Les femmes lesbiennes entre elles : un modèle de douceur…

Je discutais aujourd’hui avec un ami qui fréquente depuis 27 ans le « milieu homosexuel », et qui me racontait que la seule fois de sa vie où il s’est rendu, avec un autre pote gay, dans un bar lesbien, il avait été témoin d’une baston entre femmes-qui-« aiment »-les-femmes. Même si le constat est nié par les intéressées, parce qu’elles préfèrent cantonner la violence dans les mondes des hommes, et ne pas voir la brutalité de la pratique homosexuelle ou de la croyance en l’amour homosexuel tous sexes confondus, il apparaît que les femmes lesbiennes, entre elles, se crêpent énormément le chignon, se tabassent, s’insultent, sans que jamais personne ne relève cette forte tendance.

Mon ami me parlait par ailleurs d’une gérante de bar – qui connaît très bien le monde de la nuit, car elle a d’abord travaillé plusieurs années dans une boîte gay, puis ensuite dans une boîte lesbienne – et elle lui a assuré que dans le milieu homosexuel masculin, elle n’avait assisté qu’à 3-4 bagarres, alors que dans l’établissement lesbien qu’elle gérait, c’étaient des bagarres tous les jours ! Alors pour le refrain de la douceur lesbienne, nous repasserons ;-).

N.B. : Et faisons toujours gaffe à bien parler de la violence de l’acte homosexuel, et non de la violence des femmes lesbiennes prises individuellement.

 

Le Christ et sa gueule de connard

« Jésus est l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde ». Souvent, en entendant cette phrase, nous sommes tentés de l’interpréter comme une icône misérabiliste de la victime innocente, encore belle dans l’humiliation. La gueule d’amour bafoué. Nous avons du mal à prendre toute la mesure de la vérité qui nous est dite : « Jésus est l’Agneau de Dieu qui porte le péché du monde ». Non seulement le Christ, en revêtant tous nos péchés, a revêtu le masque de la victime, mais aussi (et ça, c’est super dur à comprendre) celui du méchant, du brigand, du délinquant, du pervers, du menteur, du blasphémateur, du fou, de l’orgueilleux qui se prend pour Dieu, du paria, du diable ! Il a l’air de faire le mal, même s’il ne le fait pas. En tous cas, tout porte à le croire ! Et c’est normal que nous, qui souvent ne voulons voir en Lui qu’Amour, gloire, beauté et sacrifice, ayons du mal à penser qu’Il est allé jusqu’à tolérer cette ignoble apparence pour nous offrir la liberté, par amour. Or, c’est le cas. Le Juste porte le péché du monde, et donc l’apparence du mal. Pas seulement la douleur ou la souffrance. Il porte la violence, la méchanceté, la cruauté ! Il nous faut sans arrêt digérer ce mystère, regarder en face la gueule de connard du Christ ! C’est ainsi que j’explique que les prêtres catholiques, dont la plupart sont des justes car ils imitent le Christ et sont carrément – par le sacrement de l’ordre – le Christ, soient affublés de toutes les réputations diaboliques possibles imaginables (pédophiles, libertins, dictateurs, homosexuels, hypocrites, menteurs, frustrés, violeurs, criminels, etc.). À travers le sacerdoce, ils portent le péché du monde. Rien que ça ! Et nous aussi, catholiques, de par notre baptême, nous sommes appelés à porter le péché du monde, à assumer de passer pour les connards et les réactionnaires de service, car nous ne le sommes pas (si nous appliquons vraiment les commandements de Jésus), mais nous en avons l’air (parfois ;-)). Souvent, nous nous insurgeons qu’on nous traite de conservateurs, de fascistes, extrémistes, d’intolérants. Mais nous devrions nous réjouir au contraire, car ces étiquettes prouvent, dans les situations où nous n’avons objectivement pas mal agi, que nous avons revêtus le Christ (et sa gueule de connard) au moment où elles nous sont collées. Joie d’être traité de diables quand c’est pour et par le Christ !

 

Homosexualité au Liban ? « Ça n’existe pas tant que ça ne se voit pas ! »

À propos de l’homosexualité au Liban et en France, la plupart des gens rêvent d’une totale contradiction entre les deux pays. Mirages du relativisme culturel et de l’auto-victimisation, pour ne pas se regarder agir ou nier sa réalité nationale. Qu’ils se détrompent. Qu’on soit « contre » ou « pour » ou qu’on s’en foute, qu’on la diabolise et qu’on la cache (comme au Liban), qu’on la banalise ou la sacralise (comme en France), l’homosexualité n’est toujours pas expliquée, et donc est tout autant pratiquée.

 

Un combat quasi-infaisable dès le départ

Je vous le concède largement : en toute objectivité, dans ce combat contre le « mariage pour tous », nous étions (quels que soient nos efforts, notre calme dans la détermination, notre nombre, notre inventivité, la qualité et l’étonnante rapidité de nos réflexions internes, le courage des organisateurs, etc.) conduits dans une impasse, vers une victoire quasi impossible à remporter, tellement la distribution des cartes a été inégale dès le départ, tellement nous traînions les casseroles du PaCS (l’illusion de paix, le placebo, l’eau dormante, que cette union civile votée en 1999 !), tellement les porte-parole idéaux pour l’opposition au « mariage pour tous » étaient objectivement une espèce rare (il eût fallu qu’ils soient homos et qu’en plusils dénoncent la pratique homosexuelle : pas facile à trouver, en effet, ce genre d’oiseaux !), tellement le mammouth du déni social de la différence des sexes était gros et à dégraisser depuis bien plus longtemps que le « mariage gay » (l’homosexualité n’est que le climax social le plus saillant de l’expulsion de la différence des sexes ; certainement pas le seul : les dossiers de l’avortement, des divorces, de la pilule, de l’ouverture de l’adoption aux célibataires, de l’autorisation de la PMA aux couples hétéros, etc., avaient préparé l’arrivée du « mariage homo » et auraient déjà mérité notre massive mobilisation d’opposition ! Le « non » que nous avons scandé dans les rues cette année semble s’être cristallisé autour de l’homosexualité et des personnes homosexuelles, mais c’est une illusion d’optique créée par les mass media : car c’est au nom de toutes les atteintes à la dignité de l’être humain que nous avons finalement défilé contre le « mariage pour tous » : non contre cette loi seule) !

J’avais pourtant prévenu dès le départ en septembre dernier à saint-Sulpice les 50 « têtes de réseau » de notre mouvement d’opposition qui se sont regroupés pour penser ensemble à un plan d’action (et qui visiblement ne semblaient pas se rendre compte de l’étendue du chantier, et de la vétusté de nos troupes/armes/arguments) que nous avancions en terre hostile, marais-cageuse et ultra select : avec les argumentaires centrés sur la filiation et les conséquences du « mariage homo », nous n’en mènerons pas large, disais-je ; la seule « tare » qui vous sera reprochée, c’est de ne pas être vous-mêmes homos ! ; mesurons que nous nous attaquons, avec l’arrivée de cette nouvelle loi, pas seulement aux droits de l’enfant bafoués, mais à un problème bien plus épineux qu’il n’en a l’air, bref, au sanglier blessé de l’homosexualité, qui est beaucoup plus vaste, complexe, dangereux, que nous ne l’imaginons, car il remet en cause tout un tas de dysfonctionnements sociaux qui dépassent largement le problème de la pratique homosexuelle, mais dont la pratique homosexuelle est seulement le signe le plus invoqué/nié actuellement dans notre société pour cacher ces derniers. Autrement dit, la bête que nous voulons combattre n’est pas à la portée de tous les chasseurs ! Nous ne sommes pas tous égaux à ce niveau-là ! Et de souligner cette inégalité ne remet absolument pas en cause vos compétences d’experts pour d’autres combats. Mais ce combat-ci contre le « mariage homo » nécessite des experts homosexuels, qui mettent en garde contre les 2 dangers principaux de la loi : la banalisation de la différence des sexes, et la justification sociale de la pratique homosexuelle. À mon insu : c’est comme ça ! Les seuls qui seront écoutés et craints sur les plateaux télé, ce sont eux, car pour l’instant, l’opposition au « mariage pour tous » est vue socialement comme « homophobe ». Et les gens se taisent dès qu’ils voient une seule personne homosexuelle opposée à « ses » droits. Alors notre leadership, par la force des choses, est extrêmement réduit ! Comprenons-le, même si c’est pas facile. Acceptons-le avec humilité et cédons pour une fois notre place de chef si c’est nécessaire.

Ce 5 septembre, j’ai été le plus écouté sur le coup, mais je n’ai finalement pas été compris par ceux qui allaient devenir, par opportunisme, les chefs de file de notre mouvement.

Aujourd’hui, je m’en rends compte. Tel que le débat a été posés dans les termes par nos dirigeants (sur un registre uniquement affectif, amoureux et victimiaire ; très peu rationnel), et vu la place extrêmement étroite et inconfortable dans laquelle nous ont maintenus la plupart des médias grâce à la présomption d’homophobie, les seuls porte-parole du mouvement d’opposition qui auraient pu être réellement crédibles et puissants étaient les personnes homosexuelles continentes. Pas uniquement les personnes homosexuelles : je dis bien « les personnes homosexuelles continentes », qui vivent par leur personne et par leur vie l’inverse de ce que défend concrètement la loi (= la pratique homosexuelle), à savoir la non-pratique homosexuelle. Les personnes homosexuelles qui pratiquent leur homosexualité et qui s’opposent à une loi qui pourtant va dans le sens de la justification sociale de leur pratique, sont des pantins, se tirent une balle dans le pieds, affichent leur propre contradiction, restent dans l’image, et desservent notre cause. Seules les personnes homosexuelles continentes pouvaient être les chefs de file de ce mouvement d’opposition au mariage. Autrement dit quasiment personne à l’heure actuelle, mis à part moi (et quelques amis intimes qui ne commencent à se réveiller que maintenant) ! Donc vous voyez, ça vous donne beaucoup de circonstances atténuantes 😉 ! C’était finement joué de la part de nos gouvernants de nous amenés sur un ring dans lequel ils savaient que nous avions très peu de combattants par rapport à eux (quand bien même eux avaient le nombre, mais pas la qualité). C’était très rusé et pervers de leur part de nous conduire sur le terrain extrêmement flou, nouveau et tabou de l’homosexualité et de l’homophobie – alors que le mariage n’a rien à voir, en principe, avec celles-ci –, terrain qu’ils ne maîtrisent pas davantage que nous, en plus !, et où seules les personnes homosexuelles avaient le droit de s’exprimer, d’être écoutées, auraient pu parler en connaissance de cause si seulement elles avaient le courage de regarder leur souffrance et leurs mauvaises conduites en face.

Notre combat était donc quasi perdu d’avance. Ça vous enlèvera peut-être pas mal de culpabilité de le savoir ! Ça vous en rajoutera en revanche une nouvelle : la culpabilité au moins de ne pas avoir profité à leur juste valeur des quelques rares personnes homosexuelles continentes (ou du moins opposées à la pratique homosexuelle) qui étaient quand même là, sachant que votre erreur tactique est déjà excusée par la marge de manœuvre extrêmement réduite qui vous était impartie, par le manque de temps, et par le fait que vous n’avez jamais choisi réellement vos représentants médiatiques. Ces derniers vous ont été imposés… et comme on vous a dit qu’il n’y avait personne d’autre, vous leur avez fait à peu près bon accueil… en connaissant leurs limites, en sachant que ce n’est certainement pas pour eux ni pour leurs beaux yeux que vous avez massivement manifesté : vos convictions personnelles vous auraient fait vous lever de toutes façons. J’en veux cependant beaucoup aux quelques chefs de file de notre mouvement qui n’ont pas su, à cause de leur orgueil et de leur soif de paraître, penser aux priorités, s’effacer pour mettre en avant ceux qu’ils savaient pourtant plus compétents qu’eux sur ce combat-ci. Ils portent une responsabilité très grave. Aussi grave que celles de nos dirigeants socialistes gay friendly.

 

Le grand ennemi des pro-mariage-pour-tous, c’est la différence des sexes

Quand je discute avec les pro-mariage-pour-tous, je constate qu’ils ont quitté le Réel à un détail tout simple : ils ne reconnaissent pas la différence des sexes comme une réalité humaine, et qui plus est, une réalité positive et aimante. Pour eux, dire que dans le monde, il y a des hommes et des femmes, non seulement c’est bête tellement c’est évident, mais ça ne fait pas sens, c’est de la fiction et de l’idéologie. Et à leurs oreilles, l’expression « différence des sexes » résonne comme le mal absolu. C’est le signe qu’ils se trouvent face à un ennemi homophobe. Parce que pour eux, la différence des sexes n’est pas une réalité corporelle que chaque être humain porte sur lui par sa sexuation, n’est pas une réalité psychique et psychologique, n’est pas une réalité d’amour, n’est pas une réalité sociale. Ils la voient comme une nouvelle théorie abstraite faite pour les embêter et les soumettre, comme une invention patriarcale bourgeoise, comme une théorie homophobe, comme un clivage de domination de l’homme sur la femme, comme un destin anatomique, comme un conditionnement culturel ou, beaucoup plus « positivement », comme des rôles non-prédéfinis, comme un champ d’exploration et d’auto-détermination artistique, scientifique, techniciste, amoureuse, cinématographique. En les écoutant et en essayant de discuter avec eux sur la différence des sexes, je vois bien que nous n’évoquons pas la même chose, que nous ne sommes pas sur le même registre, même si nous employons a priori la même expression. Moi, je parle de la réalité biologique, concrète et souvent aimante, de la différence des sexes ; et eux me parlent des images – en générale stéréotypées et violentes – de la différence des sexes. Je parle de Réel ; eux me parlent de « regards », d’intentions, de médias, de « rôles », de « clichés » (à déconstruire). Ils sont enfermés dans un cinéma, emprisonnés dans leur monde télévisuel et internétique. Ils nient la réalité de la différence des sexes parce qu’ils voient bien qu’elle n’est ni complètement biologique, ni complètement culturelle. Elle est l’alliance des deux, un cadre d’amour idéal que si le biologique et le culturel s’acceptent mutuellement. Au final, ils lui reprochent de ne pas être une réalité totalitaire, mais d’être seulement un trésor fragile, une promesse d’Amour.

 

L’homosexualité : une tentation particulièrement masculine et contemporaine parce que particulièrement pornographique

Pourquoi a-t-on à juste titre l’impression que l’homosexualité, il y en a plus qu’avant, et pourquoi constate-t-on de surcroît qu’elle fait des adeptes surtout chez les garçons ? qu’elle n’est pas si universelle, si dévisagée et si angélique qu’on nous le dit ?

Même si l’homosexualité a de tout temps existé, il est difficile de nier qu’elle est un questionnement particulièrement impulsé par notre époque, au moment où l’indétermination bisexuelle se représente médiatiquement comme un idéal de vie. Et je vais vous dire pourquoi. Nous vivons dans une ère d’ultra-érotisation et de pornographie mondialisée que notre Planète n’avait jamais connue jusque-là. Avant la démocratisation du porno, les jeunes ne se posaient pas autant de questions sur leurs sentiments, sur leur sexualité, sur leur génitalité et ses ambiguïtés. Surtout, ils n’étaient pas aidés à sur-interpréter la pulsion ou la jouissance corporelle en identité ou en amour. Ils ne faisaient pas ce travail d’introspection (positif à certains égards ; catastrophique à d’autres) sur leur ressenti, ne se focalisaient pas autant sur leurs réactions physiologiques, ne romançaient pas l’instinct comme maintenant. Ils ne voyaient pas la génitalité sous forme de terrain d’expérimentations fantaisistes. La sexualité n’était pas observée au microscope et les angoissait peu. Ils n’étaient pas soucieux de correspondre à une image de jouissance stéréotypée. La virilité était moins soumise aux diktats iconographiques de la performance, du machisme, moins définie par des normes esthétiques et sensorielles, moins adulée, moins aculée au repli narcissique masturbatoire… et pour le coup, homosexuel.

À présent, je connais beaucoup de jeunes hommes qui m’avouent avoir eu peur d’être homos simplement à cause du porno, et qui n’auraient jamais débusqué un désir homosexuel aux tréfonds d’eux-mêmes sans ce dernier. Ce constat les aide d’ailleurs à relativiser ce qu’ils croyaient être une identité fondamentale, et même parfois à renoncer à l’homosexualité une fois arrivés à l’âge adulte (c’est sûr que si, pour beaucoup de cas, l’homosexualité se réduit surtout à une stimulation génitale d’ordre télévisuel, à une angoisse d’adolescence, elle en perd en poésie et en profondeur !).

Le marché du X incite à l’homosexualité, même quand il s’agit de films « purement » hétéros (surtout quand il s’agit de films hétéros !).  Quand on regarde des films pornos (homos mais principalement hétéros), par la force des choses, on est amené à se retrouver nez à nez avec des personnes des deux sexes (dont le sien) nues et en état de jouissance. Également, par la masturbation, on utilise nécessairement quelqu’un du même sexe que soi pour se faire jouir : on s’utilise soi-même ! Il est donc logique que l’homosexualité – baptisée temporairement « bisexualité » ou « amour » – appelle davantage les garçons (qui regardent plus de porno que les filles), et qui plus est, les jeunes adolescents d’aujourd’hui, clairement sur-exposés aux images érotiques. L’homosexualité est une remise en cause, tout comme elle est une surenchère, de masculinité. Pour le coup, celle-ci attire à elle une frange beaucoup plus large que la population homosexuelle : les jeunes ados, les hommes mariés, les mecs non-mariés, les libertins, les voyeurs hétéros…

Tout ça pour dire à tous les mecs qui m’écoutent (et qui comprennent l’anglais) : Don’t worry ! It’s not particularly homosexuality ! It’s just porn sex ! It’s typically a male temptation ! Autrement dit : Pause ! Si vous vous sentez homo, ce n’est pas nécessairement parce que vous le serez à vie, mais d’abord parce que vous êtes un garçon, parce que vous êtes excités sexuellement (et pas homosexuellement), et enfin parce que vous êtes nés à une époque pornographique. Donc du calme, et surtout, de la liberté, avant l’étiquetage du « coming out » ou de la bisexualité !

 

Pourquoi sommes-nous arrivés à être si puissants politiquement ?

Beaucoup me demandent pourquoi ce qu’ils appellent le « lobby gay » a réussi à avoir autant de pouvoir sur notre nation dans cette affaire de « mariage pour tous », alors qu’il est pourtant ultra minoritaire, et que nous étions une majorité (silencieuse) de personnes homosexuelles à être indifférentes voire opposées au mariage il n’y a encore pas plus loin que deux ans. Ils veulent se persuader que la communauté LGBT a une puissance surnaturelle, qu’elle est insidieusement infiltrée dans les sphères du pouvoir et des médias, que c’est une mafia qui corrompt tout le système mondial.

Je sais que cela semble paradoxal, mais contrairement à ce que certains esprits paranoïaques disent, le « lobby gay » n’est pas fort. Il réussit à être influent précisément parce qu’il est faible et divisé. Si les personnes homosexuelles sont portées aux nues et sont devenues avec le temps les dindons de la farce sincère de nos gouvernants gay friendly soucieux de booster leur carrière politique finissante, c’est, je crois, pour deux raisons très simples : d’une part parce qu’elles sont souvent violentes du fait d’avoir été violentées et d’être tenues dans l’ignorance de ces violences (du coup, elles en deviennent socialement impressionnantes, terrorisantes ; elles sont des matraques idéologiques parfaites pour n’importe quel gouvernant sans envergure qui veut masquer sa mauvaise gestion du pays) ; et d’autre part parce qu’elles sont faibles (la grande majorité d’entre elles ne savent pas réfléchir, sont fragiles psychologiquement, réagissent à l’affectif, n’ont pas les moyens intellectuels de se révolter contre le rôle qu’on leur fait jouer, contre leurs chaînes qu’on leur présente comme un cadeau ou une belle parure dont elles peuvent être fières : les instruments de pouvoir idéaux, en somme ! Facilement manipulables). De par le lourd secret de souffrances sociales (viols, divorces, adultères, crises économiques et morales, perte de Réel, etc.) dont notre désir homosexuel est le signe, nous, personnes homosexuelles servons de rideau à fleurs et d’objets de chantage affectif parfaits ! Tant que nous n’ouvrons pas la bouche et que vous ne vous penchez pas sur nos actes et notre existence intime, nous serons le cauchemar de vos nuits, croyez-le ! Et pour des sujets sociaux qui n’ont apparemment rien à voir avec notre homosexualité ! Nos gouvernants nous utiliserons pour imposer au Peuple toutes les lois de bio-éthique qui flattent leur libéralisme et leur libertarisme infantiles !

 

Opposition française au « mariage pour tous » : heure d’un court bilan

Mardi 23 avril 2013 au petit matin : Nous arrivons à la fin de notre combat (qui ouvre la voie à d’autres). Le moment de se remercier du chemin parcouru, de compter le butin et les pertes, de voir de l’avant malgré tout.

Pour ma part, le bilan sera amer et plein d’Espérance. Je constate que depuis le départ de notre mouvement d’opposition (septembre 2012), nos principaux porte-parole n’ont toujours pas compris le combat qu’ils mènent (avec davantage d’inconséquence que de courage, d’ailleurs), … ce qui est assez hallucinant et préoccupant pour eux. Entre ceux qui continuent de faire de la figuration politisée (il ne suffit pas d’être homo, de s’afficher de gauche ou d’extrême droite, pour avoir quelque chose à dire…), ceux qui ont une courte vue (et qui demandent toujours des conneries, avec un emballage sans cesse différent pour enfumer tout le monde et s’enfumer eux-mêmes : manifs à répétition, CESE, référendum, et maintenant réclamation d’une union civile), ceux qui au contraire ont une trop longue vue (c’est-à-dire qui voient trop de l’avant – ça s’appelle une fuite en avant ? – et qui inventent des nouveaux concepts jargonnants qui certes fonctionnent sur le long terme mais qui ne parlent pas aux Hommes de notre temps, qui ne rejoignent pas le combat de l’instant T, et qui sont « bien gentils » : ‘Humanité durable’, ‘Gender’, ‘Écologie humaine’, ‘transhumanisme’, etc.), entre ceux (les moins pires) qui, au final, font contre mauvaise fortune bon cœur, bon camping convivial, bonne veillée de prière profane, nous n’avons pas été aidés à avoir aujourd’hui de belles têtes de vainqueurs. Il faut l’admettre.

Qui a osé, parmi eux, parler vraiment de la loi du « mariage pour tous », c’est-à-dire concrètement d’amour, du couple, du mariage, de la différence des sexes (en dehors du prisme de la filiation), d’homosexualité (en remettant clairement en cause sa pratique) ? Aucun.

Je vous le dis tout de go : nous avons mérité notre défaite et notre réputation d’homophobie (homophobie dans le sens de refus de parler d’homosexualité, de laisser la place aux personnes homosexuelles continentes, et phobie de passer pour homophobes). Nous avons mérité aussi notre réputation de courageux à l’esprit bon enfant. Je ne célèbre pas notre efficacité, ça c’est clair. Mais je nous remercie tous pour notre incroyable mobilisation. Merci aux veilleurs et aux quelques personnes qui ont vraiment compris les deux dangers de la loi : la banalisation de la différence des sexes et la justification sociale de la pratique homosexuelle. Merci aux vraies consciences en éveil !