Meurtre de Lola : Qui pleurez-vous, au juste ?


 

J’ai une vraie question à poser à ceux qui, en ce moment, jouent les pleureuses de Lola, la petite fille parisienne de 12 ans retrouvée assassinée dans une malle il y a 5 jours, et qui affichent leur tristesse-haine-désespérance en l’humanité et en Dieu : « Qui pleurez-vous ? » Vraiment, je pose la question : QUI PLEUREZ-VOUS ?
 

Nan. PAS DU TOUT de récupération du crime par les blonds, voyons ! Où allez-vous chercher tout ça…


 

Excepté ceux qui l’ont vraiment connue (famille, amis, camarades d’école, amis d’amis), et qui pleurent vraiment Lola, que fait le reste des gens ?
 

 

La vérité, c’est que vous ne pleurez pas Lola. Vous pleurez autre chose de beaucoup plus glauque et dont vous devriez même avoir honte :
 

– Vous pleurez un fantôme luciférien : lumineux, électrique, solaire, mais désincarné et triste. Une icône. Une Marianne déchue.
 

– Vous pleurez votre propre perversion. (Oui : le Gouvernement Mondial antéchristique, contrairement à Jésus qui s’intéresse plus aux pécheurs et aux criminels qu’aux victimes, se centrera uniquement sur les victimes : c’est à cela qu’on le reconnaîtra). Et si vraiment votre « Plus jamais ça ! Protégeons nos enfants ! » était sincère et véritablement courageux (car quel « courage » vous a-t-il fallu pour afficher Lola en bannière « RIP » sur les réseaux sociaux ? Aucun !), vous vous seriez intéressés aux racines du mal, au profil de la violeuse (Dahbia B.) : des racines autres que « psychiatriques » ou « absurdes » (c.f. la thèse médiatique pratique du « coup de folie » de la « SDF déséquilibrée »), autres que « racistes », « nationalistes », « patriotiques » et « xénophobes » (c.f. la rumeur du gang des « 4 Algériens » qui a fuité sur Twitter dès les premières heures de la découverte du corps). Mais bien des racines maçonniques et antéchristiques (le rapt et le viol des vierges et des enfants font partie des rituels sataniques de plus en plus courants parmi les francs-maçons et désormais dans la société toute entière ; et Dahbia s’est convertie à un évangélisme gnostique, donc en réalité à la Franc-Maçonnerie, … alors on est loin d’une femme qui aurait « déraillé »), bien des racines sexuelles (Dahbia a un profil de psychopathe à la fois pédéraste et lesbien : mais qui ose souligner dans cette affaire l’homosexualité de la violeuse qui prétend avoir vécu un « orgasme » sexuel avec Lola dans une mise en scène homo-érotique ? Personne. C’est toute une réflexion sur l’homosexualité que notre Monde devrait mener, mais qu’il ne fait pas, car en ce moment il dénonce les conséquences dont il chérit les causes.).
 

Le principal symbole des loges maçonniques c’est l’oeil dans le triangle.


 

– Vous pleurez vous-mêmes et votre propre dépression (Sans déconner, j’ai remarqué que les seuls qui dans mes contacts affichaient Lola étaient blonds ou blondes ; et il y en a même qui ont poussé le narcissisme – victimisant et morbide – jusqu’à choisir la photo de Lola comme leur propre photo de profil ! : à ce niveau-là, il faut vous faire soigner…). Ça paraît dingue de le dire, et hyper basique, mais on en est là avec vous : vous pleurez sa blondeur ! Rien d’autre. Pas même sa jeunesse ou son innocence. Aucune enfant noire, brune, et encore moins maghrébine, et qui aurait souffert le même sort, ne serait parvenue à soulever chez vous une telle émotion, une telle hystérie, une telle dévotion, une telle colère) : vos larmes sont eugénistes. C’est la « race blanche et blonde » que vous pleurez. C’est votre idée de « civilisation européenne d’inspiration chrétienne » que vous « pleurez ». C’est l’horreur et l’injustice que vous applaudissez. D’ailleurs, la plupart de mes contacts qui partagent la photo de Lola sont « natios » et sont obsédés pour leur idée nostalgique d’« identité nationale », par « l’immigration ». Et après, vous grincez des dents dès qu’on vous accuse de « récupérations ». Mais pourtant, c’est la vérité. Symboliquement, vous avez – un peu comme la violeuse – récupéré, instrumentalisé, possédé, démembré, Lola. Mise dans une malle. La malle débordante des injustices humaines faites par des Hommes que vous avez transformés en « monstres ».
 

 

– Vous pleurez votre propre misanthropie (haine des Humains et de l’Humanité). En rendant hommage à Lola comme vous le faites, vous ne lui rendez même pas hommage. Vous célébrez le crime odieux, l’injustice et la mort. Vous célébrez la Bête. Et par votre battage médiatique soi-disant « solidaire » et « empathique », vous encouragez les futurs criminels à persécuter et à violer d’autres enfants car ils vont s’imaginer qu’ils créeront de nouveaux « saints innocents ». Ce sont vos « hommages » qui me révoltent autant que le crime dénoncé. Votre indignation/révolte/émotion/prières ne servent pertinemment à rien. Elles n’aident même pas à enrayer le mécanisme. Le jour où vous vous pencherez sur la Franc-Maçonnerie, l’homosexualité, et sur la Dahbia qui sommeille en vous, là, ce sera autre chose. Le jour où vous remplacerez #JeSuisLola par #JeSuisDhabia (sans justifier, évidemment, son acte), on pourra commencer à parler.
 

 

(Oh! Tiens? C’est bizarre. Même Netflix a fait de Lola sa Marque de la Bête : une bête-proie…)

La Bomba Amaral


 

¡ Me encanta la cantante española Amaral ! Música y letra. Una melancolía rock.
 

Recuerdo en particular, en los años que era profe, ese día tan especial, frente a una clase de chicas (¡ sólo chicas !) de mi insti profesional de Juvisy (Jean Monnet), cuando traté de entregar toda mi persona para que cantaran conmigo la canción « Kamikaze ». Porque al principio, no le caía bien a esa clase de enfermeras, y las muchachas se quedaban mudas, no querían acompañarme. Y gracias a esta canción de Amaral, que suena como una súplica de mendigo de Amor (« Y dime siiiii sientes lo mismoooo. ¡¡¡ Y dime siiiii estás conmigoooo… o contra mí!!! »), se desbloqueó por primera vez y milagrosamente la barrera de enemistad y de hielo que había entre ellas y yo. Hacía falta lo menos una bomba-kamikaze jaja.
 

Hablar de Francmasonería por primera vez en español…

No sin cierta emoción estoy traduciendo actualmente al español los pasajes de mi futuro libro que tratan de la Francmasonería (en relación con la homosexualidad). Porque nunca lo he hecho antes. Mientras que es un tema sumamente importante, y que el mundo español e latinoamericano no conoce mi valiosa aportación al respecto (Sólo piensa que hablo de homosexualidad). Muchos españoles y latinoamericanos no entienden ni pío de la masonería, y por eso se unen tanto a ella sin darse cuenta, o pensando que están en contra.
 

C’est avec une certaine émotion que je traduis actuellement en espagnol les passages (de mon futur livre) traitant de Franc-Maçonnerie (en lien avec l’homosexualité). Car je ne l’ai jamais vraiment fait auparavant. Alors que c’est un sujet très important, et que le monde espagnol et latino-américain ne connaît pas ma contribution capitale le concernant. Beaucoup d’Espagnols et de Latino-Américains n’y comprennent que dalle à la Franc-Maçonnerie, et voilà pourquoi ils y rentrent sans même s’en rendre compte, ou en croyant s’y opposer.

La série Les Combattantes de TF1 : bilan, décryptage et constat inquiétant pour notre Monde (la déshumanisation des Humains)


 

Ce qui est très inquiétant pour notre Monde, c’est le progressif retrait d’Humanité des pourtant êtres HUMAINS (qui n’ont que ça, leur humanité, pour exister !), déshumanisation de plus en plus présente dans le discours de nos contemporains. Résultante d’un noachisme misanthrope galopant ainsi que d’une Marque de la Bête (Apo 13, 17) de plus en plus hégémonique pour cette Fin des Temps générale.
 

 

Je le remarquais déjà dans le discours de certains mes élèves (même musulmans), qui n’hésitaient pas à nier l’humanité d’Hitler (en soutenant mordicus que « ce n’était pas un humain mais un monstre » : le déshumaniser par la diabolisation, c’est le meilleur moyen de l’imiter inconsciemment !). Ou quand un pédophile (genre Marc Dutroux ou Nordahl Lelandais) ou un psychopathe (Jeffrey Dahmer) fait les gros titres. Ou quand Trump niait sérieusement devant les caméras l’humanité des migrants mexicains passant illégalement les frontières des États-Unis (il a qualifié ces derniers d’« animaux »). Ou encore quand le Connard (Emmanuel Macron), à plusieurs reprises, nie l’humanité des rebuts de sa Start-up Nation (À la Station F, il a distingué publiquement les entrepreneurs « des gens qui ne sont rien ») ou l’humanité de ceux qu’il veut écraser de son caractéristique mépris (Devant les princes du Sahel, il s’est permis de dire très sérieusement, à propos des ravisseurs de Sophie Pétronin, que – je cite – « ces gens ne sont rien »).
 

Cette tendance à retirer à l’Humain son humanité (en plus, finalement, de sa divinité en Jésus) est très préoccupante mondialement, car elle s’appuie sur une croyance à avoir droit de vie ou de mort, d’éradication ou de Salut, sur toute personne qu’on estime « utile » ou « inutile », « gentille » ou « méchante/dangereuse », du simple fait de la voir comme un objet ou un animal ou un esprit démoniaque monstrueux. Autrement dit, c’est un eugénisme/génocide déguisé.
 

 

Je l’ai vue, cette tendance déshumanisante, dans la dernière série (« création ») de TF1, Les Combattantes, sur fond de Première Guerre mondiale 1914-1918. Je vous passe les détails de cette fresque « historique » presque totalement immorale (féministe, misandre, anticatholique, pro-avortement, pro-homosexualité et pro-inceste) et insultante de la mémoire des vrais combattants. Pour résumer : du sang, de la boue, des larmes, du sexe, des morts… on se serait cru dans un navet cinématographique de Laurent Boutonnat. Mais pour revenir à ma démonstration sur le retrait d’Humanité des Humains, ce qui m’a vraiment marqué, c’est surtout cette insistance sincère à nous prouver qu’il existerait des « êtres humains qui ne seraient pas/plus humains ». Chacune des 4 justicières-pleurnicheuses professionnelles (Camille Lou dans le rôle de Suzanne l’avortrice, Sofia Essaïdi dans le rôle de Caroline la cheffe d’entreprise, Audrey Fleurot dans le rôle de Marguerite la prostituée, Julie de Bona dans le rôle de Mère Agnès) avait son monstre humain déshumanisé qu’elle marquait du sceau « indélébile » et « justicier » de la Bête et de « l’Inhumanité » : Suzanne a sorti au mari de Jeanne Charrier, Lucien, qu’« il était un monstre » ; Caroline a sorti à sa belle-mère Éléonore à propos de son ignoble beau-frère Charles « Votre fils est un monstre » ; Marguerite a sorti à son maquereau Marcel – secrètement amoureux d’elle – qu’il n’était « rien pour elle » (ce dernier, à son tour, a dépersonnifié une autre camarade prostituée de Caroline, Juliette, en la traitant de « marchandise » : « Juliette, t’es rien. T’es personne. Ferme ta gueule ! ») ; et enfin, sœur Agnès a sorti à l’abbé Vautrin (prêtre pédophile et violeur que campe Laurent Gerrat) « Vous êtes un porc. Plus jamais vous ne poserez vos mains sur une de mes sœurs. Où que vous soyez, je serai là. Je les préviendrai pour qu’elles sachent quel genre de monstre vous êtes. Je ne vous lâcherai jamais. ». Je vous avais dit : chacune des héroïnes avait son être humain à monstruosifier ! Pour qui se prennent-elles ? Et surtout, pour qui se prennent les réalisateurs de ces fictions ?
 

Le comble, c’est que cet homicide-déicide luciférien se fait au nom d’un humanisme intégral (l’autre nom de la Bête) et au nom de Dieu (spiritualisme intégral) : les réalisateurs et acteurs se prétendent « humanistes » et croient qu’une fresque pareille – qui ne fait que semer la guerre – fait oeuvre de de « Paix », est « HOMMAGE historique et résurrectionnel des faits, de la vérité et des héroïsmes ». Sidérant.
 

Ce retrait d’humanité est une mode scandaleuse qui devrait tous nous insurger, mais que personne aujourd’hui ne voit et ne dénonce. Je me devais donc de faire ce constat.
 

 

N.B. : Petit détail qui m’a fait doucement sourire, et qui montre le caractère intrinsèquement spirituel et antichrétien de ce téléfilm : c’est la référence (inconsciente ?) à Agnès Thill (députée catholique homophobe). Car, qu’on ne me dise pas que le choix de prénoms de Mère Agnès et de son soldat allemand avec qui elle va être dépucelée, Till, relève du pur hasard…

Mi entrevista con Amparo Medina para Creciendo Contigo Mujer (10 de octubre de 2022)


 

 

Esta tarde, entrevista « sensacional » según las propias palabras de la periodista e intelectual ecuatoriana Amparo Medina (ex funcionaria en la ONU, ex-abortista, ex-feminista radical, ex-izquierdista, ex-antifascistas, y ahora pro-Vida y católica) quien me entrevistó para un programa Mujer Fuente de Vida de la página Creciendo Contigo Mujer. Hablamos de homosexualidad, y doy consejos a los padres y también a las personas homosexuales y católicas. ¡ Estaba en forma ! Y fue tan sensacional que los programadores van a intentar invitarme a su país ^^. No sé si se hará. Pero al menos están las ganas 😉
 

 

P.D. : Mi artículo sobre las tres llaves del corazón de las personas homosexuales https://www.araigneedudesert.fr/las-tres-llaves-que-creo-abren-el-corazon-de-una-persona-homosexual/

Las tres llaves que, creo, abren el corazón de una persona homosexual

 

Cada uno de nosotros es diferente y tiene un corazón que tiene su propio funcionamiento, sus propias entradas, sus puertas precisas. Y son estas llaves las que debemos identificar cada vez que nos encontremos con alguien (un desconocido o un cercano). Para ello, tenemos que ponernos a la escucha, al alcance y a menudo rebajarnos al nivel de la persona. De lo contrario, podemos perder completamente a la persona y nuestra relación, y tener conversaciones tristes, vacías, cerradas e incluso violentas.
 

He comprendido la importancia de la identificación de las llaves de cada corazón humano sobre todo gracias a mi papá. Sin que él mismo se diera cuenta, me he percatado de que había tres llaves que daban particularmente acceso a su corazón y le hacían feliz : 1) el idioma español (hablar juntos su lengua materna) ; 2) el canto (cantar con él en polifonía las canciones que le gustan) ; 3) Dios (hablar de Fe). Sin ellas, o si falta una de los tres, su corazón no se abre tanto, y los intercambios resultan superficiales.
 

Para mi compi de piso, Abdel, creo que es la comida (si compartes su mesa y disfrutas de su cocina, ¡ es pan comido !), es la alegría (a menudo manifestado por el juego fraternal) y es la escucha (su corazón encuentra la paz y se abre en cuanto se siente escuchado, considerado, en cuanto su inteligencia y su sabiduría son reconocidas : ¡ Abdel es un amante de la Verdad y de la franqueza ! ¡ No soporta los disimulos, las mentiras y el postureo !).
 

Últimamente, fui a visitar a Marie-Thérèse, una amiga catequista mía, muy mayor, que, tras una caída en casa, se encuentra hospitalizada y postrada en una cama, casi sin poder hablar… mientras que era una mujer muy habladora y activa. Creo que su corazón permanece cerrado y en la tristeza si con ella no tenemos la llave del combate espiritual y si no le hablamos de Dios, de los ángeles, de los ataques demoníacos, de los Últimos Tiempos, porque necesita constantemente ser responsabilizada y reconocida como una guerrera en este combate espiritual interior y exterior universal. La llave del corazón de Marie-Thérèse, la que le da una alegría profunda, es el combate espiritual, es mirar la realidad a través del prisma de lo místico y de lo sobrenatural. ¡ El pragmatismo cientista la « carga » ! Y sus ojos se iluminan en cuanto hablamos de los ángeles, de Jesús y de los demonios, con ella. Se siente comprendida. Se la toma por una visionaria, una profeta y una santa, y ya no por una loca, fanática, debilitada, inactiva y encamada.
 

Con el respaldo de estos tres ejemplos vivientes, por supuesto me he planteado la cuestión de la llave del corazón de las personas homosexuales. Porque me parece que, en general, la gente – y en particular los católicos – no sabe cómo proceder con nosotros, coincidir con nosotros, entendernos, y lo está haciendo súper mal. Tampoco digo que seamos sencillos y accesibles. Pero bueno, ¡ al llamarnos « SSA » (« Same-Sex Attraction ») o « AMS » (« personas con Atracción por el Mismo Sexo ») no es como vais a hacer que nos sintamos queridos, considerados, o que conquistaréis nuestro corazón !
 

Conociendo desde hace más o menos veinte años a bastantes personas homosexuales, y tomándome a mí mismo como objeto de estudio, puedo humildemente darles las llaves de nuestro corazón (¡ herido ! ¡ y falsamente complejo !) que creo haber identificado a nuestro respecto (incluso si, obviamente, existe una pluralidad de personas homosexuales, y existen otras llaves más precisas para cada persona homo tomada por separado). Sin embargo, creo que hay principalmente 3 llaves :
 

1) Hablar nuestro LENGUAJE (aunque no os guste y os parezca ideológico, vulgar y falso), o, lo que es lo mismo, considerar y valorar nuestra SINCERIDAD (a falta de poder aplaudir nuestra verdad). ¿ Qué significa esto concretamente ? Significa que si os hablamos de « homosexualidad », de « transidentidad », de « género(s) », de « homofobia », de « Queer », de « heterosexualidad », no hay que rechazar ni despreciar estas palabras, sino acogerlas y utilizarlas también. Si os hablamos de « identidad » o de « Amor » o de « sentimientos » o de « pareja » en relación con la homosexualidad, hay que acoger su sinceridad y su realidad (al menos de creencias) de estas últimas. Igual si nos sentimos mujer en un cuerpo de hombre o un hombre en un cuerpo de mujer : es al menos una realidad fantasmática y de nuestro sentir. Dejad de lado vuestro purismo de la Verdad o de la realidad, y hablad nuestro lenguaje, porque es al menos el reflejo de nuestros deseos profundos, de nuestra voluntad y de nuestras sinceridades. Si sacáis la llave de nuestra sinceridad, nuestro corazón se abrirá y podrá escucharlo todo.
 

2) También hay una llave poderosa para abrir nuestro corazón como persona homosexual : es la llave de nuestros GUSTOS (gustos musicales, gustos televisivos, gustos de ropa, gustos estéticos, gustos sexuales, humor sofisticado-vulgo-provocador, etc.). Si, por el contrario, no pasáis por nuestros gustos (porque os negáis a caer en lo comercial, lo cursi, lo popular o lo elitista, lo nostálgico), y queréis imponernos vuestra idea de la Verdad, ¡ nuestro corazón permanecerá cerrado como un erizo ! Mientras que si nos habláis de Dios, basándoos en las canciones de Lady Gaga y de Mónica Naranjo, o de nuestros gustos en materia de hombres y de seducción, estoy seguro de que llegaremos rápidamente a un arreglo, un pretexto para reírnos juntos, que nos tranquilizará. Los gustos (« de mierda » o/y « de alta calidad ») son el principal camino hacia nuestro corazón.
 

3) La tercera llave de nuestro corazón, creo que puedo decir que son nuestras vergüenzas, nuestros PECADOS. Y nuestros pecados experimentados, probados y compartidos. Una persona que viene a hablar con nosotros y se considera pura, que no muestra sus heridas, y que no ha pasado por los errores o los crímenes o los problemas o las tonterías que nosotros pasamos, no podemos verla como una hermana, como una cómplice. Hay que comprender que el corazón de las personas homosexuales está particularmente herido, es orgulloso, temeroso y, por tanto, es uno de los corazones humanos más difíciles de penetrar. ¡ Más aún porque a menudo somos muy inteligentes pero ignorantes de sus grietas ! No se trata de venir hacia nosotros conociendo nuestros pecados. Para llegar a nuestro corazón, tenéis que presentaros como ignorantes de nuestros pecados o como hermanos de pecados, e incluso como más pecadores que nosotros. ¡ En serio ! ¡ Y a menudo, la gente no-homo o los católicos están a años luz de considerarse más pecadores y heridos que nosotros ! ¡ De ahí la brecha de incomprensión y el diálogo de sordos entre los no-homos y los homos ! Existe una verdadera hermandad de abollados y pecadores, y es poderosa. Quien viene a nosotros mostrándonos sus propios pecados (y los más gordos y más vergonzosos) abre nuestro corazón (¡ que está más blindado que las cajas fuertes de Wall Street !). La tercera llave de nuestro corazón de personas homos es VUESTROS PECADOS.
 

Estos son mis consejos. Avisadme si os funciona.

Les trois clés qui, je pense, ouvrent le cœur d’une personne homosexuelle


 

Chacun de nous est différent et a un cœur qui a son propre fonctionnement, ses propres entrées, des portes bien précises. Et ce sont ces clés que nous devons identifier à chaque fois que nous rencontrons quelqu’un (un inconnu ou un proche). Pour cela, il faut se mettre à l’écoute, se mettre à la portée et souvent s’abaisser à la hauteur de la personne. Sinon, on peut passer complètement à côté d’elle et de notre relation, et avoir des discussions tristes, insipides, fermées voire violentes.
 

J’ai compris l’importance de l’identification des clés de chaque cœur humain en particulier grâce à mon papa. Sans qu’il en soit conscient lui-même, j’ai remarqué qu’il y avait trois clés qui donnaient particulièrement accès à son cœur et qui lui donnaient la joie : 1) la langue espagnole (parler ensemble sa langue natale) ; 2) le chant (chanter avec lui en polyphonie les chants qu’il aime) ; 3) Dieu (parler de Foi). Sans ça, ou s’il en manque une des trois, son cœur ne s’ouvre pas tellement, et les discussions resteront en surface.
 

Pour mon coloc Abdel, je crois que c’est la nourriture (si tu partages sa table et apprécies sa cuisine, c’est gagné !), c’est la joie (souvent manifestée par le jeu fraternel) et c’est l’écoute (son cœur s’apaise et s’ouvre dès qu’il se sent écouté, considéré, dès que son intelligence et sa sagesse sont reconnues : Abdel est un amoureux de la Vérité et de la franchise ! Il ne supporte pas les dissimulations, les mensonges et les faux-semblants !).
 

Récemment, je suis allé rendre visite à Marie-Thérèse, une amie catéchiste âgée qui, suite à une chute chez elle, se retrouve hospitalisée et alitée, sans quasiment pouvoir parler… alors que c’était une femme très bavarde et très active. Elle, je pense que son cœur reste fermé et dans la tristesse si on n’a pas la clé du combat spirituel et si on ne lui parle pas de Dieu, des anges, des attaques démoniaques, des Fins Dernières, car elle a sans cesse besoin d’être responsabilisée et reconnue comme une guerrière de ce combat spirituel intérieur et extérieur universel. La clé du cœur de Marie-Thérèse, celle qui lui donne la joie profonde, c’est le combat spirituel, c’est de regarder le réel sous le prisme du mystique et du surnaturel. Le pragmatisme scientiste, ça la rase ! Et son regard s’illumine dès qu’on parle des anges de Jésus et des démons. Elle se sent comprise. On la prend pour une visionnaire, une prophète et une sainte, et non plus pour une femme folle, illuminée, diminuée, inactive et grabataire.
 

Fort de ces trois exemples vivants, je me suis bien sûr posé la question de la clé des cœurs des personnes homosexuelles. Parce que je trouve qu’en général, les gens – et en particulier les cathos – ne savent pas comment nous prendre, nous rejoindre, nous comprendre, et s’y prennent comme des brêles. Je ne dis pas que nous sommes simples et accessibles non plus. Mais bon, ce n’est certainement pas en nous qualifiant d’« AMS » (« personnes Avec Attirance pour le même Sexe ») ou de « SSA » (« Same-Sex Attraction ») que nous allons nous sentir aimées, considérées, et que vous allez nous interpeller ou conquérir notre cœur !
 

Alors ayant fréquenté et « pratiqué » un certain nombre de personnes homos, et en me prenant moi-même pour objet d’étude, je peux vous donner humblement les clés de notre cœur (blessé ! et faussement complexe !) que, depuis une vingtaine d’années, je pense avoir identifiées nous concernant (même si, bien sûr, il existe une pluralité de personnes homosexuelles, et qu’il existe d’autres clés plus précises pour chaque personne homo prise au cas par cas). Je crois néanmoins qu’il y a 3 clés principalement :
 

1) Parler notre LANGAGE (même s’il ne vous plaît pas et vous semble idéologique, vulgaire et faux), ou, ce qui revient au même, considérer et valoriser notre SINCÉRITÉ (à défaut de pouvoir applaudir notre vérité). Concrètement, ça implique quoi ? Ça veut dire que si nous vous parlons d’« homosexualité », de « transidentité », de « genre(s) », d’« homophobie », de « Queer », d’« hétérosexualité », il ne faut pas rejeter ni mépriser ces mots, mais les accueillir et les employer aussi. Si nous vous parlons d’« identité » ou d’« Amour » ou de « sentiments » ou de « couple » en lien avec l’homosexualité, il faut en accueillir la sincérité et la réalité (au moins de croyances). Si on se sent femme dans un corps d’homme ou homme dans un corps de femme, c’est pareil : c’est au moins une réalité fantasmatique et de notre ressenti. Lâchez votre purisme de la Vérité ou de la réalité, et parlez notre langage, car ce dernier est au moins le reflet de nos désirs profonds, de notre volonté et de nos sincérités. Si vous sortez la clé de notre sincérité, notre cœur va s’ouvrir et pourra tout entendre.
 

2) Il y a aussi une clé puissante pour ouvrir notre cœur de personne homo : c’est la clé de nos GOÛTS (goûts musicaux, goûts télévisuels, goûts vestimentaires, goûts esthétiques, goûts sexuels, humour sophistico-gravelo-grinçant, etc.). Si en revanche vous ne passez pas par nos goûts (parce que vous refusez de tomber dans le commercial, le kitsch, la culture populaire beauf ou l’élitisme, la nostalgie), et que vous voulez plaquer votre idée de la Vérité sur nous, notre cœur restera fermé comme une huître ! Alors que si vous nous parlez de Dieu en prenant appui sur les chansons de Lady Gaga et de Mylène Farmer ou en nous parlant de nos goûts en matière de mecs et de séduction, je suis sûr que nous allons vite trouver ensemble un terrain d’entente, de rigolade et qui nous rassurera. Les goûts (« de chiottes » ou/et « d’une qualité rare ») sont le principal chemin de notre cœur.
 

3) La troisième clé de notre cœur, je crois pouvoir dire que ce sont nos hontes, nos PÉCHÉS. Et nos péchés expérimentés, éprouvés et partagés. Une personne qui vient nous parler en s’estimant pure, qui ne montre pas ses blessures, et qui n’est pas passée et ne passe pas par les erreurs ou les crimes ou les galères ou les conneries que nous traversons, nous ne pouvons pas la voir comme une sœur, comme une complice. Il faut bien comprendre que le cœur des personnes homos est particulièrement blessé, orgueilleux, peureux, et donc un des cœurs humains les plus durs à pénétrer. A fortiori parce que nous sommes souvent très intelligentes mais ignorantes de ses fêlures ! Il ne s’agit pas d’arriver vers nous en connaissant nos péchés. Pour atteindre notre cœur, il faut vous présenter soit comme des ignorants de nos péchés soit comme des frères de péchés, voire même comme plus des pécheurs que nous ! Mais vraiment ! Et bien souvent, les gens non-homos ou catholiques sont à des années-lumière de s’estimer plus pécheurs et plus blessés que nous ! D’où le fossé d’incompréhension et le dialogue de sourds qu’il y a entre non-homos et homos ! Il existe une réelle fraternité de cabossés et de pécheurs, et elle est puissante. Celui ou celle qui vient vers nous en nous montrant ses propres péchés (et les plus gros, les plus honteux) ouvre notre cœur (pourtant plus blindé que les coffres forts de Wall Street !). La troisième clé de notre cœur de personnes homos, ce sont VOS PÉCHÉS.
 

Voilà mes astuces. Faites-moi savoir si ça marche de votre côté.

Armageddon Time = Homosexuality Time


 

Je sais que, même si ce n’est absolument pas le cas, ça paraît difficile à croire, voire homophobe. Mais je m’en fous. C’est une réalité incarnée et symbolique universelle, qu’on peut voir dans le film « Armageddon Time » (traitant en toile de fond d’homosexualité, mais aussi du nom de la bataille finale entre l’armée de Jésus et l’armée de Lucifer) de James Gray, qui sortira le 9 novembre prochain au cinéma. Nous, personnes homosexuelles, et notre homosexualité, avons une valeur prophétique puissante, et même eschatologique (tout ce qui est relatif à la Fin des Temps). Nous sommes des signes forts de l’imminence du retour de Jésus, des confirmations vivantes (et non-causales) de la Bible et en particulier du Livre de l’Apocalypse de saint Jean. Nous vous conduisons à la Bête, à la compréhension de la Marque de la Bête, ainsi qu’à la Fin du Monde. Ce n’est pas pour rien que, dans le documentaire « Les Folles de Dieu », j’ai présenté un exposé spécial « Homosexualité et Fin du Monde » (lors de la journée 6). Il faut que vous nous écoutiez au lieu de nous mépriser ou de nous ignorer en pensant que nous n’avons rien à vous apprendre, ou que le thème de l’homosexualité ne serait pas important. Armagayddon Time.
 

Ce qui est affligeant dans les vidéos du père Matthieu

Ce qui est affligeant, c’est que les vidéos du père Matthieu – qui ne parlent comme par hasard jamais de la réalité des couples homos qu’il promeut – sont hyper simplificatrices (le sujet de l’homosexualité est complètement survolé… et ce survol sera justifié par l’interdit de « ne pas juger »), et sont même applaudies par pas mal de prêtres catholiques qui ne voient même pas où est le problème (et dont certains doivent bénir des couples homos en cachette). Ça fait mal de voir ça. (Et je vous passe l’agacement que génère en moi l’hilarité forcée, doucereuse et infantilisante du ton employé par ce prêtre ; limite grimaçante tellement elle suinte l’hypocrisie). La parole des « Folles de Dieu », qui sort la continence de la fausse dialectique du « permis ou du défendu », ne pèse pas lourd face à ce discours sacerdotal gay friendly… C’est dur d’être renié par son propre camp.
 

 

Vivement que sorte mon livre Couples homosexuels : C’est quoi le problème?. Normalement, c’est pour novembre.
 

Post Facebook d’un prêtre choletais

L’Amour pécheur

L’Amour dit « Je suis pécheur comme toi » (… même si c’est pas vrai). Il va jusqu’à s’abaisser à cette fausse identité-là, cette fausse ressemblance, pour que le réel pécheur que nous sommes tous (à l’exception de Jésus et de Marie) se reconnaisse en Lui et se convertisse. (2 Cor 5, 21)