Non. Je ne rêve pas… Les responsables de LMPT se permettent maintenant de faire la leçon à Mme Vallaud-Belkacem et de dire que ses propos sur l’homosexualité constituent une nouvelle raison de se déplacer dans la rue pour la Manif du 5 octobre 2014. Mais de qui se moquent-ils ? Ils jouent l’indignation, la surprise, s’offusquent que la nouvelle ministre de l’Éducation Nationale arrive la bouche en coeur avec le dossier de l’homosexualité et de l’homophobie (et non pas celui de la GPA ou du Plan Égalité)… alors que depuis deux ans, ils n’ont fait qu’éluder et négliger eux-mêmes la question de l’homosexualité et de l’homophobie, mépriser mes travaux sur l’homosexualité, sans jamais justifier ni assumer leur opposition à l’Union civile ni au « mariage pour tous » (ils n’ont parlé que des conséquences de ces lois) autrement que par un « NON » timide et peu assuré. C’est contre eux-mêmes qu’ils devraient s’indigner. C’est leur peur de traiter de l’homosexualité ( = ça rentre aussi dans la définition de l’homophobie, la vraie) qu’ils devraient dénoncer. Qu’ils ne viennent pas pleurer, maintenant, de ne pas avoir reconnu le sujet de l’homosexualité comme CENTRAL dans la politique pro-GPA, pro-Gender, pro-mariage, de notre gouvernement ! Qu’ils ne reprochent pas à Najat Vallaud-Belkacem de parler d’homosexualité ! Ils n’en ont pas parlé eux-mêmes ! Honteux, et de la part de Frigide Barjot, et de la part de Ludovine de la Rochère et Albéric Dumont.
Homosexualité : la planque mondiale n°1 privilégiée par le diable
Aux vues des nombreuses attaques et manifestations d’ordre surnaturel que j’identifie autour de moi en ce moment, je peux dire qu’actuellement, dans notre monde d’aujourd’hui, le diable a spécialement élu domicile dans l’homosexualité (homosexualité en tant qu’acte et en tant que mot ou étiquette). Pourquoi ? C’est très simple. L’homosexualité est la seule chose qui est objectivement violente, mauvaise (elle exclut la différence des sexes qui est le fondement de notre existence humaine, de notre identité et de notre amour) mais que pour autant notre Monde et nos contemporains sont capables de massivement/passivement reconnaître comme une identité humaine ou un amour magnifiques, banals et indiscutables. Autant l’avortement, la contraception, le vol, le divorce, l’euthanasie, la GPA, le clonage, la prostitution, l’adultère, les guerres, sont un peu plus unanimement reconnus comme « mauvais » par la masse, autant le seul sujet de société qui divise et anesthésie les gens, ce sera uniquement l’homosexualité. Il est alors logique que le diable se serve de l’homosexualité comme principal pare-feu, comme rideau rose derrière lequel il pourra planquer toutes les souffrances et toutes les violences humaines dont il est l’auteur : il sait que très peu de personnes se risqueront à analyser ce rideau rose et à le soulever (il n’est pas du tout content, d’ailleurs, quand quelqu’un s’en approche de trop près !). Et il fait tout pour que tout le monde applaudisse les speakerines parlant devant ce cache-misère fleuri et qui sont prêtes à se caricaturer en « homos » ou en « hétéros gays friendly » pour faire diversion, pour faire leurs intéressantes ou jouer les victimes indignées d’elles-mêmes. J’ai compris que l’homosexualité était la planque privilégiée du diable d’une part quand j’ai perçu l’importance universelle de la différence des sexes (importance que la pratique homo remettait directement en cause), et puis surtout quand je vois qu’après mes conférences, ou bien dans les mails que je reçois, les gens me racontent tous leurs malheurs et leurs souffrances, y compris ceux qui n’auraient a priori rien à voir avec l’homosexualité. C’est donc que l’homosexualité éclaire et fait écho à toutes les souffrances humaines, sans exception. Non pas que l’homosexualité serait à l’origine de tous les maux de la Planète. Mais en tous cas, elle en est le signe et l’alibi n°1. C’est la raison pour laquelle il est central de prendre ce sujet très au sérieux, et même d’en faire LA priorité de nos combats contre le transhumanisme homicide et cet humanisme intégral prônant l’Homme sans Dieu et sans différence des sexes.
Définition de l’homophobie
L’homophobie, c’est autant le refoulement du désir homosexuel que l’identité et la pratique homosexuelles.
Festilove Anuncio 2014 : le bonheur dans le déchirement
MERCI le Festival Anuncio pour cette formidable journée à Montmartre ! Ça méritait la sueur, la fatigue. C’était vraiment GÉNIAL ! À mon stand sur l’homosexualité, je me suis battu comme un lion pour réussir pendant toute l’après-midi non-stop à allier douceur et Vérité dans toutes les nombreuses rencontres que j’ai faites. Un réel défi d’équilibriste (ou de chirurgien) pour trouver les mots justes en donnant à chaque passant (parfois même des couples homos) l’amour de Jésus. Et je crois qu’il a été réussi, car même le visiteur le plus vindicatif est reparti avec la paix et le sourire.
Parmi les rencontres les plus grandes, un couple de femmes lesbiennes belges, ensemble depuis 3 ans, pas croyantes, élevant deux enfants, avec qui je suis resté une heure à discuter ! J’étais tiraillé entre ma grande empathie envers elles (elles avaient l’air heureuses, épanouies ensemble, bienveillantes l’une envers l’autre, formant une union solide ; et elles ont fait preuve d’une belle écoute et de beaucoup d’humour envers moi) et ma soif d’exigence et de Vérité (j’entendais d’elles qu’elles n’aspiraient qu’à former un couple « banal », « comme les autres », « normal », et qu’elles concluaient en disant qu’elles vivaient un « bonheur confortable« ). Un certain bonheur était là, palpable devant moi, c’est sûr. Et elles m’ont même invité chez elles en Belgique pour le constater. J’étais vraiment enchanté de notre subite fraternité, sans jugement de personnes, et avec un enthousiasme réel, un échange en Vérité et dans le respect de nos différences de points de vue. Mais en moi-même, je me disais : « Certes, bien des couples femme-homme ou des couples homos n’arrivent pas à vivre le quart de ce bonheur confortable qu’elles ont le mérite de cultiver – pourquoi donc exiger d’elles davantage, et au nom de quoi faire la fine bouche? – MAIS le vrai bonheur est-il confortable? S’il a, à l’évidence, ses moments de repos et de confort, je ne crois pas que le véritable bonheur plein et total soit confortable. Se donner totalement au Tout Autre, c’est forcément accepter de mourir à soi-même, c’est accepter le risque et l’inconfort, c’est accepter la Croix, c’est vivre un combat, c’est consentir à être ce grain qui meurt pour ressusciter, c’est accueillir le mystère déséquilibrant de Dieu et de l’autre sexe. » En ressortant de cette conversation unique, j’ai compris qu’à cause de ma foi et de mon amour du meilleur, je ne pouvais pas me satisfaire du bien, même si ça ne m’empêche pas de reconnaître ce bien et de m’en réjouir sincèrement. Et surtout, j’ai confié à la Vierge mon exigence, en ayant conscience que j’expérimentais vraiment le déchirement joyeux de me battre en apparence pour un « détail » (mais Jésus ne se niche-t-il pas précisément dans les détails?) – car entre un bonheur confortable et un bonheur total et inconfortable, sur le moment, on voit à peine la différence, et on a l’impression de chercher la petite bête. Un fil nous tient à la perfection de Dieu. Et cette après-midi, je suis tombé sur deux « hommes riches ». Éprouvant et grand à la fois. Je ne lâche pas le meilleur que j’ai entrevu dans la continence, mais me laisse vraiment toucher par la beauté de certains « couples » homos ! C’est ma douleur et c’est ma joie aussi.
Document Vatican 2005 : le feu orange
Le document de 2005 du Vatican sur l’entrée des séminaristes au sacerdoce souffre de l’écart d’interprétation d’un feu orange : certains le prennent comme un « STOP », d’autres comme une porte qui se ferme et qui invite à passer in extremis.
Documentaire « Somewhere Over The Rainbow » sur ARTE
Contenu et conclusions des débilos gays friendly dans le documentaire « Somewhere Over the Rainbow » diffusé en juillet 2014 sur ARTE : 1) C’est Poutine le méchant ; 2) On va vers toujours plus de progrès vers l’« égalité des droits » et la conquête de la « liberté sexuelle » ; 3) Hétéro ou homo, peu importe : ce qui compte, c’est « d’être soi ». Euh, ils sont cons ou ils sont cons?
Des images porno de moi circulent sur Internet et sont ineffaçables
Je porte particulièrement fort dans mon coeur tous les jeunes hommes et toutes les jeunes filles qui souffrent secrètement de l’humiliation de voir traîner sur Internet des images d’eux dénudés (car ils sont de plus en plus nombreux), toutes ces personnes belles mais fragiles qui regrettent amèrement d’avoir tourné certaines scènes coquines ou carrément pornos sous l’influence d’individus malveillants, et qui doivent à présent vivre au jour le jour avec le souvenir coupable ou la conscience de l’existence de ces clichés, de l’immortalisation médiatique du viol de leur intimité, tous ces gens qui doivent supporter le chantage d’un maître-chanteur possédant dans son téléphone portable ou sa caméra la preuve de leur déshonneur inavouable. Personnellement, j’ai la chance de ne pas avoir d’images honteuses de moi qui circulent sur Internet, mais je connais des amis qui n’ont pas cette chance-là et qui vivent douloureusement leur égarement d’un moment, un égarement diffusé, multiplié et perdu dans la toile, et qui peut ressurgir à tout instant.
Alors de tout coeur, je porte ces personnes dans ma prière fraternelle. Si elles arrivent déjà à se sentir coupables et à reconnaître humblement leur sentiment de honte, je me réjouis avec elles. Mieux : je suis fier d’elles ! Et j’ai envie de leur rappeler que Jésus fait toute chose nouvelle grâce au sacrement de la réconciliation ( = confession avec un prêtre), et que ce qu’elles ont fait (ou ce qu’on les a poussé à faire), Il a le pouvoir de le transformer en une incroyable force d’amour des autres. Il a le pouvoir de nous sortir de la honte, de nous extraire de nos tombeaux et de nous redonner la joie. Il n’est jamais trop tard pour Jésus. Nous pouvons tous changer de vie. Maintenant et toujours. Nous pouvons redevenir vierges et propres. Et les prostitué(e)s repenti(e)s, ce sont précisément celles qui nous devanceront dans le Royaume des Cieux et qui ont compris qu’il suffit de se laisser laver par Jésus et par la blancheur de Marie pour être saint. Jésus et Marie nous aiment chacun tels que nous sommes, en prenant en compte ce que nous avons fait, et en nous poussant en avant dans la joie. Ce n’est pas un film ou une image qui va nous détruire l’existence et le coeur, quand même !
Pour « ne rien lâcher », encore faut-il tenir quelque chose…
Certains opposants aux lois anti-vie du gouvernement me disent, paniqués et comprenant ce que je dis, que LMPT doit revenir à la dénonciation du « mariage pour tous » pour la manif du 5 octobre 2014.
Malheureusement, les chefs LMPT n’ont rien lâché du tout en réalité : pour lâcher le « mariage pour tous », encore eût-il fallu qu’ils le tinssent un jour. Or, navré de le répéter, le « mariage pour tous » a été lâché DÈS LE DÉPART (à la réunion du 5 septembre 2012 à Saint Sulpice, j’ai été le seul des 50 têtes de réseau à dire qu’ils ne parlaient que des conséquences de la loi Taubira mais pas de la loi en elle-même ni de l’homosexualité ; et beaucoup ont acquiescé). Le « mariage pour tous » a fini d’être lâché officieusement à la Veillée des Veilleurs du 30 août 2013 à la Concorde (veillée, ironie du sort, dédiée à « la Mémoire »! : grosse blague… J’avais à ce moment-là tiré la sonnette d’alarme car lors de cette veillée, il n’y a pas eu une seule mention de la loi Taubira et du mariage pour tous : j’avais halluciné comme, en quelques mois, les responsables de LMPT ont tout lâché et se sont concentrés sur d’autres combats). Bref. Le fameux oxymore que très peu voient : « Elle aime péter / On ne lâche rien » … une blague à deux balles, mais qui se révèle sérieuse et bien signifiante.
D’autres manifestants, peu motivés pour aller défiler le 5 octobre mais s’y rendant par devoir et volonté d’intimidation du gouvernement, m’avancent que rien ne nous empêche d’avoir des écriteaux continuant d’exhiber l’opposition au « mariage pour tous » ou au PaCS. Mais si on ne parle pas d’homosexualité et on ne l’explique pas, rien ne sert de demander l’abrogation de la loi Taubira ou du PaCS, et de l’afficher minoritairement à côté des grands slogans publics de LMPT sur le Gender et la « circulaire Taubira » contre la GPA. Que nous le voulions ou non, l’os de toute l’affaire, ce qui bouche le coeur et la tête du peuple, c’est l’homosexualité (et bien sûr, la croyance en son doublon : l’hétérosexualité).
N.B. : En lien, deux articles : article 1 et article 2.
N.B. : À ceux qui liraient ces lignes en trouvant que je m’acharnerais, je tiens à dire que le problème n’est pas de s’opposer à la circulaire Taubira et à la GPA et au « Plan Égalité« , ni même d’aller manifester : éponger est utile… même si ça ne règle pas le problème à la source.
Peine de coeur ? Vraiment ?
Quand une histoire amoureuse ne peut pas se vivre, ce n’est pas tant l’amour que l’on pleure que l’absence d’amour, ou notre obstination à voir de l’amour là où il n’y en a pas…
Valoriser la sincérité avant la Vérité crue
Il faut avant tout accueillir les gens dans leur sincérité avant de chercher à les convaincre de rejoindre la Vérité et à agir/penser de telle ou telle façon. La plupart du temps, ils se révoltent et se brusquent uniquement parce qu’ils se sentent attaqués pour ce qu’ils sont, ou incompris dans leurs intentions. Nous avons donc à les rassurer sur leur désir de vouloir bien faire, à valoriser le côté positif de leurs défauts ou souhaits d’engagement. Même si c’est dur et que ça fait entorse à notre amour de la Vérité, à notre patience. Il nous faut nous forcer à leur exprimer ceci : « Je te comprends et te remercie de vouloir ce bien là (même si tu ne le veux pas bien et que tu ne te donnes pas les meilleurs moyens pour l’atteindre). Ça m’élève. Et je ne doute pas de toi. » La valorisation des sincérités débloque bien des situations figées. Car beaucoup de personnes n’attendent que d’être comprises dans leurs intentions pour baisser leurs armes, lâcher prise et se laisser guider. Alors qu’avant, elles se plaçaient en victimes incomprises et méprisées.




