C’est facile d’aimer tout le monde. C’est moins facile et plus beau d’aimer son prochain.
C’est facile d’aimer tout le monde. C’est moins facile et plus beau d’aimer son prochain.
J’ai remarqué qu’en général, on gère plus facilement le mal quand il vient de l’extérieur et qu’on a maîtrisé/dépassé de manière relativement durable le stade de la lutte contre ses propres démons, que lorsqu’on se rendait encore complice de ses maux intérieurs. Une fois donnée à Jésus et aux autres, la souffrance atteint alors une autre dimension ; notre gestion du mal accède à une nouvelle étape, à une vraie maturité. On supporte mieux le mal car il n’est plus chargé de honte, de volonté propre et de collaboration personnelle. C’est le mal intérieur auquel on se livre dans le secret de notre intimité et de nos actes qui est le plus attristant et le plus pénible à porter, au final ; c’est lui qui nous ronge. Pas le mal extérieur. Quand le mal s’extériorise et vient des autres plus que de nous-même, on se rend compte qu’une force incroyable nous est conférée. On est capable d’encaisser les coups comme jamais auparavant. On peut subir les pires outrages, des attaques concrètement plus fortes et plus dangereuses que lorsque nous étions en guerre contre nous-même… mais au final, paradoxalement, celles-ci seront, je crois, toujours plus faciles à supporter. La plaie de notre vie, c’est vraiment le mal intérieur. Quand on s’en libère de manière quasi définitive, la souffrance ne nous atteint plus pareil et aussi efficacement. On devient capable de déplacer des montagnes, d’endurer énormément, et de faire de notre expérience de la violence reçue une action de grâce.
L’homosexualité est un condensé/symbole de toutes les souffrances/violences humaines possibles et imaginables. C’est pour cela que, lorsqu’on l’aborde en société, on s’expose au déferlement de révolte d’un sanglier blessé.
Si la parenté et la filiation sont réduites à une question de volonté, de sincérité, de capacités éducatives individuelles, en effet, n’importe qui peut se déclarer le père ou la mère d’une personne qu’il prétend aimer : cela ouvre la porte à l’incestuel et à l’inceste. Si le mariage est réduit à une question de consentement mutuel et de sentiments, n’importe qui peut se déclarer amant, mari, femme, époux, épouse d’autrui : cela ouvre la porte au multipartenariat, au « poly-amour » et à une forme nouvelle de polygamie. Ce sont des risques concrètement soulevés par la loi sur le mariage et l’adoption. Qu’on le veuille ou non. Même si les liens entre polygamie, inceste et homosexualité ne sont pas causaux, et qu’ils ne deviennent réels que pour le cas où l’homosexualité est pratiquée. Pas pour l’homosexualité en elle-même, à l’état de désir ressenti mais non-actualisé sous forme de couple.
Et ils ont peur d’une petite araignée de rien du tout… ?
Ce n’est pas le mariage civil que les militants pour le « mariage pour tous », qui n’ont que le mot « reconnaissance de l’amour » en bouche, demandent : c’est un mariage religieux athée, en réalité. Car dans le mariage civil ne figure pas une seule fois le mot « amour » ; il n’y a que l’Église qui pose la liberté, la différence des sexes, la filiation biologique et aimante, comme conditions du mariage. Si les couples homosexuels sont vraiment logiques avec leur demande, ce n’est ni vers la Justice ni l’État qu’ils doivent se diriger, mais uniquement vers l’Église. Et comme ils La rejettent et ne remplissent pas ses clauses, leur demande du mariage n’a plus lieu d’être.
Ayant étudié de manière fouillée et approfondie les nombreux liens non-causaux entre homosexualité et inceste, ou bien entre homosexualité et multi-partenariat/adultère/infidélité (cf. mon « Dictionnaire des Codes homosexuels »), je suis scandalisé par le mauvais accueil social qui a été réservé récemment au Cardinal Barbarin. Manipulés par certains médias, un grand nombre de gens (homosexuels, certes, mais aussi beaucoup d’individus « gay friendly » et de Messieurs Tout-le-monde) se sont indignés que Monseigneur ait osé dénoncer explicitement quelques-unes des violences que cache, illustre et annonce concrètement la pratique et la justification du désir homosexuel. Ils n’y connaissent rien à l’homosexualité, ne savent pas de quoi ils parlent, s’improvisent défenseurs de leurs brebis immaculées homosexuelles (sans reconnaître pour autant les drames et les réalités qu’elles vivent vraiment, sans s’intéresser à elles), s’offusquent de simplement entendre qu’il puisse y avoir une relation entre homosexualité et violence, entre homosexualité et souffrance. Et l’un des seuls à mettre les pieds dans le plat pour dénoncer à juste titre leur hypocrisie (ignorante d’elle-même), ils se permettent de le faire passer pour le Grand Méchant Loup?!? Alors que ce sont eux, les Méchants Loups déguisés en grand-mère compatissante !!! On nage en plein délire ! Si un jour j’ai la chance que Monseigneur Barbarin lise ces lignes, j’ai envie de lui demander pardon pour la bêtise et la violence de mes frangins (très barbares, hein?), de l’encourager à poursuivre son combat pour la Vérité et la défense lucide des plus fragiles de notre société, de lui dire bravo pour avoir nommé les choses (…avant que ce ne soit les pierres qui le fassent). Il n’a pas à avoir honte de ce qu’il a dit. Je n’ai vu aucun dérapage. L’Amour, ce n’est ni mou ni cucul. On peut très bien être dans l’Amour vrai par la dénonciation de certains désirs et de certains actes, et par la crainte justifiée de leurs conséquences. Il y a des peurs saintes : elles s’appellent la crainte.
Ce que j’aime dans l’Islam, c’est ce qui l’a motivé au départ : sa dénonciation des idolâtries humaines (adoration de l’argent, soumission à la chair et au sexe, sacralisation des médias et des images déréalisantes, enchaînement aux drogues, pratique de la débauche, du vol, du viol et de l’adultère, etc.). Car en effet, cette dénonciation me semble juste ; et les idolâtries sont des esclavages plus que jamais à combattre. L’Islam exprime un ras le bol des instrumentalisations de Dieu/Allah, un désir sincère et entier d’obéissance au plan de Dieu. C’est aux musulmans d’aujourd’hui de garder leur cap (personne ne leur demande de changer de direction ou de renoncer à leur foi ; c’est plus sur les moyens et les chemins choisis qu’on peut discuter). C’est aux musulmans d’aujourd’hui d’être à contre-courant, de continuer à suivre la bonne intuition/révélation de Mahomed et son juste combat contre les conduites idolâtres. C’est aux musulmans d’aujourd’hui de ne pas renoncer à leur recherche de pureté, en faisant toujours bien attention à ne pas tomber dans le purisme déshumanisé et désincarné, à ne pas reproduire, par impatience, par réaction épidermique, par iconoclastie, par instrumentalisation de Dieu/Allah, les iconodules (= adorateurs d’images) qu’ils voient en beaucoup d’Occidentaux. Leur guerre ne sera sainte que s’ils n’imitent pas le mal de leurs ennemis en cherchant à le détruire.
La Réalité, c’est l’Amour.
Comment ça, « l’Amour n’a pas de prix » ? Et la Croix de Jésus, c’est quoi ?