Le Grenelle au grenier

Jean-Pier Delaume Myard au Grenelle de la Famille : « Le lobby gay est déterminé à détruire les institutions du mariage et de la famille« 

Pardon mais c’est ce qui s’appelle ne rien comprendre. Jamais le « lobby gay » n’a eu conscience de détruire le mariage et la famille et n’a programmé sciemment de le faire (même si, dans les faits, il se trouve que ça aboutit à une destruction). Dire cela est du procès d’intentions mauvaises erroné. C’est se tromper sur les intentions. Et ça revient à instiller de la haine contre le « lobby LGBT » qui concrètement dans cette histoire est beaucoup plus instrumentalisé et victime que persécuteur et méchant. À nouveau, les responsables LMPT filent un mauvais coton au niveau des messages, s’enlisent sur le terrain de la filiation. Toujours par peur de parler d’homosexualité (ils n’en parlent toujours pas et n’assument toujours pas d’aborder clairement le sujet). Les rares fois où ils donnent la parole aux personnes homosexuelles, c’est pour leur faire cracher un discours homophobe appris « anti-milieu-LGBT »et pro « hétérosexualité ». Et ces personnes homos ne parlent jamais du désir homosexuel ni de la pratique homo (puisqu’évidemment, elles les justifient secrètement).

N.B.  : À la suite de ce papier, certains me traînent en procès de traître à l’unité et me traitent de « diviseur ». Mais qui crée la (fausse) division entre public laïc et public catho si ce n’est des gens comme les responsables de LMPT (qui soutiennent que moi je ne serais recevable que des cathos et Jean-Pier plus adapté à un public laïc) ? Les chantres de « l’unité », qui préfèrent laisser croire que la « division » se trouvent du côté de ceux à qui ils ont refourgué la leur, me font doucement sourire, car ce sont eux les diviseurs.

Seuls mes amis homos peuvent vraiment me comprendre

En ce moment, je rencontre quelques filles géniales, cathos, bonnes à marier, et à qui je sens que je plais. Mais le simple fait de m’imaginer en intimité et en couple avec elles me dégoûte, m’effraie, me décourage, m’ennuie profondément. Et je rencontre aussi quelques rares hommes géniaux, cathos, parfaits pour former une union, qui eux ne me dégoûtent pas du tout, mais que je ne veux pas draguer (La « condition homosexuelle » est extrêmement mal faite et handicapante, quand même !)

Film d'animation "Minuscule", 2014

Film d’animation « Minuscule », 2014

Je me sens comme une bestiole de petite taille qui, même avec un escabeau (= l’attention d’une femme, l’amitié exceptionnelle d’un ami), ne parviendra pas à contempler le beau paysage au-dessus de la barrière, ne pourra pas cueillir les gros fruits de l’arbre haut perché du mariage femme-homme ou du sacerdoce. Parce que c’est trop élevé. Parce que c’est trop lourd pour ces pattes. Parce que le fil que je tisse et auquel je me hisse ne résistera pas à la force du vent et aux altitudes. Parce que la blessure est là, et qu’en dépit des prières, de la bonne volonté, de l’essai de découverte de ces femmes, c’est au-dessus de mes forces et des forces que le Seigneur me donne pour l’instant.

Il n’y a que l’amitié avec mes frères et sœurs de condition homosexuelle qui soulage ma démangeaison, mon écœurement, ma révolte, ma désespérance, mon cri intérieur, mon ras-le-bol d’être homo, mon isolement, le passage des années. Car eux vivent la même limite que moi, le même drame, au même niveau. Sans eux, je me dirais : Mais à quoi ça sert de vivre ? À quoi sert mon homosexualité ? Pour qui j’existe et suis-je vraiment unique ? Vu que je ne peux pas (encore ?) goûter les fruits de l’amour plein et complémentaire, je n’ai que cette fraternité de misère et de blessure à laquelle me raccrocher. C’est pour ça que je n’aime pas ceux qui veulent raser le « milieu homo » ou la « communauté homosexuelle » ou le « lobby LGBT », avec leurs bulldozers. Ne nous enlevez pas le « milieu homo ». Aidez-le plutôt à devenir une grande communauté d’amitié désintéressée. Mon homosexualité n’a qu’un seul avantage : me rendre proche et responsable de gens que, sans elle, je n’aurais jamais connus. En plus de Jésus, mon seul roc existentiel, vraiment, ce sont mes amis homosexuels. Je comprends tout à fait les personnes homosexuelles qui, même avec un accompagnement spirituel béton, une bande d’amis béton, une famille aimante, parfois même un mariage béton, pètent un câble et demandent à rejoindre expressément leurs jumeaux d’orientation sexuelle pour être enfin compris. Ce besoin n’a rien de communautariste, ni de théâtral ni de pornographique à la base. Il est de l’ordre de la recherche de communion de Croix, de la compréhension mutuelle de soi. Les « petits » restés au sol ont besoin de partager avec ceux qui sont à la même hauteur qu’eux ce qu’ils voient, tout pendant que les grands s’émerveillent là-haut et ne les entendent pas souvent. On peut critiquer ce nivellement par le bas que traduit la recherche du semblable d’orientation homosexuelle, trouver que c’est une pensée qui n’élève pas et qui obéit à la bassesse des pulsions. Mais c’est faire bien peu de cas du micromonde, de la force de l’amitié, et de l’importance de l’homosexualité (qui est bien plus qu’un défouloir, qu’une envie passagère, qu’un caprice ou qu’une peur surmontable). C’est pour cette raison que je suis particulièrement peiné quand une personne homosexuelle prétend me haïr sans même avoir pris le temps de me connaître. Ça m’attriste bien plus qu’avec une personne non-homosexuelle. Car l’enjeu de notre relation est plus grand.

Le petit dej du fils aîné

Petit dej en tête-à-tête avec mon papa ce matin. Il n’a pas arrêté (sans le faire exprès) de parler d’humilité, de tendresse, de pardon, de patience, de douceur, d’Esprit Saint, d’Ancien Testament qui ne s’oppose pas au Nouveau, de compagnons d’Emmaüs, de Charité, etc. Au départ, intérieurement, je grommelle (« Oui, ok. Si tu veux, papa… » ; « Mais ce que tu dis ne s’applique pas qu’à moi ni à mon contexte, et je ne vis pas l’inverse de ce que tu défends. ») ; extérieurement, je souris poliment (« T’es gentil papa. Je sais bien, t’as raison. Je vais penser à m’assouplir… dans un futur proche. ») ; puis après, je suis bien obligé de larguer les amarres et de m’incliner devant la beauté de sa simplicité paternelle (« C’est bon, Esprit Saint, j’ai compris le message ! ») ; et ça finit ensemble en éclats de rire .

(Le combat de ma vie sera bien celui du fils aîné.^^)

Catholiques, ne critiquez jamais !

Héritage (soixante-huitard?) d’une mauvaise compréhension de l’humilité.

 

Christ à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre (Paris)

Christ à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre (Paris)

 

Faire des reproches, ce n’est pas manquer de charité. C’est justement en faire preuve. N’en déplaisent aux pleureuses facebookiennes et autres cathos douillets aux oreilles extrafines, qui pensent que l’amour miséricordieux de Dieu se résume à « être gentil », « ne jamais critiquer », et à « ne dire du mal de personne » (les cons !), et qui n’hésitent pourtant pas, à grand renfort d’une indignation excessive et disproportionnée qui invente des intentions et des actes que vous n’avez jamais eues ni posés (vive les mauvaises compréhensions du Carême…), à vous traîner en procès de « méchanceté », de « manquement à la charité chrétienne », de « contre-témoignage », de « jugement de personnes » (qui jugent les personnes sinon eux ?), de « médisance ignoble et diabolique ». Soyez assurés que ces vierges effarouchées et ces culs bénis battront leur coulpe bruyamment devant vous, exhiberont à tout le monde « leur tristesse de la désunion catholique » que vous représenteriez, vous feront bien comprendre qu’ils prient pour vous, pour votre retour à l’humilité, pour votre repentance au sujet des « horreurs » que vous auriez prononcées, qu’ils se chargeront de votre pénitence ! Votre audace à aborder les sujets qui fâchent, à dire tout haut ce qui existe et qui ne va objectivement pas, bizarrement, ils ne la voient pas. Sûrement parce qu’eux-mêmes pratiquent la tiédeur et l’intransigeance que vous n’avez pas… (cf. le dernier Qui suis-je pour juger? de Frigide Barjot)

 

Je me souviens très bien, en tant que programmateur et organisateur du Festival Hosanna dans la ville ! à Saint Séverin (Paris) en avril 2012, du sentiment que j’avais eu en écoutant en boucle les lectures de l’Évangile selon saint Marc, lu en intégralité par des comédiens et des célébrités du monde chrétien français actuel. Les interprétations et la charge émotionnelle pouvaient varier considérablement d’un lecteur à un autre. Et pourtant. Nous avions beau tourner la Parole christique dans tous les sens, L’attendrir par une tonalité de voix plus douce, tenter de rendre le discours de Jésus plus flexible, plus drôle, plus pondéré. Rien à faire. Au départ, je croyais que c’était le jeu (un peu grandiloquent et austère) d’Enguerrand Guépy qui faisait passer le Christ pour un juge intransigeant, impitoyable, sans humour et sans concession. Mais en fait, même la lecture de Rona Hartner, Marie Lussignol, ou encore Jann Halexander (peu connus pour leur dureté), aboutissait à un rendu identique. En fait, avec Jésus, qui est tout Amour et douceur, paradoxalement ÇA NE RIGOLE PAS !

 

Dénoncer le mal, taquiner ou tourner en dérision la comédie des riches et des pharisiens, balancer publiquement sur la théâtralité des scribes, renverser les étalages des marchands du Temple, critiquer et pratiquer sans cesse la correction fraternelle, montrer son impatience, condamner les pratiques ou tiédeurs mauvaises (sans jamais condamner les personnes), dire « Arrière satan ! » y compris à ses meilleurs amis, verbaliser et nommer le mal, hurler sur la place publique « Engeance de vipères ! » devant les malversations des libertins, engloutir et faire périr le méchant, se fâcher, être mordant tout en laissant la primauté à la tendresse et à la patience, faire usage d’autorité, est un sport christique quotidien.

 

Cessons d’être gentils. Soyons aimants comme Jésus. En parlant ouvertement du mal qui Le défigure. Et du Bien qui surpasse ce mal. Pour beaucoup de catholiques, la règle de la non-critique est absolue, inconditionnelle, et ce, envers tout le monde ; seule une certaine correction fraternelle serait possible mais jamais la critique… Moi, je dis que la critique et l’esprit critique (en positif comme en négatif) sont l’exercice de notre pensée, de notre liberté, et parfois (si cette critique distingue bien acte et personne) l’exercice de la Charité. Diaboliser ou rejeter la critique est bien peu charitable, en réalité. Bien peu christique.

Rien ne vaut les retours !

Je reçois aujourd’hui des textos de quelques-uns des choristes venus hier soir enregistrer les derniers chœurs de mon album. Je vous les livre tels quels. Ça vous donnera une idée !

« Coucou Philippe ! 🙂 Merci pour ton message et pour tes mots ! :D’ C’est un immense plaisir pour moi de vous avoir rencontrés hier !! Et ton album est vraiment super ! Je suis rentrée chez moi le cœur en fête et en joie ! Je suis fière d’avoir pu participer à ton album ! De vrais textes pleins de bon sens, de louanges, d’humour et de vérité ! De superbes musiques et tempos variés ! Que demander de plus ! :D’ Je te souhaite plein de succès ! Et avec plaisir pour la suite ! ^_^ ça va faire un CARTON PLEIN 😉 À bientôt ! (Vive les CATHOS !!! Ahaha !). S. »

« Merci à toi, on était vraiment ravis de venir ! On était même déçus de partir (mais on avait 1h de transport) ! C’est vraiment génial qu’il y ait eu une si bonne ambiance ! Vous avez réussi à tt finir ? Et l’album sort quand ? D. »

« Catholicisme, meilleur chemin de vérité. Lalala… J’ai ton morceau dans la tête 😉 Bravo à toi car tu es talentueux. M-V. »

« Lol Philippe je t’en prie, ça m’a bien amusée aussi 😀 ‘La Chanson du Laïciste’ restera pour moi un énooooorme tube ! F. »

Choristes Boulet

Mail à propos du Refuge

Je reçois à l’instant ce mail sur mon site : « Bonjour Philippe, Je m’appelle X (tu dois sans doute te souvenir de nos discussions sur Facebook) je t’écris se soir parce que mon cheminement ma amené à découvrir que se que tu disais au sujet de l’homosexualité étais vrais, je travail aujourd’hui au refuge depuis 2 mois j’ai l’occasion de voir beaucoup de jeunes qui sont en souffrance pas seulement à cause de l’homophobie mais beaucoup à cause de leur vécue dans l’enfance. Il faut continuer ton combat pour briser le taboue de cette réel souffrance. Merci à toi, bonne soirée, X. »

Je me relèverai

Dieu ne souhaite pas que nous tombions. Mais Il le permet pour que nous puissions nous rappeler que nous avons toujours besoin de sa Miséricorde, de l’humilité et de notre liberté pour nous relever renforcés ; pour qu’en toute circonstance, nous puissions dire : « Je me relèverai ! Avec toi Seigneur, c’est génial, je me relèverai encore et toujours ! »

En nous attaquant, satan prétend nous sauver de nous-même ! #foutagedegueule

En ce moment, sur les réseaux sociaux, certains persifleurs trouvent le moyen, pour se justifier de calomnier sur mon compte, de me rêver « en souffrance ». Étant donné que je parle beaucoup du lien entre homosexualité et souffrance (en réalité, du lien entre pratique homosexuelle et souffrance : la nuance est de taille !), je serais donc, selon eux, « un homo perturbé », « à sauver de la dépression ». Ignorent-ils qu’on n’est pas ce qu’on dénonce ? Et que la souffrance de l’homosexualité réside surtout dans la mise en application de son désir homosexuel ? Et le comble, c’est qu’ils me descendent tandis qu’ils m’assurent sincèrement de prier pour moi ! Leur médisance à mon encontre leur apparaît comme une « solidarité », un oeuvre de charité, un magnifique moyen de manifester leur « compassion » pour ma « douleur ». Alors qu’ils s’affairent précisément à créer cette même douleur qu’ils m’imputent, ils prétendent m’en délivrer ! Non mais là, sur ce coup-là, satan est fort de café dans l’hypocrisie !^^

Aujourd’hui, validation en Belgique de la légalisation de l’euthanasie sur les mineurs

Jeudi 13 février 2014. Je reçois à l’instant ce texto : « Salut Philippe, je suis à Bruxelles en ce jour triste et pluvieux. D’autant plus triste que sera voté aujourd’hui la légalisation de l’euthanasie des mineurs… Je tâche de m’arrêter dans une église et d’y allumer quelques bougies, je le ferai de ta part aussi si tu veux bien. Bien à toi. Éric. » Ma réponse : « Je veux bien. Merci Éric.«