.
 

En effet, la tendance est forte, dans les mouvements catholiques actuels, de nous traiter comme des infirmières et non comme des chirurgiens, comme des moniales/moines et non comme des soldats, comme des priants et non comme des évangélisateurs, comme des femmes et non comme des hommes, comme des Marie et non comme des Jésus. Souvent, je constate, dans les milieux de l’action sociale chrétienne, qu’on nous parle comme à des gonzesses, à des mères compréhensives, précautionneuses et protectrices, à des religieuses cloitrées, à des infirmières scolaires, voire à des mamies retraitées. Ce qui n’est pas un mal (mâles). Car cela nous fait découvrir l’immense trésor du cœur profond et « de mère » de Jésus en nous. On découvre la grandeur de l’effacement, du dépouillement, de l’humilité, de l’écoute, du silence, du cœur à cœur, des larmes, de la délicatesse, de la bienveillance, du vrai accueil qui désarme les plus farouches. La Miséricorde incommensurable de Marie. D’ailleurs, il suffit de voir la sainteté douce qui jaillit d’une Valérie Ternynck (responsable de « Parlez-moi d’amour ») pour en être convaincu. Le risque, c’est qu’on étend un charisme particulièrement efficace mais – il faut le reconnaître – exceptionnel et peu répandu, d’une personne unique (Valérie Ternynck) à l’ensemble des personnes qui devraient avoir son rôle bienfaiteur (« Parce que ça marche avec elle, parce que ça marche une fois, ça va marcher pour tout le monde et pour toutes les autres fois. »). L’erreur, c’est également de ne s’adresser qu’à un seul type de public, et en particulier un public féminin. Car on ne parle pas à des jeunes hommes comme à des jeunes femmes, surtout en matière de sexualité, et même de spiritualité. Même si garçons et filles sont tous apparemment humains et de la même tranche d’âges. C’est un mystère, cet écart de rythmes, de besoins, de formes, de vocations, entre les sexes, mais je n’y peux rien. C’est le mystère réel de la différence des sexes.
 
Valérie Ternynck
 

Dans ces formations à l’affectivité, que fait-on des mecs, des pères, des soldats, et de ceux (ou « celles »… car il y a aussi des filles qui ont davantage besoin de force que de douceur) qui sont plus sensibles à un discours moins ganté, plus conquérant, aventureux, assaillant, castrateur, posant les limites et édictant la Loi ? Comme le fait remarquer à juste titre Vladimir Soloviev, si on regarde tous les saints de l’Église catholique, on ne trouve principalement que deux catégories (qui ne s’opposent pas du tout entre elles, d’ailleurs) : soit des moines, soit des soldats. Or, à « Mère de Miséricorde » (œuvre magnifique, indéniablement vigoureuse et sainte), et dans l’Église catholique en général, la dimension zélée, masculine et paternelle de l’être humain, dimension qui nomme le mal, qui vit moins cachée, qui est plus extérieure qu’intérieure, est négligée. « Discrétion ! Invisibilité ! » on nous dit. Alors que pourtant, la charité masculine complète la charité féminine. On nous dit : « N’annoncez pas le Christ ! La morale (confondue avec le moralisme), EXIT ! Ne verbalisez pas votre foi. Intériorisez la Vérité au profit de la Charité. Soyez mère et non pas père. Soyez Ministre de l’Intérieur ou de la Défense, et non pas Ministre des Affaires Étrangères (… et encore moins Président de la République) ! Soyez moine et non pas soldat ! Soyez accompagnant, bras droit, et non pas chef ! » Il y a une tendance dans l’Église à nous méfier de la force, de la foi catholique énoncée clairement, de la Vérité, de la Parole (explicite), de l’action. On fait prévaloir la « gradualité », la présence, la discrétion, le silence, le « savoir être », plutôt que le « savoir-faire tout en étant ». La Vérité, le mariage et le Christ sont envisagés d’office comme une matraque, une menace, un bulldozer idéologique qui décrédibilise et découragerait les gens non-croyants. « Nous ne sommes pas un mouvement militant. Nous ne sommes pas un mouvement combattant. On est simplement là pour aider la personne à trouver son cœur profond. Par amour. Pas par devoir. Sans jugement. Sans morale. Sans condamnation. » a dit mot pour mot Guillaume Maupeau, un des volontaires de « Mère de Miséricorde », lors du week-end de Montmartre.
 

Don Luigi Giussani

Don Luigi Giussani


 

Mais n’est-ce pas restreindre ou caricaturer l’action de Dieu dans notre vie, que de penser ainsi et de faire de la maternité un dogme actionnel/solidaire/associatif ? N’est-ce pas fuir face aux attentes de ceux et celles qui, plus qu’une écoute, recherchent une Parole vigoureuse en même temps que respectueuse ? Je crois qu’il y a des gens qui sont appelés plus par le devoir que par le cœur, par l’ordre plus que par l’invitation, par l’obéissance et la soumission à une autorité plus que par la compréhension, par le choix plus que par le consentement, par la lutte plus que par le repos, par l’action plus que par l’expression de son ressenti, par Jésus directement plus que par les valeurs qu’Il porte. Il y a des gens qui préfèrent un Jésus caché et d’autres qui ont besoin de se Le voir annoncer « cash » et visible. Alors, certes, dans le contexte laïcard actuel, dans le contexte de tension et de paranoïa athée et anti-catholique, on va me rétorquer que la discrétion de Dieu est « plus stratégique » et opère davantage de miracles qu’une foi affichée comme un étendard, on va me dire que les associations telles qu’Alliance Vita, LMPT ou Mère de Miséricorde font un travail formidable de terrain et dépassent de loin l’action bourrine et donneuse de « leçons de prévention » des associations athées style Planning Familial justement parce qu’elles n’annoncent pas directement la couleur du Christ : ce serait leur discrétion qui leur permettrait de rejoindre un milieu scolaire beaucoup plus large, d’approcher des publics archi blessés (notamment les élèves musulmans), de rassurer les directeurs d’établissement, et d’assurer un travail chirurgical de toute beauté même s’il se fait à petite échelle, avec des petits groupes et avec des petits effectifs d’accompagnement (par exemple, Parlez-moi d’amour est débordée de demandes et pourtant manque d’intervenants). Je pose néanmoins la question : malgré la nécessaire et précieuse précaution que tout médecin de l’âme et que tout médecin de Jésus doit avoir, n’est-on pas encore trop en timidité, ou concentré sur une seule forme d’action ? Jésus est un médecin. Pas une infirmière ni une assistante sociale ni une conseillère conjugale. Il n’est pas Marie. Récemment, une amie catho, jadis enseignante en ZEP dans les Cités, m’a dit combien la population musulmane est paradoxalement très ouverte et sensible aux évangélisateurs catholiques qui parlent à visage découvert de leur foi, et avec zèle. Je pense aussi au succès des pélés « identité masculine » du père Philippe de Maistre ou au scoutisme qui donne des repères pour devenir un homme (catholique). Il y a des gens qui sont davantage touchés par l’action publique et politique que par l’action « passive » et réflexive. Il y a des gens qui préfèrent adorer et jeuner, d’autres qui sont plus missionnaires, frondeurs et entreprenants. « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. » (1 Co 12, 4)
 

N’oublions pas deux choses : 1) Jésus Prem’s !… et Marie en deuxième (Pour l’instant, l’action catholique est très mariale : c’est déjà énorme, mais c’est incomplet, et nous nous trompons, je crois, de priorité ni de royauté). 2) Sainte Thérèse de Lisieux, avec les novices qui étaient faibles et qui avaient besoin de son autorité masculine, se montrait ferme et forte ; avec les novices qui étaient trop orgueilleuses et avaient besoin de son autorité maternelle, se montrait douce. Pour amener le cœur à s’ouvrir à l’Amour de Dieu, il ne s’agit pas d’être tout le temps maternel, ni exclusivement paternel. Mais la paternité dépasse la maternité. Dieu s’est fait homme. Il ne s’est pas fait femme !

 

En regardant le programme de « Mère de Miséricorde » du dimanche 17 janvier au matin (Partie 1 : « Le Cœur profond » par Valérie Ternynck ; Partie 2 : « S’engager » par Guillaume Maupeau ; Partie 3 : « Le Combat spirituel » par le père Pierre Brunet ; Partie 4 : la messe par Jésus et Mgr Legrez), cette négligence de la masculinité (masculinité de la féminité, aussi !) commençait à se profiler, et ce, depuis le samedi… malgré la formulation scolaire de la nécessité de « l’engagement ».
 

Père Pierre Brunet / Zorro

Père Pierre Brunet / Zorro


 

Heureusement, le père Pierre Brunet (Zorro) est arrivé ! De manière totalement inespérée. J’avais déjà rédigé en cachette la moitié de mon article que vous lisez. Mais l’intervention du père Brunet a brisé mes doutes et est arrivée comme un coup de tonnerre dans le salon de thé cosy. Et c’était béni de Dieu. À brûle-pourpoint, il s’est mis directement à parler de masculinité. Alors que rien, dans le contexte du week-end « Mère de Miséricorde », et dans la thématique de l’accompagnement des femmes qui avortent ou souhaitent avorter, ne semblait l’indiquer. Ça tombait même carrément comme un cheveu sur la soupe. C’est là que j’ai compris que l’œuvre de Mère de Miséricorde était vraiment plus divine qu’humaine, et qu’elle était portée par l’Esprit Saint. Je ne vois pas d’autre explication. Dès l’introduction de son topo sur le « Combat spirituel », le prêtre marseillais a apporté, sans avertir, la dose de testostérone sainte qui manquait à ces deux jours déjà formidables. L’apothéose. Comme si l’Esprit Saint répondait mystérieusement à ma petite frustration. Ça m’a bouleversé. J’en ai pleuré pendant une demi-heure à chaudes larmes, c’est pour vous dire !
 

Pour commencer son topo, le père Brunet a raconté un épisode qui lui était arrivé à Marseille dans sa paroisse : un groupe de jeunes hommes, à proximité de son église, ricanait à propos de son célibat sacerdotal. Et lui, contre toute attente, n’a pas supporté en silence l’outrage, mais leur est rentré dans le lard. Légitime défense. Franc-parler. Rappel du cadre, des règles, du devoir. Justice couronnant la Miséricorde. Au lieu d’accueillir passivement les provocations des jeunes par un « Oui, je comprends, oui je supporte et je prie en silence », il ne s’est pas démonté, a dit « non », et a commencé à rentrer en résistance : « Je ne rigole pas du tout, là, les gars. Je joue pas. Le célibat, c’est vital pour moi. C’est ma vie. C’est mon bonheur ! » Et apparemment, cette courte mise au point a donné suite à un échange très profond entre hommes. « Je l’ai dit comme un mec. » Quand j’ai entendu cette phrase, là, immédiatement, j’ai compris que Dieu me répondait directement. Le père Brunet a exposé une toute autre manière d’aborder et de conscientiser les jeunes : il a contre-attaqué. Avec toute la Charité qu’il faut. Mais il a contre-attaqué quand même ! Il nous expliquait que si on attaquait sa femme, il serait le premier à se lever pour la défendre. Et si on attaque son Église, il ne se laisse pas faire et sort les crocs divins : « Je refuse de rentrer en débat avec des gens qui ne me respectent pas. » ; « On ne parle pas mal de ma femme ! On ne se moque pas de ma foi ! » ; « On peut débattre… mais dans la mesure où on se respecte. Quand on n’est pas à ce niveau-là, on ne se livre pas. » Comme un homme, un roi, un prophète de la justice, ou un arbitre, il pose le cadre, les limites à ne pas dépasser, la Loi. Il nomme le mal. Il édicte les règles. Il circoncit. Il frustre. Il donne des plaies. C’est ça, un vrai père.
 

Après l’introduction de son topo à Mère de Miséricorde, le père Pierre Brunet est rentré dans le vif du sujet et a traité du thème du combat spirituel (intitulé de sa conférence). Avec une originalité, une spontanéité (il a griffonné ses mots, paraît-il, la veille) et un culot tels (il a osé parler à la place de Dieu, en disant « Je », en parlant de « son fils Jésus », de ce qu’Il avait dit dans certains passages précis de la Bible, et de « ses prêtres ») que j’en ai sangloté comme un gamin pendant l’intégralité de son discours. J’étais frappé par la précision de ses mots, qui comblait mes attentes intérieures au-delà de ce que j’avais pu imaginer. C’est comme si Dieu avait pris possession du corps et des lèvres de son pasteur, que Dieu parlait à travers cet humble homme, et que le père Brunet n’était même plus là. « Tu vas combattre dans ta relation avec moi, disait-il, mais je vais te bénir. Je ne vais pas circoncire uniquement sexe, mais aussi ton cœur. » L’appel masculin au combat rejoint finalement la petitesse et l’humilité féminine, comme l’a montré le père Brunet en conclusion : « Restez petits et simples : c’est peut-être cela le secret du combat. » Dieu le Père nous aime avec un cœur de Mère, et par sa mère Marie. C’est sûr !

 

En repartant de ce week-end magique organisé par Mère de Miséricorde, Valérie Ternynck (une sainte, à mes yeux, même s’il ne faut pas trop lui dire lol… et puis de toute façon, sa grandeur ne vient pas d’elle, alors je peux quand même le dire !), guidée par l’Esprit Saint, a veillé, en faisant intervenir à cette session le père Brunet, Mgr Jean Legrez (évêque d’Albi) et même moi (le blessé de la masculinité), à apporter la touche de masculinité et de paternité indispensable à Mère de Miséricorde et à Parlez-moi d’Amour. Elle a eu l’humilité maternelle de nous confier « son » bébé, quelque part. Qu’elle en soit remerciée. Mère de Miséricorde est une œuvre inspirée. Et comme elle obéit au « À Jésus par Marie », elle se dirige naturellement et surnaturellement vers la Royauté masculine de Jésus et de Dieu le Père. Alléluia ! Vraiment !
 
 
 

P.S. : Remarque-annexe qui n’a apparemment rien à voir avec ce que j’ai écrit plus haut… et pourtant ! La grandeur de rassemblements tels que le « Parcours Homosexualité » de Paray-le-Monial, ou que le week-end « Mère de Miséricorde » au Sacré-Cœur de Montmartre, c’est qu’ils réunissent sans le savoir deux mondes qui ont tout pour s’opposer, mais qui, parce qu’ils ignorent qu’ils se rencontrent, parce qu’ils ignorent qu’ils s’opposent et qu’ils pourraient exploser ensemble, et surtout parce qu’ils sont mêlés et réconciliés ensemble par l’Esprit Saint, font l’expérience de leur unité improbable. À Courage, à Mère de Miséricorde, par exemple, c’est le festival des surprises, des réparations, des guérisons, des réconciliations insoupçonnées. J’ai remarqué cela avec les rares associations catholiques traitant de l’avortement (et dont le public caché est celui des personnes concernées par la stérilité) ; ou encore avec les associations traitant de l’homosexualité (qui drainent le public caché du divorce ou du célibat subi). Le phénomène d’aimants entre avortement et stérilité, ou bien entre homosexualité et divorce pourrait paraître irréel, malsain, masochiste ou signe de jalousie : des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant partent à la rencontre de couples qui en ont supprimé un ! ; des femmes quittées par leur mari qui est parti apparemment « pour cause d’homosexualité » vont à la rencontre des sosies homosexuels de ce dernier ! Bonjour la nitroglycérine ! Mais en réalité, la rencontre des deux mondes se passe très bien ! Il y a une vraie libération et réconciliation par personnes interposées. On revient sur les lieux du drame ou du crime (l’avortement, la stérilité, l’homosexualité, le divorce, le célibat), et on rejoue la scène pour résoudre le problème. Et ça marche. Même si au départ, ça semblait explosif ou inutilement douloureux parce que ce retour en arrière, cette observation de la plaie, ne se fait pas exactement avec les bons acteurs. Même si le mal a été fait et semble irréparable. Pourtant, le miracle s’opère quand même.
 

P.S. 2 : Au même instant où je publie cet article, en arrive un autre, exactement de la même veine, dans Le Rouge et le Noir, d’un journaliste (Louis-Alexandre) que je ne connais pas. C’est simultané et troublant ^^.

Star Wars, le bobo hétérosexuel adore (… et le Gouvernement Mondial empoche le fric et les âmes)

Star Wars 1
 

Échantillon du baragouinage des bobos, incapables d’expliquer pourquoi ils adorent cette merde de « Star Wars » (remarquez comme ils tiennent tous exactement le même discours stéréotypé) :
 
 
 

Hier, je me suis rendu au cinéma de Cholet pour aller voir l’épisode 7 de « Star Wars : le Réveil de la Force » qui fait tant de bruit médiatiquement. Je n’ai toujours pas vu les 6 épisodes précédents, donc j’ai dû m’accrocher un peu au départ pour me repérer. Mais finalement, comme ce film est un monument esthétique érigé à la plus grande gloire du Gouvernement Mondial maçonnique de l’Antéchrist et qu’en plus il s’adresse à un public bobof qu’il prend pour des débiles mentaux, j’ai malgré tout trouvé mes marques assez vite, et l’absence de préparation préalable ne m’a pas manqué.
 
Star Wars 3
 

Vu que « Star Wars » est un savant mélange d’« érudition » et de simplisme manichéen, d’esthétisme noachide et de pourriture idéologique, de prétention et de nullité, de prouesse technologique et de vacuité dans les messages, je veux bien croire qu’il a de quoi contenter et aveugler une grande partie de la population mondiale : ça va du beauf hétérosexuel qui sera sécurisé de faire comme tout le monde et d’aimer ce que les autres aimeraient, jusqu’au geek bobo persuadé de lire dans cette saga eighties une profondeur mystique réservée à une élite de connaisseurs dont il aurait le privilège de faire partie. Ce film, précisément à cause de son hybridité, est un chef d’œuvre de boboïsme en puissance, flirtant avec le bobeauf d’ailleurs. Ça rase les pâquerettes, mais en donnant aux bobos l’impression que la merde a du goût et est spectaculaire. C’est « sublimement merdique ». C’est « génialement creux ».
 
Star Wars 4
 

J. J. Abrams, qui, plutôt que de se dire réalisateur, a eu la lucidité cynique de se décrire de son propre aveu comme un bon commercial et un « fabricant de jouets » tant il conduit un phénomène commercial qui le dépasse et qui devance son film (les produits dérivés « Star Wars » ont envahi nos supermarchés avant même qu’on n’ait vu quoi que ce soit du film), a juste eu le « génie » de départ de sublimer le message maçonnique par l’appareil cinématographique, de devancer et de deviner un peu son époque, et de trouver la nourriture adéquate pour fidéliser son troupeau de moutons bêlants hétérosexuels.
 
Star Wars 5
 

La méthode est simple comme bonjour : tu gaves le Peuple d’effets spéciaux, d’explosions grand spectacle, de bruits, de violence, de jolis décors de carte postale, d’un scénario un peu complexe, avec des personnages sans psychologie et qui incarnent la famille moderne de la bienpensance rebellisée, tu lui sors des mots compliqués et un monde labyrinthique inédit qui a ses codes cachés et son langage propre… et le bobeauf hétérosexuel est content ! Il a tout d’un coup l’impression d’être hyper courageux et hyper cultivé ! Il est honoré de faire partie de la famille « Star Wars ». Ça l’évade de son quotidien pourri. Ça étanche un bref instant sa soif d’héroïsme, de combats, de grands exploits. (En fait, si on regarde concrètement les choses, son courage réside juste dans le fait d’avoir payé sa place de cinéma et d’avoir consenti à devenir le soldat consommateur d’un système commercial qui lui donne la conviction d’être un « rebelle » pour mieux l’exploiter).
 

À l’issue de la projection du « Star Wars 7 », j’ai vu, dans la salle de cinéma choletaise qui n’était remplie que d’une vingtaine de spectateurs, un seul des fans de la saga qui restait religieusement jusqu’à la fin du déroulé du générique. Il avait bien la gueule de l’ingénieur informaticien athée (mais spirituel), boboïsé/coolisé pour masquer son mal-être : trentaines, lunettes, barbe, cheveux longs et queue de cheval. Ma main à couper qu’il revenait pour la deuxième ou la troisième fois dans le but de resavourer sa nouvelle relique. Ça m’a fait de la peine pour lui. Tant de foi mal orientée et mal mobilisée, tant de perte des troupes se dirigeant vers des eldorados cinématographiques avec un vague sous-texte « évangélique » (mais sans Jésus) !
 
 
 

Alors je vais maintenant, et le plus succinctement possible, vous dire les messages et l’idéologie maçonniques que j’ai identifiés dans « Star Wars 7 ». Et je tenterai aussi de vous expliquer pourquoi on ne peut pas moralement les taire, ni se contenter d’un décryptage superficiel à la Pascal Ide http://pascalide.fr/critique/star-wars-vii/ (ce dernier est tout à fait du genre à nous trouver du crypto-évangélique dans des films comme « Tree of Life » ou « Star Wars » !), décryptage qui ne dénonce pas explicitement le problème de la propagande du Gouvernement Mondial antéchristique, et qui par démagogie et pour « faire ouvert », noie le poisson. Il faut arrêter de nous prendre (ou de se prendre) pour des cons. « Star Wars » n’est pas seulement stérile : c’est une saga dangereuse et un outil propagandaire. Dans « Star Wars 7 », comme par hasard, il est question explicitement du « Nouvel Ordre Jedi » (Solo prononce l’expression) : que ceux qui ne font pas le parallèle avec le NOM (Nouvel Ordre Mondial) aillent se déboucher les oreilles !
 
Star Wars 6
 

Dans la propagande du Nouvel Ordre Mondial (NOM), le projet de l’Antéchrist est le suivant : faire en sorte de désincarner et de détruire l’Humanité par Elle-même, en Lui présentant cet homicide comme une construction/régénération prodigieuse, responsable, rationnelle, naturelle, libre et spirituelle, baignée d’or et de lumière, couronnée d’esprit d’entreprise et de créativité, auréolée d’archéologie, de science, d’architecture et de mondes parallèles présentés comme « mythiques et historiques », en faisant miroiter aux êtres humains leur immortalité, leur omnipotence, leur immanence, leur autonomie et leur rebellitude.
 
Star Wars 7
 

Et comme la véritable incarnation de l’Homme repose d’une part sur le Christ, et d’autre part sur les 4 rocs humains sur lesquels Jésus a choisi de demeurer (à savoir la différence des sexes, la différence des générations, la différence des espaces, et la différence Créateur-créatures donc l’Église-Institution catholique), les Illuminati francs-maçons s’affairent à les parodier dans le mimétisme avant de les détruire en coulisses. « Star Wars 7 » est une mine d’actes symboliques maçonniques détruisant ces rocs. Sans doute est-ce d’ailleurs à cause de cette intuition et de ce ravissement que tant de bobos – pas cons, par ailleurs, et dont certains sont déistes – continuent de s’auto-persuader qu’« il y a un message profond (et même crypto-christique) derrière ». Le problème, c’est qu’ils ne relient pas ce message avec le sous-texte maçonnique, et surtout avec la clé qu’est l’Espérance chrétienne qui est orientée vers la Résurrection de Jésus. Du coup, ils perdent leur temps, leur énergie, leur fric et leur joie. C’est pour éviter ce gâchis que j’écris d’ailleurs mon article (et non pas, comme le croient certains fans très chatouilleux, pour « casser gratuitement du Star Wars et du rêve »).
 
 

Désincarnation, banalisation et destruction de la différence des sexes :

 

– « Star Wars » est un film à la plus grande gloire du matriarcat, du féminisme indépendant, asexué, hyperféminisé et hypermasculinisé à la fois. Les héros et les maîtres, dans « Star Wars 7 », ce sont les femmes : Rey (la fille qui se défend toute seule, qui prend la place des hommes, qui se bat comme un homme, qui est mécanicienne, qui pilote à la place de Finn, qui semble n’avoir besoin de personne), Princesse Leia (surnommée « Général Organa », qui est le chef de la base de la Résistance), Maz (la patronne du bar), etc. La femme est considérée comme le réceptacle privilégié de la Révélation de la Force : « Toute la Vérité t’est déjà connue. » (Maz s’adressant à Rey) ; « Rey : que la Force soit avec toi. » (Princesse Leia s’adressant à Rey) ; etc. D’ailleurs, en espagnol, Rey signifie « roi », au masculin. Tout un symbole ! Et elle attire surnaturellement le sabre-laser bleu à elle : elle devient la guerrière couronnée en Jedi.

– On retrouve dans le film quelques traces de déférente galanterie sexiste, féminisant à l’excès les noms de fonction habituellement neutres en langue française : « Mon général… pardon… ma général… » se reprend le robot C-3PO en s’adressant à Princesse Leia. Navrant de bêtise.
 
Star Wars 8
 

– Est construit tout au long du film « Star Wars 7 » le mythe éculé de « l’intuition des femmes » (Maz sent la Force, Rey la possède), de la « force féminine ». « La force est féminine. » disait déjà Mylène Farmer : « Les femmes découvrent toujours la Vérité. » (Solo prévenant Finn) ; « Je ne suis pas Jedi, mais je connais la Force. » (Maz s’adressant à Rey) ; « Cette fille sait ce qu’elle fait. » (Solo par rapport à Rey) ; etc. On retrouve le fameux « mythe pansexualiste du ‘féminin sacré’ » (Monseigneur André Léonard, Les Raisons d’espérer (2008), p. 93) développé depuis des décennies par les adeptes du New Age. Dieu est une femme seule et noire ! D’ailleurs, à un moment, Rey (la figure de l’ultra-féminisme masculinisé) et Finn (la figure de la force noire déracialisée et universelle) s’unissent précisément pour tenir tête au maléfique machisme de Kylo Ren. La tyrannie du féminisme et de l’anti-racisme conquérants débarquent. Et attention : interdit de critiquer. C’est « la Force » !
 
Star Wars 10
 

– Dans « Star Wars 7 », tous les héros masculins sont remplacés par leurs sosies féminins, et mis au second plan : Rey récupère le sabre-laser bleu de Finn et devient quasiment Jedi à la place de Luke Skywalker ; Princesse Leia survit tandis que son mari Solo meurt ; Maz est un fac-simile de Maître Yoda (avec les étranges lunettes en plus).

– Les hommes sont présentés comme des lâches, des anti-héros, incapables de s’engager et de rester en couple, des pères démissionnaires ou des fils infidèles, des êtres qui font moins bien que les nanas même s’ils roulent encore des mécaniques : « Je ne suis pas un héros. » (Finn) ; « Je sais ce qu’il faut que je fasse mais je ne sais pas si j’en aurai la force. » (Kylo Ren s’adressant à Solo) ; etc. Bien sûr, les hommes, dès qu’ils prennent plus d’importance et d’autorité que les femmes, deviennent alors des méchants tyrans : le Sénateur Palpatine, le Général Grievous, le Suprême Leader, Kylo Ren, Anakin Skywalker, etc. Et les héros masculins encore un peu valorisés après ça sont tout de même des anti-héros : Finn fait de la collecte d’ordures, Solo est un père raté,

– La différence des sexes est à ce point maltraitée que les héros prennent souvent un look androgyne : Kylo Ren n’est pas un modèle de masculinité, Rey n’est pas non plus ce qu’on pourrait appeler une jeune fille en fleurs.

– Question sexualité, amour et couple dans « Star Wars », ce n’est pas brillant. Rey est la femme qui n’a besoin de personne. Quand Finn tente une approche auprès d’elle (« T’as un petit copain ? »), il se fait jarter : « Si tu te mêlais de ce qui te regarde ! » Avec les bobos, c’est toujours l’amour vache et indifférent, qui n’ose pas se dire. De plus, il y a zéro confiance dans le couple Finn/Rey. Sans « lâcher prise », sans consentement à appartenir, comment peut-il en être autrement ? « Lâche-moi la main. » (Rey à Finn) ; « Je sais piloter, moi ! » (Rey) ; « Ça va aller ! » (Rey à Finn) L’amour humain dans « Star Wars » est déchristianisé et désincarné. Par exemple, Solo et Princesse Leia sont incapables de s’embrasser et de rester ensemble en couple. « C’est pour ça que je filais : c’était pour toujours te manquer. Notre relation, c’était pas si mal, après tout. Y’a eu du bon. » (Solo revenant sur sa relation passée Leia). Même chose pour les jeunes tourtereaux Finn et Rey, pourtant amoureux, mais qui sont incapables de se serrer dans les bras, de s’embrasser et de se dire « Je t’aime ». Leur amour est platonique, quasi asexué, angélique, acorporel et impossible. À la fin du film, Solo, au moment d’une opportunité de vrai baiser entre Finn et Rey, les arrête dans leur élan romantique : « On s’en va, là. On s’embrassera plus tard ! » Et finalement, les amants finissent par vivre chacun leur vie, sans que le couple ait eu le temps de se former : « Je suis sûre qu’on se reverra. J’ai bon espoir. Merci mon ami. » (Rey face à Finn inanimé dans le coma, qu’elle aime mais qu’elle abandonne)
 

Princesse Leia et Solo (dans une étreinte désespérée)

Princesse Leia et Solo (dans une étreinte désespérée)


 
 

Désincarnation, banalisation et destruction de la différence des générations :

– Le seul vrai contact corporel, l’unique véritable étreinte qu’on verra de tout le film, c’est entre la Princesse Leia et Rey. C’est 100% féminin, 100% incestuel dans la fusion intergénérationnelle.

– La plupart des protagonistes du film n’ont pas de famille, sont abandonnés et orphelins… et quand ils en ont une, elle est dissoute et infidèle au mariage.

– Les pères de famille sont méprisés : « Tu vois en lui le père qui t’a manqué ? Tu aurais été bien déçue… » (Kylo Ren s’adressant à Rey par rapport à Solo, son père à lui) ; « Ton fils, je l’ai tué. Il était aussi faible et stupide que son père. » (Kylo Ren en parlant de lui-même à son père Solo)

– Les pères et les hommes sont tués : Kylo Ren assassine son père Solo, qui n’était pas un modèle de paternité stable. Et il est un fils indigne. De surcroît, le parricide se pare de la beauté de l’Action de Grâce, de l’Eucharistie : en transperçant à mort son père Solo avec son sabre-laser, Kylo Ren lui dit « Merci ».

– Dans « Star Wars », la transmission de parents à enfants est souvent présentée comme une mauvaise influence, un terrible destin. La plupart des enfants sont rebelles et envoient balader l’éducation de leur père démissionnaire : « Le temps est venu d’achever son apprentissage. » (Suprême Leader Snoke)

– Princesse Leia, c’est la mère célibataire qui envoie balader son ex-mari Solo : « Ne recommence pas ! » lui dit-elle quand il essaie de recoller les morceaux de leur ancien couple. Elle a été également négligente et démissionnaire vis-à-vis de son devoir d’État de mère et d’épouse : « Je n’aurais jamais dû le laisser partir, vous laisser partir tous les deux. » (Princesse Leia s’adressant à son ex-mari Solo par rapport à leur fils Kylo Ren qui a mal tourné)

– À un moment du film, Rey met le doigt sur la blessure secrète de Kylo Ren : la blessure de se savoir créé par quelqu’un d’autre que lui-même, d’avoir un père ou un grand-père (ici, le grand-père de Kylo est Dark Vador) : « Non. C’est toi qui as peur d’être moins fort que Dark Vador ! » balance Rey à la face de Kylo, bouleversé par la vérité qu’il vient d’entendre.
 
 

Désincarnation, banalisation et destruction de la différence des espaces :

– Finn, stormtrooper noir du Premier Ordre (en blanc), est l’archétype de cette fusion des espaces (cf. le code « Je suis un Blanc-Noir » de mon Dictionnaire des Codes homos). Et bien entendu, c’est le Noir gentil applaudi par les maîtres blancs hollywoodiens, le token black de la bienpensance occidentale, le symbole cinématographique du racisme positif. Le renversement cinématographique de l’oppressé en oppresseur, loin d’indiquer une réelle sortie de crise ou un lendemain meilleur, obéit en réalité à un mécanisme manichéen inquiétant. Par exemple, lorsque Finn récupère le pouvoir, il se montre aussi autoritaire avec une des responsables des stormtroopers que les méchants : « Maintenant c’est moi qui commande ! ». Solo lui conseille immédiatement, non pas de changer d’attitude, mais juste que sa conversion de soi-disant « victime » en bourreau ne soit pas aussi visible : « Plus discret. »

– « Star Wars » déshumanise la différence des espaces. En effet, la planète Terre est délaissée, au bénéfice d’une prolifération de planètes inconnues, d’étoiles et de royaumes fictifs. Elle en devient un détail, ou plutôt une abstraction, au cœur de la galaxie et dans le scénario.

– Les planètes représentées dans le film (Jakku notamment) sont quasiment toutes des espaces virginaux, désertiques, vidés d’Humanité. Ils sont ultra-naturalisés par des images de synthèse, et extrémisés : on passe du désert au paysage enneigé.

– Dans « Star Wars », le voyage est désincarné (même si ça bouge beaucoup et ça va plus vite que la vitesse de la lumière dans les vortex). Même le voyageur bobo jette l’éponge : « J’ai trop voyagé. » (Solo)

– La Nature écologique sans quasiment aucune présence humaine, est portée aux nues : par exemple on observe Rey face au lac de la planète Takodana (« C’est sans doute la planète la plus verte de toute la galaxie. »).

– Dans « Star Wars », la main tient une place démesurée, comme dans le projet du Gouvernement Mondial. La main en tant que sceptre de pouvoir préfigure la puce électronique. Elle occupe ce rôle aussi dans « Star Wars » avec la main toute-puissante de Dark Vador et Kylo Ren.

– Dans « Star Wars », tout ce qui est ancien est tué ou montré comme mauvais : Solo, le père, est tué ; l’« Ancien Empire » (qui s’est fait succéder par le « Premier Ordre ») c’est la dictature des stormtroopers.

– Dans « Star Wars », on lit en filigrane une haine de la planète Terre, et en particulier une occidentalophobie, typique des Occidentaux bobos qui n’assument pas leurs actes et leur appartenance à leur culture. Par exemple, en entendant comparer la planète Jakku à une « décharge » de poubelles, Solo joue d’ironie en s’adressant à Chewbacca : « Tu vois qu’on n’a pas assez exploré les confins occidentaux ? » Et comme à son habitude, le boboïsme sacralise les pauvres (qu’il n’aide pas véritablement) aux dépens des Occidentaux : par exemple, Rey, sur Jakku, marchande avec des peuples nomades et pauvres.
 
 
 

Désincarnation, banalisation et destruction de la différence Créateur-créatures :

– Le noachisme, c’est-à-dire le super-primitivisme et la panmythologie millénariste, est particulièrement présent dans « Star Wars » : naturalisme forcé, panthéisme déchristianisé, hybridité homme-animal ou homme-robot ou animal-robot, paganisme symbolique, temples et vieilles pierres renfermant un « secret », etc. Par exemple, le vaisseau des gentils s’appelle le Faucon Millenium, dans la grande tradition de la mythologie grecque. Chewbacca, la bête poilu proche du singe, est la quintessence du super-primitivisme noachide. C-3PO, le robot doré, est particulièrement humanisé. Puis à la fin du film, Rey visite des ruines abandonnées sur une île océanique déserte.

– Comme le film « Star Wars » défend une idéologie spiritualiste mais déicide, il est logique qu’il soit peuplé d’hommes-machine. Le Droïde BB-8 et les robots en général sont présentés comme humains, voire plus humains, plus intuitifs, plus intelligents plus détenteurs de Vérité, que les humains eux-mêmes.

– Dans la pensée maçonnique, très branchée psychologie, hypnose, naturopathie, mémoire et force des souvenirs, capacité intellectuelle, force intérieure de la volonté, magnétisme, intelligence artificielle, pouvoir des mots et des intentions, le pouvoir mental a beaucoup d’importance. Selon elle, c’est au mental que l’Homme se mesure aux autres et se régénèrera. Et cette croyance, on la sent très clairement dans « Star Wars 7 » : Kylo Ren a des pouvoirs psychiques qui lui permettent de pénétrer l’esprit des gens ; Rey commande à un stormtrooper rien que par la parole ; Solo avoue qu’« il s’en sort toujours avec des palabres. ».

– Dans « Star Wars », ce sont les robots qui possèdent la Vérité, et non prioritairement les humains. D’ailleurs, dans la saga, ils sont humanisés, même s’ils balbutient et parlent parfois un langage robotique codé composé d’onomatopées humoristiques. Par exemple, BB-8 (« bébé » en français : ce n’est pas anodin) détient le secret de la carte qui aidera à retrouver Luke Skywalker, le dernier Jedi.
 
Star Wars 9
 

– Dans « Star Wars » (et dans beaucoup de films actuels malheureusement), la différence Créateur/créatures est totalement dénigrée, et le rapport de crainte/confiance discrédité. La désobéissance (ou la trahison ou la rébellion ou l’anticonformisme) est montrée comme la Force, la Déesse, la Nouvelle Alliance : cf. les « Résistants de l’Alliance rebelle » sont les « gentils » dans l’histoire. Rey, l’héroïne, est une pilleuse d’épaves. En revanche, l’ordre (« Le Premier Ordre »), qui menace les « bons » Républicains et leur désordre libertaire sanctifié, est le méchant. On n’est pas du tout, mais alors pas du tout, face à la propagande libéralo-communiste de l’anti-fascisme moralisant !

– Le film obéit au manichéisme le plus simpliste qui soit : le camp de la lumière contre le camp du côté obscur (« La seule lutte qui vaille, c’est celle contre le côté obscur. » déclare Maz)… même si les défenseurs de la série s’en défendent en arguant que ce simplisme est « bien plus subtil que ça » parce qu’il y a de nombreux ponts entre les deux camps. Ils n’ont pas encore compris que le manichéisme, ce n’était pas uniquement « le camp du Bien contre le camp du mal » ; mais c’était surtout la fusion du Bien et du mal, fusion soi-disant « équilibrée et équilibrante » (en effet, le manichéisme voit le Bien et le mal comme deux forces équivalentes qui se génèrent et s’équilibrent l’une l’autre). Le manichéisme de « Stars Wars » s’observe particulièrement dans la neutralité assignée à la fameuse « Force » lumineuse dont il est fait tant cas (j’ai repris la définition Wikipedia) : « Dans l’univers de ‘Star Wars’, la Force est un champ d’énergie s’appliquant à tous les êtres vivants. La force y est décrite dans les premiers films réalisés comme donnant des pouvoirs aux personnes qui lui sont sensibles, sans que son origine ne soit tout d’abord explicitée, laissant implicitement penser qu’elle est d’ordre spirituel, avant que romans et films ne proposent une explication biologique, en insérant l’idée d’une symbiose avec une forme de vie microscopique, les midi-chloriens. La Force semble être une sorte d’énergie omniprésente et mystérieuse dont personne n’est encore arrivé à percer l’origine. Cependant, il est clair que tout individu capable de la contrôler obtient d’intéressantes facultés : des pouvoirs télékinétiques, lui permettant d’agir sur la matière par la seule force de sa volonté, de la simple pomme au chasseur stellaire, des capacités physiques et sensorielles décuplées, et l’aptitude à influer sur les flux d’énergie physique ou les pensées d’autrui. Le concept a très probablement été inspiré par le ‘ki’ japonais ; rappelons que George Lucas s’est inspiré de films d’Akira Kurosawa, qu’il a d’ailleurs été coproducteur de Kurosawa, et que son œuvre comporte plusieurs références graphiques à la culture japonaise. » Bref, la « Force » a tout du concept bouddhisant New Age, centré sur l’Homme et ses capacités « naturelles » et technologiques à réinventer le Bien, et à se recréer Lui-même grâce à ses lumières et à son sens de la Lumière. D’ailleurs, dans le boboïsme, tout est basé sur le savoir-faire : « C’est ce qui s’appelle savoir piloter. » (Finn à propos de Rey) Autrement dit, la Force dans « Star Wars » est la synthèse du naturalisme techniciste et du panthéisme New Age, elle est le support flou du noachisme luciférien. « Pardonnez-moi, je le ressens à nouveau… l’attrait de la lumière. Montre-moi, et j’achèverai ce que nous avons commencé. » (Kylo Ren) La Lumière, appelée aussi « la Force », c’est vraiment l’Antéchrist. Ni bonne, ni mauvaise (ça dépend de l’usage qu’on en ferait), ou plutôt synthèse du bien et du mal, elle condense l’idéologie manichéenne, basée sur le ressenti et non sur le Réel, sur l’intention et non sur les faits, assurant un pseudo « équilibre » entre le Bien et le mal mais en éjectant la primauté du Bien christique sur le mal. « Je me sens coupé en deux. » (Kylo Ren) On retrouve dans « Star Wars » cette divinisation de la Lumière, mais qui, comme elle est déchristianisée, devient soit bonne, soit mauvaise/luciférienne, soit les deux. « Je suis certaine qu’il a encore la Lumière en lui. » (Princesse Leia par rapport à son fils Kylo Ren) ; « Si tu fermes les yeux, tu peux toujours la ressentir, la Lumière. Elle te guidera. » (Maz s’adressant à Rey) ; « L’arme se charge de toute l’énergie d’un soleil. » (Finn) ; « Et ne me parle pas de l’Étoile de mort. » (Princesse Leia) ; « La Force, le Jedi, tout est vrai. » (Solo) ; etc. Par exemple, le Premier Ordre possède la Starkiller Base, une planète de glace qui tire sa puissance de sa capacité à absorber l’énergie de soleils. Dans les rangs du Premier Ordre, on peut compter des personnes liées à la Force, comme son leader Snoke, son apprenti Kylo Ren, ou encore des stormtroopers tels que Finn qui vont devenir résistants. Dans la pensée de « Star Wars », le mal n’est qu’un Bien mal utilisé.

– Certes, « Star Wars » nous propose en apparence un manichéisme inversant parfois les codes couleurs « blanc pour les gentils / noir pour les méchants » (exemple avec Finn, le Noir qui est d’abord habillé en blanc, et du côté du Premier Ordre ; autre exemple avec le Black Leader, leader des escadrons Bleu et Rouge servant la Résistance), mais un manichéisme quand même !

– On entend çà et là dans « Star Wars 7 » des consignes de censure, des invitations à ne pas réfléchir : « Évitez de regarder. » (Solo s’adressant à Finn et Rey) Il y a zéro message de Vérité et de fond. Les seules vérités qu’on entend, ce sont les gesticulations par onomatopées de nos informateurs bobos (BB-8, Chewbacca, etc.) ou bien les élans plats de combattivité « positive » et les déclarations d’amour à l’ESPOIR sorties de la bouche de notre jeune héroïne Rey : « Il ne faut jamais désespérer. » (Rey) ; « Je suis sûre qu’on se reverra. J’ai bon espoir. Merci mon ami. » (Rey face à Finn inanimé dans le coma) ; « Grâce à vous, il nous est permis d’espérer. » (Poe) ; etc. La positive attitude du boboïsme.

– En filigrane, on lit dans « Star Wars » un messianisme et un orgueil qui ne présagent rien de très bon ni de très noble chez les concepteurs du film : le Gouvernement Mondial exprime que la fin justifierait les moyens : « Le sort de la Galaxie dépend de nous. » (Solo) « On utilisera la Force. » (Finn) Les Etats-Unis – dans le sens universaliste du terme – vont sauver le Monde. Et par tous les moyens. On y croit…

– La saga « Star Wars », c’est la débauche de moyens et de fric pour masquer/compenser l’absence de message et de Vérité. Le Bien est relégué au rang de l’intuition personnelle ou du devoir humain (certainement pas du Christ) : « Pourquoi tu veux m’aider ? » demande Rey à Finn ; et ce dernier lui répond « Parce que c’est mon devoir. »

– Dans « Star Wars 7 », on retrouve des détournements satanistes implicites : le numéro de matricule de Finn (« FN 2187 ») fait 666 ; le sabre-laser est une Croix du Christ inversée et rouge ; le Leader Suprême Snoke représente une image caricaturale du diable ; les hologrammes employés dans le film vont occuper prochainement une grande place dans la mise en scène du Gouvernement Mondial.
 
Star Wars 12
 
 
 
Star Wars 14
 

Par ailleurs, pour ceux qui veulent aller vérifier les nombreuses correspondances entre le septième volet de « Star Wars » et mes 60 codes bobos dans mon livre « Les Bobos en Vérité », amusez-vous. C’est par là ! Le code « Fanfare jazzy », le code « Pas d’humour », le code « Le vieux marin breton », le code « Optimisme et Espoir », le code « Super-Zéro », le code « Globe-Trotter », le code « Bougies », le code « Barbu », le code « Mosaïque multiculturelle », le code « Passion pour la Nature, le Vent, la Mer », le code « La Nature me domine et prouve ma méchanceté d’être humain », le code « J’aime là où je ne désire pas », etc., y sont.
 
Star Wars 15
 

Le plus pathétique dans toute cette série, c’est que même certains curés et certains catholiques – censés pourtant identifier les pièges de la propagande maçonnique anticléricale – rentrent dans le jeu. Pour faire « fun » et branché. Même pour soi-disant « faire catho » !
 
Star Wars 19
 

L'inégalable Don Olivier...

L’inégalable Don Olivier…


 
Star Wars 16
 

Le plus attristant, c’est la compromission de beaucoup de catholiques avec le christianisme édulcoré du boboïsme starwarsien. Comme si le manichéisme, tant condamné par les catholiques authentiques, pouvait servir d’illustration au Christ ! Je ne dis pas que les contre-exemples ne peuvent jamais, en négatif, être pédagogiquement évangéliques (bien au contraire : je crois beaucoup au réveil par la description du contre-exemple)… mais pour que la comparaison porte ses fruits, encore faut-il déjà l’identifier comme « contre-exemple », ce qui n’est pas vraiment le cas des prêtres bobos-hétéros-geekos (cf. je vous renvoie au code du « Blogueur catho… avec sa bière » dans mon récent livre sur les bobos).
 
Star Wars 18
 

Il n’est pas interdit d’être drôle, parodique, décalé, cool et moderne… mais à partir du moment où la Vérité-Charité est la première servie ! Désolé, mais s’appuyer sur le « Je suis ton Père » de « Star Wars », en portant un sabre-laser sous sa soutane, pour rappeler que « Dieu est notre vrai Père et la Vraie Force qui habite nos cœurs », c’est bien gentil (mais tout ça ne sert à rien si tu ne vas pas à la messe) mais un enfant, un baptême, un pauvre, la Bible, le Christ ou la Vierge nous le diraient tellement mieux !
 

 

On prend Jésus pour le Super-Héros Jedi qu’Il n’est pas, l’Esprit Saint pour une « Force » hollywoodienne qu’Il n’est pas, Dieu le Père pour un Créateur d’effets spéciaux. Et on inverse sa Croix : c’est ce que fait satan. Eh bien désolé les gars, mais « Star Wars » : poubelle !
 
Star Wars 13

Noachisme, matrice spirituelle du boboïsme

(cf. le rajout du lendemain d’avoir posté cet article)
 

Rien à voir avec Yannick Noah ou la chanteuse israëlienne Noa. Quoique…
 
Pourquoi j'ai mangé mon père
 

Cela faisait un moment que je voulais vous écrire cet article sur le noachisme, c’est-à-dire la « religion naturelle » fomentée par le Gouvernement Mondial, que moi j’appelle le boboïsme, et qui est d’inspiration juive. Je dis bien « d’inspiration juive » car elle n’est pas mise en place par les véritables Juifs, c’est-à-dire les Juifs bibliques, nos pères dans la Foi, et formant le Peuple élu. Comme le souligne Pierre Hillard – dont je ne cautionne pas toutes les thèses –, « le noachisme s’applique aux non-Juifs »), donc aux infidèles du judaïsme, à savoir les Juifs contemporains, talmudiques, sionistes, croyant au retour d’un « messie » qui sera l’Antéchrist.
 

Tout ce qu’on voit en ce moment, en politique, dans les médias et dans les discours de nos contemporains, est emprunt de noachisme, même si peu connaissent le mot. Le noachisme n’est pas même pas un phénomène « à venir ». C’est déjà là depuis longtemps, et en expérimentation depuis les années 1990. Avec la richesse de l’actualité d’aujourd’hui et la profusion de clins d’œil au noachisme, j’aurais même largement de quoi de faire un journal télévisé eschatologique hebdomadaire dédié à l’avancée de la fin des temps, et au décryptage des signes des temps, tellement c’est le feu d’artifice ! Je me contenterai pourtant de cet article à travers lequel je vais sauter d’une thématique apocalyptique à une autre, pour vous expliquer un peu ce que je vois. Vous y retrouverez dans les grandes lignes ce que j’ai dit différemment dans mon article sur l’Antéchrist, sur le Gouvernement Mondial, sur la puce électronique et bien sûr à propos des bobos (cf. mon livre Les Bobos en Vérité).
 

Le noachisme ne prétend pas éradiquer tout de suite le catholicisme. Il est dans le mimétisme de ce dernier, mais veut le rétrécir au lavage, en procédant à une refonte rejetant la Sainte Trinité et la divinité du Christ (car pour lui, le catholicisme est polythéiste, idolâtre, dangereux et diviseur étant donné que Dieu est Un et Trois à la fois : Père, Fils et Esprit). Selon cette Franc-Maçonnerie « d’inspiration juive », il s’agit de construire une nouvelle civilisation de la Paix, du Progrès, de l’Unité, de la Nature, qui sera selon toute vraisemblance une synthèse du capitalisme et du socialisme, et qui conduirait l’Humanité vers un nouveau Jardin d’Éden sécurisé. Le noachisme est censé s’étendre au monde entier, est démocratique en apparence, a à sa tête un despote à la fois « roi » et « prêtre » (l’Antéchrist), entouré d’une nomenklatura privilégiée. Dans son univers rationalisé et aligné aux « besoins naturels », la famille et le mariage sont censés avoir disparus. Au sein de la civilisation noachide, on pratique l’eugénisme et l’euthanasie. À l’unification politique et économique que met en place le noachisme s’ajoute celle des religions remplacées par un culte unique, celui de la « religion naturelle » dite « de Noé » (« Noachisme » vient de Noé, d’ailleurs). Cette espérance du bonheur purement terrestre reposant sur l’idée du « Progrès », que nous retrouvons dans le marxisme et le libéralisme, est en contradiction complète avec le catholicisme. La religion trinitaire catholique, considérant le passage sur terre comme une série d’épreuves et surtout comme le passage de la mort de Dieu-Homme (Jésus) et de son humanité à la Vie, a une espérance céleste. Les catholiques ne visent pas l’établissement de la divinité sur la terre ni un pouvoir politique glorieux construit de mains d’Hommes prophétiques… contrairement aux Musulmans, aux Juifs talmudiques et aux bobos positivistes.
 
nature canapé
 

Le plan noachide, en résumé, c’est de virer tout ce qui est extérieur à l’Homme et qui le limite, le « bride » :

– pour d’une part que l’Homme concentre toute institution humaine extérieure à lui dans une banque de données subcutanée (la puce électronique) ou gravée invisiblement au laser sur lui,

– pour d’autre part que l’Homme s’imagine se sauver Lui-même et attribue cette performance à un Dieu universel œcuménique, 100 % naturel et technique, qui instaurera son règne sur terre (l’Antéchrist : en gros, le sosie du Messie Jésus-Christ).
 

Le noachisme, c’est ni plus ni moins le culte de l’autonomie universelle, de l’individualisme de masse, apparemment « altermondialiste », « altruiste », « écologique », « humaniste » et « spiritualiste ».
 
 

Quand je dis que le noachisme veut « virer tout » ce qui entoure l’Homme, je dis bien TOUT. Même, en dernière instance, le corps de l’Homme ! (ça, c’est la surprise finale du « chef » antéchristique… Le serpent qui se retourne contre son maître). Mais tout d’abord, il passera par la neutralisation de toute altérité relationnelle extérieure à l’être humain, de toute institution à laquelle il faut se soumettre ou se référer (rappelons que la puce condense la carte d’identité, la carte vitale, la carte bancaire, internet, ses clés et codes, etc.), de tout ce que les bobos honnissent et qui leur est présenté comme « négatif » :

– virer les riches. Selon les bobos, ils seraient une engeance à détruire.
Haine des riches
Noé 3.0

– virer la politique et les dirigeants visibles. Presque plus personne ne croit aux partis politiques. Seul un homme providentiel à la Justin Trudeau (Canada), qui ne semble avoir ni ambition politique ni soif de pouvoir, trouve grâce aux yeux des bobos et possèdera le profil de l’Antéchrist que la majorité humaine acceptera.
Haine des politiques
Trump

– virer les frontières nationales… pour que l’utopie du « monde sans frontière et sans race » puisse s’actualiser.

– virer la guerre. Le terrorisme est en ce moment en train d’épuiser universellement et moralement toute velléité de combat, d’autodéfense, de conflit et de force. Et ce n’est que le début…

– virer les pères et virer la loi, la Parole, la norme sociale. L’anti-norme veut devenir la norme.

– virer la police et les forces de l’ordre, l’armée. Les policiers et les militaires sont actuellement la cible de nombreuses attaques. Le service militaire tombe en désuétude. Maintenant, on nous invite à nous faire justice à nous-mêmes et à être notre propre arme. Cet armement individuel prend la forme du désarmement des armes blanches ou à feu, de la désertion pacifiste, et surtout de l’auto-sécurisation de ses biens et de son corps. Tu t’armes en te protégeant, en technologisant ton indifférence au mal !
Attaque militaires 1
Haine des militaires 2

– virer l’argent. Bientôt il n’y aura plus de monnaie (tout se fera par transfert bancaire informatique), il n’y aura plus de banques (le dollar et Wall Street sont à l’article de la mort), il n’y aura plus d’économie capitaliste apparente. Chacun devient, dans l’idée, le patron de sa propre banque, et même sa banque.

– virer le terrorisme, l’État Islamique, la religion. Le plan sioniste vise l’éradication de la Libye, de la Syrie, de la Russie, de l’Arabie Saoudite. La laïcité, absolutisée et comprise comme une absence de préférence religieuse collective, est actuellement présentée comme la solution à la radicalisation religieuse.

– la souffrance, la mort, la maladie. L’Euthanasie, l’avortement, la contraception, les médicaments, les suicides, le trafic d’organes, la GPA, sont totalement banalisés aujourd’hui.
 
 

Mais ce n’est pas tout. Ce ne sont pas seulement les réalités humaines « négatives » que le noachisme entend évacuer. Même les institutions qui étaient extérieures à l’Homme et qui étaient jadis valorisées vont être bazardées… car jugées « pas assez naturelles », « pas assez nouvelles », « pas assez personnelles », « trop contraignantes » et « trop liberticides ».

– virer l’amour. Avec ton casque 4D, ton film porno, ta poupée gonflable, ou ta banque de sperme, tu te fais l’amour à toi-même ou un enfant tout seul, ou avec qui tu veux.

– virer la famille. Jamais les enfants n’ont été autant rois et autant maltraités et tués qu’aujourd’hui, avec notamment l’avortement, le « mariage pour tous », et la PMA/GPA.

– virer les différences (de plus en plus vues comme des « inégalités », des « discriminations », des atteintes à l’unité et à l’égalité… même si le culte pour « l’Autre » va aller jusqu’à son paroxysme… et l’Autre, c’est le diable) et virer les clichés/préjugés (de plus en plus vus comme des « irréalités » et des « mensonges »).

– virer les médias. On instille en nous une méfiance croissante envers la télé, internet, les réseaux sociaux. On nous fait croire que l’Homme sera son propre média, sera à la source de sa propre image, sa propre information. Tu jartes les journalistes et la télé et internet : tu es ton propre journaliste, ta propre source de renseignement.

– virer l’art et la culture. Jamais les chanteurs n’ont été autant célébrés et autant persécutés qu’aujourd’hui : l’industrie du disque a coulé et les CD ont disparu pour se virtualiser, les intermittents du spectacle sont éradiqués, les chanteurs même connus ont envie de quitter le navire du show business… et leur plainte paraît tellement paradoxale que peu de gens la trouvent crédible : « Si c’est comme ça, ben fuck la vie d’artiste. Je sais que ça fait cliché de dire qu’on est pris pour cible, mais j’veux l’dire juste pour la rime. » (cf. la chanson « J’me tire » de Maître Gims) ; « J’préfère m’éloigner de la Radio activité. » (cf. la chanson « Singing My Song » de Pascal Obispo). Tout le monde peut maintenant faire son propre disque et se passer des chanteurs. Beaucoup de fans veulent prendre la place de leur singer favori, de leur sportif ou de leur danseur, et n’auront bientôt même plus besoin de se déplacer à leur concert ou à leur stade. Les salles de concert, ça commence à craindre. Et puis il y a Youtube, l’Appli The Voice et la possibilité de faire son disque soi-même et sa choré soi-même (avec le « bracelet d’activité » Fitbit) ! Idem pour le cinéma : Pedro Almodóvar a annoncé il y a peu la mort imminente des salles de cinéma… mais je crois qu’il peut étendre le faire-part de décès aux présentateurs, cameramen, photographes, écrivains (maintenant, tu peux publier ton livre sur Amazon pour pas un rond), réalisateurs, blogueurs, restaurateurs, etc.

– virer la sexualité. Jamais la génitalité et la différence des sexes n’ont été autant consommées et menacées qu’aujourd’hui.
ordi sexe

– virer la différence des générations. Ça devient le narcissisme « écolo » (cf. la publicité de Évian).

– virer l’éducation. Jamais les profs n’ont été autant maltraités qu’aujourd’hui. On les agresse ou on les dresse en surveillants, gentils animateurs et diffuseurs de la pensée unique (je suis bien placé pour le dire ! On m’a viré de telle manière à ce que je croie que c’est moi qui me suis viré tout seul). Le savoir est devenu une tare ou un danger. Maintenant, les cours se numérisent, les élèves sont censés avoir leur tablette, leur Apple Watch (montre), et bientôt, ils n’auront plus à subir les « mauvais cours », les « mauvaises influences » et le « harcèlement scolaire » entre élèves puisqu’ils pourront s’instruire tout seuls sans prof et loin de l’école !

– virer le savoir. L’Homme a la prétention de se cultiver en consultant sa « propre » interface, son encyclopédie perso interne et participative. Wikipedia avait démocratisé le savoir encyclopédique en le collectivisant. À présent, l’individu et sa voix deviennent leur auto-référence de savoir.

La connaissance ne vient plus des autres. Elle se possède et se partage égoïstement, comme une compétition de « moi je sais et pas toi ! ». Ok Google.

– virer l’entraide et la santé. Maintenant, tu envoies ton chèque (tant qu’il reste des chèques), tu « likes » de loin, tu te prends en photo avec une bougie, et basta. Et côté santé, tu te soignes toi-même : les médecins sont traînés en justice et ont une pression de malade s’ils ratent leurs opérations, les pompiers (corses) sont attaqués, les hôpitaux sont au bout du rouleau dans bien des endroits. Récemment, pour me rendre de Pau à Bilbao, j’ai fait un covoiturage avec une thérapeute non-croyante qui me disait qu’elle « ne croyait qu’en elle-même » et qui se soignait toute seule, par le magnétisme, les techniques d’hypnose et des exercices de développement personnel. Elle a même créé un atelier de thérapie avec ses autres amis « thérapeutes » New Age. Une femme extrêmement blessée. Le symptôme d’une époque à elle toute seule.

La Reine des Neiges

La Reine des Neiges

– virer la foi. Jamais comme aujourd’hui la spiritualité n’a été autant en vogue depuis que le monde a perdu le véritable Sens de la Vie – le Christ – et pourtant, jamais les religions dans leur ensemble n’ont été aussi impopulaires et attaquées en tant qu’origine des guerres.

– virer la nourriture. Jamais on n’a autant consommé, et pourtant, jamais la nourriture n’a été autant menacée et décriée qu’aujourd’hui : la planète n’a plus de réserves pour alimenter l’Humanité toute entière, la famine s’étend et à cause des bouleversements climatiques on ne pourra quasiment plus rien faire pousser, le pain et le vin disparaissent. Prochainement, ça va craindre de se nourrir, de boire de l’eau et d’aller faire ses courses au supermarché. Les gens ne se nourrissent plus de la terre et ne connaissent plus l’origine de ce qu’ils mangent. Les agriculteurs sont de plus en plus acculés au suicide.
 
 

L'Âge de glace

L’Âge de glace


 

Une fois que par la puce il aura intériorisé en lui toutes ces institutions humaines soi-disant « mauvaises chez les autres et bonnes en lui », tout le bien et le mal (l’arbre de sa connaissance et de sa créativité), l’être humain pense qu’il aura bien fait et pourra dans son monde extérieur laisser toute la place à la Nature et La célébrer comme une déesse (Gaïa) capable de le régénérer de l’intérieur jusqu’à l’immortalité. Il commence déjà, face à l’extinction de l’Humanité qui se profile, à instaurer par la technique (quel paradoxe) la « religion naturelle » du Gouvernement Mondial, à se prendre pour la Nature qu’il porte aux nues (et au nu ! cf. l’émission de télé-réalité Adam recherche Ève sur D8 en 2015), à réunir les échantillons de son Arche de Noé (cf. le « coffre fort de l’apocalypse » construit en Norvège en 2008), à bâtir ses musées d’Histoire Naturel et de l’Homme, à élever ses « Tree of Life » et ses « City of Love » baignés d’or et de lumière, à se brancher avec ses pairs (cf. la récente pub pour les hauts parleurs sans fil entre deux femmes d’une roof party qui se draguent et veulent « se brancher » l’une à l’autre).

Le jargon de la lumière et de l’architecture est signé la Franc-Maçonnerie et est omniprésent dans notre culture mondialisée.

Par exemple, lors de son discours de 31 décembre 2015 pour formuler ses vœux aux Français, le président François Hollande nous a félicité d’avoir su, malgré les épreuves qui ont frappé notre Nation, « trouver en nous-mêmes l’énergie » pour rebondir et bâtir ensemble le « chantier » du « vivre-ensemble » et de la résistance au « terrorisme » : « Nous devons utiliser cette énergie qui a surgi de nous-mêmes. » (8’20).

Il faut dire, aussi : la Tour Eiffel, « éclairée à l’énergie humaine » lors de la COP 21 avait donné le coup d’envoi. La technologie, déguisée en « Nature » et en « Énergie de Vie », arrive de plus en plus à conquérir le cœur des Hommes. Et il semble maintenant quasiment impossible d’arrêter sa course. Seuls Marie et Jésus y parviendront, je crois. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas limiter les dégâts.
 
 
Arche Avatar
 

Le noachisme bobo prétend construire une Arche de Noé faite de mains d’Homme. Il nous dit à l’oreille : « Tu te fais tes propres réserves. Tu archives tout ce que tu crois que l’Humanité naturelle recèle. Tu te recrées ta propre légende, ta propre histoire. Tu te reconstruis ta propre cosmogonie, ta propre régénération, ta propre immortalité, ton propre Salut. La solution est en toi, dans tes cheveux, dans ta main, dans ton cœur et dans ton cerveau, dans ton magnétisme, dans la gestion de tes émotions, dans ton animalité. »
 

Raiponce (Avec Eugène qui réclame le même pouvoir de la main à sa thaumaturge)

Raiponce (Avec Eugène qui réclame le même pouvoir de la main à sa thaumaturge)


 
Nike for of nature
 
Nike Be a force of Nature
 
Nike Force of Nature
 

En ce moment, beaucoup de spots publicitaires encouragent l’Homme à penser qu’il est un animal comme un autre, qu’il est un élément indispensable d’un « Tout cosmique naturel » avec lequel il va fusionner, qu’il est une force de la Nature (en termes savants, cela s’appelle le panthéisme naturaliste), qu’il peut exploiter toutes les potentialités de son corps (par la danse, par le magnétisme de sa main, par la puissance de sa raison et de sa concentration, par la sophrologie, par la force énergétique insoupçonnée de ses cheveux ou de ses pieds ou de ses sens, etc.), qu’il peut développer en lui une intelligence artificielle « naturelle », qu’il peut reconstruire la Nature par ses propres moyens et en puiser toutes les ressources sans jamais les épuiser comme avant (cf. la pub des Laboratoires Gallia).

« I am Nature » dit la WWF.

Je pense également à la récurrente calligraphie vintage des fleurs et des feuillages qui s’impose de manière massive dans les publicités et les clips actuels. J’appelle ça « l’effet haricot magique », cette invasion virtuelle et esthétique du méchant lierre « Nature » dans notre champ visuel.
 
haricot magique
 

Les bobos francs-maçons noachides se nourrissent, comme l’écrit Bernard Marchadier à propos du Prince dans la préface aux Trois Entretiens de Soloviev, de l’« utopie d’une post-Histoire », du rêve de « sortir de l’Histoire » (p. 8) : « Le Prince est déjà un post-moderne par sa volonté de se déclasser, par son rêve de dépolitisation, par son aspiration à sortir de l’Histoire, à vivre dans l’utopie d’une post-Histoire, qui n’est évidemment qu’une préhistoire imaginaire, un super-primitivisme, un pacifisme idéologique. » On retrouve ce mélange futuristo-préhistorique du super-primitivisme maçonnique bobo dans le récent vidéo-clip « Adventure of a Lifetime » de Coldplay (avec les singes virtuels qui dansent), ou encore dans les analogies abusives faites actuellement entre les Hommes et les bonobos.

 

Voyage d'Arlo

Voyage d’Arlo


 

En lien avec cela, il est facile d’observer la lubie croissante pour la panmythologie (thème que je développe plus longuement dans mon article sur l’Antéchrist) qui, sur la base d’un évolutionnisme darwiniste maçonnique (« l’homme descend du singe »), tend à faire croire que l’Homme va trouver le secret de l’origine de sa propre création dans ses fouilles archéologiques, techniques, sensorielles, artistiques et ésotériques. Je pense par exemple au fanatisme scientiste actuel pour la mystérieuse construction de la pyramide de Kheops, pour les cubes, pour les mythologies pré-christiques telles que l’Égypte ancienne. Je pense aussi à l’exposition Osiris à l’Institut du Monde arabe, à la récente publicité TF1 sur l’appli de reconnaissance vocale OK Google (la question sur le pharaon roux Ramsès II, ou encore sur les macaques), à l’intérêt grandissant pour les jungles virtuelles (la série des films en 3D « Avatar » de James Cameron), à la passion pour une préhistoire en images de synthèse (le film d’animation « Le Voyage d’Arlo » où l’homme devient animal et l’animal devient homme, toute la série des « Jurassic Park » et de « L’Âge de glace », le film « Pourquoi j’ai pas mangé mon père » de Jamel Debbouze, le film « Oups… j’ai raté l’Arche », etc.). Le but de la manœuvre est de confondre l’Humanité et la Nature pour imposer leur improbable synthèse sous forme de nouvel Éden sans le Christ.
 

 


 

 

À plus ou moins long terme, l’horizon inavoué du Gouvernement Mondial noachide, c’est de créer une République Unique qui n’en portera pas le nom (sa verbalisation prend même la forme de l’innocent questionnement) afin que son unité artificielle et totalitaire soit nourrie par l’illusion d’indépendance de ses membres révoltés et anticonformistes.

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Le dessein du noachisme, c’est également de parvenir à la Nouvelle Alliance entre Dieu et les Hommes mais sans le Christ, sans la Seconde Alliance qui doit faire passer l’Humanité par la Passion christique et l’humiliation de la Croix, et finalement sans les Hommes. Le plus triste, c’est qu’aujourd’hui, pas mal de cathos s’abaissent au noachisme sans même s’en rendre compte (cf. la start-up Noé 3.0 à Lyon : l’expression Web 3.0 est utilisée en futurologie pour désigner l’étape à venir du développement du World Wide Web : le « Noé du Futur », en quelque sorte ; le Fiat Lux au Vatican). Ils n’évangélisent pas : ils font de la communication (ce qui est très différent). C’est le clairon qui sonne bien, mais vide et sans Vérité.
 

Fiat Lux au Vatican

Fiat Lux au Vatican


 
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Laudato-si
 
Écologie humaine 2
 

Voilà à quoi ressemble, je crois, les Rameaux du Pape François : au sceptre-roseau donné au Christ à sa Passion pour le moquer (et l’efféminer?).
 
Écologie Humaine 1
 
Limite
 

En réalité, l’émancipation technico-naturaliste du noachisme vend à l’Homme une fausse indépendance, car la créativité personnelle de l’être humain, même si elle semblera affranchie de toute influence institutionnelle extérieure, se greffera forcément sur une invention qui l’a précédée et qui a échappé à la liberté et à la conscience humaines (« Nous avons inventé la surface pro. Maintenant, à vous de réinventer tout le reste. ». L’autonomie que donnera la puce n’est qu’un simulacre de liberté, qu’une dépendance masquée à un Ordinateur central (appelé « la Bête » et situé probablement à Bruxelles ou aux États-Unis ou dans je ne sais quel lieu caché de la surface du globe).

 

Alors comment faire pour enrayer le mécanisme du noachisme et prévenir efficacement nos contemporains du danger qui se profile et que peu semblent pourtant identifier ? Les constats et la révolte ont leurs limites, voire même sont souvent contreproductifs. Il ne suffit pas de dénoncer les paradoxes de l’idolâtrie du noachisme et leurs conséquences concrètes. Car là aussi, il y a un grand risque, dans notre dénonciation clinique des faits et surtout des intentions du noachisme (car tout le relevé que j’ai fait plus haut est – je l’espère – davantage une prospection d’un projet antéchristique que l’actualisation de ce projet), de nourrir inconsciemment ce que nous récusons (« Le problème, c’est le chômage » ; « Le problème, c’est la GPA et le mariage gay » ; « Le problème, c’est les médias. Je me désinscris de Facebook ! », etc.). Car le Gouvernement Mondial cherche à ce que nous chérissions les causes dont il est l’auteur, par l’aversion que nous éprouvons pour leurs conséquences. Par exemple, même des études en apparence factuelles, analytiques et alternatives, peuvent, par leur manque d’Espérance, rentrer dans le jeu du système mondialisé qu’ils critiquent.

Je m’en rends compte avec le documentaire « Le Temps de cerveau disponible » traitant de l’influence néfaste de la télé de Jean-Robert Viallet. Le Gouvernement Mondial vise à susciter la détestation des médias pour mieux les enfouir discrètement sous forme de puce en tout Homme en la lui vendant comme une chaîne anti-système médiatique et en se servant de son dégoût. Il nous faut donc sortir des simples constats hargneux ou défaitistes pour rentrer dans une démarche plus active mais aussi plus étroite d’Espérance.
 
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Dans le même ordre d’idées, je sens également un décalage quand j’écoute les rares chercheurs qui se sont penchés depuis bien plus longtemps que moi sur le Gouvernement Mondial et la puce : beaucoup semblent avoir été gagnés par la paranoïa complotiste, contaminés par leurs recherches au point d’être rendus fous et aigris par leur expertise. Je ne veux pas finir comme ça. Et surtout, je crois que sans la foi en l’amour de Jésus, sans la Miséricorde et sans l’Espérance, ça ne sert à rien de travailler sur les fins dernières. C’est plus anxiogène et pathogène qu’autre chose. Je ferme la parenthèse. Mais je crois vraiment qu’il ne suffit pas de voir et d’identifier les phénomènes. Il faut avant tout et surtout aimer le Christ. C’est la seule et unique porte de sortie.
 

Coldplay

Coldplay

Mon livre LES BOBOS EN VÉRITÉ est en ligne

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Mon livre LES BOBOS EN VÉRITÉ : LA RELIGION MONDIALE ÉCOLO-REBELLE DE L’ANTÉCHRIST, troisième et dernier volet de la trilogie des « … en Vérité », aux côtés de L’homosexualité en Vérité et de L’homophobie en Vérité, est en ligne gratuitement sur ce blog, ci-dessous.
 

Cliquez ici pour lire le texte intégral : les-bobos-en-verite-bod

 
 
 
 

Ce dernier essai boucle la boucle de mon étude sur les bobos, déjà bien amorcée par mon code « Bobo » de mon Dictionnaire des Codes homos.

 

Ma présentation des 60 codes bobos va s’articuler en quatre grands chapitres. En effet, le spleen généralisé que traduit la culture bobo se décline à travers les quatre principaux terrains d’action de notre vie intime et sociale : la politique, la religion, l’art/la culture, et l’Amour/la sexualité (cf. ci-dessous).
 
 

INTRODUCTION

Introduction
 
 

CHAPITRE I – La déprime sincèrement politique : Recherche de la Révolution sans le pouvoir et sans les autres

Code 1 – Petit-fils de 1968

Code 2 – « Je suis original ! »

Code 3 – Haine de la matière, de l’argent et des richesses

Code 4 – Le consommateur masqué

Code 5 – La solidarité d’apparat

Code 6 – Plus bourgeois que bourgeois : l’élite du bon « mauvais goût »

Code 7 – Jargon vulgos-pédant

Code 8 – Parler anglais

Code 9 – Optimisme et Espoir

Code 10 – Adjectif « Petit »

Code 11 – « Je ne souffre pas ! »

Code 12 – Globe-trotter

Code 13 – Canapé

Code 14 – Scooter

Code 15 – Mosaïque multiculturelle

Code 16 – Fanfare jazzy

Code 17 – Le vieux marin breton

Code 18 – Vive le vieux !

Code 19 – Chapeau Charlie Winston

Code 20 – Clope

Code 21 – Ville

Code 22 – La Passion pour la Nature, le Vent et la Mer

Code 23 – « La Nature me domine et prouve ma méchanceté d’être humain. »
 
 

CHAPITRE II – La déprime sincèrement religieuse : Recherche de la Divinité sans Jésus ni son Église

Code 24 – « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si »

Code 25 – Nostalgie de la messe du dimanche et de la vie communautaire

Code 26 – Festi-schisme

Code 27 – New Age et psychologie

Code 28 – Ni remords ni péché

Code 29 – L’enterrement bobo

Code 30 – Croisade iconoclaste contre les « clichés »

Code 31 – Super-Zéro

Code 32 – La folie pour le blanc (sali)

Code 33 – Barbu

Code 34 – Silence et Pudeur sacrés

Code 35 – La voix-off insupportable

Code 36 – Bougies

Code 37 – Le mariage bobo

Code 38 – Le blogueur catho (et sa bière !)

Code 39 – Le bobo d’extrême droite
 
 

CHAPITRE III – La déprime sincèrement artistique : Recherche de la Beauté sans le Réel, dans l’anti-conformisme misanthrope queer & camp

Code 40 – Dandy Queer & Camp

Code 41 – Style artistique sobre-trash

Code 42 – Pas d’humour

Code 43 – Photolâtrie

Code 44 – « J’aime / J’aime pas » (les listes)

Code 45 – Promenade chorégraphique

Code 46 – Sifflotements, xylophones, banjo et piano

Code 47 – Le monde enfantin désenchanté

Code 48 – Le divertissement jeunesse confié au bobo
 
 

CHAPITRE IV – La déprime sincèrement amoureuse : Recherche de l’Amour sans la différence des sexes, sans l’Église et sans mon désir

Code 49 – « L’Amour n’existe pas. Les amours (éphémères) oui. »

Code 50 – « Je suis vivant » ou « J’ai aimé »

Code 51 – « L’amour s’impose à moi. Je le construis par mon ressenti »

Code 52 – « J’aime là où je ne désire pas/ne m’engage pas »

Code 53 – « Je t’embrasse… Prends soin de toi… »

Code 54 – « Je ne drague pas. Et c’est pas sexuel. »

Code 55 – Mademoiselle

Code 56 – Trio bisexuel (en plein déménagement…)

Code 57 – Le mariage (ou pas)

Code 58 – « Famille, tu me saoules ! »

Code 59 – L’enfant : mon projet et mon pote

Code 60 – Bobo homo
 
 

CHAPITRE V – Le mirage libertaire et bisexuel de l’hétérosexualité

 
CHAPITRE V
 
 

CONCLUSION – Fin des temps et le Gouvernement Mondial bobo de l’Antéchrist

 

CONCLUSION et 4e de couverture
 
 
 

Photo Franck Levey, Août 2015, Rennes (...so bobo, huhuhu, ok je sors)

Photo Franck Levey, Août 2015, Rennes (…so bobo, huhuhu, ok je sors)

Les rues de Paris, deux jours après les attentats

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Paris brûle-t-il ? Voici les nouvelles du front. J’habite encore (et peut-être plus pour très longtemps) à Paris. Et ce matin, en marchant dans le centre ville, j’ai pu prendre la température et voir comment réagissaient les Parisiens, deux jours après les attentats.
 

Les Français ne savent plus s'exprimer en français : ce n'est pas "JE SUIS PARIS" mais "JE SUIS À PARIS" qu'il convient de dire

Les Français ne savent plus s’exprimer en français : ce n’est pas « JE SUIS PARIS » mais « JE SUIS À PARIS » qu’il convient de dire 🙂


 

Eh bien dans les rues, il y a beaucoup moins de monde que d’habitude. Les terrasses sont moins fréquentées. Les gens s’observent davantage. Comme dans les films d’action : on se met à scruter tout le monde, à penser aussi à quelle image on renvoie, on se met à imaginer – sans y croire – que le type qui sort un briquet de sa poche va dégainer un flingue. Et puis surtout, on voit partout (sur le sol, sur les vitrines, sur les trottoirs, sur les écrans) cette dégoulinade de bonnes intentions, à la fois guimauve et noire, qui ne laisse présager aucune prise de conscience collective de ce qui se passe vraiment, aucune amélioration de la situation pour l’avenir.
 
Not Affraid
 

Car la seule réponse que les Français fournissent aux attentats, c’est une peur, mal masquée par des slogans sans fond. Les étrangers me demandent par internet : « Comment ça va ? Comment réagit le peuple français ? ». Et je leur réponds : « Mal. J’ai l’impression qu’ils ne retiennent pas les leçons des actes qu’ils vivent. C’est du premier degré de chez premier degré. C’est affligeant. On se croirait sur une cour de collège. »
 

Certains partent dans des extases incantatoires aux dieux Éther... (ils commencent juste à cuver)

Un des nombreux poètes qui fait des incantations funèbres sur ses cadavres de bouteilles de Bastille (et accessoirement sur les cadavres humains… Ils commencent juste à cuver)


 

Alors que le contexte concret des attentats d’il y a deux jours prouve de manière claire et nette leur hypocrisie (il fallait le faire, quand même : les islamistes ont répondu à la « Journée de la Gentillesse » du 13 novembre par une attaque musclée le soir-même, preuve que la parure de gentillesse affichée par la France est d’une violence sans nom), les Français persistent à re-afficher à la fois le rose de la gentillesse et du plaisir hédoniste, à la fois le noir de la simulation de résistance (cf. je vous renvoie à l’identité totalement floue dudit « terrorisme » et dudit « État Islamique » que personne ne sait définir : à partir de la 10e minute). Sur le sol de Paris, apparaît çà et là le mot « Liberté » marqué en peinture rouge façon street art grâce à des pochoirs : what’s the fuck ? Aucun rapport avec la choucroute. Les bobos français ne voient pas plus loin que le bout de leur nez : ils ne pleurent même pas les morts réels, mais uniquement la mort de leur « liberté » (d’expression, de jouir sans entrave), la mort de leur insouciance, la mort de leur confort, la mort de leur bien-être qu’ils appellent le « vivre ensemble », la mort de leur indifférence qu’ils appellent la « paix ». Douze ans d’âge mental. Ils n’identifient pas les causes et les ressorts réels des attentats.
 
Pray for Paris
 

Comme ils n’ont pas les clés pour comprendre que la guerre que nous vivons est une guerre civile et surtout spirituelle/eschatologique (puisqu’ils ne croient ni en Jésus ni au diable ; s’ils croient de plus en plus à la fin du monde, ils ne croient ni en la fin des temps ni en l’Apocalypse christique), ils se mettent à courir dans tous les sens, à se lamenter, à perdre toute espérance, à passer à l’état du dépressif Jean-qui-rit-Jean-qui-pleure. Et leur espérance se dilue en espoir, en slogans identitaires d’une fierté creuse qui n’a rien à dire, rien à défendre : « JE SUIS PARIS, JE SUIS LIBRE, JE SUIS FORT, J’AI PAS PEUR, JE SUIS GENTIL (pour la petite histoire, dans ma pièce de théâtre, j’avais pastiché CHARLIE HEBDO en GENTIL HEBDO et en slogan JE SUIS GENTIL avant l’heure), JE SUIS FRANÇAIS, JE SUIS RÉPUBLICAIN, et même JE SUIS CROYANT/PRIANT ». Ils ont oublié, pour compléter la liste « JE SUIS CON ET BOBO ».
 

Prêtez attention aux symboles francs-maçons de cette affiche.

Prêtez attention aux symboles francs-maçons de cette affiche.


 
Prière laïque
 

Car oui. La réponse française aux attentats de vendredi a aussi des accents de Gouvernance mondiale, des accents spiritualistes de Nouveau Culte Mondial (cf. mon article sur l’Antéchrist, et aussi la recrudescence des « prières laïques »), d’œcuménisme New Age désinstitutionnalisé, de paganisme bourgeois-bohème (voire de paganisme catholico-catholique : je reviens dessus en fin d’article). Ce matin, tout en marchant, je voyais sur les panneaux publicitaires de la capitale, des affiches Blédina vantant la sortie de la crise par l’empirisme angéliste et l’expérimentalisme démoralisé (le fameux « savoir-faire » sur lequel reposera l’Humanisme intégral du Gouvernement Mondial), ainsi que des affiches de films tels que « Les Suffragettes » (des féministes avec les vraies gueules « pas baisantes/lesbiennes/sexistes » de l’emploi : les petites connes qui te regardent de haut, sur fond noir, et venues mater le machisme islamiste avec leur bienpensance LGBT atlantiste) ou encore des affiches d’expo « Osiris » à la lisière entre la science et le surnaturel (cf. la panmythologie que je décris dans mon article sur l’Antéchrist), et toujours des pubs pour le site libertin de rencontres « Adopte un mec » (parce que, pour le bobo, les attentats c’est choquant… mais pas le « mariage gay », pas les avortements, pas la pornographie, pas la prostitution, pas la PMA, pas l’infidélité).
 

"La Solution est féminine"...

« La Solution est féminine »…


 
Essayer c'est grandir
 

J’ai même été surpris de constater que, dans un Paris qui ressemble à une ville-fantôme (et encore plus le dimanche… et encore plus un lendemain d’attentats qui ressemblent à une cuite qui a mal tourné), le seul lieu parisien qui comme par hasard ne désemplit pas – au contraire : les mecs étaient obligés de se mettre sur le trottoir tellement c’était blindé – c’est l’Espace Beaubourg à l’angle de la rue saint-Merri et de la rue Renard, juste à côté du Centre Pompidou (= Temple du Boboïsme), où énormément d’hommes d’origine étrangère parient de l’argent sur des courses hippiques. Le jeu, l’argent, le pain, le cul, c’est comme cela que les Français « gèrent » les attentats. La pure fuite.
 
Osiris
 

Oui, Paris fume ses shit et affiche sa peace & love attitude pour ne pas affronter ce qui s’est passé il y a deux jours. Et la France s’engage sur le chemin de la résolution de ce qu’elle appelle « la guerre » (nouveau mot dans son lexique) par la voie de la raison, de la science (gnose), du spiritualisme désincarné, du rejet capricieux de la guerre (je dis « capricieux » car la paix demandée n’est qu’un appel à l’indifférence/l’indifférenciation, et pas du tout la seule vraie Paix du Christ ; et dire « merde » à la « guerre » n’est pas une véritable militance : Miss France en est capable).
 
merde à la mort
 

Sur les réseaux sociaux, la digestion des événements ne se passe guère mieux. C’est l’hystérie collective pour la PAIX. Tous les articles qui commencent à arriver suintent le témoignage adulescent bobo totalement à côté de ses pompes (cf. l’article de Slate) : les bougies aux fenêtres, les hommages musicaux « Imagine » au piano, les drapeaux tricolores sur la gueule, les appels agressifs à défendre la PAIX (MAIS VOUS ALLEZ ÊTRE POUR LA PPPPPPPAAAAAAAIIIIIIIXXXXX BORDEL DE MERDE !!!). Best-of de l’immaturité sincère des gauchistes : Anne Hidalgo (= la maîtresse d’école) qui est triste et bouche bée parce que les « lieux du vivre ensemble » de sa ville ont été attaqués. Nous sommes encerclés par les sentimentalo-bobos. Je ne sais pas si les étrangers mesurent le niveau ras des pâquerettes des réactions françaises…
 
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Les rares qui pourraient lire les événements avec la bonne grille (à savoir la foi catholique) ne le font pas vraiment. Les catholiques français s’enferment soit dans le même boboïsme que les athées (cf. le troisième « Nota Bene » de mon article sur les attentats ; cf. le discours de Mgr Pontier à Lourdes ; cf. l’article d’Alexandre Meyer sur Aleteia, complètement dans le sens du vent I-Télé), soit dans un spiritualisme démissionnaire (qu’ils nomment parfois « prière »), une victimisation béate et chagrine, une « Espérance » qui n’est qu’une résignation face à des violences qui les confortent dans leur désir croissant de rupture avec leur époque. L’optimisme est la marque de fabrique du boboïsme catho : Koz Toujours nous délivre ce message si fort et plein d’Espérance (à relayer, comme une grande chaîne de Paix) : « La vie continue. »
 
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Justement, ce matin, j’ai eu la mauvaise idée de me rendre, pour faire plaisir à une amie, à la messe en forme extraordinaire de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile (la paroisse tradi de Paris). J’ai supporté les deux heures de messe, mais c’était la B.A. du mois ! La première et la dernière fois que je me rends là-bas, aussi. Si, concernant la France athée, je dénonce les désastres de l’HUMANISME INTÉGRAL, parce que ce dernier comporte des risques réels de déshumanisation au nom de l’Homme, je pourrais tout autant mettre en garde un certain milieu pharisien « catho » (pas spécialement parisien, d’ailleurs) qui déshumanise l’Homme au nom de Dieu et de l’intuition de l’arrivée des fins dernières, par un SPIRITUALISME INTÉGRAL ! En effet, notre monde n’est pas encore passé. Et il n’y a pas à construire le Ciel par nos forces humanistes, et encore moins à chercher à Le faire advenir par nos forces spirituelles ! C’est Lui qui vient à nous et quand Il veut.
 

« Les structures de péché nous donnent l’illusion de vouloir un humanisme intégral : c’est cela leur projet affiché. Or l’humanisme intégral ne sera effectif que dans la gloire ! En attendant, sur la terre, l’humanisme n’est pas intégral puisqu’il va falloir souffrir et mourir ! » (le frère Samuel, dans les Attaques du démon contre l’Église, Actes du colloque de Banneux, Éd. Bénédictines, Paris, 2009, p. 80)
 

Ce matin, à la messe de saint-Eugène, en dépit de mes critiques sur la forme (une forme qui a l’air parfaite, de qualité, scrupuleusement fidèle, extraordinaire – c’est le cas de le dire – mais qui en réalité est froide, sans âme, sans vulnérabilité, sans Charité : c’est fastueux et somptueux sans être beau, c’est spiritualiste sans être spirituel, bref, c’est beau ET chiant ; c’est pharisien), en dépit de mon habituelle admiration pour Mgr Batut (évêque de Blois qui fait souvent des superbes homélies, mais qui ce midi, alors qu’il présidait la messe, a botté en touche dans la démission déguisée en « Espérance » éteinte, dans la résignation spiritualiste qui soutenait à peu près ceci : « Face aux attentats et à la situation de la France, fuyons, réfugions-nous dans l’éloignement et la rupture avec ce monde qui passe, dans la posture ‘priante’ des saints anticonformistes et décalés avec les réalités terrestres, orientons-nous vers les réalités d’en-haut » : pas folichon ni courageux), j’ai senti que l’excès inverse (et gémellaire) de l’humanisme intégral, excès qui guette dangereusement les cathos, c’est, pour faire contre-poids, le spiritualisme intégral. Parce qu’on veut le Ciel, on ne L’accueille plus (d’ailleurs, aujourd’hui, alors que dans le rite ordinaire le texte du jour était particulièrement adapté à notre contexte – Marc 13, 24-32 -, un texte hors sujet nous a été servi à la place – Luc 14, 26-33) et on pense le construire à coup de prières humaines, de jolies liturgies, de refuges rigides institutionnels élitistes (chapelles CATHOLIQUES à la Civitas ou à la « saint Nicolas du Chardonnet qui ne s’assument pas »… bref, « à la bobos cathos tradis »), à coup de postures priantes hiératiques, de résignation spiritualiste. « Je ne sais plus pour qui voter, le monde part en sucette, le paganisme se généralise, la violence aussi… alors je me crispe sur mon chapelet et je m’enfonce dans la désespérance avec mon p’tit Dieu céleste qui doit arriver !!! ».
 

Personnellement, j’attends des saints et des compagnons de combat spirituel un peu plus « fun », à la fois lucides sur ce qui se passe et croyants en Dieu, à la fois drôles, doux, pêchus, plein d’Espérance, brûlants d’amour. Les grenouilles de bénitiers chagrines ou les bobos superstitieux athées, ce ne sont pas des extrêmes qui respirent l’amitié sainte et qui me donnent envie de vivre les fins dernières avec l’énergie qu’elles méritent. Je veux du feu, je veux de la Foi, je veux des partenaires de tranchée drôles et incisifs, je veux des Amis de Guerre Sainte ! Et ce n’est pas trop demander !