Archives de catégorie : Je l’ai dit

Mail à propos du Refuge

Je reçois à l’instant ce mail sur mon site : « Bonjour Philippe, Je m’appelle X (tu dois sans doute te souvenir de nos discussions sur Facebook) je t’écris se soir parce que mon cheminement ma amené à découvrir que se que tu disais au sujet de l’homosexualité étais vrais, je travail aujourd’hui au refuge depuis 2 mois j’ai l’occasion de voir beaucoup de jeunes qui sont en souffrance pas seulement à cause de l’homophobie mais beaucoup à cause de leur vécue dans l’enfance. Il faut continuer ton combat pour briser le taboue de cette réel souffrance. Merci à toi, bonne soirée, X. »

Je me relèverai

Dieu ne souhaite pas que nous tombions. Mais Il le permet pour que nous puissions nous rappeler que nous avons toujours besoin de sa Miséricorde, de l’humilité et de notre liberté pour nous relever renforcés ; pour qu’en toute circonstance, nous puissions dire : « Je me relèverai ! Avec toi Seigneur, c’est génial, je me relèverai encore et toujours ! »

En nous attaquant, satan prétend nous sauver de nous-même ! #foutagedegueule

En ce moment, sur les réseaux sociaux, certains persifleurs trouvent le moyen, pour se justifier de calomnier sur mon compte, de me rêver « en souffrance ». Étant donné que je parle beaucoup du lien entre homosexualité et souffrance (en réalité, du lien entre pratique homosexuelle et souffrance : la nuance est de taille !), je serais donc, selon eux, « un homo perturbé », « à sauver de la dépression ». Ignorent-ils qu’on n’est pas ce qu’on dénonce ? Et que la souffrance de l’homosexualité réside surtout dans la mise en application de son désir homosexuel ? Et le comble, c’est qu’ils me descendent tandis qu’ils m’assurent sincèrement de prier pour moi ! Leur médisance à mon encontre leur apparaît comme une « solidarité », un oeuvre de charité, un magnifique moyen de manifester leur « compassion » pour ma « douleur ». Alors qu’ils s’affairent précisément à créer cette même douleur qu’ils m’imputent, ils prétendent m’en délivrer ! Non mais là, sur ce coup-là, satan est fort de café dans l’hypocrisie !^^

Aujourd’hui, validation en Belgique de la légalisation de l’euthanasie sur les mineurs

Jeudi 13 février 2014. Je reçois à l’instant ce texto : « Salut Philippe, je suis à Bruxelles en ce jour triste et pluvieux. D’autant plus triste que sera voté aujourd’hui la légalisation de l’euthanasie des mineurs… Je tâche de m’arrêter dans une église et d’y allumer quelques bougies, je le ferai de ta part aussi si tu veux bien. Bien à toi. Éric. » Ma réponse : « Je veux bien. Merci Éric.« 

Consolations

Ces derniers temps, à l’occasion de mes conférences, sur les réseaux sociaux, ou bien par des retours de lecteurs de mes livres, je découvre que je ne suis pas seul à penser ce que je pense sur l’homosexualité. Période faste ! Parce que c’est plutôt rare quand les personnes homosexuelles baissent les armes et montrent leurs blessures. Depuis une semaine, quatre à cinq nouveaux « frères » homosexuels de mon âge débarquent dans ma vie, ce qui me fait connaître à la fois un léger trouble (c’est grisant, des amitiés si fulgurantes, ces communions de perception surprenantes, ces partages dans le vrai, dans l’humour, dans la douceur : pas si facile à gérer émotionnellement, d’ailleurs. On est des hommes…), et une grande consolation. En temps normal, le diable s’affaire tellement à me couper de mes semblables d’orientation sexuelle, à ralentir notre rencontre, à nous diviser les uns contre les autres par des incompréhensions en tout genre – l’une de mes 5 découvertes amicales homosexuelles m’a avoué  qu’avant de me connaître en vrai, de m’écouter avec ses deux oreilles et de m’aimer, il me détestait – , le diable s’amuse tellement à me faire croire que ce que je vis ne parle à personne, à isoler et à désincarner mon témoignage, que je profite énormément de cette phase de récolte amicale et de gratitude. Ce que je goûte a le goût de Jésus.

Réaction d’un lecteur (homo) de mon livre « L’homophobie en vérité »

Petit message très sympa (daté du 8 février 2014) d’un lecteur d’une vingtaine d’années au sujet de mon deuxième livre L’homophobie en vérité, message qui me fait hyper plaisir (car peu de lecteurs me disent ce qu’ils pensent de ce second opus ; en général, ils lui préfèrent le précédent : L’homosexualité en vérité). J’ai l’impression que L’homophobie en vérité parle davantage aux personnes qui se sentent homosexuelles. Pour les autres, ça leur paraît du chinois ou agressif… Tant pis : il en fallait pour tout le monde, et spécialement pour un public homo.

 

« Cher Monsieur, Pardonnez-moi cette intrusion sur votre page Facebook, je me la permets car je viens de terminer votre dernier ouvrage, L’homophobie en vérité. Je voulais juste vous dire un immense MERCI, pour vos prises de positions, vos arguments et surtout la pertinence et finesse de ce que vous avancez. Je me retrouve totalement dans vos propos et suis vraiment heureux de constater qu’il existe des personnes comme vous, qui portent haut et fort un vrai message, avec du fond, loin de toute hystérie ou prosélytisme. Avec L’homophobie en vérité, je me suis toujours senti très à l’aise avec ces questions, à titre personnel, mais étais plutôt effaré par ce que je pouvais entendre sur le sujet, de toute part, aussi bien auprès d’amis, notamment en matière d’homophobie… Le summum ayant été atteint avec ce débat sur le Mariage… « Voilà, c’est exactement ça » est sans doute la phrase que je me suis le plus dit durant la lecture de votre ouvrage. Et c’est vraiment agréable et constructif… »

 

Quand je lui demande dans quelle FNAC il est tombé sur L’homophobie en vérité, il a continué en m’écrivant ceci :

 

« C’est intéressant ce que tu dis, parce que pour tout te dire, j’ai vu le livre sur un présentoir à la FNAC, l’ai feuilleté avec mépris en pensant qu’il s’agissait encore d’un pauvre gay souffrant d’un syndrome de persécution aigu, qui devait éructer son mal-être en se défaussant sur la Terre entière. Et dès les premières pages, je suis allé de surprise en surprise, en tombant d’accord avec ton point de vue et ta vision des choses. Du coup, je l’ai pris pour pouvoir le lire intégralement et au calme. C’est un long débat, et une longue conversation sur ce sujet, mais je suis souvent très surpris de la véhémence de certaines personnes homosexuelles de mon entourage, qui étaient prêtes à me lapider lorsque j’ai dit à quel point j’étais totalement contre cette fumisterie de mariage et encore plus d’enfants, qui voient de l’homophobie partout dès qu’il leur arrive une tuile dans la vie, et surtout, j’ai été très sensible à ton argumentaire sur les personnes paraît-il totalement « gay-friendly« , genre Taubira, genre Hidalgo, genre tous ces hétéros qui prétendent nous soutenir, tout en nous maintenant bien dans une catégorie à part, basée uniquement sur nos préférences sexuelles, et tout le barnum qui va avec… Tout ce que je ressentais, pensais sans y avoir vraiment réfléchi sérieusement, parce que j’avoue n’avoir aucune sympathie pour cette « cause », était clairement présenté, décrit, argumenté dans ton livre… Et je pense qu’il touche des points très précis, qui heurtent de plein fouet ceux qui déclarent s’assumer franchement quand ce n’est pas le cas en réalité, ou justement ces hétéros qui prétendent être nos meilleurs amis avec une violence latente parfois incroyable, et percutent toutes leurs petites certitudes et leurs petits schémas étriqués, avec une clairvoyance impressionnante. Du coup, je vais lire L’homosexualité en vérité. Encore merci et très belle soirée !! Bien à toi. »

Pourquoi j’ai quitté l’Éducation Nationale

Sexualité, Politique, Religion, Amour : les quatre sujets fondateurs et essentiels qui animent tout être humain, qui donnent sens à sa vie, et qui nous sont interdits, à nous, profs de l’Éducation Nazie-onale, de parler. C’est la raison pour laquelle, comme Farida Belghoul, j’ai pris des années de dispo. C’est pour cela que je suis parti de cette coquille vide qu’est l’enseignement public en France… ou plutôt de ce Titanic rempli d’enseignants-perroquets terrorisés de transmettre des lois et des règles de vie à des jeunes qui leur échappent de plus en plus, paniqués de défendre un avis et d’émettre un quelconque précepte morale. J’ai quitté mon poste parce que je ne pouvais plus supporter de me taire, de répéter les mêmes niaiseries de l’UMPS (Sarko ou Hollande, même disque) distillées dans nos directives rectorales depuis des années, et de ne rien apporter de consistant à mes élèves de lycée (à qui on me sommait, dans les programmes scolaires, de parler du « travail des enfants », des « drogues », du « racisme anti-Noirs », des « abus d’Internet », du « passage de frontière des immigrés mexicains », de la « répartition des taches ménagères entre hommes et femmes », de la « société de consommation », de la « possibilité pour les femmes d’exercer des métiers jadis réservés aux hommes », du trio « respect-tolérance-égalité », de la « Guerre civile espagnole gagnée par les gentils Républicains persécutés par le méchant Franco », des « dictatures de droite en Amérique Latine », et bientôt des « discriminations de genres » : tous ces sujets passionnants dont les jeunes n’ont rien à secouer… et moi non plus d’ailleurs). Liberté, liberté chérie. J’ai trop besoin de parler de Dieu, de cul, d’amour, de politique de proximité, d’économie !

Les paradoxes de Najat

Je commencerai à trouver crédible notre Ministre des Droits des Femmes, Madame Vallaud-Belkacem, une fois qu’elle s’emploiera à lutter contre la nudité des femmes dans tous nos arrêts de bus et dans le métro (cette instrumentalisation de la femme, bizarrement, ne semble pas mériter son indignation et son action), plutôt que de s’affairer à ce que les petits garçons aient le droit de jouer à la poupée et que d’installer une loi comme le « mariage pour tous » qui concrètement raye de la carte généalogique de ces mêmes enfants un père ou une mère biologiques.

Abrogation de la Loi Taubira : ce ne sont pas que des mots

Abrogation de la Loi Taubira : ce ne sont pas que des mots. C’est un projet qui devra être appliqué au plus vite.

Je le dis sans théâtre, mais juste parce que c’est vrai : Jusqu’à ma mort, et s’il le faut jusqu’au prix de ma vie, je lutterai pour que soit retirée la Loi Taubira, et que soient jugés pour violation des Droits de l’Homme, violation des Droits des enfants, et violation du respect des personnes à attirance homosexuelle (qui ne voulaient pas du mariage), des ministres et députés tels que Manuel Valls, Dominique Bertinotti, Najat Vallaud-Belkacem, Erwann Binet, Jean-Pierre Michel, Christiane Taubira. Les preuves à charge de leur censure et de leurs atteintes à la démocratie ne manquent pas !

Cela se fera sans animosité ni précipitation. Je prendrai le temps d’expliquer en quoi le retrait de cette loi néfaste ne menacera en rien le respect et la dignité des personnes homosexuelles (plutôt le contraire : on cessera de les regarder comme des citoyens comme les autres, avec les lunettes de l’indifférence égalitariste, pour vraiment reconnaître ce qu’elles vivent).

Ma contestation a l’air de commencer petit et d’être un projet fou, impossible, inhumain, car c’est aussi l’Union civile (appelée PaCS) qui devra être supprimée. Mais en réalité, nous ne ferons que retirer un objet volé à des gens qui n’en font pas usage, ou qui ne l’avaient demandé que pour le symbole, par peur. Donc pas de quoi paniquer ou se gendarmer. Enfin, notre pays va partir à la rencontre des personnes homosexuelles ! Pas que dans les mots ou sur le papier. Mais en vrai !

Tenez-le-vous pour dit. Je me battrai toute ma vie en faveur de l’abrogation du « mariage pour tous », et du démariage des quelques unions homosexuelles qui ont contracté, pour des raisons sincères mais fausses et violentes, le « droit de se marier comme tout le monde » (pile au moment où la population ne se marie plus et n’en voit plus le sens !). Les Français et moi-même ne nous laisserons pas faire. Nous allons nous montrer fermes si la Loi Taubira n’est pas retirée au plus vite de la Constitution de notre pays.

Non, Jean-Pier Delaume, l’orientation sexuelle ne relève pas du privé

« Nous voulons être reconnus en droit pour ce que nous sommes, des hommes et des femmes, et non en fonction de notre orientation sexuelle, qui relève de notre vie privée. » (Jean-Pier Delaume-Myard, à la Manif Pour Tous du 2 février 2014 à Paris) Depuis quand notre orientation sexuelle relève-t-elle de la vie privée ?? (C’est bien à lui de dire cela, alors qu’en plus, il l’affiche publiquement au moment même où il parle !) L’orientation sexuelle est ressentie individuellement, certes. Et l’individu qui la ressent ne se réduit pas à celle-ci et ne se définit que par sa sexuation femme-homme et son identité d’Enfant de Dieu, certes. Mais est-ce pour autant un phénomène à isoler, à ne pas questionner, et à ne pas socialiser ? Non. Au contraire. L’orientation sexuelle est le reflet de tout un fonctionnement familial, amical, sociétal, politique, qui relève du public et qu’on ne peut pas taire car ce fonctionnement est en général douloureux et violent. Il mérite notre réflexion et notre parole. Pas notre indifférence. Et de plus, dès qu’elle est pratiquée (même clandestinement, même loin du « milieu homosexuel », même dans la discrétion bobo et spirituelle d’une maison de province), l’orientation sexuelle est encore moins privée : elle implique au minimum les deux personnes qui l’actualisent en union, et en général elle implique tout leur entourage social. C’est schizophrène et égoïste de séparer radicalement vie privée et vie publique, de séparer totalement sexualité privée et sexualité publique (même si, bien sûr, elles doivent être un minimum dissociées pour préserver la nécessaire intimité de l’amour vrai). Si on dit que l’orientation sexuelle relève exclusivement du privé – sous le prétexte juste qu’elle ne doit pas faire l’objet d’une loi nationale ou d’une identité anthropologique spécifique -, ça veut dire qu’on ne remet pas en cause son actualisation à partir du moment où celle-ci resterait discrète et apolitique, qu’on ne veut surtout pas regarder son orientation sexuelle en face, ne surtout pas la questionner, ni remettre en cause la pratique qu’elle nous fait poser si on s’y adonne. Ça veut dire qu’on ne vit pas exactement ce qu’on défend. Et en effet, dans le cas actuel de Jean-Pier, il s’oppose sur le papier à l’Union civile et au « mariage pour tous » (en réalité, uniquement à ses conséquences sur la filiation) mais tout en s’autorisant dans le privé tout ce qu’en pratiques l’Union civile et le « mariage pour tous »  valident, à savoir la pratique homosexuelle. Bonjour la cohérence… Bonjour aussi la disjonction entre vie privée et vie publique, entre discours devant et pratique  derrière… Où est le don entier et utile de son homosexualité aux autres ?! Jean-Pier ne donne au fond qu’une étiquette : « Je suis homo… (et vous n’avez rien à me dire sur ce que j’en fais) ». Son discours me fait penser à celui (homophobe) des individus aux pratiques bisexuelles et homosexuelles occasionnelles, qui fuient l’étiquetage de leurs actes en termes d’ « actes homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels, sociaux », pour au final ne pas assumer leurs actes sexuels tout court. « C’est pas parce que je vis avec ce mec ou que je couche avec des mecs que je suis homosexuel. Je suis un homme qui aime, c’est tout ! ». Son raisonnement me fait aussi penser au discours de ceux qui crachent sur l’homosexualité en tant qu’appareil politique, médiatique, visible, organisé en communauté marchande, pour  justifier en arrière-fond leur idée d’une pratique homosexuelle « chaste », « discrète », « aseptisée », « écolo », « désintéressée », entre deux inconnus vivant sur une île déserte. Comme si le problème de l’homosexualité ne résidait pas dans les actes homos en eux-mêmes, mais uniquement dans la visibilité et l’universalisation de ces actes. Alors qu’on sait qu’elle pose déjà problème dans la sphère uniquement du duo et de la pratique à deux. C’est bien une logique superficielle du paraître et du mensonge que de ne voir le problème de la pratique homosexuelle et de l’identité homosexuelle que dans leur exposition, et non déjà simplement dans leur actualisation. Qu’elle soit publique ou privée, la pratique homosexuelle fait violence et a des implications sur l’ensemble de la société. Et l’orientation sexuelle des personnes, même si elle ne doit pas faire l’objet d’un étalage, et encore moins d’un critère de définition d’un individu ou d’une espèce d’êtres humains à part de l’Humanité, relève de la sphère publique. Parce que toute personne habitée par un désir homosexuel (durable ou non) ne vit pas sur une île déserte, et est connectée au monde pour s’y donner pleinement. Et clairement, son entourage ne se fout pas d’elle ni de ce qu’elle vit en amour. Toute personne homosexuelle a du prix à nos yeux. Et ce qu’elle fait dans le secret de sa chambre, même si on ne demande pas à le voir, on ne s’en fout pas ! Nous sommes tous, homos ou pas, des êtres relationnels, responsables de nos actes, publics mais aussi privés. Ce que nous faisons dans le privé est à l’image de ce que nous faisons dans le public. Donc on ne s’en fout pas de l’orientation sexuelle des personnes. Au moins parce que celle-ci a toujours des implications concrètes dans la vie de l’individu qui la ressent, et, dans une moindre mesure, dans notre propre vie avec lui.

(Ceci était un billet d’humeur, pour que la réflexion sur (l’universalité de) l’homosexualité ne soit pas condamnée, censurée, relativisée et individualisée, sous prétexte de respect de la vie privée)