L’amour est toujours simple et pacifiant (… même s’il n’est pas confortable). S’il devient bizarre ou compliqué, c’est qu’au fond il n’est pas là, et que nous nous imposons de le voir là où il n’est pas exactement : dans la folie, la passion destructrice, la tyrannie, la magie. L’amour ne fait jamais souffrir.
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Lien entre homosexualité et viol ?
Mon livre (Homosexualité intime + Homosexualité sociale) traite des liens entre désir homosexuel et viol. Cela peut choquer si on en reste à la définition sociale du mot « viol ». Mais en réalité, elle est plus vaste. Par « désir de viol », je n’entends pas seulement le désir de posséder quelqu’un sexuellement ou d’être possédé sexuellement, mais aussi le désir d’être objet ou fétiche sacré, d’être double, d’être quelqu’un d’autre, d’être une moitié d’Homme, d’être Dieu, d’aimer d’un amour fou.
Définition du machisme
Le machisme est le déni de ses limites humaines et de ses faiblesses. Pour cette raison, même une femme peut être machiste ; et un homme peut ne pas être machiste.
Être bourgeois
Être bourgeois, c’est tout simplement désirer être objet, se comporter violemment, devenir haineux et misanthrope. Ça n’a pas de lien direct avec la quantité d’argent possédé. Tant de gens aujourd’hui, parce qu’intentionnellement ils se disent « de gauche », anti-matérialistes, anti-société de consommation, pro-pauvres, mais qu’en actes et en paroles ils défendent leurs « bonnes » intentions haineusement, deviennent bourgeois à leur manière, sans même s’en rendre compte !
Le malheur du bobo
Le plus gros défaut/malheur de l’Homme bobo, c’est qu’il met tout en œuvre pour montrer qu’il ne désire pas et qu’il est sa propre origine. Selon lui, tous les événements de son existence et toutes ses actions (si tant est qu’il agit…) doivent se faire sans qu’il l’ait décidé, par « coup de foudre », « coup de tête », « à l’improviste » (en fait, selon SON improviste à lui…). Rien ne doit être programmé, durable, couronné par la volonté et l’espérance. Il veut montrer à tout le monde qu’il n’aime qu’en pointillé, que l’amour s’impose à lui, car aimer, pour lui, c’est la honte et la soumission suprêmes. Il adopte une conception totalitaire de l’amour, même s’il l’affiche de manière molle, faussement détachée.
L’homosexualité : pas seulement une affaire de capacité, mais de corps
Je ne suis pas d’accord pour qu’on dise que les personnes homosexuelles ne PEUVENT pas être de bons parents. Ce n’est pas en termes de « capacité », de « possibilité » qu’il faut voir la chose, mais d’idéal : d’une part, tout ce qui est possible n’est pas forcément idéal ; et d’autre part, il est intellectuellement tout à fait envisageable qu’un enfant grandisse avec plus d’amour dans une famille monoparentale ou homoparentale que dans une famille intégrant la différence des sexes. La présence de la différence des sexes dans un couple est importante mais ne suffit pas à elle seule pour décréter que l’unique forme de famille possible pour accueillir un enfant est le couple femme-homme. C’est l’expérience aimante et joyeuse de la différence des sexes qui est idéale. Pas la différence des sexes seule. C’est pourquoi je dirais que le couple homosexuel n’est pas idéal pour l’accueil d’un enfant, même si dans les faits, il PEUT très bien le faire. Je ne dis pas que les couples homosexuels ne sont pas capables d’élever correctement des enfants. C’est qu’ils ne « doivent pas forcément, dans l’idéal ». Ce n’est pas pareil. Pour être un bon parent, cela ne dépend pas que de l’individu ou du couple : cela dépend aussi de la structure conjugale où cet individu s’inscrit, et des bienfaits non-négligeables du respect de la différence des sexes.
Forum du livre à Nice en 2004
Je me trouvais au Forum du Livre de Nice en juillet 2004. J’avais déjà bien avancé dans la rédaction de mon livre, et, comme j’étais obligé de venir passer le concours du Capès dans cette ville du sud, j’ai eu la chance d’assister à une conférence-débat passionnante sur le thème « Est-on dépendant de la culture que l’on a reçue ? » lors de ce meeting littéraire. Ça prenait un peu l’allure d’un causerie populaire improvisée, où chaque participant pouvait prendre la parole quand l’animatrice la leur donnait. Le mariage de Bègles était encore présent dans toutes les mémoires, et le débat s’est donc peu à peu orienté vers le sujet de l’homosexualité. Et là, alors que tout le monde restait très courtois et politiquement correct à propos des personnes homosexuelles, un type de 70 balais a déboulé en pleine assistance pour hurler très fort : « De toute façon, ils ont tous été violés quand ils avaient 10 ans… ! ». L’ensemble des gens qui étaient là se sont alors insurgés à l’unisson contre le vieux pirate qui est clairement passé pour un fou. Le tollé général qu’il a soulevé était génial à observer. Personne n’a cherché à savoir si ce qu’il disait avait du sens, contenait un substrat de vérité. Non, tous se sont mis à le huer et à le traiter de tous les noms, avant de passer à un autre sujet. Moi, intérieurement, je me marrais. J’avais envie d’hurler l’aveuglement social concernant le désir homosexuel, et en même temps, je ne pouvais rire qu’intérieurement de ce monsieur qui causalisait trop vulgairement un lien entre viol et désir homosexuel pour espérer être entendu et ne pas mettre les pieds dans le plat. Pris en sandwich entre deux camps aussi homophobes l’un que l’autre, j’ai préféré m’écraser… pour préparer, quelques années plus tard, ma réponse…
Il faudrait que je me taise ?
À ceux qui me regarderont avec des yeux outrés, qui pousseront des hauts cris, qui me traiteront de « dangereux homophobe » parce que j’ai osé dans mon livre faire le parallèle entre désir homosexuel et viol, j’ai envie de répondre : « Vous voulez que je vous rembobine la cassette ou quoi ? que je vous repasse toutes les conversations que j’ai eues personnellement avec mes amis homosexuels qui m’ont avoué qu’ils ont été violés quand ils étaient adolescents, pour que vous me croyiez ? ». Me demander de me taire à propos de ce que j’ai entendu en trop grand nombre dans la communauté homosexuelle, c’est faire insulte à toutes ces personnes-là qui m’ont ouvert leur cœur, qui ne m’ont pas menti, même s’il est évident qu’on ne peut pas faire de ces témoignages une généralité sur les homos (moi-même, je suis la preuve vivante que toutes les personnes homosexuelles n’ont pas été violées quand elles étaient petites).
Les 3 mots de l’Homme aimant
PARDON, S’IL TE PLAÎT, MERCI : les 3 mots de l’Homme aimant.
Couples hétéros = Couples homos
Le plus important dans mon livre (Homosexualité intime + Homosexualité sociale) n’est pas tant la description du lien entre le viol (ou plutôt le fantasme de viol) et le désir homosexuel que la distinction que je fais entre le couple hétérosexuel et le couple femme-homme aimant non-hétérosexuel. Je me permets d’insister sur ce point car il est capital. Il faut bien comprendre que dans ma bouche, le terme d’hétérosexualité est extrêmement négatif. Le couple hétérosexuel est aussi irréel et violent que le couple homosexuel, et il n’y a pas lieu de faire du couple homosexuel et du couple hétérosexuel des opposés : je me bats pour qu’on les reconnaisse comme des jumeaux fantasmatiques. Après avoir compris cela, mon discours sur l’homosexualité vous paraîtra beaucoup plus aimant et intelligible.
