Ceux qui s’opposent au jugement des actes et des discours (justifié), qu’ils confondent avec le jugement des personnes (injustifiable) contre lequel soi-disant ils luttent (parce qu’ils détournent la phrase biblique : « Ne juge pas et tu ne seras pas jugé. »), jugent étonnamment beaucoup les autres.
Archives de catégorie : Je l’ai dit
Je ne suis pas un « ex-gay » !
Je précise pour les cathos excités par mon témoignage (je ne leur en veux pas : je veux juste ajuster les choses) : Je n’ai rien d’ « un converti ». Je ne suis ni un « ex-gay », ni « plus prophète qu’un autre », ni « plus héros que les autres », ni « plus saint que les autres », ni un pauvre « homo sauvé des griffes de l’enfer que serait le milieu homo » et qui dirait que l’unique chemin de bonheur pour les personnes homosexuelles serait la continence. Le Seigneur me convertit depuis que je suis né, et je reste à être converti. Il n’y a pas eu d’avant ou d’après « conversion ». Dieu n’est pas arrivé spectaculairement ou magiquement dans ma vie. Il a toujours été là, discret, et a toujours été sobre et radin avec moi ; et je Le remercie pour ça. Et si je présente la continence comme le choix le meilleur, je ne nie pas la beauté des autres choix.
La connerie de notre fantasme de l’Égalité (on n’est pas dans la merde…)
Allô? Y a-t-il une conscience dans la salle ? Parfois, j’ai l’impression que mes pairs homosexuels n’ont pas de cervelle, ou qu’ils ont subi un lavage de cerveau : ils défendent à tue-tête le mot « égalité » sans même comprendre ce que ça veut dire, ni que l’égalité n’est pas bonne ni souhaitable en soi (on peut être égaux dans la bassesse, la bêtise, la misère, l’injustice, l’irréalité, la cruauté, la connerie, l’uniformité, le vide, la nullité, l’illusion), et que la plupart du temps l’égalité n’existe pas (et tant mieux ! : ça veut dire qu’il y a différences, diversité, et possibilité de relation). L’égalité des chances n’est pas l’égalité des identités, des réalités, des besoins de chacun. Le totalitarisme égalitiste est tellement uniformisant qu’il me fait peur. Et face aux militants homosexuels qui répètent comme des perroquets le mot « égalité » comme s’il les dispensait de penser et d’argumenter (un peu comme le mot « homophobie » d’ailleurs), je suis pris entre l’envie de rire et la consternation. Franchement, je ne suis pas aidé par ceux qui seraient les mieux placés pour le faire. L’équipe de bras cassés. J’appelle mes frères homosexuels qui ont encore un coeur et une cervelle (c’est-à-dire pas grand monde) à dénoncer notre bêtise puérile et réactionnaire.
Le grand combat de notre vie
Le grand combat de notre vie est celui contre notre paresse.
Je ne peux pas être contre le mariage homo
Je ne peux pas être contre le mariage pour les couples de même sexe. On ne peut pas être contre quelque chose qui n’existe pas (quand bien même la loi désigne une union humaine ainsi). Le mariage religieux – le mariage le plus complet et le plus heureux – induit la filiation biologique (au moins en horizon concret… ce qui inclut dans l’amour vrai les couples femme-homme stériles). Or la structure conjugale homosexuelle ne la permet pas. Je ne suis pas davantage contre la famille homoparentale, car il faudrait encore, là aussi, qu’elle existe pour qu’on puisse s’y opposer. Or elle est de la pure science-fiction ! : le couple homosexuel n’est pas procréatif et ne fondera jamais une famille naturelle.
Mirages de la gémellité
Pendant longtemps, je ne me suis jamais senti profondément compris par mon frère jumeau.
Pratique homosexuelle et continence
Est-ce que je cesse d’être homo et de pratiquer mon homosexualité du simple fait que je décide de vivre la continence? Pas du tout! Je pratique mon homosexualité autrement, c’est tout. La sexualité ne se limite pas à la génitalité ni au couple. C’est un rapport au monde, un rapport même corporel, vécu dans notre sexuation. La sexualité est aussi faite de tous nos désirs, même ceux que nous n’actualiseront pas par des contacts corporels, une sensualité, un couple, un coït. Ils ne cesseront pas d’être là, d’être physiques (moi, je ne bande toujours pas devant une femme, même que j’aime), d’être réels, et d’être gérés par nous. Donc oui, même si je ne pratique pas le désir homosexuel que je ressens en moi 24H/24 de l’unique façon dont la société ultra-érotisée le commande (à savoir le cul, ou au mieux le couple), je ne cesse de ressentir, de vivre, et de pratiquer mon homosexualité autrement : je n’éteins pas mon désir homosexuel, je le canalise et le donne à Dieu. Je le pratique aussi. D’une manière spéciale, certes, mais je VIS mon homosexualité. (Et quand je parle des individus homos pratiquants, je me réfère à ceux qui la pratiquent dans le sentiment, la sensualité, l’affectivité, et l’érotisme homosexuels ; pas de ceux qui la pratiquent dans la continence.)
Réussir à vivre la continence grâce à l’amour de l’Église catholique
Le secret pour être libre génitalement dans la continence, et fidèle à sa foi quand on se sent homo, c’est l’Amour EN ACTES de l’Eglise-Institution catho. Je ne peux pas être plus clair. Ce n’est même pas d’abord le temps passé à prier devant sa bougie et sa Bible, les heures d’exposition devant le Saint-Sacrement, le sacrement de réconciliation dans un confessionnal. La franchise, la sincérité, l’honnêteté, l’intention spiritualiste, tout ça, sans les actes et l’incarnation ecclésiale, c’est de la merde! Ce n’est même pas l’éloignement de la vue d’images pornos (évidemment, ça aide, mais c’est pas ça le fond du problème) Le secret pour être libéré de la masturbation et des histoires d’amour homos (même dites « spirituelles et pas d’abord sexuelles »), c’est l’Amour du Pape, de l’Ancien Testament en plus du Nouveau, des catholiques ouverts autant que des coincés et des hypocrites, de l’Église autant que des gens d’Église (côté saint Pierre repentant, et non Judas refusant d’être aimé par-delà son péché). C’est le seul moyen, je crois, pour arrêter la masturbation et les « trip » sentimentaux homosexuels. Il faut aimer, comprendre et vivre la continence sans négocier avec soi-même. Si on négocie avec ses intentions, ses sentiments, et ses sensations, on replonge.
La violence de l’homosexualité « assumée »
Ce que nos contemporains ont du mal à comprendre, c’est que la violente de la schizophrénie du désir homosexuel ne s’applique pas qu’à l’homosexualité refoulée, mais aussi à l’homosexualité pratiquée de manière décomplexée.
Les ambiguïtés de la traduction française « Amour d’amitié » du Philia grec
Que penser de l’ « Amour d’amitié » que proposent certaines rares associations LGBT chrétiennes? Personnellement, je ne le défends pas. Je trouve qu’elles entretiennent un flou entre amitié et amour (saupoudré de foi) qui me dérange, qui finit par déraper (j’ai entendu des témoignages qui allaient dans ce sens). À travers cette notion très ambiguë d’ « Amour d’amitié », elles adoptent une conception platonique – et donc désincarnée – de l’amour, et sentimentalo-pieuse de l’amitié… donc au bout du compte, ni l’amitié ni l’amour ne sont vécus et respectés. Or, je crois vraiment que la continence que demande l’Église aux personnes homosexuelles va plus loin que la simple absence de contacts physiques. L’acte homosexuel passe déjà par la foi aux sentiments et à l’amour homosexuel, par un épanchement amoureux, par la convoitise. N’est continent que celui qui clairement a décidé de lâcher le rêve de former un couple homosexuel, qui ne louvoie pas entre l’amitié et la sensualité, qui ne se sert pas de la foi pour garder secrètement ses sentiments érotiques, celui qui a vraiment posé clairement le choix de l’amitié simple.
