J’ai réalisé tout récemment que mon « Dictionnaire des Codes homosexuels » permettait d’identifier dans le désir homosexuel les 7 péchés capitaux : luxure, avarice, colère, paresse, vanité, gourmandise, envie. Pas un ne manque !
J’ai réalisé tout récemment que mon « Dictionnaire des Codes homosexuels » permettait d’identifier dans le désir homosexuel les 7 péchés capitaux : luxure, avarice, colère, paresse, vanité, gourmandise, envie. Pas un ne manque !
Il l’a dit 😉 Les mots, ce matin (30 juillet 2012), d’un ami du Québec (et déjà frère rien qu’avec cette phrase!) qui m’écrit cela sur Facebook depuis le Québec: « Je crois moi aussi que nous avons un témoignage, comme disciples du Christ, à témoigner de l’amour dans notre réalité homosexuelle et que nous pouvons être des témoins puissants qu’une relation d’amitié profonde vécue hors d’une recherche égoïste du sexe et du paraître puisse être une voie de bonheur profond et durable… » Pas de doute! J’ai des frères ! 😉 Et de plus en plus !
La continence est la chasteté des personnes homosexuelles. Alors pourquoi (si ce n’est pour finalement pervertir aussi la chasteté…) certaines me soutiennent qu’elles lui préfèrent le terme « chasteté » ? La chasteté n’a pas à devenir le fourre-tout de nos bonnes intentions ascétiques ! Au moins, ce qui est bien avec la continence, c’est qu’on est obligés d’être concrets ! Pas de tentation d’angélisme !
De plus en plus d’« intellectuels », que je croyais amis, ont peur de m’assumer, et m’offrent un soutien timide quand ils sont d’accord avec mes idées mais qu’ils ne veulent surtout pas qu’elles les compromettent trop. Je les entends dire : « Je garde mon soutien à Philippe Ariño, même si bien évidemment on ne peut pas être d’accord avec lui… même si je ne cautionne absolument pas ses propos… même s’il y a à boire et à manger… même si nos idées sont radicalement opposées… » Opposées en quoi ? On ne sait généralement pas. Ils ne se justifient jamais, parce qu’ils sont bien en peine de devoir argumenter. C’est une opposition de principe, une lâcheté, une trouille très peu « honnête intellectuellement » justement.
Il est bon que nous ne soyons pas ÉGAUX en tout. Préservons les différences. Ce que les militants homosexuels demandant le mariage, prisonniers d’un lavage de cerveau autour du mot « Égalité », ont du mal à comprendre, c’est que l’égalité n’est pas une réalité ni une chose bonne en soi : il y a de bonnes inégalités (qui s’appellent en fait « différences », et qui nous permettent justement la relation, l’échange, les mélanges, l’humour, la réflexion, l’ouverture, etc.), tout comme il peut aussi exister des égalités très injustes(elles s’appelleront alors « uniformité », « conformisme », « indifférenciation », « refus de la nouveauté et de la différence », « clonage », « jalousie », « bonnes intentions démagogiques », « non-reconnaissance de la diversité des identités, des besoins, du cas par cas, des situations » et « pensée unique et formatée »). La violence et la fermeture de l’égalitisme pro-gay, qui s’annonce pourtant comme une œuvre de justice (et les personnes homosexuelles défendant « l’ouverture » du mariage aux couples de même sexe, ne se voient absolument pas comme des despotes : elles sont sûres de faire œuvre de bonté et d’être des héros discrets : on hallucine…) doivent, pour cette raison, être dénoncées.
L’homosexualité permet d’aller au coeur des problèmes sociaux en tous genres. Avec elle, on va direct au fond des choses.
Beaucoup de femmes lesbiennes (ou leurs défenseurs) se servent de la différence des sexes pour n’attribuer les caractéristiques universelles du désir homosexuel qu’aux hommes homosexuels, et pour ne pas se sentir concernées par les discours sur l’homosexualité. On les entend dire par exemple que l’homosexualité féminine n’a absolument rien à voir avec l’homosexualité masculine, et que, pour le coup, tout propos analysant le désir homosexuel est nécessairement « trop généraliste », « machiste », « misogyne », « excessif ». Je m’oppose bien évidemment à leur lecture sexiste et dénégatrice des faits. Car, même si le désir homosexuel se vit différemment selon les sexes, il n’en reste pas moins qu’il est violent et divisant du côté gay comme du côté lesbien. La différence des sexes n’agit que dans un second temps, dans la phase de réception et d’actualisation du désir homosexuel… et là, en effet, au sujet de la gestion, il y a quelques différences entre l’homosexualité masculine et le lesbianisme, mais qui restent très secondaires par rapport aux grandes lignes générales qu’on peut relever du désir homosexuel (Non, les femmes lesbiennes ne sont pas nécessairement plus douces, plus sentimentales, plus fidèles, que les hommes gay : celles qui le croient, en général, nous démontrent par leurs actes tout le contraire!). Nos amies lesbiennes sont tout sauf douces entre elles, non du fait d’être femmes, ni du fait d’être lesbiennes, mais du fait d’être ensemble en couple homo ! C’est bien la conjugalité homosexuelle, donc l’acte, qu’il faut pointer du doigt; pas la personne homosexuelle ni son homosexualité. Si l’on s’en tient à l’analyse du désir homosexuel en lui-même, il y a très peu de différences entre les hommes et les femmes homosexuels. L’homosexualité masculine et l’homosexualité féminine se font miroir, parfois dans les extrêmes. Et c’est quelqu’un comme moi, qui étudie davantage l’homosexualité féminine que l’homosexualité masculine, qui peut vous l’assurer. La violence du rejet de la différence des sexes (celle-ci étant par définition LE socle du Réel), les effets rassurants mais aussi pervers de la recherche de ressemblance, le manque d’espace dans la relation, tout cela s’observe sans exception dans les couples homosexuels, tous sexes confondus. Une grande majorité de femmes lesbiennes, par sexisme et misandrie inconscientes, préfèrent focaliser l’attention sur la différence femme/homme pour ne pas avoir à réfléchir sur le sens profond du désir homosexuel et sur la portée des actes que celui-ci leur fait accomplir quand elles s’y soumettent. Mais n’oublions pas que celles qui s’appuient subitement, dans leur argumentaire, sur la différence des sexes pour montrer patte blanche, sont celles qui l’ont tout autant préalablement exclue de leur couple que les hommes !
Pendant longtemps, je ne me suis jamais senti profondément compris par mon frère jumeau.
Est-ce que je cesse d’être homo et de pratiquer mon homosexualité du simple fait que je décide de vivre la continence? Pas du tout! Je pratique mon homosexualité autrement, c’est tout. La sexualité ne se limite pas à la génitalité ni au couple. C’est un rapport au monde, un rapport même corporel, vécu dans notre sexuation. La sexualité est aussi faite de tous nos désirs, même ceux que nous n’actualiseront pas par des contacts corporels, une sensualité, un couple, un coït. Ils ne cesseront pas d’être là, d’être physiques (moi, je ne bande toujours pas devant une femme, même que j’aime), d’être réels, et d’être gérés par nous. Donc oui, même si je ne pratique pas le désir homosexuel que je ressens en moi 24H/24 de l’unique façon dont la société ultra-érotisée le commande (à savoir le cul, ou au mieux le couple), je ne cesse de ressentir, de vivre, et de pratiquer mon homosexualité autrement : je n’éteins pas mon désir homosexuel, je le canalise et le donne à Dieu. Je le pratique aussi. D’une manière spéciale, certes, mais je VIS mon homosexualité. (Et quand je parle des individus homos pratiquants, je me réfère à ceux qui la pratiquent dans le sentiment, la sensualité, l’affectivité, et l’érotisme homosexuels ; pas de ceux qui la pratiquent dans la continence.)
Ce que nos contemporains ont du mal à comprendre, c’est que la violente de la schizophrénie du désir homosexuel ne s’applique pas qu’à l’homosexualité refoulée, mais aussi à l’homosexualité pratiquée de manière décomplexée.