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« Le Pape François » : le film anti-papal déguisé en hommage par les bobos cathos, et préfigurant l’Antéchrist

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a) Film-vitrine de l’Antéchrist

Ne comptez pas trop sur nos médias « chrétiens » pour vous prévenir de ce qui est en train de se passer actuellement dans l’Église et dans le monde. L’Église Catholique n’a quasiment plus d’appareil critique (que ce soit chez les catholiques progressistes que chez les catholiques tradis) et la grande majorité de nos « journalistes catholiques », bobos sans le savoir (car ils méprisent le terme « bobo » et le phénomène du boboïsme, en l’extériorisant systématiquement sur les autres), ne savent plus analyser un film, ni même simplement penser. C’était déjà le cas avec des films comme « La Passion » ou « Spotlight ». Mais c’est encore plus le cas avec « Le Pape François », un film latino-américain de Beda Docampo Feijóo et Eduardo Giana, qui semble brosser l’Église et le Pape dans le sens du poil. Donc selon nos critiques, vu que ce sont les intentions d’un film qui font le film, pas de raison de s’inquiéter ni de creuser ! C’est forcément un film bien, de « notre côté », sympathique, voire un chef-d’œuvre ! Ils vont juste en faire une recension positive, et puis après, dossier classé au rayon « DVD de Noël à offrir à mémé » ! Naïveté, incompétence, amateurisme et orgueil impressionnants.
 

"François, on t'aime !"

« François, on t’aime ! »


 

En réalité, « Le Pape François » n’est non seulement pas un hommage, mais j’irai même jusqu’à dire, au risque de choquer certains d’entre vous, que c’est un film anti-papal qui noie le Pape François dans le cliché folklorique bobo (à l’instar de Jésus sur son âne aux Rameaux, accueilli en triomphe à Jérusalem, avant sa crucifixion… à la seule différence que là, c’est juste une dodoche qui conduit le Pape à l’échafaud) en préparant la voie à son successeur, l’Antéchrist.
 
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« Le Pape François » est un excellent indicateur cinématographique de l’arrivée de l’Antéchrist et de la grande Apostasie vers laquelle se dirige la grande majorité des catholiques sans même s’en rendre compte. C’est un film bobo non seulement dans le sens stéréotypé de l’adjectif, mais aussi et surtout dans son sens eschatologique et antéchristique (car le boboïsme est la Nouvelle Religion Mondiale fomentée par la Franc-Maçonnerie). Ce long métrage essaie de transformer le Pape en « pape normal » avant de le liquider définitivement (tout comme François Hollande a flingué la crédibilité et l’essence même de la fonction présidentielle en France en se prétendant « président normal »). Autrement dit, il tente de transformer François en « Pape malgré lui » (ils avaient déjà essayé de faire jouer ce rôle mélodramatique à Benoît XVI : sans succès), en « Pape pas comme les autres », en « héros ordinaire », en « Pape-pote », en « Pape révolutionnaire et anticonformiste », en « pape anti-Papauté », avant de le faire remplacer par un Pape qui assumera encore moins que la caricature bobo du Pape François son statut de successeur des apôtres consacré spécialement par l’Esprit Saint et par Jésus Fils de Dieu : l’Antéchrist. De la banalisation démagogique et niaisouille de la Papauté (à la sauce kitsch-latino grossièrement papolâtre, chauvine, populiste et sensibleriste : malgré les tentatives de rendre l’ensemble sobre et pudique, ça reste pas subtil…) à la destruction de la Papauté, il n’y a qu’un pas… La future série The Young Pope, diffusée dans une semaine sur Canal +, et dépeignant un Pape carrément antéchristique, ne fait que le prouver ! Il n’y a également qu’un pas du Pape génial, au Pape original puis normal puis banal puis vénal puis chacal.
 

 
 
 
 

b) Un film qui n’est pas catholique :

Pourquoi « Le Pape François » est souvent à la limite du film hérétique qui, à force de vouloir nous rendre le Pape sympathique et proche, force à ce point le trait qu’il finit par nous le rendre insupportable et à le convertir en ce qu’il n’est pas (car au fond, je ne suis pas sûr que ce « cadeau » cinématographique ait fait réellement plaisir au vrai Pape François : la flatterie, même le diable sait faire) ?
 
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A – D’abord parce que ce genre de films laudatifs – appelés biopics – doivent se réaliser à titre posthume. Pour des raisons évidentes de liberté, d’humilité, de distance d’objectivité. Rendre ce genre d’hommages à un homme vivant, même si c’est plein de bonnes intentions et de bons sentiments, cela revient à le vouloir (inconsciemment) mort. C’est accélérer les choses, les événements, réduire une vie à une fonction papale ou à une portion de cette même vie. C’est projeter sur le Réel (passé comme présent et futur) ses propres fantasmes (en général hystériques, nostalgiques, narcissiques, démesurés) : on le voit en particulier dans le film avec la superposition d’images fictionnelles et d’images d’archives (télescopage schizophrène s’il en est…). Décréter que quelqu’un est saint (il est surnommé « el santito », le petit saint en espagnol), béatifier un être humain avant sa mort, aussi Pape et déjà confirmé/consacré par l’Esprit Saint soit-il, c’est se prendre pour Dieu, qui seul couronne, qui seul sanctifie, qui seul décerne (à travers ses ministres consacrés et son Pape justement) des « diplômes de sainteté ». Franchement, cette identification excessive au Pape, en plus d’être anachronique, est hyper gênante et déplacée. Comme je le disais un peu plus haut, à travers ce film, on assiste à toute l’ambiguïté des Rameaux : entre soutien réel et démonstration publique de soutien, entre ovation et euphorie, entre sincérité (sans Vérité) et foutage de gueule/haine idolâtre, on ne sait pas clairement démêler le vrai du faux dans l’hommage disproportionné, faussement pudique, des bobos cathos.
 
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B – Ensuite, ce film me semble hérétique parce que « Le Pape François » prête au vrai Pape et aux croyants catholiques des propos, des actes, des discours en apparence réalistes/historiques/charitables mais parfois pas du tout évangéliques, pas du tout catholiques, en définitive. Je vais prendre quatre exemples tout bêtes :

B 1) Le Pape François n’a jamais été le Pape des pauvres, venu exclusivement pour eux, et méprisant les riches et les dictateurs (contrairement à ce qui est présenté sur le film dans un manichéisme simpliste ahurissant). Au contraire : François aime tout le monde, justement. Il est venu spécialement pour les pécheurs, les riches et les dictateurs. « Le Pape François » montre au contraire un Pape frondeur, veut faire de François un porte-drapeau de l’antifascisme. C’est hallucinant, cette récupération. Les deux scènes les plus signifiantes de ce réductionnisme manichéen, c’est d’abord la mise en scène « Mission » (on a presque la fumée) du futur Pape au milieu des manifs et des banderoles des syndicalistes (comme si le François était le nouveau Che Guevara, le nouveau Libertador, le Justicier qui allait ici-bas devenir l’homme politique des pauvres ! Fantasme des pharisiens bobos, précisément…), et ensuite la scène digne du « Parrain » de Coppola ou d’un Tarantino (références également hyper bobos), avec le Méchant – l’Amiral – et sa tête patibulaire à faire frémir, menaçant le futur Pape de représailles s’il continue à s’opposer à la Junte militaire d’extrême droite en Argentine. Histoire de nous prouver que le Pape François fait partie des Gentils Rebelles antifascistes. C’est pitoyable.

B 2) Vers la fin du film, juste avant son élection, lorsque le futur Pape est installé dans sa cellule épiscopale au Vatican, la sœur qui l’accueille demande à François (et le plus sérieusement du monde, en plus !), si « ça ne le dérange pas d’avoir la chambre n°13 ». Vous en connaissez beaucoup, des vraies religieuses, capables de ce genre de superstitions sérieuses, sans déconner ?

B 3) « Le Pape François » fait dire à François une phrase très choquante et qui transpire le populisme démago-bobo : « Mon Peuple est pauvre. Et je suis l’un de vous. » Or le vrai Pape ne se prend absolument pas pour les pauvres. Le Christ, lui-même, n’a jamais dit : « Je suis un pauvre comme vous. » Pas du tout. Il ne s’est jamais situé ni du côté des riches, ni du côté des pauvres ; et Il n’a jamais usurpé l’identité des pauvres.

B 4) À plusieurs reprises dans le film, on entend la figure du Pape médire à propos du haut clergé (« Au Vatican, c’est plus facile d’y perdre la foi que de la trouver. » ; « C’est un nid de vipères. »), chose qu’on n’entend jamais de la bouche du vrai Pape qui, s’il a quelque chose à dire à ses coreligionnaires, l’exprime ouvertement et surtout commence à se l’appliquer à lui-même. La revendication réformiste que les réalisateurs du film lui prêtent, idem, c’est un abus de pouvoir. La figure du Pape François est tellement fantasmée par les réalisateurs comme une icône d’altérité, de la différence, de changement, de progrès, d’originalité, qu’on l’entend souhaiter « une autre Église ». Ça ne va pas. C’est faire dire au Pape ce qu’il n’a jamais dit ni pensé.
 

C – Enfin, ce film est hérétique et quasi apostat parce qu’il réunit tous les éléments du paganisme spiritualiste qu’est le boboïsme. Pour prouver ce que j’avance, je me suis amusé à passer « Le Pape François » au tamis de mon livre Les Bobos en Vérité, parce que, sans rire, on y retrouve tous mes 60 codes bobos. Je vous montre dès maintenant.
 
 
 

c) Les 60 codes bobos dans le film « Le Pape François » :

 

Code 1 – Petit-fils de 1968
 
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Presque tout le film nous téléporte dans les années 1970 jusqu’aux années 2010. Au final, ce grand écart temporel positionne parfaitement le Pape François à la place du petit-fils de mai 1968. Dans « Le Pape François », les années 1970-1980 y sont à la fois magnifiées et diabolisées car elles correspondent pour l’Argentine à la dictature militaire (1976-1983). En général, le bobo a un rapport souffrant et idolâtre de fusion-rupture avec la décennie seventies. Il s’y identifie autant qu’il la méprise. C’est exactement ce dont témoignent les réalisateurs du film.
 

Code 2 – Je suis original !
 

Dans le film, le futur Pape est montré comme un gentil Désobéissant, un anticonformiste qui a du goût et qui aide à revenir à l’origine, à l’authenticité, à la simplicité. Même quand il fraude (par exemple il fait franchir la barrière de douane à un sans-papier dans un aéroport, dans les années 1980), même quand il désobéit, c’est présenté comme une originalité juste.
 

Code 3 – Haine de la matière, de l’argent et des richesses
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape est montré comme le Pape des Pauvres et qui serait comme eux. On le voit très peu dans les salons de thé et dans les Palais, c’est sûr. Il fréquente plutôt les bidonvilles, les paroisses défavorisées, les locaux associatifs et syndicalistes, les stades de foot, les hôpitaux, etc. Il n’a pas de chauffeur ni de voiture privée : « Je préfère les transports en commun. » Il refuse la classe business dans les avions. Il lave même son linge à la main dans un lavabo au lieu de le donner à la femme de ménage (Là, le spectateur se dit que le film en fait un peu trop dans la démonstration d’humilité… Et quand bien même cette anecdote de mortification soit vraiment biographique, est-ce une raison pour la montrer au grand jour ?).

C’est difficile à expliquer, mais je trouve qu’il y a malgré tout dans ce film une forme d’exhibitionnisme (de l’émotion, de la pauvreté). Une forme de paraître. Une absolutisation de la sobriété. Une saturation. Or la sobriété devrait être autant dans le contenu du film que dans le nombre d’exemples illustrant celle-ci, à mon sens. La sobriété, c’est comme l’humilité : il n’y a pas plus prétentieux que lorsqu’on la nomme ou quand on essaie de la prouver à l’excès. Le propre de la sobriété, c’est la sobriété (tautologie à méditer). Le fait que « Le Pape François » nous martèle sans cesse que le futur Pape est humble (on nous sort sa dévotion à saint François d’Assise, on nous sort le traité de l’humilité de saint Ignace de Loyola : je crois que c’est bon, on a compris le message !) le dessert plus qu’autre chose. Le meilleur publiciste de l’humilité du Pape, c’est le secret, c’est la suggestion voire même parfois l’invisibilité.
 
 

Code 4 – Le consommateur masqué
 
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Il est étonnant de voir que la figure du Pape François, censée être un modèle de mesure, de pauvreté et de lutte contre la consommation, passe son temps à bouffer pendant tout le film, à consommer, à user d’outils technologiques qu’elle avait prétendu ne jamais connaître. Par exemple le téléphone portable. Le futur Pape, en bon bobo qui se respecte, prétend, par une boutade, qu’il n’a pas de portable : « Mon seul portable est la semelle de mes chaussures. » Mais après, on le voit plusieurs fois au téléphone portable téléphoner à ses potes pour leur chanter qu’il n’a pas chaaangé : « Je suis toujours le Padre Jorge. » Qui croire ?
 

Code 5 – La solidarité d’apparat
 

Dans le film, le futur Pape François est montré comme le bon samaritain, qui aide les pauvres et va aux « périphéries ». Mais comme tout est montré et démontré en images, la solidarité et la charité papales sont vidées de leur invisibilité et de la nécessité du secret qui les rendraient authentiques et belles.
 

Code 6 – Plus bourgeois que bourgeois : l’élite du bon « mauvais goût »
 

La figure du Pape François est présentée comme un bourgeois qui peut se payer le luxe (parce qu’il est trop cool et trop génial) de la sobriété, de la désobéissance et du mauvais goût : par exemple, il boit du « mate » (thé argentin particulièrement amer), il se plaît à manger ce qu’il ne devrait pas (les pâtisseries), à consommer par gourmandise ce qui est « interdit », il rejette ses parures ecclésiastiques une fois élu Pape, etc.
 

Code 7 – Jargon vulgos-pédant
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape ose prononcer des expressions vulgaires, transgresser les règles de la bienséance, faire des blagues un peu tendancieuses voire carrément provocatrices (par exemple, dans le réfectoire du séminaire, ou encore au téléphone face à son collègue prêtre qui lui fait écouter un hymne de jeunes chantant la promotion de sa candidature papale).
 

Code 8 – Parler anglais
 

Comme par hasard, plus la trame narrative du « Pape François » avance, plus les dialogues s’anglicisent (avec notamment l’arrivée de la journaliste nord-américaine, Cecilia). À la fin, le film se termine avec l’internationalisation/anglosaxonisation de la foule apprenant, sous les flashs des projecteurs, la nomination du nouveau Pape, sur la Place Saint Pierre à Rome. United Colour of Cathos Cons.
 

Code 9 – Optimisme et Espoir : l’Architecture lumineuse du bonheur
 

La figure du Pape n’annonce ni le Christ Jésus ni la Croix quand elle vient en aide à quelqu’un : elle annonce seulement l’espoir, l’optimisme, la nécessité de croire, la possibilité de se relever après une chute, l’amour d’un Dieu sans visage, l’assurance de ne pas être jugé, une miséricorde sans Vérité, une consolation déchristianisée. Le Pape François du film rassure… mais il n’assure pas Jésus et ne nomme pas le mal. C’est juste le gentil confident, le bon papa, qui se contente de dire « Il faut y croire » et « Je ne te condamne pas ». Je ne suis vraiment pas sûr que le vrai Pape François soit le porte-parole de cet humanisme intégral vaguement christique.
 

Code 10 – Adjectif « Petit » : la folie cubiste et la puce électro
 

Le boboïsme, en voulant singer/surjouer l’humilité, focalise sur la petitesse. C’est ce qui arrive à la figure du Pape dans le film sur lui : « Il faut se concentrer sur les petites choses. » dit François.

Dans « Le Pape François », la matérialisation mignonnette (et franchement bobo !) du petit détail naïf et cubique qui émeut le bobo, c’est le mouchoir que donne le futur Pape François à l’héroïne Ana, et qui reviendra tout bien plié en cube et tout bien repassé, en gage de sa conversion. (Ce que le boboïsme est cucul, quand il s’y met…).
 

Code 11 – Je ne souffre pas !
 
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Dans le film, le Pape François est montré comme un Pape qui boite comme un Quasimodo, mais qui cache sublimement sa souffrance. Il ne nous est même pas montré qu’il endurerait quoi que ce soit en silence. Même quand sa mère s’oppose à sa vocation sacerdotale, même quand il renonce à deux opportunités amoureuses avec des jolies femmes, même quand il se fait menacer par la Junte militaire, même quand il est en haut des barricades syndicalistes, même quand l’acteur qui interprète le Pape (Dario Grandinetti) doit montrer de l’empathie, il ne bronche pas, ou bien il sourit comme un bienheureux. Zéro relief, zéro fêlures, zéro défauts, zéro contradictions, zéro dilemmes intérieurs, zéro fautes, très peu d’empathie (ou alors elle est mal jouée). Portrait impeccablement lisse et désincarné, malgré la volonté des réalisateurs d’humaniser à fond le Pape et de lui faire toucher la misère du doigt. Toute la souffrance et les violences sont extériorisées. Le Pape François, c’est comme Alain Delon : « Il ne souffre pas ! ». C’est un super-héros qui n’a jamais fauté… On y croit vachement.
 

Code 12 – Globe-trotter
 
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Dans le film, le Pape François se déplace un peu partout. Il a la bougeotte, est constamment en déplacement. On le voit finalement beaucoup plus à l’extérieur qu’à l’intérieur (dans une église, un confessionnal ou en prière). Son téléphone portable le téléporte d’ailleurs y compris dans les endroits où il ne se déplace pas physiquement.
 

Code 13 – Canapé
 
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On retrouve dans « Le Pape François » quelques scènes de canapé, c’est-à-dire cette orchestration de l’introspection spirituelle (voulue « profonde »), ces voyages intérieurs pour croyant ou militant flemmard. L’introspection, comme elle est forcément intime et secrète par définition, est particulièrement difficile à filmer (car elle vire très vite à la simulation narcissique), et normalement elle ne devrait même pas être filmée pas (ou alors le réalisateur finit par faire regarder à son acteur un radiateur avec émotion). La vie intérieure, je n’y peux rien, c’est entre Dieu et chacun de nous. Malheureusement, le bobo tient à son canapé… et le prend souvent pour un tapis volant.
 
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Code 14 – Scooter
 
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Le scooter du Pape dans « Le Pape François », c’est la deux-chevaux. Sans blague : le Pape est filmé au volant d’une dodoche !
 
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Code 15 – Mosaïque multiculturelle
 

Dans le film, François est montré comme le Pape de tout le monde : jusque-là, tout va bien. Le souci, c’est qu’ensuite, il est dépapalisé et réduit à un Monsieur Tout-le-Monde (limite « Appelez-moi Fanfan »). Il n’est même plus Pape, dans l’idée, dans le rapport et dans le statut hiérarchique. Il est accessible à tous, pose en photos avec plein de gens d’âges, de sexes, de classes sociales différentes, n’a pas d’ennemis ni de contradicteurs (à part la mère ; puis l’Amiral, le seul vrai Méchant du film). Même à la Curie romaine, on ne montre pas la moindre inimitié interne. C’est la carte postale multiculturelle.

Cet internationalisme de façade, censé faire contrepoids au chauvinisme particulariste latino-américain préalablement affiché, est corroboré par la réplique finale d’un fan sur la place Saint Pierre, qui porte une pancarte avec un message d’amour destiné au Pape François nouvellement nommé : « La nationalité n’a pas d’importance. » Philosophie No Border en force !
 

Code 16 – Fanfare jazzy
 

Dans le film, le Pape est montré comme un mélomane, amateur de Carlos Gardel et de tango (une des danses les plus bobos de la terre puisqu’elle est une danse populaire qui a été récupérée par les riches qui l’ont embourgeoisée pour la transformer en cliché rétro national argentin). Il danse d’ailleurs pendant un mariage au son d’un orchestre jazzy, ou bien fait danser et chanter une troupe de pauvres des favelas.

Pour continuer dans le fantasme bobo du bourgeois entouré d’êtres atypiques et sympathiques dignes d’une cour des miracles, pensons également au nain Alfredo, collègue enchanteur d’Ana, qui lui rend le travail de journaliste plus agréable.
 

Code 17 – Le vieux marin breton
 

Plusieurs fois dans le film, le futur Pape est montré comme le grand copain des papys et des mamies (la première étant bien entendu sa grand-mère Rosa, désignée tacitement comme l’instigatrice de sa vocation sacerdotale). Par exemple, il tape un brin de causette avec une vieille à sa fenêtre.
 

Code 18 – Vive le vieux !
 
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Tout le film « Le Pape François » surfe sur la vague de la nostalgie rétro argentine : on a droit à toute la carte postale des clichés typiques du folklore d’Argentine (dulce de leche, Borges, tango, football, mate, etc.)… paradoxalement pour prouver que le Pape est cool, jeune et moderne. L’éternelle contradiction du boboïsme qui capture le passé pour le vider de son essence et n’en garder que le décorum esthétique du futur.
 

Code 19 – Chapeau Charlie Winston
 

Tous les acteurs du film « Le Pape François » ont leurs clichés (très sérieux) bobos avec leur casquette de Gavroche ou leur chapeau popu (canotiers argentins « à la Gardel »).
 

Paco (Abel Ayala)

Paco (Abel Ayala)


 
Pape François (Dario Grandinetti)

Pape François (Dario Grandinetti)


 
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Code 20 – Clope
 

Série The Young Pope

Série The Young Pope


 

Le Pape François du film n’en est heureusement pas encore rendu à cloper comme le prochain Young Pope Jude Law … mais il n’en est pas loin, puisqu’il se joint à la tournée (« si tyyypiquement ancrée dans les mœurs sociales argentines » #AttentionRituelSacréPopulaireQuonPeutPasComprendreSiOnNestPasArgentin) du calumet de la Paix (comprendre le mate, qui circule dans le cercle d’un groupe de pseudo « Alcooliques Anonymes »). Communion populaire gustative. Vous pouvez pâs comprendre… « Prépare le mate, car on arrive. » (François s’adressant à une petite vieille)

Par ailleurs, Ana, l’héroïne, fume des cigarettes et boit de l’alcool. Car elle aussi, elle est cool.
 
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Code 21 – Ville (européenne)
 

Dans le film, toutes les scènes sont tournées en milieu urbain. Un savant mélange de buildings (modernité) et de bâtiments historiques (tradition) a été dosé. La figure du Pape François, tout comme le bobo d’ailleurs, entretient un rapport maladif avec la ville. Celle-ci l’attire autant qu’elle le révulse : « Cette ville est ma névrose. » (Pape en parlant de Buenos Aires)
 

Code 22 – La Passion pour la Nature, le Vent et la Mer
 

Dans le film, une grande place est laissée au vent, à la Nature et à la mer. Buenos Aires étant en plus une ville portuaire, on a droit à la contemplation de la mer par les personnages qui « philosophent », « pensent » et « prient » devant Mère Nature. C’est la Religion Naturelle du boboïsme. Par exemple, dans une scène un peu pathétique tellement elle est esthétisée pour rien et pour zéro message, le futur Pape François est filmé sur un promontoire surplombant un parc, plongé dans ses pensées narcissiques. Dans un autre passage du film, les cheveux d’Ana (pour shampooing Timotei Miel) baignés de soleil symbolisent cette pureté naturelle de l’humain. Le bobo adore jouer sur l’esthétisme des rayons du soleil.
 

Code 23 – « La Nature me domine et prouve ma méchanceté d’être humain. »
 

Rien à signaler.
 

Code 24 – Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si
 

Dans le film, l’héroïne, Ana, se présente elle-même comme une chrétienne de culture et d’éducation, mais qui n’assume pas d’être catholique de cœur : « Je ne sais pas grand-chose de l’Église catholique. » ; « Je suis agnostique. » ; etc. On la voit quand même un peu grandir timidement dans sa foi (elle fait baptiser sa fille, et revient avec son compagnon), mais sa conversion reste très évasive. « Le Pape François » n’est pas tellement un film sur la conversion, ni un film qui donne envie aux incroyants de se convertir (même si je pense que ses réalisateurs sont persuadés que leur réserve et leur manque d’audace évangéliques sont précisément bien plus évangélisatrices et propices aux conversions qu’un prosélytisme plus prononcé…).
 

Code 25 – Nostalgie de la messe du dimanche et de la vie communautaire
 

L’administration des sacrements catholiques dans le film est privatisée, est traitée prioritairement sous l’angle de la sphère individuelle (par exemple, le baptême de la fille d’Ana est célébré dans la plus stricte intimité). Pas du tout la sphère collective et communautaire. Légère exception avec l’assemblée dominicale de l’église populaire… et encore, il fallait que cette assemblée soit montrée comme exclue de l’Institution-Église et rendue atypique et nettement plus authentique par rapport aux assemblées religieuses traditionnelles. Le bobo aime faire sa petite religion dans son coin, sans appartenir à une Église et encore moins à une assemblée dominicale humaine.
 

Code 26 – Festi-schisme
 

Dans le film, tout plein de rituels et de fêtes païennes sont mises à l’honneur : le football, le mate, la cuisine, la chaleur d’une foule, etc. N’oublions pas que chez le bobo, tout est rituel et rien n’est sacré. « On peut être spirituel sans être religieux. » souligne le futur Pape en s’adressant à Ana. Le bobo copie les fêtes catholiques pour les vider de Jésus.

La cuisine, par exemple, est tout un cérémonial. Dans le boboïsme, très souvent, l’appréciation de l’art culinaire, la gastronomie, les savoir-faire de la table, sont considérés comme sacrés. On retrouve tout à fait cette idée dans « Le Pape François ». François envisage « la cuisine comme une forme d’art, d’élévation, comme un vecteur de spiritualité », en prenant appui sur le film « Le Festin de Babette » dont il est/serait fan. Pour le bobo, la table de travail culinaire est comme l’atelier d’un artiste-peintre, car il se revendique « Maître du Goût » : un goût souhaité raffiné et techniquement élaboré. Pire : il la substitue à la Sainte Cène.
 
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Code 27 – New Age et psychologie
 

Dans le film, le futur Pape est montré comme un sage, un Maître Dong, une machine à déblatérer des paraboles nouvelles et des maximes toutes simples et pseudo profondes. Les entretiens qu’il accorde se situent à mi-chemin entre le confessionnal et le divan du psy, entre l’anecdote humoristique/enfantine et la Parole christique. Très vite insupportable, cette parodie de Jésus et du vrai Pape François…

Exemples de sophismes et de lapalissades à la noix qui lui sont attribués (et qui relèvent à peu près du même niveau que « La vie c’est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. » de Forrest Gump) : « Dans la vie, il y a toujours un nœud à défaire. » ; « Il faut laisser une place au doute. » ; « Le temps est supérieur à l’espace. » ; « Il faut se concentrer sur les petites choses. » ; etc. Brillantissime…

Mais attention. Tout n’est pas si rose. Le Pape est aussi dépeint comme un vieux loup solitaire, qui derrière sa façade joyeuse et populaire, cache un terrible secret, une fêlure : sa solitude. « Le père Jorge est un homme seul. Très seul. » nous avoue José, un proche camarade du François. Scoop phénoménal. Il est donc seul… C’est un « homme meurtri ». #Foutagedegueule. À l’issue de la projection du film, l’amie avec qui je suis allé voir le film m’a sorti cette phrase que je trouve très juste, sur l’impudicité des réalisateurs vis-à-vis du Pape François : « Pourquoi ils montrent son cœur comme ça ? »
 

Code 28 – Ni remords ni péché
 

Dans le film, quand le futur Pape reçoit des personnes en confession ou qu’il console un pécheur, il sert de mouchoir plutôt que de conseiller, de confesseur et de véritable guide exigeant qui fait accoucher la personne de son péché et qui demande au pécheur un effort, une réparation, une pénitence. Finalement, la faute et le péché ne sont même pas nommés. Il manque le « Va et ne pèche plus » de la Bible. À un moment du film, c’est d’ailleurs assez marquant comme le Pape s’égare dans sa propre tendance à improviser des paraboles en oubliant ce qu’elles étaient censées illustrer et incarner en Vérité : à l’hôpital pour enfants, un gamin en fauteuil lui demande « Qu’est-ce qui arrive quand on meurt ? »… et alors François part dans une gentillette métaphore footballistique… pour finalement ne pas répondre à la question. Et la scène s’arrête carrément sur cette incohérence de scénario. Super…
 
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Code 29 – L’enterrement bobo
 
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À plusieurs moments dans « Le Pape François », on voit les personnages offrir des mises en scène d’hommage aux personnes décédées archi bobos : à deux reprises, Ana, en compagnie de sa fille Eva, et même ensuite en compagnie du futur Pape, jette des fleurs blanches (des lys) dans l’eau puis dispersent les cendres de sa grand-mère dans le Río de la Plata (Euh… Quelqu’un pour expliquer aux bobos que même la dispersion des cendres « dans un lieu que le disparu a aimé » et l’incinération des cadavres ne sont pas très appréciées – voire même carrément déconseillées – par l’Église ?)

Dans une des séquences du film, la figure du Pape François raconte de manière émue son goût des cimetières et les magnifiques souvenirs qu’il garde du « cimetière près d’un aéroport où il regardait les avions décoller ». Ça ne veut rien dire, mais c’est tellement poétique que ça a l’air de vouloir dire quelque chose…
 

Code 30 – Croisade iconoclaste contre les « clichés »
 

Tout le film « Le Pape François » tente de casser l’image jugée trop lisse et poussiéreuse de la Papauté. Il passe en revue tous les clichés de l’Argentine, du prêtre et du Pape, pour les déconstruire puis les reconstruire façon cool, décomplexée et légèrement irrévérencieuse.
 

Code 31 – Super-Zéro (pastiche raté de Star Wars)
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape est montré comme un Jésus boiteux, qui fait des miracles avec rien, et qui répare tout sur son passage grâce à ses bonnes paroles toujours à propos (la scène de la jeune femme qui a avorté – peut-être la seule crédible du film – en fournit un bel exemple).

Par ailleurs, le bobo est en général fan de Star Wars et de tout ce qui peut transformer Jésus en Super-Héros barbu publiquement appétissant. Et comme par hasard, le film « Le Pape François » rapporte que dans le séminaire dont Mgr Bergoglio a eu la charge, ce dernier était tellement « cool » qu’il faisait voir à ses prêtres en herbes « La Guerre des Étoiles ».
 

Code 32 – La folie pour le blanc (sali)
 
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Il était difficile, vu la blancheur originelle de l’habit du Souverain papal, qu’elle ne plaise pas aux bobos cathos (rien que l’affiche du film, dans les tons blancs cassés et crémeux, annonçait le boboïsme à des kilomètres), et que ces derniers ne cherchent pas à un moment ou un autre à l’instrumentaliser pour la transformer en « blancheur rebelle ». Ce détournement est particulièrement visible dans les dernières images du « Pape François », quand on voit le Pape faire sa sélection d’habits et ornements blancs de sa nouvelle fonction papale qu’il décide de garder ou de rejeter. La sainte et blanche colombe faisant son tri de blancheurs… en oubliant le rouge de la Croix…
 

Code 33 – Barbu
 
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Dans le film, le prêtre qui seconde le Pape, le Padre Pepe, est trentenaire, barbu et porte un nom hispanisé (« Padre » quelque chose) : la totale ! (il ne lui manque qu’un avatar Twitter dessiné, des lunettes, un verre de bière, un padreblog, et le tour est joué).
 

Code 34 – Silence et Pudeur sacrés
 

Ana et François

Ana et François


 

Dans « Le Pape François », l’accent est mis sur les silences pseudo « habités », la sobriété. Le futur Pape est montré comme celui qui laisse les gens pleurer, qui écoute (alors que concrètement, on n’entend que lui !), celui qui comprend tout, celui qui débite des paroles saintes et prophétiques qui laissent son interlocuteur bouche bée d’admiration.
 

Code 35 – La voix-off insupportable
 
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Le drame du film « Le Pape François », c’est que le Pape François, même s’il est soi-disant cité par rapport à ce qu’il a vraiment dit, est transformé en parodie de lui-même (un peu comme Brice de Nice, prisonnier des formules qu’il a inventées ou qui lui sont attribuées, et qui devient la pathétique caricature de lui-même), transformé en moulin à paroles. Pendant que je regardais le film, au bout d’un moment, j’avais envie de dire à l’acteur qui joue le Pape : « Putain mais tu vas la fermer, ta grande gueule ?!? » Pour le spectateur qui connaît le vrai Pape François, c’est assez douloureux d’entendre des formules courtes labélisées « Pape François » coupées au montage, mises bout à bout, détournées de leur contexte d’énonciation. C’est un peu comme la poupée Nénuco parlante qui sortirait de sa mélodieuse voix robotique « Et surtout, priez pour moi », « Allez aux périphéries », « Fais une selfie avec moi », « Qui suis-je pour juger ? », « Je suis le Pape des pauvres : serre-moi contre ton cœur. », etc. Bref, c’est crucifiant de découvrir son grand-père chéri transformé en voix-off, en automate de lui-même.

L’une des scènes les plus signifiantes au sujet de la transformation de la personne du Pape en voix-off insupportable, c’est, au début du film, le moment où Ana découvre sur internet les paroles du futur Pape, et essaie de retranscrire une conférence-audio et de synthétiser les idées-phare de la pensée de l’évêque. On voit parfaitement ici que Bergoglio passe à la moulinette, commence à être introduit de force dans le téléphone arabe mondial.

Le paradoxe de ce film, c’est qu’en cherchant à prouver l’humilité du Pape à grands renforts de citations qui le convertissent en donneur de leçons, en boîte à proverbes, en machine à commenter (« Le Pape a dit »), en machine à opinions, en commentateur (notamment lors des images télévisées de la démission de Benoît XVI), il nous le montre finalement comme un prétentieux, un faux humble, un beau parleur, un conteur de fleurette évangélique, un perpétuel interviewé qui fait de la public relation. Avec le Pape François de ce film, il n’y a plus d’échanges. L’enrichissement est unilatéral : le Pape donne la solution à ses disciples qui l’écoutent ébahis. Ça ne va que dans un sens : le Pape, le Pape, et encore le Pape.
 

Code 36 – Bougies
 
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Il y a quelques bougies et lampions qui traînent par-ci par-là dans le film. Même si, pour un film argentin (pays qui a la Palme du boboïsme, je trouve), on aurait pu en trouver bien davantage…
 

Silvia Abascal, personnage

Silvia Abascal, personnage


 

Code 37 – Le mariage bobo
 

Rien à signaler.
 

Code 38 – Le blogueur catho (et sa bière !)
 

Le Pape François en Street Art

Le Pape François en Street Art


 

Dans le film, Ana, « catho en réflexion », gère un blog. Elle est engagée par son agence journalistique très très vaguement chrétienne, pour couvrir un événement catholique (l’élection du futur Pape argentin) dont elle ignore tout. Et dans les locaux hyper design de sa boîte (ça sent l’open space à plein nez), la bière semble couler à flots autant que le mate (= la bière du pauvre).
 

Code 39 – Le spiritualisme intégral du bobo de droite
 

Dans le film « Le Pape François », le Pape est montré comme un maître spirituel tradi-cool, un gardien de l’orthodoxie conservatrice catholique mais « anar ». Un condensé de la gauche et de la droite. Voire de l’extrême gauche et de l’extrême droite (même si le parti pris du film penche clairement à gauche).
 

Code 40 – Dandy Queer & Camp
 

Dans le film, Luis, le personnage de l’informateur italien, qui drague toutes les jolies femmes journalistes qu’il doit aiguiller dans Rome, est l’archétype du dragueur sophistiqué un tantinet maniéré.
 

Code 41 – Style artistique sobre-trash
 
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Dans le film, la déco et les peintures murales de l’église populaire où Mgr Bergoglio célèbre la messe symbolisent tout à faire ce mélange d’orthodoxie et de désordre esthétique recherché par les bobos cathos.
 

Code 42 – Pas d’humour
 

Dans le film, le futur Pape François sort des blagues pas désopilantes, même si elles se veulent taquines, audacieuses et tendres. Pourquoi le boboïsme n’a pas d’humour ? Tout simplement parce que ses blagues ne sont pas vraies (les blagues les plus drôles sont toujours celles qui racontent des Vérités inavouables) et sont des postures de paraître, en général. Ici, dans « Le Pape François », les calembours du Pape tombent à plat parce qu’ils sont plus là pour nous prouver que le Pape est cool, sympa et notre pote, que pour nous déplacer dans la Vérité. Je suis certain qu’au naturel, le vrai Pape François est nettement plus drôle que dans ce navet.
 

Code 43 – Photolâtrie
 
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Tout le film se présente comme une brochure touristique (pas étonnant d’ailleurs que l’héroïne exerce le métier de journaliste), comme un roman-photos « Amélie Poulain » autour du Pape. Parcours « Sur les pas de saint Bergoglio… » : ce qu’il a fait, aimé, les lieux où il est allé, le bénitier où il a plongé ses mains, son plat favori, les chiottes où il a pété… On s’en tape. Moi, personnellement, la seule chose qui m’intéresse dans le Pape, c’est le Saint Esprit !
 

Code 44 – « J’aime / J’aime pas » (les listes)
 
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Dans la pensée bobo, la personne humaine se définirait par ce qu’elle fait (« Il ne s’agit pas de penser. Mais d’agir. » dit à un moment Raúl ; « Ma vie, c’est le travail. » affirme Ana ; « L’expérience est une valeur suprême. En tout. » avance Luis), se définirait par ce qu’elle sent, ce qu’elle veut, et aussi ses goûts. Dans « Le Pape François », on a droit à la liste des goûts et des traits de caractère, justement, à la fiche signalétique du profil Facebook du Padre Jorge : il est Jésuite, il aime le foot, il écoute de la musique classique et du tango, il a une mère méchante, il aime danser, il aime cuisiner (il présente sa recette du « poulet a la Bergoglio », issue de sa grand-mère), il aime faire du billard (il a été un jeune cool comme les autres), il est intello (il se balade toujours avec un livre : aux pique-niques, aux mariages), il lit du Jorge Luis Borges, il boit du mate, il est gourmand, il aime le dulce de leche, il lave son linge à la main, il a fréquenté telle paroisse, il est argentin, il porte des lunettes, il boîte un peu, il n’a qu’un seul poumon, il n’aime pas les portables, il aime rigoler et les pauvres, il a pour modèle sa grand-mère et saint François d’Assise, etc.

Le film ne nous offre finalement que des détails de connivence, que le décorum folklorique du Pape, l’image d’Épinal, la surface (ce qu’a vécu la personne et ses goûts, c’est ce qu’il y a de moins universel et de moins intéressant, finalement). C’est une forme de momification avant l’heure. Ça se veut nationaliste (couleur locale), ça se veut pro-Pape (du sur-mesure), ça se veut élogieux et humanisant… En réalité, c’est lugubre. Le Pape François n’est pas encore mort. Et surtout, ceux qui veulent le transformer en statue de cire pour l’applaudir, pour en lister tous les ingrédients, ne l’aiment pas autant qu’ils le font croire. Une personne ne se définit pas par ce qu’elle aime ni par ce qu’on connaît encyclopédiquement d’elle, mais uniquement par Qui elle est aimée : Jésus.
 

Code 45 – Promenade chorégraphique
 
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Le début du film est une promenade touristique dans la ville de Buenos Aires, en bus. Le spectateur se demande d’ailleurs avec inquiétude si tout le scénario du film va suivre une trame aussi naïve et ennuyeuse que celle-là.

Par ailleurs, comme je le signalais un peu plus haut (cf. le code canapé), beaucoup de plans montrent le futur Pape dans ses circonvolutions mentales. Ces mises en abyme transforment François en promeneur symbolique marchant au ralenti dans un film mélo (la star dans son clip), spectateur narcissique de sa propre vie « simple et extraordinaire à la fois ».
 

Code 46 – Sifflotements, xylophones, banjo et piano
 

Pour habiller le générique final du film, les réalisateurs ont choisi la Misa criolla, monument de la catholicité inculturée dans le monde latino, qui n’est pas en soi bobo. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Rien n’est bobo en soi. Tout dépend de l’intention ou de l’utilisation qu’il y a derrière un fait. Mais en l’occurrence, ici, je trouve que la récupération de cet ordinaire de messe sous forme de clin d’œil musical typiquement « couleur locale » et populaire, est pour le coup bobo, car elle enferme le Pape dans le folklore. C’est comme laisser croire à une complicité commune simplement parce qu’on vient du même pays ou qu’on aimerait la même chose ensemble. Ça relève d’une identique facilité/illusion adolescente.
 

Code 47 – Le monde enfantin désenchanté
 

Dans le film, on a malheureusement pas beaucoup de scènes de François enfant. En revanche, toute son adolescence a été tellement magnifiée qu’elle en devient irréelle, cousue de fils blancs, désincarnée.
 

Code 48 – Le divertissement jeunesse confié au bobo
 

Dans « Le Pape François », le futur Pape est un camarade de jeux idéal avec ses voisins de siège d’avion en culottes courtes. Et par ailleurs, il va voir des enfants hospitalisés et est montré comme un animateur de colo qui parle de foot plus que du Christ. D’ailleurs, il ne répond même pas à leurs questions et n’annonce du coup pas le Seigneur.
 

Code 49 – « L’Amour n’existe pas. Les amours (éphémères) oui. »
 

Dans le film, Ana et son amant Raúl forme un couple au départ désuni, raté, qui n’a que la chambre d’hôtel pour s’unir, voué à la rupture et aux coucheries ponctuelles.
 

Code 50 – « Je suis vivant » ou « J’ai aimé »
 

Dans le film, le compréhensif Padre Jorge (le futur Pape) conforte chez les âmes qui viennent lui confier leurs peines de cœur l’importance de leur sincérité, leur sentiment « d’avoir aimé » malgré tout. Discours psychologisant, peu rigoureux, et faussement consolant car il n’exige/ne propose quasiment rien. Je ne crois pas que le vrai Pape François soit aussi caricaturalement maternel dans ses conseils.
 

Code 51 – « L’amour s’impose à moi. Je le construis par mon ressenti »
 

Dans le film, la foi d’Ana et plus soumise et dictée par son ressenti, sa conscience de Dieu, que présentée comme un don et un appel d’une personne qui est Jésus et qui dépasse sa perception personnelle. Finalement, nous dit « Le Pape François », pour croire en Dieu, il suffirait juste de le vouloir et d’avoir conscience de Dieu. La vocation s’annonce comme un choix, comme une prise de conscience. Alors qu’en réalité, le propre de la vocation, c’est précisément qu’on en a peu conscience et surtout qu’on ne l’a pas choisie.
 

Code 52 – « J’aime là où je ne désire pas/ne m’engage pas »
 

Dans le film, une ellipse complète est faite sur le retour d’Ana avec Raúl. La réconciliation du couple est montrée comme accidentelle, sans pardon, sans effort. L’engagement renouvelé est juste matérialisé/incarné par l’arrivée de la petite Eva. Mais finalement, tous les grands choix d’amour et de vie ne sont pas liés à la Croix ou à un désir de se convertir. Ils obéissent au non-dit, au hasard. Le film n’aborde quasiment pas le chemin intérieur et spirituel des personnages.
 

Code 53 – « Je t’embrasse… Prends soin de toi… »
 

Je vous ai déjà parlé du mouchoir repassé, comme « code » secret symbolisant discrètement la joie retrouvée (ou la crève terminée). Avec le bobo, on est souvent dans le matériel sentimentalisé/spiritualisé, dans le petit objet symbolique adulescent « pour dire je t’aime » parce qu’on n’a pas le courage de dire les grands « Je t’aime » et d’y aller franco (dans sa foi, en Jésus, et par amour). Il joue dans l’arrière-cour.
 

Code 54 – « Je ne drague pas. Et c’est pas sexuel. »
 

Dans le film, le personnage du séducteur sophistiqué, Luis, qui drague avec l’air de ne pas y toucher, est un bel exemple de ce désir d’amour pas assumé chez le bobo.

Par ailleurs, la place (qui frise le fétichisme du dandy intello sophistiqué) qu’occupe l’objet-livre, surtout dans des cadres amoureux où précisément les gens ont autre chose à foutre que de s’isoler pour lire (François se munit d’un livre à un pique-nique, à un mariage : « Ce n’est pas normal d’avoir un livre un jour de mariage. »), fait également partie de ces détails téléphonés du film qui veulent asseoir une pseudo tenue intellectuelle, amoureuse, sexuelle, et qui frise l’hypocrisie pudibonde, si caractéristique du boboïsme.
 

François (jeune) avec une fiancée potentielle

François (jeune) avec une fiancée potentielle


 

Code 55 – Mademoiselle
 

JMJ de Cracovie, juillet 2016

JMJ de Cracovie, juillet 2016


 

Il n’est pas anodin que le film sur le Pape soit porté intégralement par le personnage d’Ana, une mère célibataire (en apparence), une femme délaissée par les hommes, une femme blessée, une Marie-Madeleine des temps modernes, une journaliste « en quête de sens », bref, l’archétype de la bobo.
 

Code 56 – Trio bisexuel (en plein déménagement…)
 

Rien à signaler.
 

Code 57 – Le mariage (ou pas)
 

Dans le film, on ne voit pas de couple marié uni (même le couple des parents de François ne fait pas envie). On se retrouve plutôt avec pléthore de célibataires (qui avortent, qui sont veufs, qui n’ont pas trouvé l’amour, etc.). Par exemple, Ana, l’héroïne du film, a un enfant avec Raúl (qui est peut-être un homme déjà marié une première fois). Mais dans son parcours de conversion, il n’y a pas de mariage en vue. De même, dans le mariage auquel assiste François au début du film, on ne voit jamais les mariés ; lui vient aux noces avec un bouquin (au cas où il se ferait chier) ; et finalement, on voit qu’il renonce au mariage pour lui-même.
 

Code 58 – Famille, tu me saoules !
 

Dans « Le Pape François », les familles sont éclatées, ou source de conflits, de projections carriéristes, de psychodrames… et vaguement des terreaux de foi.
 

Code 59 – L’enfant : mon projet et mon pote
 

Dès le début du film, Eva, l’enfant de Ana, est présentée comme la « meilleure copine » de sa mère, qui décide de leur programme de journée, qui est allongée sur son lit, qui accompagne sa mère et lui sert de substitut marital.
 

Code 60 – Bobo homo
 

Rien à signaler.
 
 
 

d) Le film Rameaux :

En conclusion, pour moi, ce film « Pape François », c’est vraiment l’illustration que le moment des Rameaux (avant le lynchage et la crucifixion) est arrivé pour l’Église Universelle. On a les applaudissements, la frénésie collective, les déclarations d’amour faciles qui fusent, la fanfare des pauvres et de leurs défenseurs qui crient « Victoire ! Viva el Papa ! », la kermesse latino portant aux nues l’Enfant du Pays (ou plutôt du Continent). Mais ce n’est pas profond. C’est un soutien fragile, qui ne repose pas sur la Vérité, sur la Croix, sur des faits qui dépassent les goûts et le cliché bucolique autour de la papauté. On a la célébration en grandes pompes de la nomination du Pape (le dernier ?). C’est filmé à l’américaine, avec les violons, comme lorsque Eva Perón apparaît devant la foule immense de ses fans au balcon. Le film s’achève par des images du Pape faisant un bain de foule. Les Rameaux. Oui, cette liesse cinématographique me fait peur car elle sonne faux et annonce des lendemains très violents pour notre Église. Le film « Le Pape François », c’est les Rameaux. Ni plus ni moins. Mon Espérance reste malgré tout tournée vers la confiance et la Croix du martyre. Mais en tout cas, je peux difficilement me laisser convaincre par cette vague émotionnelle collective, cette effusion publicitaire déconnectée du réel, cette Papemania/papophilie. Je la vois trop comme le prélude de violences imminentes qui vont nous coûter la vie.
 
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Réflexions du dimanche matin ^^ (Journal de l’Antéchrist)

Nuit Blanche (et drapeaux blancs, pour les J.O. mais plus largement pour le blanc)

Nuit Blanche (et drapeaux blancs, pour les J.O. mais plus largement pour le blanc)


 

1) Hier, je suis allé à « La Nuit Blanche » à Paris (cf. 7 photos ci-dessous). Tout ce que je décris dans le langage codé du diable et dans mon livre Les Bobos en Vérité y était. Notamment mon code bobo « La folie pour le blanc » (plein de bateaux-mouches avec des figurants qui agitaient des drapeaux blancs). Notamment le concert Triangle-Carré-Rond sur le Pont des Invalides. Notamment les rideaux aquatiques (avec des images de calligraphie arabo-orientale, avec des animaux et des chimères qui s’humanisent et qui se transforment en bêtes du Gévaudan). Bref, plein d’annonces de la Bête, de la puce, de la Religion Naturelle imposée par le Gouvernement Mondial Maçonnique.
 

2) L’autre nom du diable, c’est « Le Futur » (en plus du « Changement » et du « Progrès »). C’est particulièrement visible avec cette pub de l’Audi A3 (qui évoque « La Bête » et « L’inspiration par le futur)… ce qui nous appelle à bien faire la différence (comme le suggère Fabrice Hadjadj) entre le Futur (projection et transfert égocentriques de soi vers le néant) et l’Avenir (réception du Dieu éternel qu’est Jésus).
 

 

3) Ce primat de l’émotion (je le vois actuellement dans les publicités et avec l’émission The Voice Kids : il est toujours question de « saisir l’instant », de « donner de l’émotion », de « raconter une histoire », de « goûter et de se régaler » en procurant de l’émotion, de choisir « au feeling », de « le sentir », de « s’éclater », d’« avoir le déclic » ou « la bonne idée », de parvenir à « faire dresser les poil et à créer des étoiles dans les yeux », d’« être magique et créatif », de « saisir l’émotion ») est en réalité le comble de l’instinct, de la passion/possession, de l’individualisme, de la subjectivité (au détriment de l’objectivité invisible qu’est Jésus), de la consommation, du narcissisme, de l’hédonisme égocentrique, de l’hystérie. Je n’ai rien contre les émotions lorsqu’elles sont ordonnées à Jésus. Mais sans Lui, alors là, ça part vraiment dans tous les sens.
 

4) Dans la droite ligne de cette propagande antéchristique/maçonnique en faveur de l’émotion, il est évident avec cette publicité de Aviva que le but de la manœuvre est de nous mettre, via les émotions, en boîte… ou en cube. Saisir l’émotion revient à saisir l’Humain, son âme, et à le manipuler pour le vider de son âme. La séduction par l’émotions est l’art du Séducteur (autre nom de Satan).
 

 

5) Les publicités Wiko (toujours avec cette emphase sur le W) jouent à fond sur l’idée du doigt intelligent, connecté, technologisé, qui serait un humain en miniature.
 
digital-doigt
 

6) Avec tout le respect que j’ai pour les paroles et pour la Vierge et pour la bonne intention, la chanson « Regarde l’étoile » me donne un gros mal de crâne pas possible lol. (Y’a pas le droit de faire ça à Marie ! lol)
 

La Bête sur le rideau aquatique de La Nuit Blanche 2016

La Bête sur le rideau aquatique de La Nuit Blanche 2016


 
Au départ, la bête rouge gambade...

Au départ, la bête rouge gambade…


 
... puis la Bête bleue arrive en fondu enchaîné!

… puis la Bête bleue arrive en fondu enchaîné!


 
La Bête nous regarde...

La Bête nous regarde…


 
Enfin, tout s'embrase.

Enfin, tout s’embrase.


 
Le bal des drapeaux blancs

Le bal des drapeaux blancs


 
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247 preguntas sobre « La homosexualidad dentro de la Iglesia católica » Parte 1 (n°1 hasta n°79)

cap 2
 
 

Frente a la ignorancia y a la incomprensión masiva del deseo homosexual, que crean muchísimas tensiones mundiales entre los Pro-Vida (a menudo anti-Género, anti-gayismo, anti-lobby gay, anti-marxistas, anti-feministas, anti-comunistas, anti-masonería, tradicionalistas, complotistas, natalistas, familialistas, etc.) y los Pro-Gays (a menudo anti-homofobia, anti-fachas, pro-igualdad, pro-amores, pro-homosexualidad, pro-Humanismo libertario, progresistas, modernistas, etc.), he decido escribir estas 247 preguntas (que ya redacté en idioma francés : voy a ir traduciéndolas poco a poco al español) para aclararnos y apaciguarnos, y también ayudaros, sobre todo si sois creyentes, homosexuales, o que tenéis a un familiar homosexual.
 

Me pareció menester indagar sobre el tema de la homosexualidad dentro de la Iglesia y vista por la Iglesia, ya que los conflictos sociales generados por este tema espinoso son iguales a los que suceden en el mundo católico, y ya que yo mismo soy católico practicante, homosexual no-practicante. Tengo 36 años y acabo de publicar en abril del 2016 un libro titulado La homosexualidad en Verdad, que tuvo mucho éxito en Francia en el 2012 (carpeta de prensa) y que va ganando el corazón de muchos lectores españoles y latinoamericanos. Añado también la traducción de mi último libro Homosexualidad, la Prioridad negada.

 

Les deseo una buena lectura. Se compartirá en tres partes : la primera (n°1 hasta 79), la segunda (n°80 hasta 159), la tercera (n°160 hasta 247).
 
 
Mantero
 
 
 

CAPÍTULO I – HOMOSEXUAL Y CATÓLICO REGULAR EN LA IGLESIA :

 

1 – ¿ En estas 247 preguntas, usted cree que hubieran tenido que examinar un poco más seriamente el tema de la homosexualidad los cardenales y el Papa durante el último Sínodo de la Familia (en 2015) ?

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Sí. Volveré a hablar del Sínodo en el Capítulo V. Pero ya puedo decir que los católicos en general prefieren considerar el fenómeno de la homosexualidad como una realidad exterior a la Iglesia. Por temor a dejarse « contaminar » por él. Por temor a darle excesiva importancia en comparación con la Revelación. Y las pocas veces que identifican la homosexualidad como un fenómeno interno, rápidamente la limitan a un epifenómeno periférico que « acompañar » (¿Francisco no nos ha animado a que « salgamos a las periferias » ?). Sin embargo, creo que la homosexualidad es una realidad interna tanto más prolífica cuanto que se la ignora y se difunde a través de su supuesta « rival » la heterosexualidad. Lo que está sucediendo en la sociedad refleja lo que está sucediendo en la Iglesia. No hay frontera franca entre ambas. En nombre de la Encarnación de Jesús, el Hombre no es del mundo, pero está en el mundo.
 

2 – ¿ Hay muchos católicos practicantes homosexuales ? ¿ Qué proporción en las asambleas dominicales ?

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No tengo ni idea. Y eso es normal : nuestra orientación sexual (todavía) no está marcada en nuestra frente (señalo « todavía no » porque con el fichaje numérico de toda la población mundial – a través del chip RFID – según la orientación sexual, los sentimientos, los gustos, las prácticas, los comportamientos, los encuentros, las opiniones políticas, las creencias, etc., eso está cambiando). Y como, en materia de homosexualidad, no hay que dejarse demasiado engañar por las apariencias de una asamblea parroquial, prefiero no pronunciarme al respecto ni avanzar cualquier estadística. Por ejemplo, no por ver a un « buen padre de familia » que se cuida de un cochecito y de su chiquillería en los pasillos de una iglesia uno no se enfrenta a una persona homosexual. Igual con el cura : su alba y su cuello romano no siempre hacen el hombre religioso casto como debería ser. Siempre me sorprende descubrir el número de hombres casados en los sitios web de citas gays, el número de madres de familia católicas bisexuales. Y los testimonios « en off » de ciertos sacerdotes me hacen tomar conciencia que en el confesionario acogen varias situaciones de profunda desolación experimentadas por feligreses casados que están viviendo una doble vida o tentaciones homosexuales que los desgarran. Eso no me permite ni generalizar ni « ver a homosexuales por todas partes », ni ser ciego y subestimar el crecimiento fulgurante del atavismo bisexual en la Iglesia Católica actual.
 

3 – ¿ Por qué hay tantos católicos practicantes homosexuales ?

Si hay muchos, hecho que ignoro (aunque en este momento, no dejo de encontrarme con unos de ellos en las parroquias y santos lugares : hace poco, hasta he visto a una « pareja » de dos sexagenarios, cogidos de la mano como dos adolescentes, que salían del santuario mariano de la Rue du Bac en París, muy cómodos…), hay muchas explicaciones. Sólo me limitaré a subrayar tres.

Esa proximidad se debe primero a la naturaleza amante de la Iglesia : la Iglesia es un « imán para pecadores y personas heridas/hirientes », porque Ella acoge a todo el mundo incondicionalmente, y en particular a los casos clínicos, perversos y carcelarios. El Papa Francisco nos ha recordado con insistencia que la familia que Cristo dirige y que él conduce era un « hospital de campaña ». Entonces es por una Buena Nueva (Jesús vino sobre todo por los pecadores) por la que se puede averiguar una mala. En la Iglesia, a escala humana, se encuentran lo mejor y lo peor.

En mi opinión, esta afinidad entre homosexualidad y catolicismo encuentra también su origen en el funcionamiento del deseo homosexual, que es un impulso de fusión febril y orgullosa con Dios, la repercusión de un desbordamiento de generosidad y de grandes talentos recibidos inicialmente. Judas, Lucifer, los demonios, eran seres muy prometedores, desde un punto de vista objetivo. La atracción homoerótica quiere desafiar/trascender los límites de la Realidad humanizadora, en particular de la diferencia Creador-criaturas (= la Iglesia, Cristo) y de la diferencia de sexos, porque humana y divinamente, aquellos que la sienten tienen con qué competir con Jesús : ya he explicado lo bastante en qué la homosexualidad significaba un deseo de sentirse como Dios (cf. los códigos « Curas gays » y « Sentirse como Dios » en mi Diccionario de Símbolos homosexuales). Por un malentendido existencial y amoroso, por una incomprensión de la verdadera identidad de Cristo y de su Cruz, muchos fieles y sacerdotes se unen a la homosexualidad en nombre de su « fe » y de Jesús. La Iglesia Católica parece responder a su sensiblería, a sus supersticiones, a sus apetitos de excepcionalidad mesiánica y a su sed de ser todopoderosos. ¡ Es completamente lógico que Ella atraiga a los soberbios !

Por último, la atracción de las personas homosexuales por la Iglesia, y esta curiosa afluencia creciente que voy observando últimamente en Ella – digo « curiosa » porque es idólatra, se trata de un « tira y afloja » lleno de ambigüedades, un « amor » mezclado con odio celoso – se deben, creo yo, al contexto escatológico : la llegada inminente de Cristo y el fin de un mundo. La Iglesia alcanza su última fase de corrupción apostásica, sino también de purificación por la Sangre. El mal se pega a Jesús, se agarra a Él, no porque Lo ama (como lo darían a pensar las apariencias y su sinceridad) pero en realidad para retrasar su caída en su propio vacío. La presencia de las personas homosexuales en la Iglesia es una señal fuerte de la Parusía y de decadencia civilizacional/mundial/eclesial.
 

4 – ¿ Qué sentimientos habitan en una persona homosexual creyente en su vida cotidiana de Iglesia ?

triste
 

Es complicado. Debido a que podemos vivir puntos culminantes de depresión, tristeza, revuelta, asco, desaliento, compaginados con puntos culminantes de liberación y regodeo. Siendo a menudo muy sensibles, a flor de piel, exigentes, inteligentes, finos analistas, suelen golpearnos muy fuerte nuestras caídas y recaídas, nuestras fragilidades, nuestra condición homosexual. Nos cuesta perdonarnos de ser « así », de sentirnos « atraídos » por quimeras amorosas. Y encima, dado que tampoco entendemos por qué nuestro cuerpo, nuestro corazón – ¡ e incluso nuestra fe ! – nos conducen hacia aquellos humanos que nunca podremos amar verdaderamente, estamos aún más tentados a rebelarnos contra nosotros mismos, contra la Asamblea dominical, contra la Iglesia entera, un poco como un soltero que se vuelve histérico por sentirse solo en medio de una muchedumbre aparentemente « feliz » y familiar. ¡ Se trata de ese tipo de desfases vertiginosos !

Aunque podemos conocer largos períodos de paz (a veces tres o cuatro años sin la más mínima tentación), pasamos extremadamente mal las turbulencias de nuestro deseo, las « intermitencias del corazón » de las cuales habla el novelista francés Marcel Proust. Aquello puede volverse físico, visceral, muy violento. En lo más hondo de nuestro ser, experimentamos una gran hambre de amor y de compromiso, pero también la imposibilidad de verlo cumplido. A veces, las personas del otro sexo hasta nos dan asco. Y el hecho de que sean católicas como nosotros no cambia nada. Quizás ello nos repugne aún más : no tenemos ganas de dar falsas esperanzas a alguien, de usar a Dios para estar aún más decepcionados y defraudar. El espiritualismo y el angelismo no nos interesan, y creo yo, a menudo con razón, porque los hemos probado de vez en cuando « con buena fe » justamente. Incluso con gente de nuestro propio sexo. Por lo tanto, desconfiamos todavía más de una cierta relación mágica con la fe, que puede resultar viciada, catastrófica, diabólica. ¿ Por qué iríamos a romper el corazón de una maja parroquiana, ya que las mujeres son mayoritarias en la Iglesia y que se pelean las pocas oportunidades masculinas que no han ingresado en el seminario ? ¿ Y en cuanto a la relación homosexual, por qué saldríamos con una persona católica de nuestro sexo para vivir una « fe a medias », aunque en un principio e idealmente, soñamos con una presencia masculina, lo que es más espiritual (y además, ni sería una « simplemente cuestión de sexo ») ?

Nosotros, personas homosexuales creyentes y practicantes, tenemos una conciencia aguda de nuestra excepcionalidad desperdiciada, de nuestra loca generosidad desaprovechada, de un potencial que no debe ser usado, de una elección que quedará sin duda desconocida y descartada. Somos conscientes del hecho de llevar una herida irreconocible, que ni siquiera un católico compasivo apiadará. Y eso nos hunde en un abismo de melancolía profunda, que puede conducirnos hasta las ganas de suicidio. ¿ Qué puedes hacer con un debilucho como yo, Señor ? ¿ Qué sitio y qué vocación esperas de mí ? ¡ No cuadro en ninguna parte !

El día 3 de abril del 2016, para la Fiesta de la Divina Misericordia, me encontré en la iglesia de Saint-Sulpice, en París, perdido en medio de una multitud de más de 3 000 personas. No sé por qué : durante la mitad de la misa, mientras que todas las condiciones estaban reunidas para que me metiera en la fiesta (además, estaba situado detrás del coro ; todo el mundo parecía feliz ; el Cristo Misericordioso es un gran día de Fe en el año y el descubrimiento del Perdón ; yo no vivía en el momento pruebas terribles ; el obispo Monseñor Rey, que oficiaba, hizo una homilía maravillosa sobre el Evangelio del día dedicado a la « incredulidad » de Santo Tomás ; etc.), sin embargo mi corazón estaba muy lejos. Perdí el control. Tenía ganas de irme. No la tenía. Empecé a fantasear amorosamente acerca de un chico católico que conocí recientemente, a sentirme ajeno a la ceremonia e incluso a la Iglesia Católica, a hacerme realmente el incomprendido y el marginado identificándome a todas las personas homosexuales católicas en mi caso (= los Invisibles de la Iglesia), a comparar mi situación a la de una persona minusválida o enferma que no disfrutará nunca en la tierra de la curación ofrecida por Dios a algunos elegidos. Y luego, de repente, sin razón, mi corazón endurecido se resquebrajó, se deshizo en lágrimas, se ensanchó, se calentó, como después de un eclipse solar. Mi vecina, una mujer ciega con su gancho blanco, que debía cumplir los cuarenta, y que parecía poseer una inteligencia sobrenatural, se volvió misteriosamente hacia mí y me pidió, en previsión del desplazamiento de la muchedumbre hacia la Eucaristía, este servicio : que la condujera hasta el Santísimo. « Podría usted acompañarme ? » En ese momento, con entusiasmo, dije que sí. Luego, en la espera del inicio de la distribución, empecé a romper discretamente en llantos, sin que mi vecina inválida se diera cuenta (obviamente), porque sabía que era el Señor quien me la había cuidadosamente enviado. A continuación, todo el canto de comunión (« Mi Señor y mi Dios ») insistía en el hecho de que no podía contar con nadie sino con Jesús SOLO. Durante la comunión, vi pasar delante de mí toda clase de feligreses, y en particular a personas en estado físico destartalado, casi grandes quemados, recordándome así que hay más desgraciados que yo. Y, por último, fue en el momento en que pensaba que nosotros, las personas homosexuales, éramos la escoria inútil de la Iglesia, cuando divisé en el coro a un amigo – secretamente homosexual y que me había revelado su homosexualidad la semana anterior – darse la vuelta para ayudar vocalmente a cinco de sus colegas tenores que se habían confundido en su contracanto. ¡ Aquella visión me mató (de felicidad) ! Era una avalancha de signos en cosa de segundos, para volver a ponerme en mi sitio, pero también para recordarme que era especialmente amado por Dios, incluso como persona estropeada, aislada, homosexual. Ahí está. Esa misa reflejaba perfectamente el abanico de sentimientos que pueden atravesar a una persona homosexual creyente durante toda su vida de Iglesia.
 

5 – ¿ La fe hace mi condición homosexual más difícil, compromete mi felicidad e incrementa mi malestar ?

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Sin lugar a dudas, sí. A primera vista, parece realmente más complicado ser homosexual y católico que ser homosexual a secas. Pero, ¿ quién dice que la comodidad y la ignorancia son la felicidad y no privan de libertad ? ¿ Quién deja pensar que la culpabilidad inconsciente es más fácil de aguantar que la culpa consciente ? Como escribía con razón el filósofo francés René Girard, lo sagrado contiene la violencia (y por lo tanto el sufrimiento), en el doble sentido del verbo « contener » : la contiene/la incluye al mismo tiempo que la canaliza/la impide. La fe en Jesús es, en un tiempo humano, la mayor gracia pero también la mayor prueba del creyente, y más aún del creyente homosexual. Lo empuja hacia tierras áridas, dudas profundas, dilemas dolorosos, culpabilidades justificadas, concienciaciones que lo apartan de su época, que le presionan al parecer « para nada ». De hecho, muchos ateos y no creyentes consideran que la religión es una « comedura de coco » y un « sadomasoquismo » tan terribles como inútiles e infundados. Pero en realidad, la fe, experimentada en el tiempo y en una verdadera fidelidad a Dios, pone a prueba la libertad del creyente homosexual purifica los impulsos de sus deseos y sus relaciones, entrega una alegría paradójica (la del deber y del esfuerzo cumplidos), produce muchos frutos. La fe es un don de amor. Cuesta recibirla y guardarla. Nos hace libres pero duele, porque no hay Amor verdadero sin combate ni sin don/entrega entera de sí mismo. Los ateos suelen pensar que es la fe quien crea la culpabilidad… cuando en realidad, son nuestros deseos y malas acciones que la construyen… Nuestra fe y nuestra conciencia tan sólo detectan un mal que no viene de ellas.
 

6 – ¿Por el contrario, en qué la fe católica es un « plus » en mi orientación homosexual?

cruz
 

La fe me da un conocimiento claro de mi identidad profunda, de mi pecado, de mis heridas, pero también de mi Salvación. Por lo tanto, ayuda a toda persona homosexual a amarse plenamente a sí misma y a amar plenamente a los demás, sin comedia, con sensillez, humor, originalidad, realismo y Verdad. Le entrega su verdadero significado y su belleza a una tendencia homosexual a veces duraderamente arraigada. Es la oportunidad de la vida de cualquier persona homosexual. ¿ Qué haríamos sin la fe ? ¡ Qué relaciones amistosas y amorosas vanas viviríamos sin ella !

A causa de ella y a causa de mi deseo homosexual que no he elegido, formo parte de dos mundos que individual, social y espiritualmente (y cuando la homosexualidad se practica) se oponen totalmente : el mundo católico y el mundo homosexual. Este mestizaje híbrido y bipatrida, que podría ser incómodo si todavía me engañara con ilusiones de encontrar al « amor homosexual » al mismo tiempo que mantuviera mi fe, o si francamente practicara mi homosexualidad, se convierte paradójicamente en un motor sorprendente para mi alegría de creer y para mi vida. La sabrosa guinda del pastel. Para empezar, la grieta homosexual me acerca a los que sufren, me hace prestar atención al más mínimo malestar psíquico, me permite detectar mejor a los feligreses o a las personas fuera de la Iglesia que tienen preocupaciones a nivel de su sexualidad, del amor, de la fe, y que necesitan mi ayuda. Ella relaja a los marginados, me hace hermano de cada uno, actúa como una puerta delantera original en la que todo el mundo puede entrar sin temor a ser juzgado. La homosexualidad es tan inesperada dentro de la Iglesia que en realidad demuestra concretamente la universalidad y la humanidad sorprendente de la Iglesia. Toda persona homosexual católica es un mensajero secreto e insolente de la Buena Nueva que es Cristo, la prueba viva de la Palabra de Resurrección siguiente : « La piedra que desecharon los constructores, esa fue hecha piedra angular. » (Mateo 21, 42) En realidad, ¡ las personas homosexuales en la Iglesia son toda una belleza !

Y luego desde un punto de vista más sobrenatural y místico, mi fisura homosexual hace posible una mayor comunión con Jesús en la Cruz (porque Él también vive un descuartizamiento doloroso), una mejor disposición para la recepción de la Gracia divina que va a atravesarla y trascenderla. La homosexualidad es una tierra idónea para la semilla sembrada por el Señor : escarificada, removida, rota, frágil, humillada, impotente, no puede luchar mucho tiempo contra el agua de lluvia y las buenas semillas divinas. La homosexualidad quiebra mi orgullo de creerme perfecto, me instala en una impotencia y un dolor que me impiden creerme un Superhombre que no necesita a Jesús. Me predispone a la humildad (si y sólo si no me rebelo y no la practico). Mi orientación homosexual puede ser, por gracia, motor y acelerador de santidad. ¡ Qué gracioso, impertinente e impactante el ser al mismo homosexual y católico, se lo juro ! Durante las evangelizaciones callejeras, por ejemplo, les aseguro que ¡ ello convierte diez veces más rápidamente a los transeúntes ateos que muchas oraciones, puestas en escena de escucha respetuosa, y soflamas !
 

7 – ¿ Cuáles son las desventajas de ser homosexual y fiel católico ?

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Esto es más que una desventaja. ¡ Es una Cruz ! Es una contradicción existencial casi impuesta. En la homosexualidad, el llamamiento eclesial a la indigencia es un dolor agudo y obsesionante que a veces se asemeja a un sadismo divino, a un suplicio, a una locura, a un problema insoluble, a una enfermedad. A ti que te sientes homosexual anuncian que si quieres vivir en conformidad con lo que te pide la Iglesia, no hay otra manera que renunciar a uno de los cinco sentidos humanos más importantes para ser feliz : el sabor. Tienes que comer sin sentir el gusto de lo que ingieres. Tienes que abandonar el goce, la carne, e incluso los sentimientos amorosos. Básicamente, ¡ amas y vives sin placer ! Te dan a conocer que, para ser plenamente feliz, es necesario que pierdas los placeres sencillos y a menudo intensos que son la ternura y la pareja. ¡ Y arréglatelas con eso para amar igual ! En realidad, siendo homosexual y católico, te atrae lo que no puedes amar ; y te repele la única cosa que te permitirá amar (= el matrimonio hombre-mujer amante o el celibato consagrado). Lo mismo : ¡ aguántelas con ello para encontrar la salida !

Y por si acaso eso no fuera suficiente, las cosas se complican cuando, de soltero (o incluso casado católicamente, con una familia que mantener), un día tropiezas con el hombre cuya sola presencia te entusiasma, cuya bondad, inteligencia, escucha, humor, integridad, nobleza espiritual, te dan en el centro del corazón. Excepcionalmente te encuentras con un alma noble, que te parece apetecible (y por razones más altas que una simple « cachonda »), que desea tu bien, que no está aquí sólo para su placer egoísta, que se siente lejos de todas las reivindicaciones políticas excesivas de la militancia homosexual clásico (incluso el activismo homo « cristiano »), y que puede compartir su fe y su ternura contigo. En mi caso, no es frecuente (las tentaciones son escasas, debido a que hay pocos chicos, incluso católicos, que me atraen tanto física, intelectual como espiritualmente, y con los cuales puedo proyectar una vida de « pareja » en común : desde el principio, la mayoría de ellos sólo quedarán hermanos y buenos amigos para mí), pero tengo que reconocer que dicha tentación puede volver a aparecer de vez en cuando. Y en el momento en que ella está allí, madre mía, ¡ cómo duele ! Aún después de cuatro años de calma absoluta. Y sobre todo cuando los sentimientos parecen encontrados, y que la voluntad de mantenerse fiel a la Iglesia de repente cuelga de un hilo… ¡ y no desaparecía siquiera, incluso si yo saliera con el hombre en cuestión, ya que esta fidelidad sería simplemente llevada por dos y no totalmente solo, y conservaría por una vez el sello de la comunión con Dios y con la Iglesia !

A veces descubro el dolor, la desgarro, la angustia, la agonía de la privación, la renuncia a salir con un chico católico del cual empiezo a enamorarme y que me atrae tanto como él se siente atraído por mí. Es un verdadero sufrimiento. « Te quiero. / Yo también… pero aún así, no hay manera. » Por mucho que ofrezca todo eso a Dios en mi oración, por mucho que sepa que debo asumir la responsabilidad y las esperanzas de muchas almas mediante mi fidelidad a la continencia, el dolor agudo del remordimiento no desaparece en seguida, y tal vez resulte duradera. La duda me asalta, y las preguntas « ¿ De qué sirve resistir (y en esta resistencia, hacer daño a un ser querido) ? » « ¿ Por qué el mal, habría total incompatibilidad entre la fe y la homosexualidad ? » « ¿ Por qué el mal, si es que se puede hablar en ese caso de mal, toma la apariencia del buen y genera bienes ?? » « ¿ Señor te enojarás contra mí, me podéis culpar familia y comunidad cristiana por lo que no he elegido o por romper mis compromisos/discursos pasados ? ») quedan pendientes, obsesivas. Siento bajo mis pies esta línea de cresta en la que no entiendo (ni intelectualmente ni emocionalmente) por qué digo NO a la « pareja » homo, ni por qué buenos motivos obedezco a la arbitrariedad de la fe, arbitrariedad que me aparece en el momento como una testarudez, una soberbia insoportable, un sacrificio de amor, un desperdicio, una intransigencia, una inflexibilidad vestida de piedad, una crueldad, una comodidad disfrazada de « valentía santa ».

Por eso nunca podré culpar a nadie, especialmente a una « pareja » homo católica que en un principio no eligió ser gay y que vive una vida « conyugal » y espiritual entregada a los demás y a Dios, por no imponerse la perfección del celibato continente, la justa distancia fraterna. Incluso a mí me parece que la distinción entre la continencia y la vida cristiana de « pareja » homo resulta a menudo tenue, inextricable. Y constantemente dudo que yo haya elegido el mejor camino. Lo que sí sé, es que, si la continencia es la mejor vía, aquella sigue siendo seca, no me hace mejor que los demás, y a veces apenas más feliz que ellos. Y no juzgaré a ningún católico homo que no puede/quiere seguirla, que no se siente capaz de la privación de ternura/compañerismo, que no mantiene el ritmo de carrera de resistencia de la continencia (llamada « amistad desinteresada »). Ambos casos – la « pareja » homo católica o la continencia sin el sacerdocio – son de todos modos soluciones por defecto. La una (= la continencia) es simplemente más libre y diferentemente desgarradora que la otra. Nada más. Conozco demasiado bien la amargura de la conciliación que es la « pareja homo » (¡ y cuanto más la « pareja homo católica » !), la insatisfacción de la « elección » de la solución dicha « fácil », todavía más devastadora que la aspereza de la continencia. Pero también comprendo a las « parejas » homosexuales católicas practicantes, su « valentía » (de la contradicción), las motivaciones de su compromiso. ¡ Tuvieron tan poca elección ! (excepto la de emparejarse y de no obedecer al 100% a la Iglesia). Acepto que la necesidad de vivir como hermanos parezca a los ojos de algunos como un artificio, una hipocresía, un desafío insuperable, una excepción inalcanzable, una irrealidad, frente a una persona que quieren obviamente mucho más que a un amigo. La elección de lo « correcto » o lo « posible » o lo « adecuado » o del « mal menor », en lugar del mejor, no merece el mayor castigo… aunque, respecto a los actos homosexuales en sí mismos, la Iglesia habla de « pecado intrínsecamente desordenado » que compromete gravemente la Salvación del alma. Una relación humana homosexual no puede equivaler al acto homosexual o se reduce al acto, aún cuando el acto le da sin lugar a dudas un tinte de pecado o de santidad.

En resumidas cuentas, ¡ le deseo mucho ánimo a cualquier persona que vive la prueba de ser a la vez católica y homo ! Esa situación es verdaderamente incómoda y no permite muchísimas hazañas. A decir verdad, las hazañas, tan sólo las he visto en la continencia… y aún, ésta sigue siendo crucificante. ¡ Y les deseo mucho ánimo a la Iglesia y al Papa para resolver esa ambigua frontera que separa la belleza de la « pareja » homo católica y la belleza de la continencia ! Es una verdadera lata de gusanos. Si me permiten una comparación elocuente, el caso de hibridez de condiciones y de situaciones relacionales ambiguas que constituye la « pareja » homo creyente practicante se asemeja a las paradojas que ofrecen los adulterios o los divorcios « logrados », las « fidelidades al matrimonio a toda costa », o bien las parejas hombre-mujer sólidas y concubinas qui viven fuera del matrimonio religioso porque éste no corresponde ni a su cultura ni a su educación. Nos encontramos con una « pareja » homo católica equilibrada al igual que con una pareja indudablemente radiante de divorciados que se han vuelto a « casar » y que han tenido hijos adorables nacidos de su segunda unión. ¡ Lío idéntico ! ¡ Gracias a Dios, existe el Espíritu Santo para desenredar todo eso ! Así que no puedo culpar a los sacerdotes que no saben cómo situarse claramente sobre la cuestión de la homosexualidad, más aún sobre una homosexualidad mejorada por alguna forma de espiritualidad, de castidad, de obediencia, de respeto, de amistad, de fecundidad y de Verdad. La delicadeza, la prudencia o el silencio de los curas a propósito de las « parejas » homosexuales, no son siempre relativismo, tibieza complaciente, o traición : a veces son el signo de su pobreza de corazón, de su humanidad, de su empatía típicamente crística. Como Jesús frente a la Samaritana, los sacerdotes nombran el pecado, dicen lo que la gente hace, sin emitir juicio de personas y sin dar a aquellas personas ordenanzas moralistas. Su fuerza sólo se limita en una presencia amante y una invitación exigente : « Vete a tu casa, llama a tu marido y vuelve acá. […] Es cierto ; no tienes marido. Has tenido cinco y ese con el que ahora vives no es tu marido. En esto has dicho la verdad. » (Juan 4, 16-18) ; « Ni te condeno ; vete, y no peques más. » (Juan 8, 11)
 

8 – ¿ Cuáles son las ventajas de ser homosexual y fiel católico ?

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Las pocas ventajas – ¡ y ya son enormes y suficientes para ser feliz ! – que veo en el hecho de ser homosexual y católico, es la gran libertad que confiere, son la extravagancia y el choque cultural personificados que crea. ¿ Cómo, si no por algún milagro, la combinación de lo que parece sociológicamente « imposible » puede existir y ser reunido en una sola persona muy viva y única, y lo que es más, feliz y asumiendo totalmente y su fe y su tendencia homosexual ?? La propia existencia del católico homosexual te deja sin habla, es una insolencia dentro y fuera de la Iglesia, y la oportunidad de un asombro permanente. Por supuesto, los otros hermosos beneficios de la mezcla fe/homosexualidad – hibridez que la mayoría de nuestros contemporáneos ven como un conflicto, una oposición, una homofobia interiorizada o una irrealidad – son el encuentro concreto y el apoyo incomparable de Jesús y María en el seno de la condición homosexual. Son los chistes y las sorpresas increíbles guardadas por el Espíritu Santo. Son los encuentros raros, divertidos, fulgurantes, sólidos e improbables que permite la homosexualidad, realidad deseosa que refleja todos los sufrimientos prohibidos e íntimos de la Humanidad, que desinhiba y atrae a muchos marginados y heridos de la vida, que reconcilia a mucha gente con la Iglesia. En serio, me he dado cuenta de que ser homo y católico nos abre la puerta de casi cada corazón humano. Incluyendo a las personas que no quieren dárselo a ministros de la Iglesia oficial. Y, por último, la gran ventaja de la combinación homosexualidad/catolicismo, me parece que es la humildad. Debido a que, en un momento dado, el aguijón de la homosexualidad impide al que proclama a Dios de forma súper original y súper poderosa que se haga Dios y se auto-glorifique. Por su naturaleza de miedo y de herida vergonzosa y violenta, la homosexualidad equilibra y mitiga necesariamente la euforia arrogante del apostolado original que permite. « Dada la extraordinaria grandeza de las revelaciones, por esta razón, para impedir que me enalteciera, me fue dada una espina en la carne, un mensajero de Satanás que me abofetee, para que no me enaltezca. » (2 Cor 12, 7) La homosexualidad sólo es fuerte cuando es débil y al servicio de la fe. Vivida en la fe, contiene su poder y su propia muerte.
 

9 – ¿ Qué es lo que, en la fe católica, aviva/refuerza la atracción homosexual ?

Fundamentalmente, hay una explicación positiva para la atracción homosexual católica (he dicho « explicación » y no « justificación » ni « razón positiva »). De hecho, es la grandeza del Amor de Dios. Un creyente un poco celoso de ella, demasiado halagado de verse provechosamente embellecido por la grandeza de los dones espirituales y humanos que Dios le ha ofrecido y por el amor que Dios siente por él, está más tentado que uno que no conoce a Dios a fundirse en Él, a creerse narcísicamente Jesús, a amarse a él mismo y a amar con exceso a sus semejantes sexuados, y por lo tanto más tentado por la homosexualidad. Queda claro que no se trata de una fe verdadera, sino sólo de un simulacro de fe, una fe descarriada, que incitan a la fascinación homosexual. Y la homosexualidad no es ni la culpa ni el hecho del Amor de Dios, sino de la libertad (mal utilizada y mal entendida por el ser humano) que induce este Amor. Cierta práctica católica protestantizada/islamizada estimula la transgresión de la diferencia Creador/criatura.
 

10 – ¿ Ya se ha enamorado alguna vez de un fiel católico ? ¿ de un cura ?

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Antes de elegir la continencia, confieso que entre el año 2009 y el 2011, mi búsqueda amorosa homosexual se dirigía lógicamente hacia un alter ego : alguien con quien podía compartir no sólo el placer físico sino también la comunión con Dios. Y a primera vista, el seminarista o él que sale del año propedéutico o el sacerdote, ¡ es un poco la encarnación del Príncipe Azul a ojos de cualquier creyente homosexual católico ! La joya especial que compagina la fe y el amor fiel. Bueno, en la práctica, resulta que caemos rápidamente en la cuenta de que la « pareja homo católica » sólo es hermosa cuando no se forma, y que existe una incompatibilidad misteriosa entre la práctica religiosa y la práctica homosexual, aún cuando la segunda es soñada « casta » : uno no puede rechazar la diferencia de sexos en el amor mientras se entrega totalmente a la Iglesia que ES la diferencia de sexos. Es imposible. Tal vez los hay que verán en tal paradoja un sadismo por parte de Dios, sadismo fortalecido por la fuerza y la ternura reales de las amistades continentes que harían creer en su propia superación. De hecho, personalmente, yo empiezo a enamorarme de un católico cuando estoy seguro de que sólo podremos ser hermanos y que nos mantendremos juntos en la continencia. En realidad, mi Príncipe Azul, es la continencia. Una vez que otro hermano católico homosexual desea romperla conmigo, he aquí que nos decepcionamos, que ya no somos atraídos el uno por el otro, ¡ y hasta nos damos cuenta de que lo arruinaríamos todo ! Yo entiendo por qué Don Xavier Thévenot (un cura francés) designaba la continencia como el « Camino Real » de la homosexualidad. A los que pretenden que la continencia sería la solución fácil, yo contesto : no, no es fácil, pero es la razón por la que es grande y que se ha de vivir. La continencia, es el comienzo de las verdaderas tentaciones (¡ o de las tentaciones verdaderas !). Es en el momento de lograr ser realmente continente cuando de repente, sin que lo hayas previsto, surgen las oportunidades amorosas serias (con católicos auténticos y homosexuales como tú, claro, que antes nunca habían salido del bosque : ¡ hasta llegaste a pensar que eras el único en el mundo !) Viendo esto, tienes ganas de volverte hacia Jesús para preguntarle si lo hace a propósito. No hay verdadera felicidad sin la Cruz, sin combate. Es la voluntad de Dios. Tiene un sabor único, intenso, amargo, insuperable y divino, esta belleza fraternal que sólo aparece en el límite fijado por la Cruz de Verdad de Cristo.
 

11 – ¿ Le rechazan a uno los sacerdotes por causa de homosexualidad ?

Gay sacerdote
 

Por lo general, somos muy bien recibidos porque hay cada vez más sacerdotes cualificados. Pero ocurre todavía con demasiada frecuencia que seamos rechazados, por desgracia. Ya sea porque nos encontramos con un cura rígido que confunde Verdad y Caridad (poniendo la primera encima de o en lugar de la segunda) o homosexualidad y persona homosexual. Ya sea porque nos encontramos con un cura cobarde que juega sistemáticamente el comodín « Ve a ver a un psiquiatra » para librarse de anunciarnos a Cristo. Ya sea (lo que es lo mismo que los dos perfiles anteriores, y mucho más frecuente hoy en día) porque nos encontramos con un cura que nos recibe demasiado bien, que es excesivamente complaciente con respecto a la práctica homosexual, que hasta nos aconseja « dejar correr », « desdramatizar » ¡ e incluso encontrarnos un maridito ! Justo cuando estaban deseosos de Verdad-Caridad, muchos de mis amigos católicos homosexuales fueron expulsados por algunos clérigos por el hecho de que aquellos querían acogerlos demasiado bien mediante una indiferencia relativista gay friendly. Iban de confesionario en confesionario, y su malestar iba profundizándose hasta el punto a veces que dejaban definitivamente la Iglesia. Sólo la Verdad es sexy, ¿ qué queréis hacer ?
 

12 – ¿ Qué decir en el confesionario como persona homosexual ?

confesionario
 

No soy yo a quien debe peguntarlo. Tiene que ser al Espíritu Santo. Usted ha de pedir a Jesús que le susurre en el oído en qué Le ha herido. En un confesionario, es el pecado (= nuestra relación con Dios) que debe salir de su boca ; no simplemente los errores (= nuestra conciencia de haber actuado mal) que ha cometido… aunque aquellos están relacionados con el pecado. Luego, mi consejo será doble : que usted vaya a ver preferentemente a un cura cuando no tiene nada que decirle (generalmente así se obtienen las mejores confesiones ; y es el sacerdote quien le ayudará a « dar a luz » dado que es el médico de las almas que se convierte en Jesús). Y además, si tiene usted muchas cosas que contar, no dude en escatimar la descripción de lo que le ha dañado y avergonzado más, porque ahí es donde está la mayor parte de su pecado… y por lo tanto le quitará un gran peso de encima cuando llegue allá arriba en el purgatorio y se encuentre en frente de su Libro de Vida (cf. el relato imprescindible de Mariano Estrepo). En fin, saque el archivo completo (de la homosexualidad, ¡ claro !) sin rodeos : masturbación, aventuras homosexuales, traiciones de los amigos, sitios web de citas, cachondas, saunas, Comunión Eucarística tomada en estado de pecado, alejamiento de la Iglesia, adulterio y esposa engañada, vida de « pareja homo » caótica, consumo de drogas, etc. Los sacerdotes católicos de hoy no sólo no caen desde muy alto y no le encontrarán vulgar (¡ oyen bastantes bolas todo el santo día !) sino que encima, hay fuertes probabilidades para que la confesión de su infamia les agrade a más no poder : pensarán, gracias a usted, que ¡ no son sacerdotes por nada ! ¡ Es a través del reconocimiento de su basura y de su barro como usted purifica su corazón y purifica el corazón y el ministerio del sacerdote ! Por increíble que parezca.
 

13 – ¿ La fe hace que las familias son más homófobas y más intransigentes ?

familia
 

Si por desgracia la fe siempre servirá de excusa – hasta el regreso de Cristo – para la violencia, el rechazo, la hipocresía, la estupidez de muchos fariseos « católicos » contemporáneos (hasta el propio diablo conoce la Biblia de memoria, y forma parte de uno de los doce discípulos a través de Judas), ¡ esto no quiere decir que la fe, o Jesús o todos los católicos tengan la culpa ! Una fe vivida verdaderamente en la humildad y la obediencia a la Iglesia sólo da buenos católicos y familias amantes. Si sus padres católicos practicantes regulares se portan mal con usted en relación con su homosexualidad, no se debe al hecho de que son católicos, sino a que no son católicos (de corazón) o que es usted quien no es realmente católico ni tolerante con aquellos que creen. ¡ Pero el Señor y su Iglesia, ellos, no tienen nada que ver con la homofobia que puede conocer ! Y la participación en las manifestaciones contra el « matrimonio homosexual », una ley objetivamente injusta y despreciable (véase la pregunta n°63) no sólo no es una prueba de antipatía homófoba de su familia hacia usted, sino paradójicamente una hermosa muestra de solidaridad.

Quisiera decir que, de todas las personas que escuchan mi testimonio y están al tanto de mi homosexualidad, son los católicos quienes me acogen más y quienes menos me juzgan (aunque, por supuesto, entre los católicos, las reacciones son muy contrastadas y cambiantes, y la recepción no es ideal en absoluto, inclusive en tiempos de « matrimonio para todos »). Mi balance globalmente elogioso contradice un poco – pero no completamente tampoco – la mala fama que tradicionalmente se les atribuye a los católicos, que son mucho menos « cerrados » que las personas que se hacen pasar por nuestros amigos y defensores de « nuestros derechos (homosexuales) » pero que en realidad no saben nada de los sufrimientos que experimentamos so pretexto de querer nuestro bien. La intolerancia homófoba, aún lo compruebo ahora, proviene sobre todo de los defensores ateos gays friendly de la seudo « identidad homosexual » y del seudo « amor homo » : aquellos activistas nos encierran en una identidad y un sentimentalismo asexuado que no son nosotros y que no nos colman.

Desde mi propia experiencia, sin embargo, nunca he sido mal acogido por un sacerdote cara a cara (¡ al contrario !), nunca me han cerrado una puerta de confesionario en la cara, nunca jamás me han lanzado tomates en las parroquias, los grupos de capellanía y las clases de institutos católicos que he visitado. Miedos, sospechas, golpes bajos y chismes por detrás, indiferencia, traiciones, sí, a veces. Pero nunca ataques frontales ni linchamientos ni amenazas (de los cuales en cambio son capaces muchos de mis hermanos homosexuales y la mayoría de las personas que se hacen llamar « heteros »). Simplemente porque desde el punto de vista argumentativo, los católicos no pueden competir conmigo en el terreno del conocimiento de la homosexualidad ni con la continencia que me ha tocado vivir por gracia. Y además porque, de todos modos, y desde toda la eternidad, la Iglesia católica pertenece y obedece a Dios-Amor, por lo que en algún punto, la maldad de sus fieles se para.
 

14 – ¿ Su comunidad eclesial le ha rechazado ?

Antonella
 

Sí en mi parroquia de Cholet, ciudad del noroeste de Francia (los feligreses me ignoraron y algunos incluso me han dicho que les di vergüenza en el momento de mis tomas de posición en contra del « matrimonio homosexual »). Sí por las órdenes religiosas en mi propia ciudad natal. Si en muchas capellanías (por ejemplo, los dos líderes de la capellanía de mi barrio parisino – un cura y una monja vestida de civil – me han expulsado sin ningún motivo aparente). Sí en casi todos las establecimientos escolares católicos franceses. Sí en un movimiento humanitario católico – que no voy a nombrar – por el que había postulado para ir al extranjero. Si en mi propia parroquia en París (tuve que esperar tres años antes de que me propusieran testimoniar). Sí por muchas comunidades parroquiales en toda Francia, que me habían acogido con entusiasmo en un principio y luego cambiaron de chaqueta. Sí por la inmensa mayoría de los sacerdotes y obispos. Sí por casi todos los periódicos católicos, sin excepciones. Sí en el Vaticano. Sí incluso en los movimientos católicos de acompañamiento de las personas homosexuales. Mientras que, concretamente, en el fondo como en la forma, tienen poco cosa que reprocharme. La ignorancia es la principal explicación. El miedo, la estupidez, el orgullo y la maldad, las explicaciones-anexas. En los tiempos que corren, ser homosexual en la Iglesia Católica no es nada valorado, se lo digo. Aún cuando, obviamente, no se trata de excomulgación, y que a cualquier observación general negativa se le pueden añadir miles de felices excepciones, y que la Iglesia Católica es guiada por el Espíritu Santo, siempre. Por lo tanto me siento totalmente solidario de mis hermanos homosexuales que tienen suficiente corazón y fe para quedarse en Ella a pesar de todo. Y entiendo a aquellos que se largan y que Le desobedecen, aunque no los justifique y que no tendrían que irse/hacer el mal.
 

15 – ¿ Alguna vez le han decepcionado los sacerdotes acerca del tema de la homosexualidad ?

claudio
 

Sí. Estoy constantemente decepcionado. Y es totalmente lógico. ¡ No llevarán la Cruz de la homosexualidad en nuestro lugar ! Sólo Jesús y María nos pueden entender… y de vez en cuando, a trompicones, por atavismo de Gracia, y por intervención del Espíritu Santo, algunos de sus ministros. En general, a propósito de la homosexualidad, los sacerdotes católicos están indefensos. Saben teóricamente lo que pedirnos (se saben al menos el Catecismo, e incluso algunos se apoyan en mis escritos). Pero son muy conscientes que lo que ofrecen está en fase experimental, se parece concretamente a una vía muerta, y es el plato amargo de la continencia. Ellos tienen el deber de proponer un camino fiel al Magisterio y al mismo tiempo no se ven pidiendo a alguien lo que ellos mismos no siempre viven, o que no viven con facilidad. No se ven indicando a las personas homosexuales un camino vocacional que no será el suyo… porque ellos, al menos, son sacerdotes : ¿ hacia dónde enviar a las personas homosexuales, si no a la soledad de un celibato que no será consagrado/ordenado, o a un matrimonio ? Hablan de un tema (la homosexualidad) que no comprenden siempre (aunque sólo fuera sensiblemente) y se dirigen a personas que saben mucho más de homosexualidad que ellos. Sólo pueden empatizar. Cuando ères sacerdote, no tienes más remedio que proponer una vía que la persona homosexual sólo puede imponerse libremente a ella misma y que sólo Dios le puede dar : la Cruz. Estupendo… Decepción al final del camino.

Además, nosotros, las personas homosexuales continentes, somos tan pocas entre nuestros gemelos de orientación sexual, que Dios nos da la impresión de que estamos abandonadas a nosotras mismas, que somos nuestra propia referencia y nuestro mejor apoyo. No podemos encontrar amparo en ninguna parte. Y esto es normal. Es la unicidad radical de la Cruz. Y aún cuando me dicen : « Ve a pedirle consejo a tu padre espiritual, vete a buscar ayuda y consejo ante un sacerdote cuando te sientas en el ojo de la tormenta », me doy cuenta concretamente de que soy casi su única referencia de éxito de continencia homosexual, que todo lo que saben los curas acerca de la homosexualidad se lo he enseñado yo. Entonces, ¿ a quién acudir cuando la crisis interna está en su peor momento ? Siento decírselo, pero la verdad es que nuestro único alivio en este tipo de situación no proviene ni de los sacerdotes, ni de los Hombres, sino principalmente de Jesús y de nosotros mismos. « Los seres humanos son vanidad. » (Salmo 62, 10) La Cruz implica el aislamiento y la singularidad. ¿ Qué quieren que les diga ? Sólo Jesús lleva nuestra Cruz con nosotros (y Él, además, no tiene dónde reposar la cabeza). No los demás. No confíemos en los Hombres.

Una vez dicho esto, la conciencia de nuestro aislamiento tendría con qué llevarnos al suicidio o a una depresión severa. Porque verdaderamente, nosotros, las personas homosexuales, no se nos ayuda. Pero a pesar de todo, sólo tenemos una única ayuda – la de María y de Jesús – y ésta es la mejor. Pidámosle a Jesús sus consuelos. ¡ Él nos los da ! Especialmente frente a su Cruz. Plazo de respuesta en caso de tentación homosexual : como máximo dos días. Pero, en general, ¡ puede ser en el instante !

Ayer mismo, no andaba muy bien. En mi fiesta de cumpleaños (aún exitosa), encontré por casualidad a un chico de mi edad que me sedujo, y como suele pasar durante 48 horas en tales casos, esa tentación romántica me deprimió, me sumergió de nuevo en cuestiones existenciales y amorosas dolorosas, que me parecían en el acto insuperables. Pierdiendo las ganas de hablar, de escribir y de expresar lo que sea por Internet (éste suele ser el habitual « efecto de los sentimientos amorosos homosexuales » en mí), no tenía sentido que me quedara en casa. Y como todavía no había asistido a la misa de mi jornada dominical, decidí – una vez no hace hábito – ir a la iglesia de San Antonio de Padua, en el bulevar Lefebvre (15º districto de París), andando, aunque está lejos de donde vivo. En el fondo, lo comprendí después : era una invitación de San Antonio en persona. En el camino, me encontré con al menos cuatro parejas hombre-mujer diferentes que se dieron besos de competición, delante de mí. Como para ponerme a prueba. Además, le daba vueltas a una venganza secreta contra una invitación de una periodista de Radio Nuestra Señora que entró en contacto conmigo por teléfono en la mañana, y que me parecía tener jeta, después de todo lo que esta radio seudo « católica » me había hecho, después de su desastroso trato de la homosexualidad desde hace años.

Llegué con el corazón partido, lleno de revuelta, de tristeza, de lágrimas, ante la estatua de San Antonio de Padua, dentro de la iglesia del mismo nombre. Doblé la rodilla ante él, mientras quedaba derecho y digno, implorando su piedad, sin teatro, sin fuerzas para expresar lo que sea durante un cuarto de hora. Sólo para estar allí y porque estaba harto. ¿ Por qué me haces esto a mí, Señor ? ¿ Por qué tengo que quedarme soltero si me hace sufrir tanto ? ¿ Simplemente por la linda cara de una promesa pública ? ¿ Por obediencia académica a una moral católica sobre la homosexualidad, de la cual nadie – ni siquiera los sacerdotes y el Papa – están muy seguros ? Todo lo que hice fue pedirles a San Antonio y a Jesús una sola cosa : que me consolaran. Clavé mi mirada – como nunca – a la cara sonriente del santo. Su lis de la virginidad sobresalía bien. Y de repente, de la estatua salió una frase : « Hay que sufrir. » No la he oído claramente como se oye a un ser humano. No era tampoco una visión. Pero la frase se repetía en mi cabeza. « Es verdad, me dije, no hay Amor ni Salvación sin sufrimiento. Es esta la Verdad insoportable que el diablo no aceptó. Ese es el consentimiento más intolerable para aquellos que no entienden a los católicos y que sueñan con una fe-confort. Quieren amor sin sufrir. Quieren ser salvados sin pasar por la Cruz. Y esto, es imposible. Hay que sufrir para ser salvado. Y el sufrimiento que vivo ahora mismo es necesario si quiero amar y ser salvado. » Dicho así, parece sencillo, pero si los sacerdotes, en sus homilías y en el confesionario, anunciaran más a menudo aquella obligación del sufrimiento (« No sé si lo sabéis, pero tenéis que sufrir. Si no, no amaréis y no seréis salvados. »), ¡ seguro que nos sentiríamos menos culpables y sufriríamos mucho menos que de tener que deducirlo solos o por los acontecimientos, o sintiendo el dolor como algo anormal ! No sólo es « normal » sufrir, lo contrario es preocupante.

Luego comenzó la misa de las seis de la tarde. A pesar de que no tenía nada que ver con los textos del día (Hechos 7, 55-60 ; Salmo 96, 1-9 ; Apocalipsis 22 : 12-20 ; Juan 17, 20-26), el canto de entrada y el canto final eran dedicados al Espíritu Santo : empezaba muy fuerte. Había pedido consolaciones : ¡ las tuve ! Primero, el Señor me mimó porque sólo había cantos que podía embellecer con el contracanto de mi voz del bajo. Además, el sacerdote que oficiaba solo era un sacerdote italiano joven, muy agradable para la vista. Y encima, tenía una espontaneidad y una profundidad increíbles. A decir verdad, es raro encontrarse con sacerdotes guapetones. En general, más bien tenemos derecho a los fines de serie, a tipos mayores o a bellezas gélidas y hieráticas tipo Escuela militar. Por lo demás, no basta con que sean jóvenes para ser atractivos. No basta con que sean hombres para ser masculinos y amables. No basta con que sean guapos para que no saquen provecho de ello. Pero Dios se empeñó en regalarme ese prodigio : un sacerdote guapo, inocente, masculino, enérgico y sencillo. Allí, por lo visto, Jesús hacía un esfuerzo especial para mí, para complacerme de una manera sana. Y no me sorprende que Él haya tomado la forma del padre Claudio : siempre escoge a las personas más bellas, tanto por dentro como por fuera. Con aquel padre Claudio Avogadri, ¡ fue para mí el consuelo visual ! (jaja) Y yo que lloraba interiormente por tener que dar mi belleza y mi edad a Jesús en la virginidad, renunciando a los hombres sexys de mi generación, tenía frente a mí otro regalo de Jesús : un hombre hermoso que no podía desear, pero que igual que yo había escogido el celibato y ha sido elegido por Dios para ser continente. Esto me calmó los nervios y me divertió al mismo tiempo.

Lo más asombroso vino después. Don Claudio comenzó la misa diciendo que la segunda lectura era la ultimísima de la Biblia, y que por su contenido, tenía lo suficiente para llevarnos al consuelo y a la fidelidad completa : ¡ la Parusía que nos librará de las tentaciones y de nuestros esfuerzos es inminente ! « Mira, vengo pronto y traigo mi recompensa conmigo para pagar a cada uno según su trabajo. » (Ap 22, 12) ; « Sí, vengo pronto. » (Ap 22, 20) En líneas generales, el padre Claudio nos respaldaba como un entrenador benévolo y reconfortante : « ¡ Aguanten, amigos, aunque estéis sufriendo en este momento ! ¡ Vale la pena que quedéis firmes un ratito más ! ¡ Porque Jesús está a punto de llegar ! » Además, las lecturas de la misa remitían a la pureza en el sacrificio de nuestra persona a Dios. « Se acerca la hora. Que el santo se santifique aún más. Bienaventurados los que lavan su ropa con la sangre de Jesús. » Caía como anillo al dedo.

Intrigante fue también la homilía que el padre Claudio hizo en un idioma francés casi perfecto, y que respondió casi palabra por palabra a las expectativas que había formulado anteriormente a San Antonio. ¡ Como si el santo le hubiera pasado a su joven cura toda nuestra conversación privada, toda mi oración ! Con franqueza, el sacerdote nos confesó desde el principio que sobre el texto del Evangelio (Jn 17, 20-26), muy centrado en el tema de la Unidad, él no tenía prácticamente nada que decir. Es una oración del corazón. ¿ Qué se le puede añadir ? ¿ Qué comentar más ? No se disecciona una oración. Habla por sí misma (Yo igual, frente a San Antonio, y durante el día completo, ¡ me quedé sin palabras ! ¡ Y mi reciente tentación homosexual me dejó mudo, incapaz de escribir !). También enfocó su homilía no en la Unidad – como hubiera sido de buen tono hacerlo, y como se afanan por hacerlo en este momento los moralizadores católicos-bobos (burgueses-bohemia) mediáticos que parlotean sobre la « unidad de los cristianos » y sobre la « Misericordia » para que no se les diga su falta de ánimo para anunciar la Verdad – sino en la fidelidad a sí mismo. A priori, no soy un adepto del concepto de « fidelidad a sí » porque a menudo, en nuestro mundo, ésta es una excusa para el egoísmo. Sin embargo, en boca de este cura, la fidelidad a sí mismo estaba tan conectada con Jesús, con nuestra conciencia interior (el Espíritu Santo), con el martirio de san Esteban (« ¿ Por qué él fue hasta el final ? ¿ En nombre de qué ?? » preguntaba el padre Claudio), que era exactamente lo que necesitaba oír con respecto a mi compromiso con la continencia homosexual : « Cuando soy infiel a mí mismo, es a Jesús con quien soy infiel. Cuando me atacan, es a Jesús a quien atacan en mí. » El padre Claudio nos hizo un contundente llamamiento a vivir en coherencia y fidelidad con lo que sentíamos en el fondo de nuestra alma, con lo que habíamos decidido, para no someternos a los dolores de la « fragmentación » (expresión que resonaba como un italianismo), a las tristezas de la « pérdida de nosotros mismos » en prácticas o relaciones que no nos correspondían. Y aquel fondo de nuestra unidad, es Jesús. Luego, nos explicó que era importante inclinarse ante una persona, porque eso era el verdadero amor (… yo acababa de arrodillarse mucho tiempo delante de San Antonio). Después, aludió a la melancolía que podíamos sentir en determinados momentos de nuestra vida, incluso cuando hace un lindo día fuera (… y era exactamente la sensación paradójica que me rompía el corazón justo antes de llegar a esta iglesia y de haber caminado en aquel hermoso día de primavera parisina). A la salida de la misa, esperé a que ya no hubiese nadie para entretenerme con el padre Claudio, y agradecerle (sin malentendidos) que haya sido sin saberlo el Mensajero de mi intercambio privado con San Antonio justo antes de la misa. Darle las gracias por haberme consolado tan bien. ¡ Creo que le dio gusto ! Y era verdad, además.

¡ Así que ya véis como los sacerdotes son decepcionantes y desde qué perspectiva lo defiendo ! Entonces, en pocas palabras, si usted se siente homosexual, sobre todo, no espere nada de los sacerdotes. Pero esperen todo de Jesús que han revestido. Algunos sacerdotes son el consuelo de la homosexualidad continente.
 

16 – ¿ Lo pasa mal que su familia haya ido a manifestar contra el « matrimonio homosexual » ?

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No. Estoy más bien enojado con los miembros de mi familia que no fueron a manifestar, ¡ aunque los entienda muy bien por otro lado ! Las Manifestaciones Para Todos eran tan homófobas (no en intenciones, sino en práctica) y tan inconscientemente favorables al « matrimonio para todos » (por su defensa implícita de la Unión Civil y de la heterosexualidad) que ¡ había razones para huir de ellas ! Durante las Manifestaciones Para Todos, toda persona homosexual creyente se encontraba entre la espada y la pared, dividida entre una profunda rabia frente a la homofobia bienintencionada de la mayoría de los manifestantes (« Cariño, si vamos a manifestar, no es nada contra ti, sabes. Es por las consecuencias sobre los niños. » mentían sinceramente los padres ; y el hijo homo o sus amigos les contestaban : « ¿¡ En serio ?! Esta ley pasa en nombre nuestro, en favor de las personas homosexuales. Es nuestro regalo personalizado, nuestro reconocimiento social y material. Traduce nuestro amor. Se hace pasar por nosotros… Y ahora me estáis diciendo que la homosexualidad no tiene nada que ver con ella ?!? ¡ Toda la reivindicación política, jurídica, social, sentimental, identitaria de aquella ley del ‘matrimonio para todos’ se basa en la creencia en el amor homosexual y en las personas homosexuales ! ¿¡¿ Os estáis burlando de nosotros o qué?!? ») y la homofobia objetiva y sin embargo sútil de la ley del « matrimonio para todos » en sí (de hecho, ofrecer en la forma de un contrato la diferencia sexual a « parejas » que no la incorporan, significa hacer un regalo envenenado e inadecuado a las personas que se aplaude mientras se las censura y se las utiliza para vengarse en secreto del matrimonio tradicional, es conceder un privilegio que no cambia para nada las situaciones de sufrimiento y la insatisfacción que ellas viven de manera concreta y diaria).

Todos las personas homosexuales creyentes sensatas han podido comprobar rápidamente que Jesús ha sido descartado de las manifestaciones ; y el tema de la homosexualidad así como nosotros, las personas homosexuales, ¡ igual ! Por lo tanto, fuimos rechazados en las dos dimensiones más íntimas y más importantes de nuestra persona. Entonces sí, ¡ había mucho motivo para que viviéramos mal las manifestaciones pro-Vida de oposición al matrimonio homosexual ! Incluso después del huracán y de la ola de autosatisfacción cómoda de la victimización, los manifestantes en contra del « matrimonio gay », avergonzados, apenas se atreven a mirarnos a los ojos ahora. Esta es la prueba que hubo homofobia y catofobia : a la vez por parte de los pro-matrimonio-para-todos, y por parte de la anti-matrimonio-para-todos. Si no fuera por Cristo, ¡ toda aquella hipocresía casi me impulsaría a romper mi continencia y a aparecer en público ante todos esos fundamentalistas Pro-Vida « católicos » para dar un besuqueo (con doble ración de lengua) a un hombre delante de sus narices !

La experiencia de las Manifestaciones Para Todos fue un trauma increíblemente violento que aún no se ha identificado ni curado, no tanto en la sociedad civil sino dentro de la Iglesia Católica. De hecho, los católicos todavía están seguros de que no tienen nada que reprocharse. Les llevará un tiempo reconocer la brecha interna que les divide a causa de la ley del « matrimonio homosexual ». Por eso, en adelante, se están preparando a oponerse mucho entre ellos, además a causa de malentendidos que parecen « detalles », porque no habrá habido perdón antes.
 

17 – ¿ Las personas homosexuales han sido siempre bien acogidas en la Iglesia ?

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Públicamente, y por lo que he visto, las personas homosexuales no han sido casi nunca bien recibidas (salvo a escondidas). Porque a partir del momento en que esta acogida es visible, llega el temor a las recuperaciones y a las interpretaciones, o bien surgen el acomodamiento con el « amor homosexual » y la complacencia demagógica. En mi opinión, en este momento, hay una persona en la que eso constituye una excepción, es el Papa Francisco : ni demagogo ni indiferente.

Por lo demás, si nos exhiben o nos invitan, a menudo es en un destello, y sólo para precaverse de la presunción de homofobia, más que por lo que decimos. Veo el lío que es para los católicos y sacerdotes el hacerme venir para una conferencia, y sobre todo para que ésta sea pública. Mis intervenciones suelen convertirse en una moda pasajera o literalmente en Asunto de Estado, inclusive dentro de las parroquias y capellanías. Por ejemplo, a principios de junio del 2016, en Lille (ciudad del Norte de Francia), dado que mi testimonio sobre el tema del consuelo – en relación con la homosexualidad – había sido objeto de una invitación amplia en las redes sociales católicas, aquello desencadenó una mini guerra civil en el mundo católico de la ciudad : miedos, chantajes, amenazas, escepticismo de algunos sacerdotes, censura por parte de la Pastoral de la Salud y luego de la Pastoral de las Familias, escándalo… ¡ Como si yo fuera un criminal peligroso ! Inconcebible. Estuve a punto de cancelar. Afortunadamente, la conferencia tuvo lugar igual y sucedió estupendamente, sobre todo gracias a la combatividad de los organizadores. Pero ¡ cuántos fueron los obstáculos por una simple invitación ! Y lo peor, es que las trabas por la acogida de las personas homosexuales, los ponen aquellos católicos que pretenden ser nuestros mejores amigos… pero que en realidad nos cierran las puertas de su iglesia en cuanto abrimos la boca para contarles lo que vivimos.

En descargo de los católicos, y para dar al César lo que es del César, las personas homosexuales, en la Iglesia Católica, son un poco mejor recibidas que en otros lugares. Porque los católicos están más preparados para la hospitalidad, para comprender la realidad de la Cruz en todas las situaciones humanas, y para no juzgar a las personas según sus acciones o heridas. Pero incluso en su caso, aún hay mucho margen de mejora para que se relajen respecto a la homosexualidad (¡ especialmente los católicos que nos apoyan demasiado para ser limpios !) y por otro lado para acoger a las personas homosexuales en Verdad, y con más razón a las que viven lo que pide la Iglesia y que se contentan con transmitir simplemente lo que Ella recomienda.

Sin embargo, en cualquier caso, lo cierto y muy alentador, es que Jesús, por su parte, siempre nos ha acogido bien y sigue haciéndolo ; y acerca de las personas de Iglesia que Lo imitan, ellas también son tan perfectas como su Maestro. El verdadero católico abre sus brazos al ser diferente, al segundón, al que no se ama o que es rechazado, al delincuente, al criminal, al herido en su sexualidad. Él es leal en sus amistades y no le da miedo al qué dirán. No considera la Caridad como una sumisión o una corrupción. He conocido a mucha gente así en la Iglesia Católica. Gracias a Dios.
 

18 – ¿ Existe una presión de los medios católicos tradicionales contra las personas homosexuales ?

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Sí. La he comprobado. ¡ Por personas interpuestas, además ! Por ejemplo a través de la pequeña carrera de obstáculos de mi compañero de piso actual : un chaval genial, católico, muy sencillo, que no es homo, y que en un principio tuvo que sufrir a causa de su entorno. A pesar de que no tenía dudas sobre mí, de que tiene una novia oficial con la que se va a casar, ha tenido que aguantar la fama de vivir « bajo el mismo techo que un homo » acerca de sus amigos y familiares. Los prejuicios fijos que se ciernen sobre las personas católicas con educación tradicional que desean encontrarnos y mezclarse con nosotros en su vida cotidiana, demuestran que ¡ hace falta mucha perseverancia para no desanimarse y para encargarse socialmente del tema de la homosexualidad ! Ya se pueden imaginar desde luego las actitudes de rechazo, de desconfianza, de miedo, de indiferencia, de hipocresía, que nosotros, las personas homosexuales, a veces tenemos que soportar directamente en nuestra propia parroquia y en los círculos conservadores. ¡ Sobre todo si nuestra homosexualidad llega a ser conocida públicamente !

Entreteniéndome también con católicos tradicionalistas asumidos y abiertos, relativamente lúcidos sobre las ventajas y las intransigencias de su entorno social/religioso « orgullosamente reaccionario », y que han sido sensibilizados gracias a mi trabajo a la riqueza de la interpretación universalista y crística de la cultura homosexual, admiten todos la existencia de una « profunda homofobia de ignorancia » que observan generalmente entre sus compañeros tradicionalistas, sin que sea necesario para mí insistir. La encuentran tanto más perjudicial cuanto que me conocen en la vida real y saben lo bien que nos llevamos juntos, cuánto estoy muchísimo más cerca de los tradicionalistas que de los progresistas, cuánto las hostilidades de la gente de su familia política/religiosa se basan en malentendidos absurdos : « Sucede por ignorancia, esta cerrazón de los tradicionalistas respecto a la homosexualidad y a tu discurso, me aseguran. Qué pena… ¿ No habría manera para que te escuchen ? »

Dicho esto, para tranquilizar a los católicos tradicionalistas que nos escuchan y respetan, la presión de los círculos católicos progresistas contra las personas homosexuales es mucho más violenta. Porque ellos, nos odian pensando amarnos. Por lo que ni se dan cuenta de su maldad. Quizás la ignorancia de los tradicionalistas resulte menos difícil de digerir que una pasión amorosa tan impetuosa y paradójica como el fanatismo gay friendly.
 

19 – ¿ Son los católicos homófobos ?

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Lo pienso. Al contrario de lo que había asegurado por televisión el 8 de mayo del 2011 y durante las Manifestaciones Para Todos en el año 2012, por demagogia y para tranquilizar a mis compañeros de fe y convencerme a mí mismo, observo que los católicos caen regularmente en la trampa de la homofobia. La prueba es que no pueden soportar que se les trate de « homófobos/homofóbicos », y se pontifican tan pronto como oyen la palabra « homofobia » que desprecian sin haber buscado a conocer su sentido, su esencia, sus mecanismos, a las personas y las acciones que se esconden detrás. Consideran la homofobia como un simple insulto o una ideología modernista infundada, construida desde cero por el antifascismo moralizante libertario. Mientras que la homofobia, concretamente, son intenciones y hechos reales (insultos, acoso, rechazos, asesinatos, suicidios, violaciones, actos genitales violentos o no, exterminios de masa, sistemas políticos, etc.), son agresores y agredidos (cuando no son ambos…). Sí, la mayoría de los católicos es homófoba. Como cualquier ser humano que es capaz – especialmente cuando no se encuentra bien – de tener miedo a sí y a sus semejantes hasta el punto de atacarlos/atacarse a sí mismo, y en particular de atacar a las personas homosexuales. Todos somos homófobos a causa de nuestra humanidad común y de nuestras complicidades repetidas con el pecado original. Ni siquiera yo, a veces. A pesar de todo, sigue siendo más escandaloso que la homofobia (= miedo al mismo + temor a la homosexualidad + ataque contra las personas homosexuales + « identidad » y práctica homosexuales) provenga de católicos, porque ellos conocen la Verdad-Caridad, y por lo tanto tienen aún más la obligación a obedecerLe absteniéndose de caer en la práctica homófoba.

Por experiencia propia y relativamente larga en la Iglesia Católica, les puedo asegurar que la homofobia está muy establecida en las comunidades parroquiales y en el Clero. Por supuesto, indicar esta fuerte tendencia no borra las numerosas excepciones a aquella. Hay algunos fieles y algunos sacerdotes que aman verdaderamente a las personas homosexuales y nos acogen en Verdad. Pero el miedo a la homosexualidad, cuya fuente se arraiga a menudo en la ignorancia, en una angustia legítima frente a la extrañeza y al pecado, mucho más que en una voluntad calculada para dañar y acoger mal, es real y muy generalizada. Los católicos, en conjunto, hacen de la homosexualidad un tabú, un « no-tema », un peligro, y hasta – por relativismo « misericordioso » – un amor del cual sobre todo no haría falta hablar. Confunden el acto homosexual y la persona homosexual, o bien el pecado y el signo de pecado. Están aterrorizados a la idea de sólo pronunciar las palabras « homosexualidad » y « homofobia ». Este deseo de enterrar el tema de la homosexualidad constituye la primera etapa de lo que se llama homofobia. Y cuando no se le enfrenta a un miedo y no se le alumbra a la luz amante del Evangelio, aquel se transforma muy rápidamente en irritación, en repliegue paranoico, en violencia, en amenaza, en rechazo de personas que el término prohibido abarca.

He oído por parte de mis propios amigos gays católicos el relato verídico de algunos linchamientos homófobos espectaculares e inadmisibles, orquestados por comunidades católicas enteras (inclusive supuestamente « nuevas »). He visto que ponían a feligreses homosexuales en cuarentena por haber sido atrapados en delito de adulterio o de seducción homosexual, mientras que antes de su descenso de categoría, eran los preferidos de su asamblea religiosa, de su parroquia, de su grupo de oración, de su abadía. Acabaron en depresión, tratados como apestados de los cuales es mejor alejarse, como príncipes descoronados y caídos, como héroes inmediatamente rebajados al rango de traidores o de manipuladores pedófilos (porque, por supuesto, muchas buenas familias católicas hacen la amalgama habitual entre homosexualidad y pedofilia), con cargo punitivo colectivo implacable, digno de una manada de lobos, y a menudo con la histeria melosa que se hace de « psicóloga », que « patologiza » y « espiritualiza » a más y mejor (« ¡ Te excluimos, pedazo de perverso narcisista ! ¡ Mariscariote ! ¡ Y no vuelvas ! ¡ Sin embargo, queremos que sepas que seguiremos rezando por ti ! Te lo decimos con toda amistad, eh… »).

Me encontré con chicos extraordinarios, dulces, talentuosos, para nada perversos, que sin embargo perdieron todos sus galones de la noche a la mañana, que fueron abandonados por la mayor parte de sus amigos católicos y por su red religiosa antes calurosa, que fueron definitivamente excluidos de su parroquia o su abadía, simplemente porque su homosexualidad en acto fue descubierta y no sólo les implica a ellos (pues claro : para practicar su homosexualidad cuando se es católico, en general, no se puede hacerlo solo, ni fuera del mundo católico…). Si no te quedas en los clavos, si no piensas exactamente como nosotros, si no correspondes al retrato idealizado que tenemos de ti, si defraudas las esperanzas de vocación sacerdotal que ponemos en ti, si pasas el acto homosexual (y que, encima, te hemos dejado un puesto de responsabilidad en el que has arrastrado a otra persona que tú, aún con su consentimiento), ¡ se acabó, amigo ! ¡ Nos devuelves nuestra amistad ! ¡ Te tratan como basura ! ¡ Para esos adalides de la Misericordia, no hay lugar para la Misericordia !

El enfoque parroquial y pastoral sobre la falta homosexual es más que patoso : la mayoría del tiempo, es súper violento y catastrófico. Ya no nos encontramos con una familia espiritual, sino con un tribunal de tiburones, un sistema bloqueado en casi todas partes, que acosa, que encierra al pecador en su pecado, que lleva una comisión de investigación minuciosa contra este último, que lo estigmatiza (además « por su propio bien », « por seguridad », « por caridad »). Y muy pocos feligreses se alzan para tenderte una mano. La mayoría de los católicos, respecto a la homosexualidad, se refugian apresuradamente en sus torres de marfil que son « la diferencia sexual », « la heterosexualidad », « la Familia », « Los Niños », y que erigen como ídolos.

La mayoría de las comunidades religiosas católicas, frente a la realidad de la práctica o de la atracción homosexual, entran en pánico total. ¡ Hasta en 2016 ! Nada más descubrir que uno de sus miembros está/es herido y homosexualmente pecador… y en vez de acompañarlo, de afrontar el problema, de atenderle, de consolarlo y de darle una segunda oportunidad, ¡ ellas amputan ! ¡ Excluyen ! ¡ Tiran al niño con el agua del baño ! Es la psicosis. La lapidación psicológica-espiritual en las plazas públicas. ¡ La caza del hombre impuro ! La trampa se cierra sobre éste sin que él pueda defenderse, ya que a pesar de todo ha sido pillado por una falta objetiva. Después, ¡ menudo sentimiento de culpabilidad, menuda pérdida de confianza en sí, menuda reconciliación con Dios ! Después de eso, él necesitará mucho humor y fortaleza para reconstruirse, para seguir creyendo en la Iglesia-Institución. Sé de feligreses homosexuales, de monjes exclaustrados o antiguos sacerdotes, quienes dieron la espalda de manera sostenible a la Iglesia, para acabar encerrándose en una « vida espiritual » privada y una vida homosexual activa (a menudo destructiva), escocidos por la armada diocesana de corazones secos y de juicios perentorios. ¡ Algunas parroquias tienen una enorme responsabilidad y tendrán que rendir cuentas allá arriba ! ¡ Se lo digo yo !

Para terminar de responder a la pregunta, creo que el problema de fondo hoy estriba en la relación de los católicos con Cristo crucificado. Muchos sólo lo ven como un salvador que sufre y que ama, y no al gurú criminal tal como apareció a ojos de sus discípulos y del mundo, durante y justo después de su crucifixión. Luego, esta incomprensión del Misterio de la Cruz falsifica su relación misericordiosa con los culpables de nuestro tiempo (incluyendo a los culpables homosexuales), ya que los disocian de Cristo. Sin embargo, Jesús hasta aceptó parecerse a los malos (¡ para salvarlos !). « Dios le hizo pecado por nosotros. » (2 Co 5, 21) escribe San Pablo hablando del curioso vínculo de parentesco entre Jesús y su Padre. La Cruz, mucho antes de ser el « signo de Amor loco » que sabemos, es ante todo un « SE BUSCA » de traición y de criminalidad, que precisamente nos lleva a creer que Jesús (y/o su Padre) no nos hubieran amado, ¡ y hasta nos hubieran odiado ! Pienso que tenemos que tenerlo muy presente cada vez que nos enfrentamos a un criminal o a un hombre cuya práctica (homosexual) desaprobamos. Hasta su muerte, el pecador sigue siendo un Cristo disfrazado de malo, por lo tanto un Hombre que querer y que servir como un maestro. Nuestra Papa Francisco, por ejemplo, lo ha entendido perfectamente.
 

20 – ¿ Alguna vez usted ha experimentado episodios de rechazo en la Iglesia a causa de su homosexualidad ?

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Sí. Comenzó con la desconfianza (disfrazada de « prudencia »), la difamación (disfrazada de « consejo »), el desprecio (disfrazado de « realismo »), el rechazo (disfrazado de « estrategia »). Y este rechazo siempre me ha sido presentado como un bien para evitar un mal. « ¿ Quieres irte con un movimiento humanitario de Iglesia ? ¿ Quieres ingresar en el seminario ? ¿ Quieres hablar en público sobre la homosexualidad ? Te lo digo con toda la amistad (¡¡¡ incluso rezo por ti !!) pero es mejor que no. Sin embargo, quiero que sepas una vez más que no soy homófobo (además, mi testigo de boda era homosexual…), y que nuestra negativa es por tu bien. Es para ahorrarte un malestar con los habitantes de acá, un sacerdocio infeliz, una mediatización peligrosa, la trampa del narcisismo ¡ en la que ya has caído declarándote abiertamente homosexual ! » Y ni siquiera hablo de los insultos de aquellos católicos que me ven como un activista LGBT oculto porque no ladro a las palabras « Género », « Madres de alquiler » (« GPA »), « Lobby », « medios », etc., y porque revelo la homofobia real de La Manif Para Todos. Encima, tengo el mal gusto de dar a conocer públicamente que soy católico y de tendencia política de izquierdas. Me contestan que « ser de izquierdas » no significa nada. Que hablar de la importancia de la homosexualidad es un delirio monomaniaco para intelectual ávido de notoriedad. Y que el uso de la palabra « homofobia » me acusa directamente, invalida mi credibilidad, me encierra en la categoría de los libertarios LGBT y de los paranoicos complotistas. Usted me lo pregunta, se lo digo sin rodeo. Y además, he sufrido este rechazo sin ser siquiera defensor de cualquier « identidad homosexual » o « amor homosexual » o « derecho legal homosexual ». Muy al contrario, puesto que soy continente. Así que ¡ tiemblo al pensar en la acogida « católica » mucho peor que encuentran mis hermanos homosexuales que no actúan y no piensan bien, que respetan aún menos las exigencias de la Iglesia que yo, y que ofrecen a sus acusadores contradicciones objetivas !
 

21 – ¿ A qué sacramentos no tengo acceso como homosexual ?

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Como persona homo, en teoría, uno tiene derecho a (o más bien el deber de) los siete sacramentos de la Iglesia Católica : el Bautismo, la Eucaristía, la Confirmación, la Reconciliación, el Matrimonio, la Unción de los enfermos, Órdenes sacerdotales. Una pequeña nota de cautela : no podrá recibirlos todos porque entre la boda y la Orden, habrá que escoger uno de los dos. Pero el hecho de sentirse homosexual no impide para nada a Dios que nos dé sus Gracias, ni a una persona que las reciba. La continencia (o la castidad en el caso del matrimonio) abre a todos los sacramentos. Sólo el pecado y las malas acciones graves nos separan de Dios. En otras palabras, sólo el adulterio y la práctica « conyugal » homo o hetero (vida fuera del matrimonio o fuera de la continencia) son un freno radical a la recepción de la Eucaristía, del Matrimonio, del Orden, y un freno parcial a la recepción del Bautismo, de la Reconciliación, de la Confirmación y del Sacramento de los enfermos. Tiene sentido : si no queremos conformarnos a la obediencia a la Iglesia respecto a la homosexualidad, ¿ de qué sirve reclamar el Bautismo como si fuera un derecho, y cuidar de su propio jardín religioso ? De nada. Por lo que incluso los sacramentos (Bautismo, Confirmación, Reconciliación, Sacramento de los Enfermos) que no requieren un don y un compromiso completos de su propia persona ya son prefiguraciones de los sacramentos (Eucaristía, Matrimonio, Orden) que los exigen.

Por ejemplo, me choca cuando una persona que practica la homosexualidad pide el Bautismo (para ella o para « su » niño criado por ella y su compañero del mismo sexo) aunque sigue siendo en « pareja » homo. Me parece que hay una incoherencia. La Gracia del Bautismo no podrá ser plenamente recibida por ella. Del mismo modo, me parece inaceptable que « parejas » homosexuales, durante la misa, tomen la fila de la Comunión, como si nada, igual que niños formales que tomarían la Eucaristía por primera vez, y que encima, el cura, que a veces conoce perfectamente su estado de vida, cierre los ojos y les deje comer el Cuerpo de Cristo. Tanto unos como otros tendrán que rendir cuentas de ello ante el Tribunal Celeste. Claro, si fuera obligatorio no ser pecador para comulgar, ¡ nadie lo podría ! Pero a pesar de todo, hay un mínimo. Y las situaciones de adulterio son lo suficientemente graves (nuevo matrimonio después de un divorcio, concubinato, práctica homosexual incluso « fiel », engaño y violación del matrimonio, parodias de boda, depravación, infidelidad…) como para que no se considere a las personas que lo viven dignas de recibir a Jesús a quien rechazan concretamente en su vida cotidiana. No se puede por un lado expulsar en « amores » a la diferencia de sexos, y luego por otro pretender recibirla a través de Jesús-Eucaristía de Amor. Debemos mostrar respeto por quién es Cristo, es decir la Encarnación divina de la diferencia sexual, ¡ en lugar de considerarLo como un « derecho » o una proyección espiritual y sentimental !

En cuanto al Sacramento del Perdón, allí también, no se le puede dar a una persona si ella no ha sido bautizada de antemano, y sobre todo si no está dispuesta a reconocerse pecadora en la práctica homosexual y no ha decidido cambiar radicalmente de vida. De lo contrario, se trata de una indulgencia parcial que se le ofrece a un corazón cerrado. Por lo tanto, el sacramento no tendrá un gran efecto. Sin embargo, incluso si no se administra el Sacramento de la Confesión, una simple conversación entre un cura y usted ya puede dar frutos hermosos y llevarle, a la larga, hasta el verdadero Sacramento : es sólo cosa diferida, y nunca es tarde para convertirse. La puerta de los Sacramentos católicos está cerrada a la persona homosexualmente practicante, pero no está bloqueada. Y hasta que no haya cambiado de vida, le es posible recibir otras formas de presencia crística que la Eucaristía y los Sacramentos : la escucha de la Palabra bíblica, la oración, la vida comunitaria y los hermanos, los actos de solidaridad y de servicio, etc.

No hay pérdida de la vida, ni del Cristiano, si no se puede (todavía) comulgar o ser bautizado. El dolor de la separación con los sacramentos puede ser muy temporal en caso de que nos comportemos mejor : en el fondo, sólo es debido a un orgullo que no quiere dotarse de los medios para morir a la Gracia, y que se cierra, se vuelve inflexible. Pero en lugar de pedirles a Dios y a la Iglesia que se suavicen, se « abran » y « se adapten » a nuestros pecados, tratemos más bien de suavizarnos nosotros mismos en la obediencia y la escucha de los mandamientos de la Iglesia para no pecar, precisamente. Y acabaremos por ver que incluso si no recibimos (aún) el Pan entero de los Sacramentos, sin embargo ya gozamos de sus nutritivas migas, al igual que la mujer cananea del Evangelio. « En esto, una mujer cananea, que había salido de aquel territorio, gritaba diciendo : ‘¡ Ten piedad de mí, Señor, hijo de David ! Mi hija está malamente endemoniada.’ Pero él no le respondió palabra. Sus discípulos, acercándose, le rogaban : ‘Concédeselo, que viene gritando detrás de nosotros.’ Respondió él : ‘No he sido enviado más que a las ovejas perdidas de la casa de Israel.’ Ella, no obstante, vino a postrarse ante él y le dijo : ‘¡ Señor, socórreme !’ Él respondió : ‘No está bien tomar el pan de los hijos y echárselo a los perritos.’ ‘Sí, Señor – repuso ella -, pero también los perritos comen de las migajas que caen de la mesa de sus amos.’ Entonces Jesús le respondió : ‘Mujer, grande es tu fe ; que te suceda como deseas.’ Y desde aquel momento quedó curada su hija. » (Mateo 15, 22-28) En la Biblia, siempre hay personajes abispados y listos que intentan estafar al Señor, o que fintan para recibir los beneficios de su Gracia. Y como Él es bueno, los satisface en parte, aún cuando no aprueba sus acciones, les recuerda su deber de conversión y su Cruz, y que no cede en lo Esencial : la obediencia a Sus órdenes.

A través de la persona de la Cananea, se ve claro que Jesús trata con dureza de « perros » a todos los que no forman parte del Pueblo elegido (los Judíos) y que no Le obedecen. Eso puede parecer a primera vista injusto y desagradable. Pero, en realidad, encaja perfectamente con lo que suelen decir de ellos mismos los propios sujetos homosexuales (Véase el código « Perros » de mi Diccionario de Símbolos homosexuales). Entonces Cristo no nos traiciona y ni siquiera nos insulta. Son los pecadores quienes se insultan solos. Por otra parte, Él afirma que vino en prioridad por ellos, y acaba por curarlos igual. Entonces, que las personas que practican su homosexualidad no se mosqueen, se armen de paciencia y no se hagan los excluidos respecto a los sacramentos de la Iglesia Católica, ya que no hay para tanto. Si Jesús nos raciona, es primero porque lo necesitamos, y luego porque una dieta de Sus Sacramentos nos permitirá apreciarlos mejor y reconocerlos en el momento cuando seamos lo mínimo dignos de ellos. Uno no se sienta a la mesa si no está listo, en ninguno de los casos. ¡ Es el mínimo de los respetos que le debemos al Jefe-Cocinero !

Personalmente, creo que la mejor ayuda y el regalo más grande que Jesús y sus sacerdotes pueden proporcionar a las personas homosexuales todavía desobedientes, es justamente no cederles nada, y no darles acceso a todos los Sacramentos, en particular al gran pedazo de Pan Vivo que su paladar, su vientre y su corazón obviamente no podrán aún apreciar/honrar/acoger/digerir. No por sadismo, sino por el contrario porque ellos no tienen que liquidar lo que podrán darles tal vez un día. No se le ofrece un banquete a una persona hambrienta ni a una persona obesa. ¡ A menos que quieran matarla ! Su corazón debe convertirse poco a poco. Por dosis hom(o)eopáticas. Por migas.

Últimamente, caminando por París, me topé con un cartel del ayuntamiento que me divirtió tanto como me sorprendió, por lo que no era compatible con el espíritu de nuestra época, que promueve más el consumo, el engorde forzado, la gula y la humanización de los animales que la abstinencia y el racionamiento voluntarios : « Si aman a los pájaros, no los alimenten ! » Me atrevo a hacer un paralelo con nosotros, las personas homosexuales. Si vosotros, los sacerdotes y fieles católicos, nos queréis verdaderamente, no nos deis comida. Inclusive a nivel sacramental. Al igual que las aves, cuanto más nos racionaréis, tanto más nos amaréis y nos prepararéis al gran Banquete eterno. Amar, no es siempre darlo todo. O bien es dar también la Cruz.
 

22 – ¿ Tengo que hablar de mi orientación sexual a mi confesor ?

Lo importante, creo, no es necesariamente decirla o no decirla bajo ningún pretexto. En ambos casos, puede ser grandioso como inútil/catastrófico. Cada cual tiene que discernir los pros y los contras del secreto o de la divulgación. Si usted decide expresar su tendencia sexual, exprésela bien (y después de haberse informado bastante acerca de la homosexualidad). Si no, absténgase. Si usted ha decidido mantener el secreto, manténgalo bien, sin teatro, sin tristeza, sin rencor, con la paz de Dios que le permitirá no hacer pagar a su confesor ni a sí mismo su silencio. De lo contrario, hable de su homosexualidad. Es el Espíritu Santo, cuando Le interrogue, quien le inspirará lo que es mejor hacer en su caso.
 

23 – ¿ En una confesión, pongo mi homosexualidad en la lista de mis pecados ? ¿ Me arriesgo a hablar de ella ?

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Si siente que la noticia no será entendida por el confesor (porque usted mismo no ve muy claro), si su conciencia le indica que su « salida del armario » (coming out) sólo sería un lloriquear del cual no saldría ningún arrepentimiento ni humildad de su parte, que le cierra puertas (para su carrera, su vocación, su relación futura con un cura a quien conoce demasiado), y que le reduciría a una caricatura que usted no es, o mucho más positivamente si usted siente que la tendencia homosexual no le encadena a adicciones o a prácticas o a una depresión insuperables, si siente que la homosexualidad no le conduce al pecado, tampoco hay necesidad de decir algo. Dios también tiene derecho a la exclusividad de algunos de sus secretos. Esto es entre Dios y usted. Y el confesionario no es el lugar donde se debe contarlo necesariamente todo, sacarlo todo, mostrar la totalidad de nuestros secretos, contar nuestros estados de ánimo. Si ciertas realidades de nuestra vida interior o exterior no son coronadas por el remordimiento, o la conciencia/la existencia de una falta, e incluso la conciencia/la existencia de un pecado, tan sólo tienen su sitio en un intercambio entre amigos o en el consultorio de un psiquiatra. No en un confesionario.

Sin embargo, si usted siente que su orientación homosexual lo debilita y lo lleva al pecado, puede hablar Y de su tendencia (que no es un pecado en sí misma si no es seguida de los actos ; sólo se reduce a un « signo de pecado », a una herencia del pecado original) Y sobre todo del pecado (acción mala + ruptura voluntaria con Dios) que le incitó a cometer. En la confesión, es el pecado mucho más que su intención, su coartada, su motor, que debe ser revelado. La intención o el deseo empeora o mitiga la gradualidad del pecado, a lo sumo. La sola tendencia homosexual no es un pecado, puesto que no constituye una elección. En mi opinión, debe ser revelada sólo si ha servido a pecar, o bien en el caso más raro de que es tan inherente a su vida de evangelización, relacional, que usted está casi obligado a hacer mención de ella para que el cura entienda los pecados que le confiesa luego, y en los cuales la homosexualidad ocupa un sitio contextual existente pero no decisivo. Y en estos casos, sí, la revelación de su tendencia puede ser puesta en la mesa, sin que ella formase parte de la lista de sus pecados. El sacerdote no es estúpido. Ya que es Jesús. Él sentirá las inflexiones de su sentimiento de culpabilidad o al contrario de su falta de culpabilidad.

Por lo demás, fuera del marco de la confesión, usted sabe que un sacerdote es a menudo un amigo estupendo y un confidente sólido con el que puede contar. No lo chocará evocando la homosexualidad : el cura del siglo XXI se enfrenta a tantas realidades que ¡ es inmune (casi demasiado, para algunos) a la indignación y al juicio de personas ! Si usted necesita un consejo, una luz, o simplemente, tiene la muerte en el corazón, no dude en revelarle su homosexualidad. Un buen sacerdote guarda un secreto como nadie. Y al ver que usted confía en él para hablarle de « eso » (porque él sabe muy bien cuánto le cuesta a uno pronunciar ciertas palabras), su corazón de padre se derretirá. Le regalará un placer tan inmenso como la alegría que habrá encontrado usted por ser escuchado por él sobre el tema tan tabú de la homosexualidad.
 

24 – Soy católico y homosexual. ¿ Debo salir (del armario) a mis amigos no-católicos ? ¿ Y a mis amigos católicos ? ¿ Necesitan saberlo ?

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No necesariamente. Si hay una práctica homo escondida trás su coming out, o una ilusión de « identidad homosexual », ni siquiera vale la pena salir, me parece a mí. Si por el contrario en su coming out hay una continencia y el anuncio de un apostolado por la Verdad mediante la homosexualidad no practicada, entonces yo diría que es una lástima que se calle. Pero, como generalmente el gusto de la continencia y el descubrimiento de la potencia evangelizadora del análisis de la homosexualidad vienen caminando, y con tiempo y trabajo, de todas formas, su salida, más aún si es « homo-católica », no parece ser para hoy, y llegaría demasiado pronto. Para lograrla, hace falta un mínimo de oración, de duelo (del sueño de vivir un día el « amor » homo), de resistencia, de paciencia consolidada, un deseo homosexual comprendido y relativamente controlado.

Luego, yo no digo que en su caso el camino (hacia el coming out) no pueda hacerse rápidamente, sobre todo cuando el terreno ya ha sido desbrozado, y que los Novísimos ofrecen oportunidades de formación/conversiones aceleradas de personas homosexuales continentes gracias a la acción del Espíritu Santo. Vivimos una época fasta para ello. Así que si usted siente en su interior un deseo san(t)o de ofrecer su homosexualidad a los demás, al mundo y a la Iglesia, no refrene su impulso. Dígalo. No hay que desperdiciar los tesoros. Además, la moda de las « salidas del armario » gays va pasando. Por desgracia, está cediendo el paso a una no menos desoladora orden mundial que nos impone a todos que exhibamos quienes seríamos, lo que quisiéramos, y sobre todo quienes no seríamos y lo que no quisiéramos (véase la famosa campaña burguesa-bohemia de los #Soy, #Quiero, #Pro, #Apoyo, #NoSoporto, #Odio, etc., que en realidad es una confesión inconsciente de la falta de personalidad, ideas y combates). Entonces la salida homosexual más hermosa, más verdadera, más útil, puede volver fuerte, creando sorpresa, tanto más cuanto que se efectuará de otra forma : coronada por la fe, no se anunciará ni como un coming out clásico y ensayado, ni como un coming inSoy hetero » o « Soy un ex-gay » o « No soy verdaderamente gay sino sólo un hombre/una mujer y un Hijo de Dios »), ni siquiera como un anti-coming out ya que la homosexualidad no se negaría y sería al contrario tratada por primera vez. Sean cuales sean las épocas, de todos modos, el coming out de la continencia homo-católica siempre seguirá siendo una rareza explosiva y un éxito no humano (porque pocos lo entenderán e incluso asustará a los católicos), sino divino. Así que razón de más para osarlo. Vale la pena. Lo digo por mi propia experiencia.
 

25 – Crecí en una familia católica, me casé en la Iglesia, y me siento atraído por las personas del mismo sexo. ¿ Qué hacer ?

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Espero que no le lastime si le digo « Ofrezca su homosexualidad a su matrimonio, a su esposa, a sus hijos y a Dios » (sin necesariamente contárselo todo). Se lo propongo igual, en mi calidad de soltero continente que podría perfectamente « soltarse » mucho más que usted porque al parecer no hay nada – ni siquiera el matrimonio ni el sacerdocio – que me retenga. Usted ha recibido un sacramento indisoluble que es el matrimonio. A veces, ha transmitido la vida a niños de los cuales es responsable y a quienes debe el amor eterno con su madre (incluso si ya no la ama de verdad). Desde luego todo eso constituye un motivo suficiente para luego no perderse en amoríos homosexuales sin porvenir, ¡ ni tampoco en un « amor » duradero en brazos de un hombre ! Frente a aquellos que le mantendrán el discurso hedonista gay friendly del « mal menor » (« Vive tu vida. No tienes que quedarte hipócritamente con tu mujer a quien has mentido desde el principio e imaginado amar. ¿ Ya no sientes nada por ella ? No insistas porque si no, tu naturaleza volverá a despertarse y siempre pesará más… » o bien « Más vale para ti que seas feliz con un hombre – aunque sea con retraso y a costa de una ruptura – ¡ que infeliz e insatisfecho toda la vida con tu esposa ! »), se lo confieso casi con certeza : usted todavía vive el amor de su vida con su esposa (no la reduzca a la « compañera » que no es, que nunca fue y que nunca será), y jamás encontrará el amor verdadero con una persona del mismo sexo. Se lo aseguraría igual si usted fuera joven, ateo y soltera.

La fe católica, el estatuto de hombre casado (y a veces de padre de familia), la calidad de las personas a nivel individual, el contexto del encuentro o de la conmoción homosexual, las sensaciones y los sentimientos personales, la capacidad para amar, la probabilidad de enamorarse de una persona del mismo sexo, son falsos debates. Son más bien los límites objetivos de la práctica homosexual, las numerosas decepciones de la « pareja » homo, las razones del despertar desgarrador de su tendencia homosexual, las realidades del duelo espiritual que está amenazando al matrimonio, a las cuales usted debería hacer frente, y no ir directo a por el camino más fácil. Poniendo palabras en sus impulsos, sus fantasías y sus ilusiones de amor, es como logrará desactivar el poder de aquellos y revalorizar su matrimonio. Estudie sanamente su homosexualidad en lugar de practicarla para negarla mejor. Así, usted será verdaderamente libre. Y su cielo ensombrecido se despejará tan rápido como se había cargado.

He encontrado a buen número de hombres casados y mujeres casadas con una persona del sexo complementario, quienes, a pesar de la persistencia de su tendencia homosexual sobre la duración, viven igual muy felices su lucha por/en el matrimonio, y han hallado un equilibrio perfectamente satisfactorio y duradero. Componer un casamiento cristiano con la homosexualidad resulta totalmente posible y más éxitoso de lo que se dice. Aquello puede ser una oportunidad, para los cónyuges, a que compartan juntos la superación del miedo íntimo que los junta. Ser al mismo tiempo homosexual y casado, total ¡ no es ni la asfixia ni la encrucijada corneliana cotidiana ! A menudo basta con dejar de alimentarse el imaginario con pornografía y películas pro-gays románticas, y sobre todo con prestar mayor atención al otro (¡ sin asfixiarlo !).

Y si le hace sentir mejor, muchas personas casadas no-homosexuales también tienen tentaciones de adulterio feroces. Esto no es específico a la homosexualidad. Es propio de cada lucha humana por la fidelidad en el matrimonio y en favor de Cristo. Así que no centre todos sus problemas y frustraciones en la homosexualidad. Aquella sólo es un síntoma de un malestar y de un miedo más amplio. No deje que la homosexualidad lo arruine todo o ponga todo en tela de juicio. ¡ No la deje que dirija su vida en su lugar ni que apague su alegría !

Sé de hombres homosexuales casados con una mujer quienes, después de haber vivido una desviación homosexual, comprendieron que no encontrarían su felicidad en este tipo de relación, y tuvieron la humildad de volver a su vida familiar de antes, reanudando con su esposa en la fidelidad. Estos no son casos aislados. Por otra parte, muchas personas homosexuales tienen el valor sobrehumano – especialmente en el contexto permisivo y bisexual actual – de permanecer fieles a su mujer, y me quito el sombrero. Del mismo modo, conozco a muchas mujeres, casadas con un hombre cuyas atracciones homosexuales conocen, que también tienen el coraje de la confianza y de la perseverancia. ¡ Nuestra época asiste a un florecimiento de heroísmos post-modernos hasta ahora totalmente inéditos ! Y eso qué grande es… aunque el hecho de vivir a diario al lado de una persona con discapacidad sexual, no sea un día de campo, haga sufrir fuertes momentos de angustia, eche a uno de vuelta en la cara sus propias debilidades e impotencias. En todo caso, la homosexualidad no practicada y vivida en el matrimonio fiel hombre-mujer crea grandes santos cuyo esplandor de bondad, de abnegación y de paciencia, descubriremos allá arriba, ¡ seguro ! Ellos realmente saben lo que significa la frase de Cristo : « Si alguno quiere venir en pos de mí, niéguese a sí mismo, tome su cruz cada día, y sígame. » (Lucas 9, 23)
 
 

CAPÍTULO II – MINISTERIO SACERDOTAL CERCA DE LAS PERSONAS HOMOSEXUALES :

26 – Cuando hablo de homosexualidad a mis jóvenes, no me escuchan y se ríen de mí. ¿ Cómo ser creíble como pastor católico ?

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Hasta que no se ha entendido cómo funcionan los jóvenes, ya se comienza muy mal, sobre todo con un tema tan apasionado como la homosexualidad. Los adolescentes, en particular los de hoy, son adictos a lo afectivo (necesitan sentir emociones, oír hablar de sentimientos, de buenas intenciones, de sinceridad, de benevolencia), a la Encarnación (Con ellos, tiene que ser concreto, tienen que ver que el testigo vive lo que dice, que la persona directamente afectada por el problema que aborda está frente a ellos… si no, que se lo creen), a la injusticia (No soportan ser manipulados ni que se le falte respeto a alguien : tienen un sentido agudo del honor, y también de la justicia), al humor (eso, es la guinda de la torta). Sin estos cuatro criterios, los perdemos. Ya no podemos difundir el Amor, la Verdad, la Fe. No podemos pasar el amor, la verdad, la fe. Confíen en mi experiencia de profesor. No le enseño nada.

Con la homosexualidad, no hay misterio. Hasta que pase por alto el testimonio por la persona homosexual y que pretenda sustituirlo sí solo, usted seguirá siendo inaudible. ¡ Y la mala fama social y mediática que rodea actualmente a los sacerdotes, sobre todo en las cuestiones de sexualidad, confirma mi inquietud ! Por ejemplo, el padre Philippe de Maistre, uno de los sacerdotes capellanes del instituto Stanislas en París, ha comprendido su margen de maniobra respecto al tema : él sabe dónde es competente, también conoce sus límites de hombre no homosexual. Concede que sobre el terreno de la homosexualidad, él no puede trabajar solo, y que al cabo de un momento necesita de personas homosexuales de carne y hueso. Muchos sacerdotes deberían seguir su ejemplo y solicitarnos.

Ahora bien, desde el punto de vista del contenido de sus palabras sobre la homosexualidad, hasta que usted mantenga un discurso natalista anti-matrimonio gay totalmente paranoico, y que caricature al Género en términos que los jóvenes no pueden entender (porque – y eso hay que saberlo – el vocabulario sentimental y racional interno que ellos emplean suele limitarse a tres palabras : heterosexualidad, homosexualidad y homofobia), usted quedará inasequible. Los mentirosos o los ingenuos, por muy estúpidos y desagradables que sean, no toleran que les atribuyan intenciones que no tienen, que seamos imprecisos en lo que les reprochamos y que los acusemos de nuestras propias tonterías. Y de momento, lo que los anti-Género, La Manif Para Todos, los movimientos pro-Vida, y muchos sacerdotes critican a propósito del « lobby LGBT, ¡ está totalmente fuera del marcador ! Para comenzar, todavía no se han percatado de que el Género era la heterosexualidad. Así que su nivel de comprensión de la homosexualidad y de la homofobia, ni hablar…

Por otra parte, ustedes sacerdotes católicos no utilizan bastante el conocimiento que ahora tenemos sobre los actos homófobos y la homofobia (dado que por lo general, desprecian el término « homofobia »), lo cual es completamente absurdo y una pena. ¡ Si supieran cuánto la sola mención de los actos homofóbos, cuya violencia es inmensa, cierra el pico, y que ustedes podrían conocer mejor si se interesaran personalmente por ellos, por sí sola sería suficiente a impresionar a los jóvenes, a suscitar en ellos la empatía, a probarles que ustedes saben mucho acerca de la homosexualidad (mientras que ellos – e incluso las federaciones « anti-Homofobia » – nada), a demostrarles el vacío de su defensa gay friendly de la homosexualidad dictada por el pensamiento único mediático, a hacerles entender que ustedes se preocupan verdaderamente por las personas homosexuales, por su sufrimiento, más allá de los discursos politizados y teóricos sobre la homosexualidad ! Además, cuando los chavales vean a un cura hacerle frente a la homofobia, ¡ ustedes sacarán a sus ojos el Premio la modernidad ! Yo creo que no utilizan lo suficiente mi trabajo sobre la homofobia ni lo que saben de la cantidad de sufrimientos y de violencias inimaginables de las personas homosexuales con quienes se encuentran. Por eso los demás se ríen de ustedes cuando intentan hablar de homosexualidad. Casi diría que tienen toda la culpa si son inaudibles ante un grupo de pastoral escolar juvenil. Porque las herramientas, ¡ ya las tienen !
 

27 – ¿ Qué decir en el confesionario a una persona homosexual que busca consejos ?

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Antes de decir, hay que ser. Así que, finalmente, usted tranquilo. No tiene que retorcerse el cerebro para saber qué decir. Y si tiene que explicar en público la postura de la Iglesia acerca de la homosexualidad y dar consejos, el Espíritu Santo le ayudará. De preferencia, haga más preguntas que afirmaciones. Sea amable y esté a la escucha. Tenga toques de audacia también (un día, gracias a mi testimonio sobre las violaciones, un cura me contó que durante una confesión, frente a una persona homosexual enfurecida, había tenido la suavidad y la firmeza de hacerle una sola pregunta – « ¿ Ha sido usted alguna vez violado ? » – lo que desencadenó un mar de lágrimas liberador por parte del penitente). Nosotros, las personas homosexuales, somos buena tierra. Nuestra capa de barniz se rompe rápidamente.

No le estoy enseñando nada nuevo cuando le digo que, mientras anuncie la muerte de Cristo, y su Resurrección (en nosotros), lo Esencial está ahí. ¿ En qué consiste, concretamente ? Respecto al dosier « Muerte », se trata de que el sufrimiento y el mal cometido salgan fuera de nosotros. Y por lo general, de la vida de la persona activamente homosexual, ¡ hay bastante para hacer un álbum ! Luego, la muerte de Dios debe ser proclamada. La muerte del grano de trigo que cae en tierra también. « ¿ Quieres seguir a Jesús ? Tienes que morir a ti mismo y sufrir. Está en juego tu Salvación. Y tu alma, a diferencia de tu cuerpo, es inmortal. Por eso hay un reto importante para ti por la eternidad ! » Por último, en cuanto al dosier « Resurrección », en este caso, usted puede valorarnos, expresar su alegría de encontrarnos (sin dar a entender que justifique nuestra situación y nuestra práctica), pedirnos que oremos por usted (¡ apreciamos muchísimo la iniciativa !), decirnos que nuestra vida es bella y que podemos llegar a ser grandes santos en la Iglesia (porque eso, lo dudamos, pero en secreto ¡ soñamos con ello !).

El momento más difícil, pero que debe ser escaso hoy en día por la ampliación de la descristianización y de la ignorancia religiosa respecto a los sacramentos católicos, es cuando usted tiene que anunciar que no da la absolución si alguna vez el confesado cohabita o vive en pareja homo y que está al tanto de que no tiene derecho al Sacramento (Si no es el caso, usted no está obligado a revelárselo, y él se quedará con la buena impresión de una conversación filial profunda). Entonces, muchos personas homosexuales pueden entrar en rabietas al descubrir la realidad. Por eso usted tiene que ofrecer una espléndida contrapartida llena de amor y de Verdad para consolarlas de aquel límite.

Si por fin usted se ve obligado a exponer el pensamiento de la Iglesia sobre la homosexualidad, entonces yo le aconsejo que sea muy avezado para no dudar en su corazón por un lado de que la tendencia homosexual es una herida y un miedo, por el otro de que no es amor verdadero (porque el verdadero amor radica en la acogida de la diferencia de sexos) y que la homosexualidad a menudo esconde una violación, incluso si aquella es difícil de probar. Su fe y su obediencia, un poco sometidas en el momento a la arbitrariedad, le servirán de timón para mantener el rumbo. El confesionario no es obviamente el lugar del debate de ideas, pero, a pesar de todo, se requiere un mínimo. Bien se tiene que enunciar el « Ve y no peques más » para que el Amor de Cristo sea completo. Y usted, como sacerdote enfrentado a una persona homosexual que le sostiene erre que erre que ella « ama », que « no sufre », que « no tiene otra opción » y que es « muy feliz practicando su homosexualidad », siempre tendrá que padecer la indefinición de la frontera entre los actos homosexuales y la « pareja » homosexual (la Iglesia se pronuncia claramente sobre los actos homosexuales, pero no sobre la relativa equivalencia de aquellos con la « pareja » homo, ni verdaderamente sobre el llamado « amor homosexual »), indefinición que no es fácil de explicar ni de justificar, pero a la que se debe aferrar de todas formas porque el tiempo, la realidad en la duración, la experiencia de las personas homosexuales, les dan finalmente razón a la Biblia y la Iglesia Católica.
 

28 – ¿ Se puede integrar a las personas homosexuales en una oración universal ?

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No creo que sea apropiado. A menos que hayan vivido un largo tiempo comunitario de explicación de las palabras y del concepto de homosexualidad antes. A menos para una misa que concluye una peregrinación. A menos que la « O.U. » se integre en una proceso o en el programa de una sesión en la que la homosexualidad y las personas homosexuales encajan verdaderamente. A menos que (¡ es más raro !) la oración universal sea leída por una persona homosexual continente y conocida por los parroquianos. Si no, en casos distintos de éstos, la intención específica sobre la homosexualidad resulta a mi parecer tan adecuada como un puñetazo en el ojo., da la impresión engañosa de que la homosexualidad es justificada y banalizada, y será objeto de escándalo y de malentendidos inútiles.

Sin embargo, puedo entender perfectamente que muchas oraciones universales tradicionales actuales, que huelen a mensajes implícitos, a mojigatería cobarde, a fórmula ensayada e impersonal, a eufemismo hipócrita, a mimetismo escolar, irritan. Especialmente cuando se trata de nombrar la homosexualidad sin nombrarla (ejemplo : « Señor, te pedimos por las personas que sufren en su cuerpo y en su alma. »), de denunciar el « matrimonio homosexual » sin denunciarlo (ejemplo : « Te oramos Señor para que los seres humanos sean respetados, desde su concepción hasta su muerte natural, y que las familias sean protegidas. »), de repetir el discurso vacío de los partidos políticos de derechas defendiendo una cristiandad cultural más que la persona de Cristo (ejemplo oído ayer mismo en una parroquia de París : « Señor, Te encomendamos a los gobernantes : que lleven los valores respetuosos de lo Humano, de la Vida, de nuestras raíces, al servicio de los más frágiles y del bien commun »), de demostrar sin embargo un poco de apertura misericordiosa acerca de las personas homosexuales autorizándose algunas discretas fantasías gays friendly (por ejemplo : « Señor, en este Año de la Misericordia, enséñanos a no juzgar a las personas, y a acoger verdaderamente a los heridos de la sexualidad con tu corazón amante. »).

Las oraciones universales siempre han sido – por lo menos en las misas de la forma ordinaria – un fiel reflejo de nuestro tiempo. Y puesto que vivimos una época de gran confusión, extravío, banalización del mal, maniqueísmo espiritualista, demagogia politiquera, simulacros de « compromisos », miedo a proclamar la Verdad y a usar las palabras de la neolengua (con mayor motivo « homosexualidad », « heterosexualidad » y « homofobia »), no faltan las oportunidades para comprobarlo. En Francia, se observa que los movimientos Pro-Vida (Sens Commun, Les Veilleurs, Écologie Humaine, etc.) han pasado por allí y han causado muchos daños. Todavía falta un largo trecho para oír hablar de homosexualidad en las oraciones universales. Ya que en las homilías, aquella suele provocar un clamor de indignación del cual los pocos sacerdotes intrépidos que realizaron el experimento todavía se acuerdan…
 

29 – Como sacerdote, ¿ tengo que ser firme o suave frente a una persona homosexual ?

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Eso depende del perfil psicológico y del estado de ánimo de la persona homosexual a quien usted recibe. Le aconsejo que haga lo que normalmente ya sabe hacer, y lo que Santa Teresita aplicaba súper bien cuando era maestra de novicias en su convento del Carmelo : ser mansueto con la persona que necesita ser consolada, valorada, y que sería abrumada por su exceso de rigor ; ser fuerte con la persona que es frágil, y que necesita su firmeza, su autoridad y de una amenaza buena. La Verdad anunciada sin Caridad y sin humor, es un desastre. La Caridad anunciada sin Verdad, también. ¡ Es su turno de ser astuto y de jugar a dos bandas !

Con todo, las personas homosexuales pecan hoy muchísimo más por ignorancia, fragilidad, pereza, sentimentalismo, censura social y exceso de « Caridad » por parte de los demás a su respecto, que por conocimiento de la Verdad y de sus pecados. Por eso, en mi opinión, vale la pena una vez más que usted se atreva al método « fuerte »… sin perjuicio de acabar luego con la pomada. He oído relatos de amigos homosexuales que han cambiado radicalmente de estilo de vida, y que pasaron del galanteo/de la masturbación en alta dosis a la práctica religiosa ascética y fiel, gracias a sacerdotes que habían ido directamente al grano con ellos, cara a cara en el confesionario : « Oiga, le agradezco su confianza y usted es amado infinitamente por Dios. Pero ha de saber que la homosexualidad como práctica, no me gusta nada. ¡ Nada ! » Aquellos amigos, primero sorprendidos al ser estrujados como un arce, necesitaban oír eso (la radicalidad de la Cruz), conocer su pecado y darse cuenta de que su comportamiento sentimental y sexual desagradaba mucho a Dios. Si se hubieran topado con un abuelito un poco blando, laxista, relativista, poco cuadrado, que hubiese jugado a la compasión y al silencio para fingir una Caridad que ya no es, sin duda se hubieran vuelto a sus malos y viejos hábitos. Se hubieran visto inconscientemente submergidos por la melancolía del joven rico de la Biblia, que no ha querido encontrar a Cristo y que no Lo ha tomado en serio. « La Verdad los hará libres (Juan 8, 32). Y acerca de la homosexualidad, hoy en día, es la Verdad quien nos hace más falta. Como sacerdote, usted no debe perder de vista que la homosexualidad es mala (incluso en la forma de « pareja », de « espiritualidad », o de atracción no-actuada), que el reto de la Salvación eterna se juega para el alma que la practica, y que ha de documentarse sobre la gravedad de la homosexualidad si todavía no está convencido de ella (¡ y muchos de sus colegas no están convencidos !). No debe dudar de que son el entusiasmo, la vehemencia y el vigor que evangelizan mejor.
 

30 – ¿ Se debe abordar la cuestión de la homosexualidad de manera práctica como para los que, salvo los catecúmenos, no tienen acceso a la comunión ? Divorciados que se han vueltos a casar, concubinos, « parejas de hecho », etc.

Sí. Absolutamente. Como lo desarrollo en la pregunta n°157, los dos « estados de vida » – del divorcio y de la homosexualidad – sin embargo, muy diferentes si los estudiamos por separado, se asemejan en la modalidad de su resolución santa, a saber la libre elección del celibato continente. La homosexualidad actuada, más aún que por sí misma, es un pecado adulterino, igual que el nuevo matrimonio después del divorcio o como cualquier forma de sexualidad adulta fuera del matrimonio tradicional fiel y fuera del celibato consagrado fiel.
 

31 – ¿ Es necesaria una pastoral específica para las personas homosexuales ? ¿ No va a estigmatizarlas todavía más ? ¿ La creo en mi parroquia ? ¿ Hago un anuncio ? ¿ A quién contacto ?

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La pastoral específica no es una cuestión fácil para nada, porque va más allá de la mera presunción de justificación eclesial de la identidad o de la práctica homo. Ya hemos entendido (salvo Frigide Barjot y algunos obispos o cardenales supuestamente « progre ») que el Vaticano nunca justificaría la « identidad homosexual » ni la práctica homo, ni la existencia de un « amor » homosexual, ni una Unión Civil, ni la bendición de uniones homosexuales. Ya hemos entendido que la Iglesia acoge a las personas homosexuales, y apela a no juzgar sino al contrario a valorarlas. Los temores de muchos de nosotros no se centran allí en absoluto, pero en otra parte : en la posibilidad de hacer del deseo homosexual un criterio de Misión y de pastoral específica ; y yo diría aún más : en la posibilidad de que la herida homosexual sea eclesialmente reconocida como lugar desde el que puede surgir la Santidad de Dios. ¡¡¡ Una cosa de locos !!! Este es el verdadero centro de nuestros cuestionamientos interiores. ¿ Qué margen justo dejarle a la homosexualidad dentro de la Iglesia ?

Detrás del proyecto de creación de una pastoral específica destinada a las personas con atracción sexual por el mismo sexo se plantea una cuestión práctica profunda : ¿ se puede considerar al deseo homosexual como un criterio para la clasificación de los seres humanos (¡ incluso si se vive en la continencia, es decir, en la ausencia de práctica homosexual y en el rechazo de la identificación de sí mismo con una identidad homosexual o con el reconocimiento de un deseo erótico real y a menudo duradero !) ; y si es así, ¿ merece este proyecto un encuadramiento especial (ya sea una pastoral de acogida especializada, sea incluso, para aquellos que piensan en grande, la creación, para las personas homosexuales continentes, de una orden religiosa o de una consagración específica, del mismo tipo que la hermandad que había fundado el padre Lataste con destino a antiguas mujeres prostitutas y presas) ?

Rotundo SÍ, responden los exaltados de una diversidad y de una unidad eclesial algo así como una Gay Church, los románticos ansiosos por expresar una integración exprés forzada de las personas homosexuales en la Iglesia. Ello parte de buenas intenciones, pero olvidan que la verdadera Caridad no existe sin la exigencia de la Verdad sobre el deseo homosexual y los actos homosexuales.

NO rotundo, contestan los que, en mi opinión, confunden orientación sexual y identidad, o deseo erótico y práctica de este deseo. « No se puede reducir al ser humano a su única sexualidad » dicen ellos, so pretexto de argumentos universalistas. Eso no es verdad. Si bien es cierto que el ser humano no se reduce a la genitalidad, sí que se reduce, en un tiempo humano terrestre, a su sexualidad (teniendo en cuenta de que « sexualidad » significa « diferencia de sexos », « sexuación », y « relación con el mundo como ser sexuado »). Los enemigos de una pastoral hacia las personas homosexuales son los mismos que afirman que el reconocimiento de la existencia del deseo homosexual confiere a éste demasiada importancia, casi lo justificaría, « estigmatizaría » a las personas que lo sienten, las « encerraría en guetos comunitaristas » (« la homofobia positiva », al igual que el « racismo positivo » y las « discriminaciones positivas »), « se esencializaría » en la forma de especie ficticia (mientras que pretenderán por otro lado luchar contra esta esencialización y atribuirán la personificación del deseo homosexual a los individuos quienes sea reconocen la existencia del deseo homo, sea lo congelan en identidad o en acto/amor, sea construyen un « lobby LGBT »). Nada de esto, concretamente, en la creación de una pastoral específica o de una consagración específica.

La cuestión de la « pastoral orientada » merece un verdadero debate, ya que incluso en el ámbito asociativo católico que aboga por la continencia (hablo por supuesto de Courage Internacional, el único apostolado hacia las personas con atracción por el mismo sexo, oficialmente respaldado por la Iglesia Católica), sus líderes y yo no estamos de acuerdo. La mayoría de ellos hablan solamente del horizonte de la « castidad », término hermoso pero un poco trastero que prescindiría de tratar a secas de « continencia », siendo considerada la continencia como un Everest difícil/imposible de proponer públicamente (ya que ella asusta y no sería muy atractiva), como una opción asequible sólo para una pequeña minoría de personas homosexuales católicas que desean ser castas. Creo que esto no es cierto : la continencia es mucho más accesible y mucho menos costosa de lo que uno se imagina ; también es una palabra que ayuda a vivir la verdadera castidad, ya que le da una encarnación y de una forma claras ; evita los amores platónicos y el dolor de las amistades amorosas… realidades que la palabra « castidad » mal explicada entretiene.

En mi opinión, para contestar al reto de una pastoral eclesial específica para las personas homosexuales o las personas afectadas de cerca o de lejos por la homosexualidad, nos encontramos ante dos zonas grises que aún quedan por aclarar :

– La primera es la amalgama (todavía muy persistente, incluso naciente, en el seno de la Iglesia) entre castidad y continencia. Mientras que, para las personas duradera y terrestremente homosexuales, no se les propone cualquier forma de « castidad » (porque la verdadera castidad también puede se experimenta dentro de una pareja mujer-hombre amante que no tiene que renunciar a vivir la genitalidad, dentro de una amistad mujer-hombre única que se convertirá en amor en el seno de una familia) ; se les propone justamente una castidad muy específica, semejante a la que se pide a los célibes consagrados religiosos, a saber la amistad desinteresada, la ausencia total de actividad genital y sentimental, y la continencia (una abstinencia dada a Jesús y a los demás, con el reconocimiento de la existencia del deseo homosexual). No sirve para nada mentir ni esconderse detrás del concepto religiosamente correcto de « castidad » o de « caridad ». Nos guste o no, la castidad para las personas duraderamente homosexuales tiene una forma específica (un poco apremiante, es cierto, porque es más reducida y menos variada que para las personas sexualmente atraídas por el sexo complementario) ; y esta forma se llama la continencia.

– La segunda zona gris es contentarse con la continencia y hacer de ella una vocación de Iglesia. Cuando en realidad, la continencia (igual que el celibato sin proyecto de don entero de su propia persona a la persona amada) no es una vocación en pie de igualdad con el matrimonio de amor entre un hombre y una mujer o el celibato consagrado religioso y/o sacerdotal. No es una « tercera Vía sagrada » que se podría poner en el mismo plano que las otras dos. Tampoco es una vía muerta. Pero si realmente quiere seguir siendo evangélica, debe ser entendida como una etapa de transición, una cámara de descompresión hacia una de las dos vocaciones oficiales de la Iglesia – el matrimonio o el celibato consagrado – que no las suplantará (se les pide a las personas duraderamente homosexuales que dan el paso de la « continencia hacia el matrimonio hombre-mujer amante » mucha cautela ; se requiere aún mayor precaución y discernimiento para las personas duraderamente homosexuales que dan el paso de la « continencia hacia el celibato consagrado y el sacerdocio »), un camino que tampoco se apartará de ellas, y que incluso alcanzará espiritual y formalmente poco más o menos las mismas exigencias que el celibato consagrado. Para las personas duraderamente homosexuales en un tiempo terrestre, creo en la continencia como una etapa (respetuosa del celibato consagrado y del matrimonio mujer-hombre amante) que merece una consagración que no debe considerarse de la misma altura que el celibato consagrado sacerdotal o el matrimonio mujer-hombre amante, pero que, debido a la fuerza relativa del deseo homosexual, pueda existir sin correr el riesgo de hacer de la continencia un refugio justificador del deseo homosexual. Incluso yo, como persona continente, no tengo derecho a quedarme en el deseo homosexual so pretexto de abstinencia por Jesús. No sé cómo evolucionará mi deseo sexual, por lo que no debo decidir cómo Jesús y los demás me sanan/me sanarán de esta herida deseosa que habita en mí, no tengo que encerrarme ni descansarme en mi testimonio de « persona homosexual continente » abrigándome en mi deseo homosexual recubierto de fe y de abstinencia. Lo admito, existe esa tentación de utilizar la continencia para, en el fondo, no tratar de cambiar o para justificar un miedo a la diferencia sexual, o para alejarse del matrimonio o del sacerdocio y eclipsarlos. Pero mientras tanto, el deseo homosexual es real, todavía me sobrepasa en cuanto a las mujeres. ¡ Y el deseo de entregarme totalmente a la Iglesia con todo lo que soy y todo lo que siento está también muy presente ! ¡ El hecho de que no sienta la vocación del matrimonio ni del sacerdocio no es una razón para permanecer encerrado en mi casa, para no darme enteramente a la Iglesia, y que la Iglesia no pueda hacer nada de mí y no tenga nada grande que proponerme !

Tenemos el deber de contestar las dos preguntas de la pastoral específica y de la consagración específica hacia las personas homosexuales en la Iglesia, no en una lógica moralista alarmista (como « ¡ Hay que asumir posiciones absolutamente ! ¡ Para saber qué responder, para no parecer idiotas, para evitar las malas interpretaciones, los excesos y las divisiones que pueden surgir en la Iglesia a causa de la espinosa y explosiva cuestión de la homosexualidad ! Para desarrollar un discurso claro y exigente, misericordioso al mismo tiempo que Verdadero ! »), sino en una lógica mucho más positiva, un impulso de Esperanza, de entusiasmo, porque no perdamos de vista que hay personas con tendencia homosexual que son extraordinarias y que sin duda constituyen una riqueza para la Iglesia, hay la Salvación de esas personas que está en juego, y por encima de todo eso hay un reto colectivo de Santidad. Una homosexualidad vivida en la obediencia a la Iglesia hace grandes santos (es un cura católico, homosexual continente supongo yo, quien me lo dijo un día). ¿ Por qué es imprescindible que nosotros, como católicos, hagamos hincapié en la importancia de la homosexualidad en la Iglesia, sin jamás justificar el deseo homosexual, ni una seudo « identidad homosexual », ni un « amor homosexual » ? Porque, en algunos casos, una vez transformado por el Señor, el deseo homosexual se convierte en la piedra angular anteriormente rechazada por los constructores. Porque es un lugar desde donde puede fluir una fuerza de Vida enorme, original, divertida, increíblemente eficaz. Un poco al igual que una vacuna que contiene paradójicamente una dosis de veneno. Como lo escribía hace poco, no sólo la homosexualidad no es un tema irrisorio, sino que además es el escondite mundial actual del diablo. Ese es la cara oscura del problema. Pero el lado resplandeciente mucho más positivo, es que una vez que se desvela y explica ese escondite, una vez que se vive la homosexualidad en la continencia y que se la da a la Iglesia y a los demás, el deseo homosexual puede llegar a ser uno de los más potentes motores de santidad por el cual el Espíritu Santo (= la Esencia de Dios) fluye y se extiende en el mundo entero. En otras palabras, la herida homosexual, en su calidad de brecha, puede, si es atravesada por el Espíritu Santo, si es entregada enteramente a Dios y a su Iglesia, hacer pasar mucha Luz de Cristo, en un mundo tenso y particularmente hechizado/sumido por la palabra « homosexualidad » y por la práctica sensual y genital BISEXUAL.

A mi parecer, defiendo el hecho de que la existencia del deseo homosexual (que no justifico en la forma de identidad, ni de amor, ni de práctica, ni siquiera de identidad religiosa continente) sea un criterio específico de clasificación de las personas (como para los divorciados vueltos a casar), y por lo tanto yo estoy a favor de la creación de una pastoral específica hacia las personas homosexuales. No podemos, por el hecho de que no estamos de acuerdo (y con razón) con la existencia del deseo homosexual, afirmar sin embargo que este último no existe, ni argumentar que, debido a que las personas homosexuales son principalmente hombre o mujer E Hijos de Dios, no necesitan un acompañamiento especial, ni que no viven un camino peculiar con esta camilla deseosa. Sería un error, y desconocer el deseo homosexual que, aunque no sea esencial, no deja de ser a veces profundo y duradero. El deseo homosexual es una realidad deseosa que puede condicionar fuertemente la identidad y los actos de las personas que lo sienten, a pesar de que no reemplace la identidad fundamental de las personas. No puede siempre ser barrido así… aunque a veces sea efectivamente « barrido así » por el Espíritu Santo, mediante liberaciones espectaculares, mediante el encuentro de la persona del otro sexo que sabrá liberar poco a poco a la persona homosexual de su miedo a la diferencia de sexos. Tras haber estudiado seriamente el arraigo del deseo homosexual en muchas vidas humanas, también tras haberme encontrado con cierto numéro de personas homosexuales que han vidido « sesiones agapê » liberadoras pero no totalmente transformadoras en cuanto a las tendencias homosexuales, creo que el deseo homosexual es a menudo (una vez más, digo « a menudo », porque depende de las situaciones y de los grados de arraigo del deseo homosexual : ¡ el espectro de las homosexualidades es amplio !) un tipo duro. Por otra parte, las personas católicas, continentes o que se encaminan hacia la continencia, existen. Es una realidad humana de Iglesia, ciertamente minoritaria de por fuera (no estoy pidiendo que se exagere el fenómeno, o que la homosexualidad se convierta en una obsesión eclesial, ni mucho menos), pero simbólicamente muy importante. Hay detrás de estas personas con atracciones hacia el mismo sexo un fuerte reto de santidad que nos abarca a todos. Y hay detrás de la homosexualidad un fuerte desafío de conversión de los corazones de un gran número de personas no-homosexuales, que se presentan cada vez más como « heteros gays friendly », que se cortan de la Iglesia y de Jesús sólo a causa de la cuestión homosexual y de su incomprensión del tema. La Iglesia apuesta muchísimo con lo de la homosexualidad. En lugar de huir del tema (¡ y de los seres humanos homosexuales vivos !) en la tibieza y el miedo, convinciéndose sola de que esto no es tan importante, yo creo que la Iglesia tiene (y va por el buen camino) que tomar concretamente las riendas y proponer una pastoral específica para las personas homosexuales. Si Ella no lo hace, el tema se volverá constantemente en contra suya, como un bumerán. Ella se perderá a gran cantidad de personas de calidad, dejará de lado una potente herramienta de Evangelización, un súper canal de Santidad, es decir la homosexualidad atravesada y trascendida por el Espíritu Santo. Y Dios odia el despilfarro. Él sabe reciclar y encender cualquier madera humana, hasta podrida.

Aunque aparentemente el criterio que prevalece en una vocación religiosa o en la acogida de una persona humana sea la vocación de seguir y servir a Cristo, esto no impide en absoluto que se sume a este primer criterio el contexto específico en el que Jesús llama a cada uno. Y es nuestra obligación, en el nombre de la Encarnación de Cristo en nuestra Humanidad sexuada e imperfecta, tener en cuenta los lugares, los acontecimientos, las condiciones/los condicionamientos terrestres, las realidades deseosas, en los que Jesús se enmarca. A través de una pastoral o francamente de la creación de una consagración específica (oblatura, diaconado), consagración que no suplantará la vocación sacerdotal, que tampoco la parodiará. Y para evitar esta parodia, la creación de una hermandad religiosa sería ideal. Pero avancemos ya paso a paso acogiendo positivamente la noticia de la creación (que de hecho ya había sido sugerida por Benedicto XVI) de una pastoral específica hacia las personas homosexuales. Hasta que se demuestre lo contrario, nosotros, personas con atracción por el mismo sexo, no tenemos sarna. Y aun cuando la tendríamos, la Iglesia, Ella, vendría igual hacia nosotros. No La frene.

Por último, para concluir y responder a su más urgente y concreta pregunta de párroco, y en espera de esa oblatura, le envío a usted hacia la asociación Courage Internacional, que le ayudará a no crear un grupo de diálogo sobre la homosexualidad que sea un auto de payasos gigante.
 

32 – Activistas LGBT (Lesbiana, Gay, Bi, Trans) demandan mi parroquia por homofobia. ¿ Qué hacer ?

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Esto parece de broma o un detalle, y entiendo perfectamente que le moleste, y hasta que le fastidie (teniendo en cuenta el clima particularmente explosivo en América Latina). Pero las cosas se calientan peligrosamente para la Iglesia católica. Por eso la homosexualidad es un tema imprescindible y primordial, aunque no les dé la gana. Por ejemplo, sé de políticos honestos que, debido a su oposición al « matrimonio para todos », tienen en estos momentos que supervisar un juicio por homofobia en contra suya, y quiera o no quiera, ya que se la considera penalmente en ciertos países como un delito, la homofobia arma contra ellos un procedimiento y enjuiciamientos muy pesados que no hacen para nada gracia (amenaza a su carrera política, presiones financieras y psicológicas inimaginables, aislamiento social, vigilancia y acoso…). Estos políticos son los primeros en descubrir con asombro la Ley del silencio que se desata contra ellos a partir de una anodina « presunción de homofobia » que ha hinchado en juicio, y que ha corrompido en tan sólo algunos años todo nuestro sistema jurídico nacional. Además, no es casualidad que en Francia el « matrimonio homosexual » haya sido defendido por la Ministra de Justicia en persona : ¡ la Sra. Christiane Taubira !

La soga de la acusación por homofobia también rodea el cuello de los sacerdotes que se negarán a cumplir con las bendiciones y los matrimonios religiosos homosexuales, o a administrar ciertos sacramentos. O bien porque se opusieron al « matrimonio homosexual » cuando todavía era sólo el proyecto legislativo de un « matrimonio civil bis ». O simplemente porque son sacerdotes y representan una Institución religiosa odiada en nombre del mal que profiere (¡ con razón !) contra los actos homosexuales. Por lo tanto, es muy probable que, en los meses o años venideros, la homofobia sirva de coartada a un juicio atentado contra un sacerdote o una parroquia. En este caso, le sugiero que se informe seriamente sobre la homofobia (su definición, sus mecanismos, las desviaciones de su significado, y sus usos comunes : trato de todo aquello en mi código « Homosexual homófobo » de mi Diccionario de Códigos homosexuales así como mi libro La homofobia en Verdad).

Y sobre todo, no tenga miedo a la homofobia. Ella es impresionante pero queda muy inconsistente hasta que no se identifique los hechos que la palabra abarca. Siendo concretamente el coming out y la práctica homosexual, la homofobia nunca podrá soportar de ser desenmascarada hasta el final, ¡ de lo contrario incriminaría a los mismos que le acusan a usted ! Siendo también basada en la creencia infundada en la « identidad homosexual » o en el « amor homosexual », es decir en una fantasía y una intención, ella no puede constituir por sí sola un motivo de condena de una comunidad parroquial o de un clérigo. Se vuelve peligrosa sólo si acompaña un acto grave (violación, golpes, asaltos, insultos, acoso, etc.). Si no, tan sólo es una lupa inofensiva, una circunstancia agravante pero no-constituyente.

En cuanto ahora a las citas que grupos homosexuales podrían concertar con usted, sin caer en la paranoia complotista (pero el clima mundial es lo que es), tendría razón de desconfiar. Por lo general aquellas están relacionadas con una queja, una petición, una comisión de investigación, que anuncian un procedimiento oculto de acusación por homofobia. Las reuniones informales, la mera consulta a un cura, el interés gratuito por la palabra sacerdotal, no son especialidades de la casa LGBT… Si no hay cámaras o un cura a quien atrapar e instrumentalizar, las asociaciones homosexuales no suelen acudir a los presbiterios. Temen demasiado a que se les diga verdades contra que no sabrían qué contestar. La mayoría de ellas cazan en manada, cobardemente, a cara cubierta o colectiva, por carta certificada o mediante la amenaza de juicio a distancia, y con el fin de que no se anuncie el Amor de Dios por cada miembro de su delegación.

En última instancia, invítelos a misa o para una verdadera conversación. Y si las condiciones para un intercambio sereno non son anteriormente definidas un mínimo, si claramente no hay ninguna voluntad de diálogo o de escucha por parte de los activistas pro-gays, o incluso una trampa penal perversa, rechaze la oferta hasta el momento en que las reglas de respeto y de Verdad se cumplan. Además, no hay nada mejor, para la calidad de una entrevista en Verdad sobre un tema tan íntimo como la homosexualidad, que el encuentro interpersonal o en círculo pequeño, de todas formas. En cambio, Sin embargo, si usted es un cura de los mejores (¡ y los hay !), con las ideas claras, súper bien capacitado sobre el tema de la homosexualidad y de la heterosexualidad, divertido sin ser demagógica, con respuesta para muchas cosas, usted tendrá una oportunidad de oro para evangelizar en poco tiempo a muchos corazones muy heridos pues seguramente receptivos. Los debates en torno a la homosexualidad, es todo o nada. Pero la mayor parte del tiempo, con la ayuda de Dios y el consuelo interior de que el « amor homosexual » no es amor, ¡ todo va muy bien !

Por último, si el encuentro con la comunidad homosexual sucede en un contexto más forzado y peligroso para su vida de lo esperado (ni que decir tiene, ya estoy pensando en las persecuciones finales, en los incendios y la degradación de sus locales/iglesias, en su detención/juicio/ejecución), entonces llegará la hora de la Alegría del Noviazgo. Última recomendación : no se olvide que las palabras « homosexualidad » y « católico » (sobre todo asociadas) son la llave que abre todos los corazones, y a menudo la oportunidad de conseguir conversiones sorprendentes. Con ellas, ¡ palabrería imposible !
 

33 – Una pareja homosexual quiere bautizar a su hijo. ¿ Acepto ?

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Creo que sí. En teoría, es obvio que no se puede privar a un niño – especialmente un bebé – de la identidad de Hijo de Dios, del Amor del Padre y de la Iglesia Católica, ni cargarlo para una situación « conyugal » y « familiar » que no ha escogido en absoluto. Las dificultades aparecen en cuanto a las modalidades prácticas de la administración del sacramento del bautismo. No obstante, aquellas, lejos de ser problemáticas, pondrán a prueba las verdaderas motivaciones de la « pareja » homo con respecto a « su » hijo, al Sacramento, y a la Iglesia.

El hecho de que el niño sea presentado por una « pareja » homosexual va (¡ y debe !) necesariamente sufrir modificaciones formales (¡ en lo que respecta el fondo pecaminoso de la práctica homosexual !). Por ejemplo, creo que es oportuno proponer una ceremonia discreta e retirada, y no presentar – como es habitual en muchas asambleas parroquiales – el acontecimiento públicamente en la comunidad del domingo, para no dar a entender que la Iglesia justificaría la « pareja » homosexual o la « homo-paternidad ». También es bueno preocuparse por las contradicciones y los cambios que impone de facto la condición « conyugal » homosexual. De hecho, conozco a pocas « parejas » homosexuales, con o sin hijo, quienes obedecen realmente a la Iglesia, quienes se dedican realmente a la vida de su iglesia, y luego se comprometen – si crían a un niño – a apoyar la educación de éste en la fe. Y es lógico. ¿ Cómo, rechazando a Dios Padre (esto es particularmente evidente en las « parejas » de mujeres) e fingiendo la familia de sangre real, las uniones homosexuales pueden pretender concretamente integrar a « su » hijo en la gran Familia de los cristianos ? Hay una verdadera contradicción en el proceso. Algunos sacerdotes laxos quizá se laven las manos. Pero aquello sigue planteando un problema moral, simbólico y teológico profundo.

Por último, el desafío espiritual, demonólogico, escatológico, resurreccional es subrayado por la práctica homosexual pero también por cualquier bautismo infantil… y por lo tanto se traslapa con los que pretenden ser sus « padres » en el marco homosexual. Por ejemplo, me han contado hace poco que un joven sacerdote provincial – cuyo coraje e integridad personalmente admiro – aceptó bautizar a un niño criado por una « pareja » de mismo sexo, pero poniendo sus condiciones : había chocado a los « dos papás », diciéndoles que, durante la ceremonia privada, no les haría pronunciar el ritual de renuncia al mal (« ¿ Renuncian al pecado para vivir en la libertad de los Hijos de Dios? ¿ Renuncian a los engaños del mal para no ser esclavos del pecado? ¿ Renuncian al Demonio, que es autor del pecado? »). A día de hoy, ellos todavía no se han tragado la píldora. Y me alegro si el sacerdote, además de ser misericordioso, ¡ ha logrado salvaguardar la Verdad !
 

34 – Me piden que bendiga una unión homosexual. ¿ Acepto ?

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Si fuera usted, yo no aceptaría. Por la sencilla razón de que su jerarquía le pide explícitamente que no lo haga (ha sido ordenado para obedecer), pero también porque la frontera entre el acto homosexual y la persona homosexual se ha hecho totalmente borrosa, confusa e indistinguible por la realidad ambigua de las amistades amorosas y/o de los amores platónicos sin sexualidad (es decir, sin diferencia de sexos). Usted tiene el deber moral – además de sacerdotal – de no promover ni oficializar la práctica y/o las uniones homosexuales, ni siquiera mediante una imposición de manos individual sobre cada uno de los compañeros de la « pareja » homo, ni mediante una ceremonia de expresión de amistad paterna apoyada por textos bíblicos. Y aunque ello hiera el orgullo de algunos o ponga un freno a su relación con unos feligreses regulares de su parroquia. La Verdad no es popular. Y si usted La sigue como debe seguirLa, tiene que llevar consigo el yugo de Su impopularidad.

Ahora, acerca de los sacerdotes más honestos entre ustedes, que no imitan el matrimonio y que se niegan a jugar a ser los pastores súper guays, rebeldes, demagógicos, comprensivos, que « se destacarían de la jauría de los sacerdotes rígidos y dóciles a la jerarquía del Vaticano », yo no les enseño nada solicitándoles a que redoblen su vigilancia con respecto a los intentos de instrumentalización de su estatuto de curas para justificar el « amor » homosexual. Porque la presión de homofobia que pesa sobre aquellos de ustedes que no se doblegarán a la reclamación de bendición de las « parejas » homosexuales va en crescendo en este momento. Y lo que al principio parecía un chiste de carnaval o un trámite administrativo (un derecho civil) o una petición educada y quejumbrosa, se está endureciendo cada vez más en condena agresiva (« ¡¡ Malditos sacerdotes diabólicos que os oponéis al Amor verdadero que vivimos !! ¡ De todas formas, tarde o temprano, por las buenas o por las malas, nos casaréis ! ¡ Su sacramento religioso es la última cosa que nos falta para ser totalmente iguales con los heterosexuales ! ¡ Y este matrimonio no os pertenece más a vosotros que a nosotros ! »).

Os veréis obligados a tener cuidado con no caer en las trampas que os tienden. Tengo dos ejemplos precisos que citar para demostraros que las bendiciones de las « parejas » homosexuales son la próxima guinda que os espera. El primer caso es el de la invitación a una fiesta que un joven sacerdote belga – que conocí « por casualidad » haciendo autostop – recibió de uno de sus feligreses en « pareja » homo. Él ya había sospechado un poco la recuperación que podía armarse contra él. Entonces, sin rechazar el evento, tuvo la prudencia de vestirse de civil, sólo para no aparecer en las fotos de la fiesta con sotana, hábito religioso y cuello romano, y no dar la impresión de que la Iglesia lo toleraba todo. ¡ Pero faltó muy poco ! Y de ningún modo bendijo a la « pareja » organizadora. Sin embargo, desempeñó exactamente su papel de pastor acogedor.

El segundo ejemplo de chantaje emocional orquestado contra la Iglesia en cuanto a los posibles bendiciones sacerdotales de las uniones homosexuales (algunas, lo sé, ya se celebran, aunque a hurtadillas), son los efectos de anuncio mediáticos que pueden extenderse como un reguero de pólvora, sin que vosotros, los sacerdotes, podáis controlar el movimiento. Eso es lo que sucedió, por ejemplo, al obispo francés Monseñor Brouwet durante la peregrinación diocesana de las ciudades de Lourdes-Tarbes los 5-6 marzo del 2016. De hecho, él y sus ministros fueron acosados por varios equipos de televisión porque un periodista malintencionado había sacado una historia diciendo que las 250 parejas mujer-hombre que se preparaban para el matrimonio en la diócesis incluían a « parejas homosexuales » : « Es la primera vez en Lourdes. Todas las parejas, casadas o no, homosexuales o heterosexuales, divorciadas y vueltas a casar…, son invitadas al santuario de la ciudad mariana para celebrar, sábado y domingo, el día de San Valentín, la Fiesta de los Enamorados. ‘Venid a Lourdes para decirle Te quiero’, anuncia un folleto publicitario distribuido por la diócesis de Tarbes y Lourdes. La invitación está abierta a todo tipo de parejas. » El relevo de esta información falsa no se hizo esperar. Radios, prensa, cadenas de tele… todo el mundo periodístico se entusiasmó en vano. Y el diablo estaba muy orgulloso de esa presa : una vez más, obliga a los sacerdotes a que expliquen las razones de su oposición a la « pareja homo » como acto, y por qué se niegan a toda clase de bendiciones por este acto. Ya lo véis : aún cuando no sois confrontados directa y concretamente al dilema planteado por esta situación particular, la opinión pública y los medios de comunicación se arreglan para construíroslo en vuestro lugar, en el diseño oscuro de fortalecer su propio prejuicio anticlerical que enuncia que, cualquier cosa que diga o piense, la Iglesia Católica sería homófóba porque Ella no cede a los caprichos expresados por el lobby heterosexual.
 

35 – Si uno de mis feligreses está en pareja homosexual, ¿ le animo a vivir como hermanos con su compañero ? ¿ Le animo a que corte con él ?

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Depende de cómo lo anima. Si usted lo hace mal, sin amor, sin ninguna propuesta positiva detrás, sin empatía, sin haber establecido previamente una relación fraternal que tiene conocimiento de su situación amorosa y no desprecia la sinceridad ni los beneficios, no le diga absolutamente nada. Además, usted podría ser mal entendido y demandado por formalismo fariseo. El objetivo de la corrección fraterna acerca de un amigo gay, en el fondo, es su alegría. No su Salvación (o más bien lo que nos imaginamos de ella) ni romper todas sus « parejas » sucesivas. Su Salvación, sólo Dios se la dará. ¡ No lo olvidemos !

En lo que se refiere a la propuesta de un plazo medio para ir por etapas en la escala de exigencia – el famoso « compañerismo » seudo espiritual, seudo amistoso, seudo casto, y que sólo es en realidad un pastiche de « la amistad desinteresada » promovida por el Catecismo de la Iglesia Católica -, me parece que esta tiene que ajustarse a la situación de cada persona homosexual. Por ejemplo, es evidente que en caso de enfermedad de uno de los dos compañeros de la « pareja », o en caso de posesión común (casi indisoluble) de bienes materiales (¡ y hasta humanos !), la separación no puede ser brusca ni acaso posible : la persona homosexual que se ha comprometido demasiado con su compañero de vida debe tomar sus responsabilidades hasta el final, sobre todo cuando la cohabitación se convierte en una inevitable cuestión de vida o muerte. Dicho eso, estos « casos límite » son extremadamente raros, ya que, en general, la separación de una « pareja » homo no es vital ni desastrosa para ninguno de los dos compañeros.

Por eso, personalmente, abogo a favor de una ruptura concertada más seca y radical que un simulacro de transición entre una « vida amorosa homosexual activa » y una « cohabitación fraterna platónico y espiritual », a menudo propuesto por los sacerdotes tibios sesentayochistas o burgueses-bohemia. Como lo dice la cantante francesa Zazie, « duele y no duele ». Y la Verdad, en toda su radicalidad y todos los pequeños lutos que Ella nos pide, ordena y libera mucho más que los parches y los lotes de consolación. Especialmente en el caso de la práctica homosexual, de la cual es mejor cortar totalmente en vez de cortar menos pero mal. Aunque pueda llevar tiempo para progresar en su cabeza y en su corazón, muchas personas homosexuales católicas en pareja están esperando secretamente oír que « su union no encaja », que no por ello es tan grave reconocerlo (incluso se trata de una Buena Nueva, al final, de una constatación casi risible que hacer), que podrían ser mucho más radiantes en amor y en Iglesia siguiendo otro camino menos rutinario que la « pareja » homo que a menudo no se parece a nada.
 

36 – ¿ Es la homosexualidad una causa de anulación de matrimonio ?

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No. No es una causa de nulidad por sí sola. Dado que no es una esencia, ni una identidad, ni un amor ni necesariamente una práctica. Siendo una enigma (del sufrimiento) y un miedo, se podría considerar la homosexualidad como una causa pero sólo de rebote y si se sumara a un trastorno o a un hecho más grave que ella. Los que la utilizan como excusa para quitarse el anillo son de mala fe. La homosexualidad a menudo actúa como una lupa que revela problemas internos preexistentes en la pareja casada hombre-mujer que se han acumulado con el tiempo, aparece como una circunstancia agravante o aceleradora de un proceso de ruptura ya iniciado antes por otras heridas/carencias. Ella siempre viene a añadirse sea a un problema más profundo de comunicación y de libertad o de perdón o de satisfacción entre los sexos, sea más dramáticamente a un problema de adulterio, de engaño, de maltrato, de patología, de conducta obsesiva/adictiva.

Un matrimonio religioso católico puede ser considerado inválido por defecto de consentimiento (el consentimiento es el acto de la voluntad por el cual un hombre y una mujer se entregan y se reciben recíprocamente a través de una alianza irrevocable). Hay varios motivos – llamados « capítulos de nulidad » – de declaración de invalidez de un matrimonio que no son específicos a la homosexualidad, pero que pueden estar relacionados con ella (derecho canónico 1095) :

– Las exclusiones formales de un de los elementos esenciales del matrimonio (fidelidad, indisolubilidad, apertura hacia los niños) ;

– La simulación del matrimonio, es decir sin intención alguna de realizar el compromiso que representa ;

– La falta de libertad causada por presiones graves (físicas como morales);

– Un engaño, sobre cuestiones importantes, con el fin de arrebatar el consentimiento del futuro cónyuge (por ejemplo, se ha escondido un elemento importante de su personalidad);

– La incapacidad para dar un consentimiento basado en una decisión lúcida y libre (por ejemplo, una grave inmadurez) ;

– Una patología que afecta a la psique y que impide establecer o asumir una vida conyugal (por ejemplo un Complejo de Edipo pregnante, o una enfermedad mental) ;

– Una incapacidad congénita para asumir las obligaciones esenciales del matrimonio (por ejemplo, un problema de identidad sexual).

Lo que va a ser (supongo) cuidadosamente examinado en el caso de una demanda de anulación de matrimonio en la que se autentica la homosexualidad de uno de los cónyuges (como practicada o simplemente deseosa y demasiado marcada), es : la profundidad del arraigo psíquico de la tendencia homosexual en la persona que la siente ; el poder de controlar esta tendencia (medible en el tiempo y frenta a ciertas tentaciones) ; la capacidad de ser excitado sexualmente (básicamente, si hay una erección o no) ; el pleno conocimiento y transparencia de la existencia de la tendencia homosexual en la pareja (básicamente, para que haya nulidad del matrimonio, es necesario que el marido no haya informado a su esposa de su homosexualidad antes de su boda).

Todo esto no elimina la confusión persistente que sigue rodeando la existencia y el significado del deseo homosexual. Tampoco quita la grandeza insondable de la acción de la Gracia, de la diferencia de los sexos verdaderamente acogida, y del Sacramento divino del matrimonio, sobre este deseo. Cada pareja es única y tiene su camino. Además, el Espíritu Santo y Jesús son libres, quitan o dejan temporalmente el mal como quieren. Y el acertijo del arraigo de un miedo o de un mal a veces es duraderamente insoluble en un tiempo humano. En algunos casos, la homosexualidad está latente, sin poner en peligro el matrimonio católico y amenazarlo seriamente. Ella incluso se beneficiará de un espectacular ayuda divina. En otros casos, por desgracia ocurre que la tendencia homosexual sea tan profundamente arraigada que actúa como un terreno que dificulta fuertemente la fortaleza de una pareja casada, y que exige la ruptura para el bien (o el « mal menor ») de todos. Por lo tanto, deseo a los jueces eclesiásticos todo el arrojo necesario para desempatar en el caso del estudio de nulidad de matrimonio en cuanto a la homosexualidad, para diagnosticar si la homosexualidad constituye un elemento anexo o dominante en la pareja casada enfrentada a ella. Hasta yo no tengo la respuesta. ¡ Sólo el Espíritu Santo puede guiarles ! (véase la pregunta n°46, que complementa ésta).

Quisiera añadir que la sistematización/banalización/democratización de la posibilidad de declaración de nulidad de matrimonio en los casos de homosexualidad incluye un alto riesgo : el revés de la homofobia, una homofobia por esta vez con un toque de ginocentrismo y de feminismo orgullosos. La normalización social de la homosexualidad puede convertirse como si nada en abuso de poder por parte de las esposas abandonadas o engañadas por la homosexualidad. He oído hablar de abusos graves en ese sentido. Algunas amas de casa explotan la homosexualidad de su marido para arrancarle sus hijos o pedir el divorcio a toda prisa o patologizarlo : lo describen como « un bipolar », « un narcisista maligno », « un manipulador » que habría engañado a todos a sabiendas. Está mal y muchas veces son injustas, estas exageraciones.
 
 

CAPÍTULO III – VIDA PARROQUIAL Y SOCIETAL ACERCA DE LA HOMOSEXUALIDAD (CASOS DE CONCIENCIA CATÓLICOS) :

 

37 – ¿ Cómo reaccionar frente a las parejas homosexuales discretamente presentes en la asamblea ?

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No hay que reaccionar o decir lo que sea, sino rezar por ellas. Y si no lo podemos, antes (si es posible) o después de la misa, escuchar a las personas y ayudarlas a que la confesión de su culpa provenga de ellas y no de nosotros. Jesús, con la Samaritana, cumplió esta delicadeza. Como me lo dijo hace poco una mujer que fue obligada al divorcio porque su marido la engañó y luego la dejó, y como me lo demuestran las personas homosexuales en « pareja » estable y católicas practicantes, todas las personas que viven el concubinato o el adulterio o situaciones pecaminosas fuera del matrimonio y fuera del celibato consagrado, tienen realmente la sensación de vivir una triple pena cuando tratan de permanecer en la Iglesia y que participan en la misa : la triple pena de sufrir de su situación irregular (un divorcio, la práctica homosexual, el aborto, el peso de sus pecados y de la perseverancia en estos), agravada por la mirada intransigente de los demás y la marginación del Sacramento de la Reconciliación, del Bautismo y de la Eucaristía. Lo más duro, me dicen ellas, no es tanto la privación de la Eucaristía (ya que existen diferentes uniones posibles con Jesús fuera de Ella), sino la privación de la confesión. De hecho, no se permite a las personas divorciadas vueltas a casar o las personas homosexuales en « pareja » recibir el Sacramento de la Reconciliación. ¡ La factura parece asesina ! (En realidad, no lo es, porque son ellas, persistiendo en actuar mal, quienes se cortan de Jesús : Él nunca las abandona. Es su práctica que les cierran puertas ; ¡ no la Iglesia !). Tienen la impresión de ser tratadas peor que criminales o apestados, de que su comunidad religiosa y parroquial es más conciliadora con una persona sin techo o un criminal que con sus hermanos más parecidos y cercanos pero que no siguen el recto camino. Por lo que se ha de atender la susceptibilidad del pecador y establecer una estrategia para que él descubra su libertad y la Verdad sin ofenderse, y que no se hunda en el desprecio de la Iglesia o en el auto desprecio.

En mi opinión, si ustedes hacen frente a una persona en situación irregular, si por ejemplo identifican a divorciados vueltos a casar o a mujeres que han abortado o a personas homosexuales en « pareja », que están asistiendo a misa o tomando la fila de Comunión, a pesar del dolor que les da, les sugiero que dejen correr el río y que oren por ellos en lugar de intervenir. Arrégleselas para revelarles su pecado antes de que ellos lo agraven por el pecado de sacrilegio. Y si ellos lo cometen o están a punto de cometerlo, mucho después del mal hecho. Regla básica de la corrección fraterna : no infligirles una humillación pública. No hay nada peor que la vigilancia o la prohibición del instante, que la denuncia, que la delación, que una corrección que atrapa el pecado in fraganti. El control debe ser personal y venir de la propia persona pecadora. Es ella quien debe tener la mano, decidir si comulga o no, si debe ir a misa (con su compañero) o no, si debe permanecer en pareja (homo o adúltera) o no. Su libertad es sagrada. Y la toma de conciencia de su pecado debe hacerse con delicadeza, diálogo en Verdad, humor, escucha. Si la persona está demasiado cerca de su pecado, se sentirá confundida con éste, juzgada, y se puede cortar definitivamente de la Iglesia. Si expulsamos públicamente a toda persona en estado de pecado mortal, es muy probable que, por orgullo, ésta se encierre todavía más duraderamente/definitivamente en su pecado. Y eso, claro, resultaría seguir el juego al diablo.

Un no por respuesta o una prohibición expresado(a) sobre el hecho consumado podría ser interpretado(a) como un rechazo de persona, cosa que el pecador no necesita en absoluto. Excepto si usted es sacerdote y que al distribuir la Comunión tiene el tacto y la autoridad que su sacerdocio acredita (¡ el Cuerpo de Cristo se lo merece !), deje que la persona vaya a comulgar. No diga nada. Diríjase a su ángel de la guarda. Jesús, aún sabiendo que Judas iba a traicionarlo, le permitió asistir igual a la Santa Cena. En tiempos como estos, durante los cuales el mal se está intensificando, extendiendo y diversificando (pienso entre otras cosas en los padres que viven en concubinato, en los padres casados católicos que han recurrido manifiestamente a la procreación con la asistencia médica, en los padres solteros cuyos hijos nacen fuera del matrimonio, en los padres que se han vuelto a casar, en las personas homosexuales en « pareja », etc.), creo que sólo los sacerdotes, o si no, sólo las personas que pasaron por las mismas prácticas ilegítimas incriminadas y que las han dejado duraderamente, tienen la legitimidad para intervenir sobre el pecado en actos, y poseen en el momento la autoridad necesaria para hablar a la persona pecadora sin que ella se enfurezca. Los demás, cerremos el pico, sin por ello renunciar a expresar la Verdad en una ocasión más oportuna. « El que de vosotros esté sin pecado, sea el primero en tirarle una piedra. » (Juan 8, 7) No perdamos de vista que Jesús escogió la hora del mediodía (la más anónima) para hablar a solas con la Samaritana (una extranjera, su enemiga).
 

38 – ¿ Usted cree que las parroquias deben admitir a las personas homosexuales que practican su homosexualidad para servicios tales como el catecismo (tutoras lesbianas en los Scout), el consejo presbiteral, la animación (organista, monaguillos, lector, coro), etc. ?

La pregunta puede sorprender o provocar la risa. Pero cuando uno empieza a profundizar en el tema, se da cuenta de que merece nuestra mayor atención. Y los sacerdotes se enfrentan cada vez más con ese tipo de « episodios anecdóticos » que pueden hinchar rápidamente en Asunto de Estado parroquial. En cuanto a la mera presencia o participación de las personas homosexuales en las actividades u oficios de la parroquia, está claro que no constituye un problema, proporciona un gran beneficio a todos, e incluso nos hace muy felices a nosotros, feligreses homos. Tenemos una disponibilidad y talentos que ofrecer. Y Dios acoge a cada uno en su casa. Además, Él odia el derroche.

Sin embargo, hay que añadir un matiz importante a lo que acabo de decir. No todas las funciones eclesiales dejadas a los laicos son equivalentes, tanto a nivel de las competencias, como de la remuneración y de la carga simbólica y sacramental. Dejo en manos de cada párroco la elaboración de esta jerarquía en función de cada caso. Pero leer una lectura o tocar el órgano, no es el mismo grado de servicio, de implicación, de permanencia y de ejemplaridad para la parroquia. No es la misma misión. Un día, un sacerdote de la ciudad de Estrasburgo (Noreste de Francia) vino a presentarme un asunto de conciencia personal : un organista, en discreta « pareja » homo, se postuló para su parroquia, y él no sabía cómo dirigir el caso. Tenía miedo a ser enviado al tribunal por homofobia y por haber juzgado a una persona por razones ajenas a sus innegables habilidades musicales. También se temía que todos sus feligreses no le apoyaran.

Creo que lo que cambia todo, es la continencia. Por mi parte, yo fui catequista en Savigny-sur-Orge (suburbios de París) durante cuatro años, y no tuve ningún problema. Justamente, debido al hecho de que la continencia libera de todo proselitismo, de toda contaminación del modelo simbólico, identitario y amoroso que normalmente se desprende de la fama de homosexualidad. Volviendo al caso del organista de Estrasburgo, yo propuse al párroco que sondee cara a cara las motivaciones íntimas de su postulante : ¿ Por qué éste quiere ocupar tal cargo en la iglesia ? ¿ Desea entrar en un proceso de verdadera obediencia a los mandamientos de Jesús, en un proceso de servicio, de humildad, de comprensión íntima del Corazón de la Iglesia, de conciencia de una Misión evangélica a través del acompañamiento musical ? ; ¿ o al contrario es para el dinero, el prestigio, el estatuto social y eclesial, el decoro litúrgico ? La práctica homosexual ya demuestra una clara desobediencia a la Iglesia. Y creo que este organista no quería el puesto para poner en tela de juicio aquella desobediencia. Así que, personalmente, y tras un intercambio, le hubiera dicho que no.
 

39 – En su opinión, ¿ qué porcentaje de feligreses pro-gays y pro-Unión Civil en la Iglesia y en las iglesias ?

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Ni idea. Adivino que es sustancial. Sólo sé que soy la única persona homosexual católica continente en Francia que ha mostrado públicamente su oposición a la Unión Civil (otras – como Jean-Pier Delaume Myard – lo hicieron más tarde, tras las manifestaciones italianas, pero para buscarse un lugar en el sol mediático : no se trataba para nada de poner en duda el « amor » ni la práctica homosexuales), y es la razón por la cual las parroquias me han apartado masivamente. Casi todos los católicos y sacerdotes franceses que conozco se han acostumbrado a la Unión Civil (desde que fue votada en 1998 en el país) y no han comprendido su gravedad. La han considerado como una ley que podría retrasar/evitar el « matrimonio gay » y que sería muy diferente de éste (mientras que estas dos leyes abarcan exactamente la misma realidad simbólica e intencional que da lugar al maternidad subrogada). Una ínfima minoría de católicos franceses han percibido la violencia de la « salida del armario », de la Unión Civil, y finalmente de toda ley basada en la orientación sexual de las personas así como de la sustitución de la diferencia sexual por la heterosexualidad.

Los pocos sacerdotes católicos que están de acuerdo conmigo se asustan en el último momento para hacerme venir a su parroquia. Inicialmente, están muy animados. Y luego, anulan. No por miedo a lo que voy a decir, pero por temor a daños colaterales antes y después de mi conferencia. Se entibian por prudencia y « pedagogía ». Varios párrocos que conozco y que, después de haberse sido muy involucrados en su parroquia súper católica donde podían mostrar si ningún problema su compromiso en contra del « matrimonio para todos », fueron trasladados a una nueva parroquia en la que, en la reunión de septiembre, a veces había varias « parejas » homosexuales que les esperaban. Sin sentir vergüenza por sus convicciones, decidieron ser estratégicos, cerrar la boca, y prefirieron en un principio aplazar (o, mejor dicho, anular) mi venida. La gran mayoría de los sacerdotes católicos franceses no han tomado en absoluto la medida de la masacre humanitaria que constituye la Unión Civil.

Esa desastrosa comprobación sobre el terreno, que muestra cuánto los católicos son poco/mal comprometidos con el matrimonio y la diferencia de sexos (desde la perspectiva intelectual e intencional sí, pero no la del corazón ni de la práctica) y cuánto entran en pánico frente a la inminencia de la persecuciones anticatólicas, puedo hacerla de manera aún más insistente en los otros países. Por ejemplo, muchos católicos hispanos endurecen tanto como ablandan (a la moda burguesa bohemia) su postura sobre la Unión Civil y sobre lo que ellos suelen llamar el « lobby gay ». Son todavía más hoscos que los Franceses, ya bastante agresivos a su manera. ¡ Con eso lo digo todo ! Ellos rechazan en masa mi discurso matizado que exhorta a la consideración de la realidad homosexual y a un cuestionamiento en profundidad de la ideología que piensan denunciar mientras la apoyan sin darse cuenta de cómo se llama : la heterosexualidad. Y en los países europeos, la mayoría de los católicos saltan de un extremo a otro con respecto a las personas homosexuales, es decir, del rechazo/indiferencia total a la « apertura », para reequilibrar el conjunto y compensarse. Lo comprobamos ahora mismo en Alemania con los catastróficos « Katholikentag » (la mayor reunión católica del país) y su programa « rainbow compuesto de múltiples y diversos talleres como « el matrimonio para todos », « ¿ Cómo viven las familias arco iris » y también « Queer Teología ». Esto anda muy mal. Es como si la Asamblea General Anual del Catolicismo en Francia se dedicara por completo a la homosexualidad, pero con las mismas miras que las asociaciones cristianas pro-gays. ¡ Imagínense la protesta que armaría ! Y sin embargo, no estamos tan lejos de ello en Francia, dado que yo ya he sido expulsado dos veces de este evento nacional católico.
 

40 – El párroco ha partido con un hombre. La parroquia le apoya. Nosotros, ¿ qué decimos ?

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Conozco varios casos concretos. El fenómeno no es para nada aislado. Primero, antes de decir nada, os sugiero que os forméis seriamente en la heterosexualidad y la trampa que ella constituye. Luego, por supuesto, no maldigáis al cura so pretexto que no estáis de acuerdo con lo que hace. Y a la inversa, no justifiquéis tampoco su acto por el relativismo ambiental ni una falsa acogida dictada por el tópico del « no-juicio ». Rezad más bien por él y su compañero. Ellos tienen gran necesidad de vuestra oración, ya que además de traicionar a la Iglesia, están mintiéndose a sí mismos y entrando en un callejón sin salida que ninguno de nosotros les puede envidiar.

A continuación, la parte más difícil son las repercusiones y la gestión de tal acontecimiento en el ambiente de la parroquia. Porque, excepto cuando se ignora el hecho (lo que aún suele suceder un poco la mayor parte del tiempo), este es el tipo de escándalo que – porque la gente no sabe nada acerca de la homosexualidad y además se siente cada vez más obligada a dar su opinión sobre ella – tiene el poder de armar mucho jaleo y división dentro de una comunidad. Entre aquellos que lanzan increpaciones, aquellos que toman el lado del cura, aquellos que simulan que no les importa, aquellos que injurian a los que injurian, y aquellos que se callan, ¡ tenemos todos los ingredientes humanos para vivir una guerra civil dentro de la Iglesia católica !

Y aún así, hablo de una época en que la homosexualidad de los sacerdotes se arreglaba en una relativa discreción y no se beneficiaba de una exhibición orgullosa ni de una cobertura mediática alimentada por el cotilleo de los feligreses. Eso está cambiando. Cada vez más católicos pierden su pudor, y se sienten obligados a « tomar partido » o discutirlo todo (« Para salvar a vuestro cura, tecla 1. Para echarlo, tecla n°2. »). Y cada vez más sacerdotes, en vez de ocultar su práctica homosexual y de esconder a su compañero, deciden jugárselo todo a una carta, se creen que « cuanto más grande, mejor pasa », que su aplomo o la piedad que inspiren los librará de la vergüenza, que su « salida del armario » no bastará para destituirlos. Entre otras cosas, ellos crean una distracción desplazando el problema de su adulterio hacia la falta de posicionamiento de la Iglesia sobre la homosexualidad (falta presentada como rígida, arcaica o ingenua) y, especialmente, hacia la energía colosal e impopular que necesitarán sus superiores jerárquicos eclesiales para decidir públicamente su expulsión/excomunión.

No os creáis que aquella temporada del orgullo/descaro arco iris sacerdotal llegue en un futuro muy lejano. Estos coming out « gays-cristianos » se vuelven cada vez más frecuentes, a veces incluso « gays-sacerdotales » (Yo sufro bastante a causa de las entrevistas-emoción huecas de mis hermanos « homos-católicos » que cuentan su vida ante las cámaras de televisión y expresan sus sentimientos sobre el « cómo viven con estas dos identidades » ¡ sin ofrecer ningún análisis de fondo sobre la homosexualidad !). Actualmente, los Krzysztof Charamsa, William Nasarre, José Mantero, Andrés Gioeni, salen a la luz, y encuentran que es muy « profundo » revelar a todos que son « sacerdote y homo » o « cristiano y homo ». No se contentan con decir que « es posible ser ambos a la vez » sino que encima argumentan que sería « más bello y más verdadero » porque ello se les impondría, que es real, que lo mantienen escondido hace mucho tiempo, que cuesta expresarlo, que puede ser mal entendido, que sería una doble declaración de amor, y que estos dos aspectos de su vida podrían fusionar con mayor perfección si la Iglesia tuviese el ánimo del Amor y del realismo. Y a través de celebridades cristianas que confiesan tanto su « inquebrantable » apego a « su » Iglesia/sus feligreses como su dolor de ser « indudablemente » homos, cada vez más católicos, afectados por estas personas « doblemente víctimas », afirman que las dos dimensiones – católica y homosexual – no se opondrían, e incluso que serían perfectamente compatibles sin tener que pasar por la continencia.

Y casi nadie se atreverá a contradecir eso, por miedo a quedar como un homófobo, incluso los católicos tradicionalistas que se sirven de aquellos malos ejemplos de sacerdotes secularizados para distanciarse aún más de la Iglesia posconciliar Vaticano II y para perseguir aún más al Papa Francisco. Y puesto que un número creciente de católicos duda de la Presencia de Jesús en la Eucaristía o de la existencia del diablo, ya que desprecian la palabra « homofobia » y « homosexualidad », que ya no creen en la primacía de la diferencia de sexos en el Amor verdadero, ni en la primacía del celibato continente sobre el matrimonio (¿ Por qué sería tan necesario que los sacerdotes no se casen, si algunos lo desean ?), que demonizan el modernismo así como el tradicionalismo, la casi totalidad de los creyentes está lista para jugar respecto a la homosexualidad la comedia sea de la « apertura tolerante », sea de la intransigencia/indiferencia exasperadas/ofendidas. El telón de los tiempos está a punto de caer.
 

41 – ¿Cuál es el mayor peligro que acecha a un católico frente a la homosexualidad ?

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Yo puedo citar peligritos : la ignorancia y por tanto la vulnerabilidad ante el mal, si alguna vez nos enfrentamos con la realidad homosexual ; el relativismo, la indiferencia o la invectiva, si es que uno está molesto o seducido por el tema (sobre la base de una mala comprensión de lo que es la Caridad o la Verdad) ; la insatisfacción o infelicidad en « amor », si alguna vez se practica la homosexualidad ; la sensación de estar en contradicción constante con su propia fe o con los católicos en general, si alguna vez nos creemos Dios o un Don Nadie y si vivimos una doble vida.

También puedo identificar un mayor peligro que acecha al católico que practica la homosexualidad : el de verse privado de la Salvación eterna. En otras palabras, de arriesgarse a ir al infierno y de « pecar con pleno conocimiento de causa » (pleonasma). Es la Espada de Damocles más obvia. Y ya, por sí sola, sería suficiente para disuadir al católico un poco devoto y capaz de proyectarse hacia el Mundo Invisible, de practicar la homosexualidad. A pesar de que, de nuevo, nadie puede reducirse al mal que comete, y que tenemos poca idea del poder de la Gracia que puede redimirnos.

Pero, a decir verdad, todavía más que la Salvación post-mortem, existe un dolor que ya se vive en la tierra y que contrarresta de manera relativamente eficaz la práctica homosexual y incluso toda veleidad de vivir en « pareja » : la perspectiva de privarse de la Eucaristía, el Pan vivo de Jesús. Ella acecha a cada católico que reconoce (con razón) a Dios en la hostia. Personalmente, no salgo con las personas que me gustan casi sólo porque ¡ quiero a Jesús-Pan ! Más que mi Salvación o mi fama, es la Eucaristía quien me ayuda a no caer en la homosexualidad. Sé que viviendo el adulterio/el concubinato, ya no tendría acceso a la Eucaristía, y eso me haría sufrir mucho, no lo podría soportar mucho tiempo. Hablo desde mi experiencia : en 2010, es mi no-conformidad con el estado de recepción de la Comunión que me hizo cortar sucesivamente con mis amantes. Yo no podía permanecer mucho tiempo con un compañero a causa de ello. Perseverar en la mentira y la incoherencia, los hay que tienen la fuerza, el orgullo descarado o la locura, para eso. Yo, ¡ ya sé que no voy para largo ! Si la Eucaristía no impusiera tal autoridad sobre mí, créanme, por mi parte, ¡ haría un siglo que me hubiera soltado ! Todavía estaría en « pareja ». Hoy en día, la Eucaristía es la única persona que me contiene. Su ausencia es mi pesadilla tanto como su consumo – que mi estado de vida permite – es mi Alegría y mi más poderosa salvaguardia.
 

42 – Lo que usted dice sobre la homosexualidad se dirige únicamente a una persona homosexual que cree. Porque si uno no cree en Dios, su objetivo parece inalcanzable ; sin Dios, su discurso es inadmisible. ¿ No ?

No lo creo. Dios es real, universal y sencillo. El hecho de ser católico, muy lejos de alejar de la inteligencia y de las situaciones humanas, coincide con todo el mundo (incluso los no creyentes), con el sentido común, con las realidades profanas, y mediante una precisión y delicadeza admirables, increíbles. Especialmente cuando se trata de hablar del sufrimiento y la sexualidad. Al respecto, la fe va al grano. Nuestros contemporáneos están fascinados por las palabras que han forjado su forma de ver el mundo y el amor : « tolerancia », « diferencia », « igualdad », « homosexualidad », « heterosexualidad », « homofobia », « amor », « la libertad », « derecho », « discriminación »… Nos toca a nosotros calmarlos reutilizándolas, analizándolas, al mismo tiempo de cuidar de no poner en duda la belleza de su sinceridad, de sus buenas intenciones. A menudo, los demás se cabrean porque no soportan ser juzgados « malos » o « malintencionados ». Si los tranquilizamos en este sentido, si les mostramos que no tenemos ninguna duda de que han intentado hacer cosas buenas, entonces podremos con facilidad hacerles ver que actúan o piensan mal (incluyéndonos primero a nosotros mismos, si es posible, en sus malas acciones y en sus defectos) o más bien que podrían actuar y pensar mejor/de otra manera. ¡ Y no dirán nada !

Por último, no está prohibido practicar la mayéutica, una palabra un poco bárbara que significa simplemente « dejar a la persona que encuentre la respuesta por sí sola, cuando ella no podría recibirla directamente o por otra persona que ella ». Además, nuestros detractores a menudo tienen muchas más cosas que enseñarnos acerca de la homosexualidad de lo que imaginamos y ¡ de lo que ellos mismos sospechan ! Vámonos entonces juntos hasta esa Isla del Tesoro que es la homosexualidad, en vez de matarnos sobre la fe o el ateísmo de cada cual. La homosexualidad es un tema atractivo. La Fe católica también. Así que los dos juntos, ¡ ni hablar ! En serio, ¿ a qué esperamos para anunciar el Amor de Cristo y de la Iglesia, a través de la homosexualidad ?
 

43 – Soy católico y veo a mi hijo o hija que se aleja de la fe. Y cuanto más le muestro que rezo por él/ella, tanto más lo/la fastidia y lo/la aleja de la fe. ¿ Qué hago ? ¿ Insisto ? ¿ Le ofrezco su libro ? Él/Ella me odiará aún más.

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Sí. No se desanime. Mi madre – que murió hace un poco más de dos años – se llama Mónica, como la santa Mónica que lloró mucho a causa de su hijo Agustín. ¡ Y valió la pena ! No tenga vergüenza de ser un santa Mónica insistente e triste (sin chantajear con sus emociones o la fe). Si no fuera así, sería más inquietante aún. Eso significaría que no quiere a su descendiente y que se burla de la Salvación de su alma. Además, las oraciones de los padres de un hijo o de una hija homosexual son siempre oídas, si no por el interesado, al menos por María y Jesús. Es lo que más importa, ¿ verdad ? Los obliga finalmente a centrar su oración en el Rey y la Reina, a contar con ellos. En cuanto a su fidelidad al Señor, aunque ésta no se adapte a priori a los actos y los deseos de su hijo, le sirve necesariamente a este último de testimonio irreemplazable y de prueba que usted lo toma en serio, que lo acompaña, que es fiel para los dos. Ella no puede quedar sin fruto.

En cuanto a mi libro, no importa si no gusta o si molesta. Por sí solo, no tiene el poder para destruir una familia ni para hacer milagros, de todas formas. Y a menos que acabe en la basura (en cuyo caso no hablemos más de ello… ¡ salvo si un basurero tiene un hijo homosexual y cae encima « por casualidad » en la desechería !), siempre se le puede echar un vistazo, hojear, y todavía puede actuar en los corazones más tarde, o bien dormitar mucho tiempo en un armario para ser redescubierto en un momento más apaciguado. Un consejo : no actúe según la reacción supuesta que tendría su hijo o su hija homosexual, pero siempre como lo debe, y para agradar al Señor. Su hijo bien podría sorprenderle. La fe es la mejor consejera, y mucho más fecunda/profética que el miedo.
 

44 – ¿ Cómo puedo hacer si un pariente es homosexual, rechaza la Iglesia, rechaza su familia y frecuenta a gente de un mundo nefasto ? ¿ Cómo entablar un diálogo con él y luego hacerle comprender que yo no apruebo su comportamiento ?

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Amar a alguien, es acoger toda su persona y todo lo que él vive. También es tolerar su libertad de actuar mal cuando efectivamente él comete errores, sin dejar de decírselo si la situación no mejora. Por lo que tenemos que nadar entre dos aguas, la de la acogida mediante la tolerancia/el compromiso, y la de la perseverancia mediante la exigencia de Verdad. Sé que no es fácil. Pero también sé que es el humor, así como el Espíritu Santo, que le permitirán a usted vincular la Caridad y la Verdad, y difundir el mensaje vigoroso de Cristo con suavidad. No pierda de vista que las personas más catófobas, son los católicos. No las personas que no conocen a Dios y que, por eso, no pueden rechazarLo. Es paradójico, pero es la verdad.
 

45 – ¿ Hay un peso adicional, un Cruz mayor, que llevo por ser padre católico de un hijo homosexual ?

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Parents and child talking


 

Sí. Sin lugar a dudas. Porque usted sabe que el alma y la Salvación de su hijo están en juego y en riesgo en este asunto. Con respecto a un pariente que no tiene la fe, el desafío que usted, progenidor católico, identifica en la práctica homosexual es más fuerte, la angustia mayor. Está bien que usted lo sepa. Ya para evitar que culpabilice en demasía y que hable/sermonee demasiado. Luego, para entender la hermosa causa de su angustia : el combate espiritual y el llamamiento personal a acentuar su oración. Y, en fin, para identificar y advertir aún mejor a su hijo homosexual contra las consecuencias reales de sus actos temporales. Cuando él le oiga avisarle de su Salvación y de su Eternidad celeste, se dará mejor cuenta de que su preocupación no es simplemente egoísta, ni debida a la mirada de los demás ni a su confort conyugal y procreativo, pero verdaderamente por su persona a él, por su Felicidad eterna, por Dios. ¡ Esto lo cambia todo ! ¡ Eso convierte su oración y su dolor para con la homosexualidad en amor entregado hacia el prójimo quien es su hijo !
 

46 – Me han criado en una familia católica, me he casado en la Iglesia, y mi marido (o mi esposa) me dejó por un hombre (por una mujer). ¿ Qué hago ?

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Admito que se trata de situaciones muy dolorosas (aunque hoy en día se tiende a banalizar aquel dolor). Y antes de aportar algún elemento de respuesta, me guardo de hablar demasiado rápido y de emitir un metodología de talla única. ¡ Sólo puedo empatizar y encuentrarme muy pobre ante usted ! He visto a parejas hombre-mujer casadas que superan muy bien el problema de la homosexualidad (porque es un problema). Otros que se han partido los morros (véase la pregunta sobre la nulidad del matrimonio).

El problema, en el actual clima esencialista y sentimentalista que tiende a trivializar la homosexualidad y a ponerla en las nubes como una « verdad indiscutible de la persona », es que la excesiva importancia conferida a la homosexualidad puede llevar a algunas parejas hombre-mujer de hoy (incluso a algunos jueces de tribunales eclesiásticos) a creer en la necesidad de su ruptura, a acelerar el proceso canónico por nulidad, a tirar la toalla, a irracionalizar el problema (« Nos tocó a nosotros. Qué le vamos a hacer… Ya hace tiempo que lo sabíamos. No se puede luchar contra los sentimientos o contra el cuerpo o contra una enfermedad o contra una relación homosexual totalmente ajena a una relación hetero. »), a no perseverar en la superación de los conflictos (especialmente cuando no hay niños en el seno de la pareja, o cuando el adulterio implica a una tercera persona y por lo tanto una relación aparentemente « de otra naturaleza »), y a descristianizar y a pasar por alto al sacramento del matrimonio, a enterrar el caso y justificar la separación por la fatalidad determinista, sin buscar más allá (« La homosexualidad, ya que no se entiende y que no es una elección, no podemos luchar contra. Ella supera todo el amor que hemos compartido ; no anula nada. Es ‘aparte’. »). La homosexualidad puede servir de coartada práctica y falaz para cualquier anulación de matrimonio, de argumento contundente barato, de leyenda impresionante y de guión fácil que explican y resuelven en apariencia todo litigio, toda culpabilidad, toda separación. No estoy diciendo que ella no constituye a veces una razón suficiente ni un obstáculo real a la durabilidad/factibilidad de un matrimonio. ¿ Pero es ello tan sencillo ? ¿Cómo medir la profundidad del arraigo de la homosexualidad, la fuerza que la persona pueda cavar hondo en ella misma y en su esposa y en el sacramento del matrimonio, el poder que Dios da para vivir con la fragilidad homosexual en la fidelidad pese a todo ? Es difícil.

Estoy atascado para aconsejar lo que sea de manera categórica en el caso que nos ocupa. ¿ Hay que renunciar o perseverar en los casos de rupturas de matrimonio debidas a la homosexualidad sentida y/o practicada ? Yo diría que depende de cada situación. Mi esperanza cristiana me induce a decir que de todos modos, nunca hay que desanimarse, y que de cualquier situación, incluso dolorosa, incluso inextricable y violenta, Jesús puede sacar lo mejor. Sé que de todas formas, vale la pena luchar contra la homosexualidad, ya que como tendencia, y con mayor razón como práctica, ella puede ser la oportunidad de un perdón y de un diálogo maravilloso que fortalecerá su pareja, revisará su funcionamiento ; y ya que la homosexualidad practicada no hará feliz en cualquier caso a su cónyuge, o al menos no más feliz que cuando él estaba en pareja con usted. Pero a veces más vale inclinarse ante el enigma del mal, ante la presencia de la cizaña en el campo de la sexualidad, ante nuestra propia impotencia acerca de la existencia de un mal o de un miedo superior que de vez en cuando sobrepasa en un tiempo terrestre a la persona con quien nos hemos casado con buena fe, porque la tendencia homosexual puede ser predominante. Se tiene que evaluar el grado de posesión según las diferentes situaciones. En algunos casos, la homosexualidad constituirá un elemento determinante ; en otros, podrá ser atemperada, domada y reciclada con éxito. Sé de hombres que han vuelto con su esposa e sus hijos después de una o varias faltas de conducta homosexuales, porque han descubierto que este estilo de vida no los haría felices. Admiro a las esposas que tienen la paciencia y la confianza para soportar tales turbulencias, y a los maridos que tienen la humildad de luchar para volver a la fidelidad de su matrimonio y superar sus inclinaciones. También conozco casos en los que la homosexualidad está tan arraigada en la persona que ha entrenado en su impotencia y desgracia a una pareja, a una esposa y a veces a una familia entera. Por eso es importante no sobrevalorar ni ignorar la homosexualidad. Sútil línea de cresta, de la cual no conozco todos los pormenores, después de haber intentado casarme con una mujer que pensaba amar y de retirarme, a pesar de mi fe y de mi voluntad de esperar el poder del sacramento de matrimonio sobre mi orientación sexual.
 

47 – ¿ Hay una relación entre el Movimiento Scout y la homosexualidad ?

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Sí, por el hecho de que el escutismo es humano, así que obviamente afectado por la diferencia de sexos (y el temor a ésta). No, o al menos no más que en otros ámbitos. Y yo diría, tal vez menos que en otros ámbitos. Porque en el seno del Movimiento Scout, la fe, la Realidad, el contacto con la Naturaleza, la amistad, y a menudo la no-mixidad de los sexos, favorece la reconciliación con la diferencia sexual, la construcción de la identidad sexual (masculina o femenina), y por lo tanto, el alejamiento del ensimismamiento que es la homosexualidad.

Dicho esto, incluso en el Movimiento Scout, se encuentran excepciones que confirman mi comprobación general. De hecho, conozco a cierto número de chicos o de chicas (una decena, para ser honesto) que, sea durante sus años de escutismo, sea mucho tiempo después, han demostrado ser homosexuales activos. ¡ « Scout » a veces rima con « Coming out » ! Por ejemplo, sólo en el corto período de dos años en los que fui lobato en los Scouts de Francia (tenía entre 8 y 10 años : dicho sea de paso, esta breve experiencia fue un pequeño trauma para mí lol…), cuento 3 chicos de mi edad que han « salido del armario » en la adultez, incluyendo 1 en mi propia seisena (tropa de 6). Como quien no quiera la cosa, ¡ es una buena media ! Pero están lejos de representar un indicador significativo y masivo.

Por anticlericalismo primitivo, e incluso por envidia interna, algunas malas lenguas se están divirtiendo homosexualizando el escutismo, convirtiéndolo en guarida escondida de pedófilos, de adolescentes frustrados y adoctrinados, de grupos paramilitares donde la camaradería viril YMCA estallaría en homosexualidad. Cuando hablo de peleas sospechosas internas, me refiero en particular a los Scouts de Europa que a veces acusan a los Scouts Unitarios o a los Scouts y Guías de France el hecho de que sean demasiado liberados en materia de moral (es decir « demasiado progresistas y maricas ») ; a la inversa, los Scouts de Francia a veces reprochan a los Scouts de Europa su conservadurismo que, por la represión de sexualidad que puede implicar, se convertiría entonces en homosexualidad practicada de manera no asumida. Cada bando le pasa la pelota arcoiris al otro, para a presentar el bebé para comprarse una probidad y/o una bondad. En ambos casos, hay algo de verdad. El exceso de permisividad conduce a la confusión homosexual. El exceso de rigidez también conduce a la explosión homosexual (véase los movimientos juveniles Wandervögel bajo la Alemania nazi). Ya observa este fenómeno y esta dicotomía en el ejército, en la policía, en las internados, en la cárcel o los cuarteles, por ejemplo.

Recuerdo, para el registro, tres acontecimientos cercanos que confirman lo que acabo de subrayar. El primero, es el voto oficial de los Boy Scouts of America (BSA) a favor del final de la exclusión de « los gays » en su liderazgo, el 27 de julio de 2015, en los Estados Unidos (Hacen igual en España). El segundo, es, en Francia, la reciente postura escout que sorprendió a todos, e hizo chirriar los dientes de los círculos católicos tradicionalistas : durante el período del « matrimonio para todos » (2012-2013), ¡ algunos Scouts de Francia recabaron la atención pública desfilando públicamente (y con uniformes escouts, además) en las manifestaciones a favor del « matrimonio gay » ! A raíz de la protesta que provocó, rápidamente esos activistas se volvieron a vestir de paisano y se ordenaron en la neutralidad, mientras decían que no estaban finalmente « ni a favor ni en contra » de la Ley Taubira (= matrimonio homo). Pero no es que piensen menos… Por último, tercer ejemplo : el año pasado, en 2015, en Roma (Italia), después de la Audiencia General del AGESCI por el Papa Francisco, por la tarde, varios grupos Scouts asistieron a la Marcha del Orgullo Gay ¡ y hasta fueron entrevistados por equipos de televisión ! Todo esto con la aprobación tácita del Comité Central

Probablemente, igual que con los manifestantes de La Manif Para Todos, la gran mayoría de los Scouts que estaban « a favor » del « matrimonio homosexual » no sabían explicar por qué, ni, entre los que estaban « en contra », tampoco por qué (excepto por principio, por reacción opuesta al progresismo ambiental, y por las consecuencias de la ley). Lo cierto es que la homosexualidad, en el ambiente del escutismo internacional, de todos los colores políticos, no ha sido analizada ni entendida, por un lado porque ella es sin duda justificada y/o demonizada en secreto, por otro porque que se la practica sin duda mucho más que los mismos exploradores se lo pueden imaginar. Pero, de nuevo, sólo estoy haciendo suposiciones basadas en mis estudios de la homofobia. El Cielo se encargará de revelarnos el desenlace de la historia de este enigmático enlace entre la homosexualidad y el Movimiento Scout…
 

48 – ¿ Existe una relación entre la homosexualidad y el tradicionalismo religioso ?

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Sí. Contra todo pronóstico, sí. Y esta paradoja se confirma regularmente para mí mediante sacerdotes amigos y laicos tradicionalistas que sin embargo aman mucho a la Iglesia Católica y asumen su preferencia por el ámbito católica tradicional. Con el mal, los extremos fusionar y se hacen eco pensando ingenuamente oponerse. En otras palabras, algunos creyentes, huyendo apasionadamente de la modernidad y del liberalismo que la homosexualidad representa, por principio, por esnobismo, por anticonformismo rebelde, por ritualismo fariseo, por odio a su época, por el alineamiento académico con un código estricto y ascético que los tranquiliza, caen en un paganismo crístico (y no cristiano), un nacionalismo « católica », un monarquismo pagano carnavalesco, una lujuria, una doble vida, vinculado con la bisexualidad. En la esferas « católicas » paseístas y nostálgicas, hay una número no desdeñable de libertinos neoplatónicos que no son conscientes de serlo. Utilizan la « tradición » para sobresalir, para alejarse de lo Real, de la diferencia de sexos, de la diferencia Creador-criatura (= la Iglesia Católica), y por lo tanto desencarnar/desvitalizar la sexualidad, el matrimonio, la práctica religiosa e incluso la procreación. En estos casos, la homosexualidad se avecina.
 

49 – ¿ Hay una relación entre cristiandad de extrema derecha y homosexualidad ?

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Claro. ¡ Y más que uno ! Casi sólo hay efectos espejos entre la comunidad « tradi de derechas » y la comunidad gay. Los opuestos se atraen en la fusion-ruptura mimética violenta, como es conocido. Alain Escada – el jefe del Instituto fundamentalista Civitas seudo « católico » – y Caroline Fourest – la entrenadora oficiosa de las Femen francesas – se exasperan entre ellos tanto como se buscan y están fascinados inconscientemente por su improbable semejanza, semejanza que confunden con una diferencia radical e irreconciliable para no asumir sus malas acciones (comunes).
 
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Basta con observar a los « legionarios » de Civitas, por ejemplo, para darse cuenta de que son tan dependientes de los medios de comunicación como los homosexualistas LGBT (aunque ambas partes pretendan odiar a aquellos « mierdos », como suelen llamarlos). Los primeros promueven tanto sus « libertades » y su « marginalidad » desobediente como los libertarios indignados a quienes apuntan con el dedo. Odian su época tanto como ellos (¡ cuántos tradicionalistas se imaginan que no habrían nacidos en el siglo correcto, y cultivan un estilo de vida pintoresco !). Fomentan tantas sociedades secretas como sus colegas-espías francmasones. Avanzan tan enmascarados como ellos, en la calle como en las redes sociales. Los Hommen y las Bandoleras son las réplicas casi perfectas de los Anonymous y de las Femen. Los activistas derechistas insultan tanto al « lobby LGBT » como los comunitarios homosexuales que se presentan todos como « fuera del ambiente » y anti-lobbie-gays. Tienen tan poco humor y flexibilidad como ellos. Son tan violentos y mordaces como ellos. Organizan los mismos happenings, las mismas « acciones-comando » que ellos. Son tan paranoicos como ellos. Por ejemplo, los Antifascistas pro-gays identifican a los militantes de extrema derecha con peligrosos locos oscurantistas, con inquisidores de otro tiempo… y los militantes de extrema derecha, igual, consideran a los Antifas y a las Femen como fieras, como brujas neo-anticuadas que se tiene que internar, como engendros del pulpo masónico « democrático » procedente de la Ilustración.
 
ProVida
 

Al igual que los militantes pro-gays, los activistas de la extrema derecha – que encima no se aceptan de extrema derecha (porque según ellos, su partido de ultraderecha es odiosamente « republicano » – en el sentido histórico francés – y la « extrema derecha » sería un insulto y una leyenda mediática inventada expresamente para desacreditarlos, oprimirlos : « ¡¡ La extrema derecha no existe, vamos !!! ¡ al igual que el Género y el lobby gay ! ») – e integristas – que no se aceptan integristas (porque según ellos, sólo los tibios, los relativistas, los progre, los republicanos y los modernistas serían integristas ; y de todos modos, para ser integristas, ya hay que considerarse « integrado » a la Iglesia Católica y ponerse bajo la autoridad del Papa actual, ¡ lo cual es pocas veces su caso !) han basado toda su razón de ser en el concepto de « REALIDAD » y en la acción, más que en el ser y la Caridad. Exactamente como los LGBT, creen que el fin justifica los medios.
 
Vitalista
 

Los extremaderechistas están tan obsesionados con la civilización, la familia, el niño, la « VIDA » (palabra que repiten sin parar como loritos), el matrimonio procreativo y una fe politiquera, como sus oponentes hetero-homosexuales masones. ¡ Son tan cathos friendly como los pro-matrimonio-para-todos son gays friendly ! Para ellos, la Caridad es una sumisión, la risa una vergüenza o un escándalo, la acogida de los pobres una flaqueza concedida a la invasión « bárbara » (es decir « a los musulmanes liberales »), el Amor una vulgar « novela rosa » inventada por cobardes (homosexualizados, afeminados), por colaboracionistas simplones y falsos católicos. De hecho, están convencidos de que el Papa Francisco es un apóstata oculto, el Anticristo marxista en persona. Odian tanto al papado (que precedió al Concilio Vaticano II) que los libertarios izquierdistas a favor de la homosexualidad. Defienden tanto a un Jesús-Cultura, un mesianismo descristianizado y un catolicismo identitario anti-institucional (lo que ellos llaman « Cristiandad ») como los « LGBT ». Es de notar que muchos de sus miembros, decepcionados por la política y por la Iglesia Católica actuales, provienen históricamente de la extrema izquierda. Mucho más militantes de la extrema derecha de lo que pensamos no acuden los domingos a la misa (aunque sean capaces de gritar « ¡ Viva Cristo Rey ! » y « ¡ Viva la France Real Católica y Santa Juana de arcos ! » durante el tiempo de una manifestación… perdón, de un desfile), al igual que sus compañeros ateos de extrema izquierda. Los conservadores reaccionarios derechistas (que votan por defecto por el Frente Nacional, porque « no habría nada más ») a menudo son paganos (a pesar de su catolicismo levantado como una bandera de oro) y también tan homosexuales como los LGBT.
 
bERGOLIO
 

De hecho, por increíble que parezca (se trata efectivamente de las paradojas especulares habituales de la idolatría rencorosa), los afiliados a la extrema derecha y a la extrema izquierda son gemelos de tendencia e incluso a veces de práctica homosexuales. La gran mayoría de los militantes de extrema derecha son tan frustrados sexualmente como los LGBT « homosexualistas ». El miedo es su acción y comercio. Ellos son tan incapaces de tratar de homosexualidad (jamás los medios de la facción reaccionaria me han invitado, por ejemplo) como los magnates de la prensa y de la tele homosexuales. Creen tanto en la heterosexualidad (interpretada como sustituto de la diferencia sexual) y en la homofobia (interpretada como intenciones e imágenes, y no como violaciones y hechos reales) como sus colegas Antifascistas. Conozco a muchas personas homosexualmente activas que dirigen la extrema derecha, a sacerdotes súper tradicionalistas, a feligreses de las parroquias afiliadas a la Fraternidad San Pio X quienes, tras un aspecto anarquista o de familia heterosexual perfecta, son libertinos y desequilibrados sexuales, llenos de complejos, de angustias, de principios, muy incómodos con la vulnerabilidad, y que han congelado la diferencia de sexos en orden demasiado rígido, natalista, naturalista y espiritualista, para amarla verdaderamente como es y para vivir de ella. Por cierto están muy molestos con la homosexualidad. Tienen miedo a abordar el tema, porque sea se sitúan en el registro del juicio bruto de las personas y el maniqueísmo milenarista seudo-bíblico, sea temen a la confesión (… de su divorcio, su adulterio, su celibato mal vivido, su matrimonio arreglado, su bisexualidad e incluso su homosexualidad, su homofobia). Fíjese, por ejemplo, en el nivel de reflexión de Alain Escada (jefe de Civitas en Francia) sobre la homosexualidad : es edificante ver cómo él resguarda a la homosexualidad y la homofobia convirtiéndolas en abstracciones, en demonios encarnados. Nunca las analizará. La homofobia de los miembros de la extrema derecha proviene en su caso de una homosexualidad tanto reprimida y demonizada como practicada, ¡ exactamente como los LGBT !

Para concluir esta respuesta que por sí sola merecería un libro entero, le aconsejaría a usted, si no lo ha hecho ya, que lea los símbolos « Homosexual homófobo », « Hitler gay », « Homosexuales psicorígidos » y « Todo » en mi Diccionario de Símbolos homosexuales, así como el código 39 « Los Burgueses-Bohemia de extrema derecha » en mi libro Los Burgueses-Bohemia en Verdad, que tratan de la ambivalencia de la homofobia en las filas de la extrema derecha (que sus miembros rebautizan sarcásticamente « estreeeema derrrrechaaa » para denunciar/anticipar la demonización supuestamente « sistemática » y « absurda » que se desataría contra ellos por parte de la dictadura izquierdista y republicana actual del antifascismo moralizador). Yo soy de los que creen que se puede perfectamente criticar el fundamentalismo político y religioso de manera inteligente, además por muy buenos motivos, y no necesariamente por miedo ni mala fe ni adoctrinamiento ideológico-socialista. Porque una vez que uno se enfrenta a la realidad de estas facciones derechistas sectarias, se da cuenta de que no está soñando, de que hay desorden, y de que ¡ Jesús hizo bien en ser implacable con los fariseos y los puntillosos escribas de su época !
 

50 – ¿ Existe una relación entre catolicismo izquierdista y homosexualidad ?

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Efectivamente. En cuanto a la gay friendly attitude, el catolicismo izquierdista es el más previsible (el socialismo y el comunismo no rechazan nada… ni siquiera el mal en el que no creen : ese es el gran problema). Pero no obstante, en el escenario eclesial respecto a la homosexualidad, éste no es necesariamente el más insistente ni el más reivindicativo, no crea. Por desgracia, a diferencia del catolicismo derechista o de la extrema derecha, el catolicismo socialista ni siquiera necesita hacer gran ruido, levantar la voz, justificarse públicamente, mostrar quien lo compone (católicos disidentes que desobedecen a su Iglesia) ni enseñar la patita, para ganar su batalla por la « tolerancia », el « amor homosexual bendecido por Dios, porque Dios es amor », el « avance de los Derechos homosexuales » (batalla que recibe el mismo trato que la colecta de Caritas, el concierto por los Cristianos orientales, o la petición por la rehabilitación del obispo progre que está a favor de la ordenación sacerdotal de las mujeres…) : sólo tiene que fundirse silenciosamente en la masa y esperar, agazapado en la sombra de su iglesia parroquial hormigonada en forma de triángulo o de cubo, que la tormenta « integrista » de la protesta contra el « matrimonio gay » dirigida por los « fachas de derechas » pase..

Dicho esto, en descargo del catolicismo de izquierdas, del que me reclamo (no he dicho « catolicismo izquierdista » ni « socialista » ni « comunista », cuidado), y que a menudo es objeto de burla por parte del catolicismo de derechas que suele sobrevalorar su laxismo, quisiera subrayar que, en su mayoría, los católicos de sensibilidad de izquierdas suelen demostrar una acogida más concreta hacia las personas homosexuales, más matices entre la persona y el acto, menos dogmatismo y moralismo, menos práctica homosexual reprimida, que los católicos de derechas. Por supuesto, una innumerable cantidad de ellos cae en una payasada de empatía absolutamente desastrosa acerca de las personas homosexuales en búsqueda de Verdad, en una ideología gelatino-espiritual que apesta a farisaísmo, en una permisividad relativista que ayuda mucho menos que la franqueza de ciertos católicos de derechas muy amables, en una solidaridad mal entendida, porque favorecen la buena intención por encima del Amor exigente del Evangelio y de las personas a quienes ayudar (¡ esta confusión es la característica del izquierdismo y de los llamados « zurdos » !). Pero este no es el caso de todos los católicos de izquierdas, y menos aún de los verdaderos católicos de izquierdas (los sacerdotes-obreros, son como los buenos cazadores y los malos cazadores del trio humorístico francés Los Desconocidos : no hay regla). Todos los « católicos de izquierdas » (expresión que hace mofarse a los desilusionados por la política que creen que ni la izquierda ni tampoco la derecha existen, pero da igual : todavía creo en la belleza de la política no-politiquera y sigo viendo enormes diferencias reales entre la izquierda y la derecha, sobre todo respecto a la Caridad en actos) no son tan adoctrinados, cursis, ignorantes, tibios, corruptos ni a favor de la Unión Civil como, por ejemplo, los medios de comunicación católicos actuales que se pretenden « cristianos de izquierdas abiertos ». Todavía hay personas de izquierdas inteligentes, honestas, exigentes, que saben amar y acoger a las personas homosexuales con más que palabras y canciones que celebran los arco iris en los campos de trigo. El Papa Francisco (que se guarda muy bien de anunciarse « de izquierdas » para evitar las divisiones bipartidistas), a mi parecer, es una de ellas, ¡ y ello me complace mucho !
 

51 – ¿ Existe una relación entre sectas y homosexualidad ?

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Claro. El rechazo de la diferencia de sexos, lo cual es la homosexualidad, es por esencia sectario. El miedo que es la homosexualidad conduce también al sectarismo (individualista, amoroso y comunitarista). Y, para colmo, la homosexualidad, muy angelista ya que es un deseo de creerse Dios, orienta al que la siente y la practica hacia los grupos religiosos etéreos y estrictos a la vez. Por lo tanto, es totalmente lógico que la homosexualidad se combine bien con actos, comportamientos, personalidades, intransigentes, y con sistemas de creencias e instituciones político-mediático-religiosas totalitarias como las sectas. Conozco a muchos amigos homosexuales que son miembros de aquellas, que practican el New Age (Nueva Era) y que frecuentan cofradías satanistas, incluso sin identificarlas como tales dado que obtienen mediante ellas algunos beneficios y van ahí para el desarrollo de su bienestar, la recarga de su energía, para la evolución del género humano.

Cuando digo « secta », no me refiero a la caricatura del movimiento hippie de inspiración budista dirigido por un gurú raeliano, que adora a la diosa Vishnu en un Templo Mandarom. Hablo sobre todo de las sectas modernas no oficiales, de las gnosis súper tecnicistas y naturalistas, disfrazadas de ONG o de partidos políticos, compuestas por empresarios parecidos a cienciólogos, por ciéntificos-psicólogos, y hasta por cardenales romanos con traje. Probablemente sectas mucho más peligrosas que sus caricaturas, ya que actúan bajo la apariencia del bien, de la acción solidaria, de la creatividad, de la libertad, de la belleza, del progreso, de la lucha contra la superstición, de la autonomía e incluso de la espiritualidad crística. Lo apuestan todo en la acción y la voluntad individual (confundidas con la fe), tal y como lo ilustra el diseñador de moda homosexual Pierre Cardin en su entrevista para la radio francesa Francia Info el día 4 de julio del 2016 (« La felicidad está en el trabajo. » ; « La creación es mi droga. »). La secta mundial más poderosa, que sirve la « Religión Natural del Hombre » del Anticristo, tengo ganas de llamarla la secta de los Operantes anticonformistas (o Actores o Emprendedores o Ejecutivos o Comunicantes o Creadores). Sus agentes creen en un hombre-dios que se libera de su condición de criatura y que se auto-crea mediante sus buenas acciones, su trabajo, su inteligencia, su genio, sus obras, su conciencia, las tecnologías (que llaman « Naturaleza »), su ciencia, la ostentación de su oposición rebelde a sí mismo y al sistema que él ha creado (para no encargarse del orgullo, de las consecuencias desastrosas, de éste), y por supuesto sin la ayuda primordial de Jesucristo.

El deseo homosexual predispone a la traición, al anticonformismo, al culto de la alteridad absoluta y de la originalidad (es decir, a la heterosexualidad, que se desglosa la mayoría de las veces en bisexualidad y en fantasías de asexualidad), al misticismo retrógrado, al parecer, al arribismo, al poder humano supernaturalizado, al disimulo, al panteísmo rosacruz, etc. Por lo tanto, no cabe sorprenderse de que la mayoría de los seguidores de estas sectas no-oficiales, que acuden a los círculos esotéricos, a las esferas diplomáticas, a la masonería, al monarquismo supuestamente « católica » identitario, a la extrema derecha, sean de tendencia homosexual.

Esto no impide que dichas hermandades sectarias homosexuales sean apoyadas – ése es el drama – por muchos católicos sinceros que piensan que « ellas son mejores que nada : aunque no proclamen claramente a Cristo, en todo caso defienden Sus valores, y esto es un buen comienzo », por lo que las respaldan. Entre estos católicos colaboradores de la bisexualidad sectaria, contra todo pronóstico, nos encontramos con personas que además creen que se oponen a aquella : los tradicionalistas (como Civitas), unos burgueses-bohemios anarquistas de derechas (véase los códigos n°38 y 39 de mi libro Los Burgueses-Bohemios en Verdad) o « humanistas integrales anti-transhumanismo » que, mediante su fraseología positiva (positive wording) y su discurso antropocéntrico (Ecología Humana), colaboran completamente con el sistema que denuncian.
 

52 – ¿ Existe una relación entre protestantismo y homosexualidad ?

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Sí. Por tres motivos principales, vinculados por cierto a las tres blancuras defendidas por San Don Bosco (la Virgen, la Eucaristía y el Papa), que caracterizan la quintaesencia de la Iglesia católica universal, y que son negadas por los protestantes. Aquellos están en la rebelión y la negativa a la autoridad del Papa, a la Iglesia humana institucional querida por Cristo. Dudan que los sacerdotes sean Jesús en persona. Ellos aman a un Jesús sin cuerpo, trascendente, espiritual, literario (la Biblia), decidido por la voluntad y la percepción personales, que no se hubiera rebajado hasta incorporarse en los sacerdotes y en un pan que se come, ni en cada ser humano. Como consecuencia de ello, no entienden la Comunión de los Santos ni el estatuto especial de « Madre de Dios » que incumbe a María. Al fin y al cabo, tienen un problema con la Encarnación (humana y divina). Dado que la homosexualidad también es un rechazo de la Encarnación, la negación de la virginidad, y la falla en obedecer a la Iglesia, es lógico que muchos protestantes se reconozcan en ella.

Por si fuera poco, encima de la incomprensión fundamental sobre la Encarnación de Jesús en cada Hombre, otro punto – probablemente el más importante – marca sin duda la separación entre el protestantismo y el catolicismo, y la conexión entre el protestantismo y la homosexualidad. De hecho, los protestantes adoptan una concepción exterior y pasiva de la santificación. No creen en la transición del estado de pecado al estado de Gracia (véase las polémicas entorno a la justificación, que datan de Lutero). Efectivamente, según ellos, cuando Dios interviene sobre el ser humano, no hay ningún cambio interior real en el alma, pero es Dios quien juzga si el alma es buena. El Espíritu Santo sólo es una manta que cubre a la persona, pero el alma (que reacciona, que siente, que quisiera lo que Dios quiere) permanece con su pecado. Entonces se habla de justificación forénsica (foras en latín = fuera). La pasividad del hombre frente a la Gracia, y la imposibilidad del perdón y de una profunda conversión interior, acaban por avalar, de rebote, la homosexualidad y la impregnación de ésta en el que la siente. A ojos de los protestantes, no pueden existir santos homosexuales, ni santificación efectiva dentro de la tendencia homosexual. Es incompatible. « Dado que el mal no es bueno y no debería existir (¡ está marcado en la Biblia !), ya no existiría y no podría ser el terreno de resplandor del Bien. » « Dios, eso ayuda y salva, y yo tengo que creer en ello, o de lo contrario no funciona. Pero Dios, sobre todo no puede ser yo ni está dentro de mí. » Visión muy mágica, voluntarista, desencarnada e individualista de Dios, y por supuesto de la homosexualidad.

Basta con observar, por otra parte, todas las grietas y las numerosas paradojas de las « Iglesias evangélicas » (luteranas, bautistas, pentecostales, metodistas, anglicanas, etc.) en relación con la homosexualidad. Hasta a las más conservadoras les cuesta ponerse de acuerdo entre ellas : en un santiamén, pasan del rechazo rígido a la aceptación más complaciente (ejemplos: la ordenación de mujeres obispos, los matrimonios homosexuales religiosos, los obispos protestantes que salen del armario, etc.). Parece mentira ver lo que su fobia de parecerse al modelo de « cierre homófobo típicamente católico » los lleva a hacer, se lo digo de verdad… La ambigüedad de la postura anti-homosexualidad de los protestantes radica más en una oposición de principio vinculada a una lectura literal y académica de la Biblia que en una refutación relacionada con un auténtico análisis de fondo de la homosexualidad. Por lo tanto, su obediencia a la Palabra de Jesús no dura mucho tiempo.
 

53 – Si los niños de la pastoral juvenil me hablan de homosexualidad (han visto parejas homosexuales por televisión, incluso uno de ellos es criado por una « pareja » homo), ¿ qué digo ?

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No se tiene que perder la oportunidad de desvelar todo lo que conoce sobre el tema. ¡ Y verá que Jesús, a través de usted, tendrá éxito loco ! ¡ No hay nada peor que una catequista que esconde la cabeza bajo el ala y elude la cuestión de la homosexualidad ! La homosexualidad es una cojonuda oportunidad perdida para unirse a los jóvenes en el corazón de lo que ellos viven/creen y para revelarles el Amor de Dios por ellos (por personas – las personas homosexuales – interpuestas).

Lamentablemente, todavía hay muchos catequistas – vacilantes y mal entrenados, o demasiado influenciados por el relativismo contemporáneo – que evitan entrar en el meollo de la cuestión, en el juicio de los actos homosexuales, a fin de no enredarse en un debate emocional que podría volverse contra ellos y contra la Iglesia, frente a una juventud, incluso de educación católica, muy susceptible y animada por su época a confundir a las personas homosexuales con sus actos o con sus imágenes mediáticas (los derechos, las leyes, los clichés de la homosexualidad, los estereotipos de género masculino o femenino, etc.). Los catequistas o responsables en apostolado de la escuela secundaria, que salen del apuro soltando la cantinela práctica y convincente (pero muy incompleta) de la « imposibilidad de reducir a una persona a su apariencia física o a su sexualidad », tienen su mérito. Pero, en realidad, se acobardan y le dan rodeos al problema. Es muy triste para ellos y para los jóvenes.

Sin embargo, si ha estofado bastante el tema, francamente, tírese al agua. Usted y la Iglesia lo tendréis todo ganado. Recuerdo muy bien este testimonio recibido últimamente por una amiga de mi edad, madre de dos adolescentes, Pablo un chico de 9 años, y Matilde una chica de 15 años (aquella se planteó hace poco la cuestión de la homosexualidad, más para poner a prueba a sus padres que por convicción personal y por verdadera homosexualidad fija). Pues bien, encuentro que a esta mamá le sale ahora todo muy bien, y que su ánimo produce frutos hermosísimos. Su conocimiento de la homosexualidad desactiva las bombas y evita homosexualidades que se hubieran desencanado en respuesta de oposición a los adultos : « En cuanto a la homosexualidad, puedo decir que mis hijos siguen abordando la cuestión sin rodeos… Van al grano con toda libertad y yo, ahora, contesto con claridad. ¡ Y sin complejos ! Creo que esto los tranquiliza mucho. Sin duda alguna. Pienso que Matilde se habrá enfrentado en la escuela secundaria con ciertas cosas que nunca sabré. Ella camina y Dios se cuida de ella. Pero es gracias a ella que he tenido que profundizar todavía más sobre el tema porque soy una madre y directamente concernida, cuando una adolescente empieza a provocar respecto a una probable homosexualidad. No creo que los padres católicos estemos dispuestos y cómodos para responder correctamente. Pablo, hace apenas un mes, me hizo la observación siguiente : ‘Mamá, creo que algunos de mis compañeros de clase serán homosexuales más tarde…’ ; ‘¿ Y eso ?’, le pregunté. ‘No sé… Se nota’ Pablo tiene 9 años… y yo no le hablaba del tema. Matilde me ha dicho que era lesbiana… y yo le contesto : ‘Hija, si eres homo, y si quieres ser salvada y no perder tu alma por la eternidad – porque si practicas la homosexualidad, recuerda que es un pecado grave – tendrás que vivir en la continencia, como Philippe.’ ¿ Has visto ? ¡ Yo difundo el mensaje ! Cumplo con mi deber de madre que ama. En el fondo, ¡¡ Matilde y yo compartimos una gran complicidad !! Mi hija va bien y no tengo miedo a que vaya por mal camino. Dios siempre vela y su ángel de la guarda también. » Este ejemplo de ajustes entre padre e hijo se aplica totalemente a la relación entre educador y joven o catequista y chavales. Además, un verdadero y buen catequista se hace el portavoz de la totalidad del mensaje de la Iglesia, inclusive sobre la homosexualidad. No selecciona los pasajes del Catecismo que le convienen, y se mueve con su época. ¡ Así será aún más apreciado por sus jóvenes, y más apóstol !
 

54 – Si mis propios hijos me hablan de homosexualidad, ¿ qué les digo ?

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Usted tiene que decir sencillamente la Verdad : que la homosexualidad es un mal (porque es un miedo, y a veces un rechazo de la diferencia de sexos, diferencia de la cual venimos todos y que nos permite existir y amar verdaderamente), a veces una irrealidad (porque todo miedo no es fundado ni duradero), pero que las personas homosexuales a su vez tienen que ser respetadas y amadas (porque no son el mal que sienten a menudo sin haberlo escogido). Ahora, sus jóvenes oyen hablar de la homosexualidad cada vez más temprano (hasta se les consulta en párvulos, como en este video de Perú)… a menos que sus castos oídos y ojos sean aún preservados de esto, en cuyo caso tanto mejor. Por lo tanto son muy sensibles a su mirada respetuosa hacia las personas homosexuales, pero necesitan tanto más su luz sobre los actos, ya que en Occidente sobre todo, su entorno escolar, generacional, educativo, mediático, los induce precisamente a que no amen a las personas homosexuales tales como son y a que no juzguen los actos homosexuales.

No sirve de nada mentir a los niños, aunque sea por buenísimas excusas (no darles ideas, salvaguardar su inocencia y su sexualidad, no embarcarse en un debate peligroso que se controla mal, etc.). Cada niño y adolescente es capaz de entender la primacía de la diferencia de sexos, en la identidad (chico/chica) y en el amor (la sexualidad). Cualquier niño puede entender que la acogida de la diferencia sexual, es el Amor mismo ; y que al rechazar la diferencia (de sexos) se ama menos y crea sufrimiento, violencia, discriminación inaceptables.

Si el tema de la homosexualidad es planteado por sus hijos, incluso los más pequeños, enfréntese a ello con alegría y gravedad (dos emociones que van bien juntas). No tenga miedo. Incluso será un golpe de suerte para usted que la palabra sea pronunciada abiertamente. Más vale que salga y que se le consulte al respecto, antes que su niño le de vueltas al fenómeno cuya existencia conoce y que tenga miedo a compartirlo con usted… porque es en este momento cuando los fantasmas se impregnan. Si sus adolescentes no le hablan del todo de homosexualidad, y a fortiori en nuestra época actual, en mi opinión, esto no es para nada buena señal.
 

55 – He descubierto que el padrino que había elegido para mi hijo es homosexual. ¿ Cómo me sitúo al respecto ? ¿ Pongo distancia ? ¿ Cambio de padrino ?

Jeffrey Ulate, joven que se le negó ser padrino de su sobrina  Viviana.

Jeffrey Ulate, joven que se le negó ser padrino de su sobrina Viviana.


 

Si la elección del padrino homosexual fue hecha con conocimiento de causa (es decir con conocimiento de la homosexualidad), la cuestión de mantener este enlace tan precioso y único entre su hijo y su padrino no se plantea. Su elección es responsable y necesariamente la buena, cualesquiera que sean los eventos venidores. A menos que con el tiempo el riesgo de mala influencia sobre su hijo sea real y que el amigo escogido realmente no demuestre ser un dechado de virtud (en particular porque está en « pareja », o va de flor en flor), se lo ruego : conserve esta filiación bautismal (y si usted es sacerdote, no le niegue este papel). El padrinazgo es no sólo un hermosa prueba de confianza, sino también una promesa de eternidad, de paternidad adoptiva espiritual que dura para toda la vida. Además, usted, y en particular su hijo (o su hija), sois probablemente el único lazo que aún conecta a su amigo-padrino con la Iglesia, con la fe y con la Verdad, en el caso de que éste practique la homosexualidad. Entonces, esta relación padrino-ahijado, de anodina, puede volverse crucial.

Si la elección del padrino se hizo antes de que usted descubriera su homosexualidad, es una situación más compleja. Pero allí también, tiene que ver esta configuración imprevista como una suerte para la evangelización, para una ayuda amistosa fortalecida, para un ajuste precozmente adulto entre usted y su hijo. No como una mala sorpresa, un palo, un peligro, una traición, una desilusión, una angustia, un problema insoluble, una excusa para revisar su decisión e incluso romper cualquier vínculo con el « traidor ». No se retira una confianza dispensada. Aún cuando las relaciones humanas evolucionan, se diluyen a veces.

Concluiré subrayando una realidad. No mentiremos. La homosexualidad da miedo, ya por su condición de pendiente resbaladiza, y también para con su perversidad intrínseca una vez que se vuelve activa, pero también en cuanto se aproxima a la juventud (véase la desconfianza acerca de los solteros empedernidos, la amalgama entre homosexualidad y pedofilia, el salto hacia la incertidumbre y la « modernidad », etc.). La coartada de la fe, de la confianza amistosa o del padrinazgo espiritual no cambia casi nada y no basta para apaciguar totalmente los ánimos. Así que nosotros, personas homosexuales, les estamos doblemente agradecidos que nos escojáis como padrinos o madrinas. Adivinamos perfectamente que, desde una perspectiva social y católica, no somos « valores seguros al 100% », incluso a los ojos de nuestros muy buenos amigos. Ofrecermos a uno de sus hijos, es todo un reto, y esto para todas las partes presentes.

Yo, por ahora, sólo me han pedido ser padrino una sola vez en mi vida, y de un alevín muy majo, además. El hijo de estimados amigos. Es un privilegio que me comprometo a cumplir. Aunque no tenga miedo de mí, sé que evitaré al máximo tocar a mi ahijado, que nunca me enamoraré de él y que jamás seré tentado por él, simplemente porque si ocurriera lo contrario, me lo prohibiría (incluso en pensamiento) y sobre todo no me perdonaría a mí mismo proyectar lo que sea de erótico sobre él. Pero también sé muy bien que en teoría, desde el punto de vista de la probabilidad y de una mirada exterior, mi condición podría asustar a la gente poco temeraria y disuadir a ciertos católicos de arriesgarse a escogerme como padrino, al menos por precaución, « en la duda », para no tentar a la suerte, y para evitar preocupaciones inútiles, aunque sea poco probable que suceda un derrape, y aunque me aseguren de que « mi homosexualidad no tiene nada que ver con eso, y no es nada contra ti… ». Muchos padres prefieren la seguridad. Los entiendo muy bien y no puedo culparlos. Pero sepan que aquellos que se atreven a confiar en nosotros más allá de sus propios miedos y de nuestra homosexualidad nos conmueven más no poder.

El hecho de que nos pidan como padrino (o madrina, para las mujeres) nos consuela muchísimo de no ser padre (o madre, para las mujeres), nos responsabiliza en la fe (porque un padrino sólo cobra sentido en la fe : el « padrino-diploma-de-amistad » es una desnaturalización contemporánea del verdadero padrinazgo), nos disuade de la menor veleidad de reivindicar el « matrimonio para todos » y luego la procreación con asistencia médica y las madres subrogadas. El padrinazgo, por supuesto, es más limitado que la paternidad de sangre, y nunca llegará a subsanar nuestra falta de pareja o de niño. Pero es mejor que nada. Y además, ofrece el lado bueno de la paternidad, de la amistad y del sacerdocio, sin los inconvenientes. Constituye una sublime ofensa a la homofobia ambiental y una prueba tangible – al igual que la continencia homosexual – que la Iglesia y las personas homosexuales se compaginan muy bien. En lugar de tomar tontamente las calles, los manifestantes católicos de La Manif Para Todos hubieran luchado de forma mucho más eficaz contra los vientres de alquiler nombrándonos a nosotros padrinos de sus chiquillos – ¡ y convirtiéndonos así al Amor de la Iglesia por nosotros !
 

56 – Mi hijo/hermano/primo/amigo homo me invita a su boda. ¿ Acepto, ya que entra en conflicto con mis creencias religiosas ? ¿ Acudir a esta fiesta, no equivale a justificarla, y entonces a pecar ?

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No me corresponde a mí decirle lo que tiene que hacer exactamente. La homosexualidad es un terreno tan complejo y minado a causa de la sinceridad que inspira y a causa de la humanidad que contiene, que no hay una solución única aplicable a cada situación particular. Lo que importa, cualquiera que sea su decisión final, es que haya sido inspirada y que sea concluida por una aplicación sustancial de la Caridad-Verdad. Si ha habido Amor y Verdad, su elección será necesariamente buena.

Respecto a su pregunta, por ejemplo, es muy posible que usted acuda a una ceremonia de « matrimonio » homo de un pariente de manera 100% moral y católica, desde el momento en que ha formulado previamente a sus anfitriones su oposición al acto-pareja homosexual, su desacuerdo con el evento, su convencimiento de que la fiesta que tendrá lugar no es un matrimonio y de que una « pareja » homosexual nunca experimentará concretamente la realidad del matrimonio puesto que el matrimonio es la diferencia de sexos ; pero, después de haber expresado clara y amablemente su opinión en Verdad, es importante que añada que la relación de amor que usted tiene por su hijo/hermano/primo/amigo le manda que asista igual a la ceremonia. El problema sería ir a semejante farsa creyendo en ella. Si ése fuera el caso, yo le aconsejaría que no acuda al evento. Pero de lo contrario, el hecho de estar presente a un día de « boda » homo no me parece ser un pecado en sí, ni un compromiso. Todo depende de la Verdad y de la Caridad que usted ponga en su presencia… o en su decisión de ausencia. En cualquier caso, prevalecen la relación y las personas. Si obviamente su negativa de estar presente al « matrimonio » dañara seriamente la relación y no fuera comprendida, mejor valdría elegir el mal menor, y por lo tanto renunciar a sus principios morales, aceptando a pesar de todo la invitación. Será una manera para usted de asumir su parte de sufrimiento en el Amor, sin renunciar nunca a la Verdad, y de comulgar aún más con Cristo. Podría ser que su esfuerzo y su alegría en el ayuno evangelicen mucho más que una intransigencia purista/puritana que desearía permanecer a toda costa fiel a sus creencias, por muy justas que sean.

Yo añadiría un pequeño paréntesis que puede tener importancia para su discernimiento. En la situación que estamos discutiendo, resulta obvio que el grado de riesgo, de implicación personal (y por lo tanto de pecado, en el caso de que usted apruebe el evento) es más arriba si usted asiste a un « matrimonio » homo que si invitara a un pariente homosexual a su propio matrimonio válido (cf. Estudiaremos este caso más adelante con la pregunta n°64). No puedo negar que de hecho es más grave participar en una reunión « ritualizada » que justifica un acto malo y/o irreal que invitar a un hermano/primo/amigo con su compañero a un matrimonio válido, aunque en ambas circunstancias, su justificación del « amor » homo podría incitarle a pecar.
 

57 – En la reunión familiar, una prima viene con su pareja y « su » niño. ¿ Cómo reacciono y cómo explico esta realidad a mis hijos que los verán ?

Primero, les dice toda la Verdad a sus hijos, recordándoles la exigencia de Caridad y de hospitalidad hacia los pecadores. Luego, le conmino a que acoge ampliamente, a que dé la bienvenida a todo el mundo, sin seleccionar, y sin desviar del anuncio de la Verdad acerca de las personas interesadas. Por cierto, usted va a decirme que la Verdad es un acto, que la Caridad tiene sus límites : « ¡ No existe verdadera Caridad sin la exigencia y la firmeza de Jesús ! » Pero creo que la primera de las Verdades, es la Caridad. « ¡ Yo no soy la Madre Teresa ! » Pues ¡ sí, usted lo es ! En nombre de la Comunión de los Santos, somos Madre Teresa.

Último consejo : si usted tiene realmente dificultades con ciertas realidades sociales indefendibles que hasta contaminan su propia familia, contemple la filiación completamente torcida, pecaminosa, adúltera, incestuosa, criminal, que Dios el Padre ha elegido para unirse con todos los hombres quienes somos, y para injertar en ella a su propio hijo Jesús. ¡ Y eso debería aliviar en usted toda revuelta, angustia o sensación de injusticia !
 

58 – Organizo un festejo familiar con mi esposa y mis hijos. Mi hijo, homosexual, me dice que esta vez, no vendrá sin su compañero. ¿ Qué hago ?

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Le propongo que aplique el mismo método que Jesús : afirmar o volver a afirmar su opinión sobre la homosexualidad, y a continuación su acogida incondicional y su amor por su hijo, aparte del desacuerdo que se perfila entre vosotros. Incluso más allá del desacuerdo. El Amor todo lo soporta. Y muchas cosas pueden decirse y ser oídas con el Amor, y en el cuidado benévolo (pero no complaciente) de la sinceridad de las personas, de los beneficios objetivos que viven las personas en una situación que sigue siendo inaceptable.

Además, no se preocupe y confíe en el buen sentido de sus hijos. Si su hijo homo es lo suficiente inteligente y consciente del sufrimiento que le causa, tendrá la delicadeza de moderar sus demandas, de comportarse bien, de cancelar algunas de sus iniciativas « un poco filosas » porque él sabrá que éstas le incomodarían y le herirían. Conozco a muchas personas homosexuales quienes, por amor por sus « viejos » y para evitar el choque cultural, admiten dormir en una cama o habitación separada de su compañero, se ahorran los gestos de afecto amoroso ostentosos, se muestran más sobrios de lo habitual, no abordan los temas sensibles con sus padres (porque incluso ellos no se sienten seguros con respecto al « matrimonio para todos », a las Manifestaciones, a la adopción, a las madres de alquiler, o adivinan que sobre estas cuestiones, ¡ es mejor no aventurarse !), o hasta acuden a las reuniones familiares o en casa de sus padres sin su pareja. Nosotros, las personas homosexuales, ¡ no somos todas terroristas, asesinos de padres, ni manipuladores !
 

59 – Mi hijo me dice que si no lo acepto con su pareja, nunca lo volveré a ver. ¿ Me someto a su chantaje ?

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Si su hijo (o su hija) homosexual no tiene la decencia de tratarle con delicadeza (porque su espíritu está escarmentado a causa de la tristeza de usted, de las Manifestaciones Pro-Vida, de su práctica religiosa, de un pasado personal doloroso reprimido, de la influencia tóxica y vengadora de su compañero con respecto a usted, qué sé yo…) y si ha decidido ponerle a prueba pidiéndole siempre más y más (primero la aceptación de su « salida del armario », a continuación sus relaciones amistosas sospechosas, luego el desfile de sus amantes efímeros, la Gay Pride, la presencia del compañero regular para las vacaciones y las reuniones familiares, la Union Civil, y encima la invitación a su « matrimonio » y por último los « nietos » obtenidos por PMA – procreación con asistencia médica – o vientre de alquiler), entonces le sugiero dos actitudes… que pueden llevarse a cabo de forma simultánea (¡ sí sí !) porque son complementarias. « Sed prudentes como las serpientes y sencillos como las palomas. » (Mateo 10, 22) Mientras usted no tiene que enfurecerse, también no debe ceder al chantaje, aunque tenga que contradecir sus antiguos laxismos y pedirle mucho a su hijo (aún cuando, por flaqueza, por miedo, por ignorancia, usted hubiera tenido que poner los límites mucho antes, a pesar de que dejó que demasiadas etapas se quemaran, que el paso atrás parezca demasiado tarde, y que su esposo o esposa ya no esté allí para apoyarle…), ¡ y sobre todo pedirse mucho a sí mismo !

¿ Por qué « a sí mismo » ? Tal vez la sobreafirmación homosexual y « militante » de su hijo reclame sólo una cosa : que usted pida perdón por la herida que ha generado su divorcio con su padre (o su madre… en caso que usted haya divorciado…), o perdón por el mal que usted le ha hecho/que su hijo ha sentido como tal, o incluso que usted se concilie con la persona con la que estaba casado(a) y que cambie de vida. Si decide hacerse ejemplar e irreprochable en Amor, es obvio que su hijo, de provocativo, le imitará en su metamorfosis. Al igual que su desorden homosexual seguía por inconsciente mimetismo de oposición la desestructuración de su propio matrimonio y de su desobediencia a la Iglesia, el retorno de su hijo a una vida más auténtica podrá responder al restablecimiento inesperado de su hogar y de su propia vida de oración/de comunidad católica.

Entiendo perfectamente que, frente al chantaje a la homosexualidad que puede tener consecuencias irreversibles (ruptura definitiva, enfermedad mortal contraída, nuevas vidas que están incluídas en el proceso de la práctica homosexual, felicidad existencial comprometida, etc.), uno no tenga ganas de jugar al todo por el todo con sus propios hijos, ni simplemente hacerse la graciosa o el más obstinado. No hay que olvidar que la homosexualidad es ante todo una herida de orgullo. Por lo tanto, su capacidad de causar daño es fuerte, y a veces se activa a partir de un detalle o de un malentendido, además. Por ejemplo, por orgullo estúpido, su hijo puede esforzarse por permanecer fiel a su compañero aún cuando objetivamente ambos se maltratan y que su « pareja » anda de capa caída. O bien por provocación inmadura, su hija lesbiana puede quedar embarazada y obligarle a usted a que acoja la vida de un nuevo ser que, moralmente, no podrá negar, rechazar ni despreciar, una vez que haya nacido.

Sin embargo, le aliento, a pesar de la naturaleza impresionante del capricho que es la homosexualidad justificada, a que no se deje intimidar. Su hijo, en su interior, está esperando que usted encuentre el ánimo para oponerse a él, espera la confesión de su propio sufrimiento (o de su pecado) que sin embargo sólo podrá venir de él (o de usted, en lo que e refiere al pecado), aunque no sepa pedírselo. El tiempo, la oración, la firmeza, la perseverancia en la dulzura y la Verdad, la alegría grave y el rechazo del mal, su conversión personal, harán, creo, que se aflojen las decisiones teatralmente sinceras y a menudo demasiado perentorias para ser definitivas. Siempre recuerdo esta observación empírica de los cazadores de caza mayor, quienes comprueban que es en el momento en que el jabalí está a punto de morir por su disparo cuando se enfurece más y causa mayores daños. Estoy convencido de que el diablo – o todas nuestras desobediencias, nuestras cerrazones, nuestras rabias, nuestros juramentos malvados – funciona igual : en su agonía es cuando se desata. Pero su energía no demuestra ni su victoria ni su duración o su verdad. Todo lo contrario. Aquella furia es proporcional a su inexistencia y a su debilidad. En cuanto al chantaje a la homosexualidad que a veces nosotros, las personas homosexuales, armamos en contra suya, háganos frente, con calma, silencio y amabilidad. La bomba se desactivará solita. Las acciones y las resoluciones dictadas por nuestro deseo homosexual son un coloso con pies de barro. La mayoría de las veces, éstas se practican sobre todo porque usted no reza bastante. Y si ora lo suficiente, pero que nosotros persistimos en nuestros errores, significa que Dios lo permite para su santificación.
 

60 – Organizo las vacaciones en familia. Me gustaría invitar a mi hijo homo. ¿ Incluyo a su novio, o impongo que no se junte con nosotros ?

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Imponer, no. El simple diálogo suele resolver mucho más los problemas que los silencios o las prohibiciones secas. Conténtese, si lo puede, con formular su opinión sobre la homosexualidad, teniendo en cuenta de que el hecho de invitar de vacaciones no es neutro : eso equivale a adoptar a alguien oficialmente como un verdadero miembro de la familia, aunque ello parezca suceder en un marco informal y relajado. Sin embargo, el compañero de su hijo nunca formará parte de su familia de sangre, ni siquiera por cooptación o simpatía. Tan sólo podrá ser un hijo adoptivo, a título individual. Pero no mucho más. No se mienta a sí mismo ni a los demás. Sólo la Verdad permite el Amor y las relaciones auténticas.

Y, dicho sea de paso, si yo fuera usted, evitaría hacer demasiado con el « novio » de su hijo, impulsar cualquier iniciativa. No le tiene que considerar ni como un extranjero ni como un compinche o un « yerno simbólico » con el que se podría fingir una complicidad ficticia y que podría engañar a propósito de la realidad (la familia) y de la Verdad (la fe). A menos que la convivialidad forme parte de su plan de acción para convertir y evangelizar a la « pareja » de su hijo, ni siquiera se me ocurriría invitarle, de incluirle o de excluirle a las actividades familiares. Si se requiere su presencia, en este caso sólo usted ya verá lo que puede hacer y se posicionará en conciencia cuando llegue el momento. Pero no genere ideas que darían a entender que usted anima a su hijo en el camino de la práctica homosexual. También tenga cuidado de la formulación perentoria de decisiones que induciría a pensar que usted negaría por completo lo que él vive amorosamente. ¡ Todos estos casos de conciencia ya se plantearán bastante pronto y por intermedio de los demás ! Más vale que la iniciativa no venga de usted. Todo lo que le sugiero, es que no dé por sentada, que no valide y no normalice la situación ilegítima de su hijo. No por « deber » sino en nombre de la felicidad de las personas en Verdad.
 

61 – Los lazos con una de mis tías, lesbiana, que además es mi madrina, se han decaído, sobre todo desde el « matrimonio para todos ». ¿ Cómo recuperar el contacto ?

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Es muy sencillo. 1) Invitándose a su casa (¡ lo real, siempre es ideal !). 2) O llamándola por teléfono. Sin hablar demasiado (« ¿ Quién se justifica se acusa ») sino más bien escuchando y dejando que ella se desahogue. 3) insistiendo un poco, si ella no atiende al teléfono en seguida. 4) Pediéndole perdón : no necesariamente por « haberse equivocado » – negando lo que usted piensa y lo que cree – sino al menos perdón por « haber lastimado », o que su interlocutora « se haya sentido lastimada ». 5) Escribiéndole una linda carta. Lo más corta possible : no entrar en el debate, sino más bien insistir en la importancia de la belleza de su relación, sin negar tampoco los problemas. 6) Reconociendo (porque es verdad) que las Manifestaciones Para Todos, cuan loable sea su meta, fueron homófobas. El hecho de que salga la palabra « homofobia » de su propia boca/pluma puede tener el efecto de una bomba y convertirse en la llave que abrirá de golpe el corazón de su tía, se lo juro.

Ya sabe : contra todo pronóstico, las personas más tozudas, gruñonas y contrariadas, también son las más fáciles de convertir y suavizar. ¿ Por qué ? ¡ Debido a que es agotador estar de morros ! Monseñor Patrick Le Gal – obispo en el Ejército – explicaba una vez que la persona que pone cara larga se cansa dos veces más que los otros. Dándole vueltas a su rencor, no sólo castiga al otro, ¡ sino que también se castiga a ella misma ! ¡ Doble pena ! Para sacarla de ahí, usted tiene que recurrir a la pedagogía, al humor, a la escucha. ¡ Y ella será cuanto más feliz de tener la impresión de liberarse doblemente !

En cuanto al « matrimonio para todos » en particular, créame, los defensores del « matrimonio gay » no se han abrigado ni enfurruñado tras una larga investigación, una madura reflexión, ni una plétora de argumentos sólidos. En general, defienden la ley de manera epidérmica, sin creer en ella (¡ sólo basta con oírles hablar del matrimonio !), sin ningún otro motivo que el apoyo arbitrario y emocional a las personas homosexuales. De ahí su actual silencio refunfuñón. Ya, durante la aprobación de la ley en Francia, se aguantaban la respiración y no se sentían bien. Por otra parte, la asistencia a la edición 2013 de la Marcha del Orgullo Gay fue muy tímida y mucho menor que los otros años…

Encima, cada vez más personas homosexuales dejan de lado al « matrimonio para todos », al percatarse de sus consecuencias desastrosas y de su propia falta de interés por este « regalo » envenenado/inútil. Entonces cuente también con aquella toma de conciencia – silenciosa, lenta pero poderosa – por parte de las personas homosexuales para regresar a ellas con suavidad. Muchas están dispuestas a darse cuenta de que la relación y el pasado que han compartido con usted valen mucho más que las disputas sociales en las que la gente se mete para ocultar sus problemas íntimos.
 

62 – Llevé a mi hijo a una merienda de cumpleaños, y al dejarlo, me han pillado porque descubrí que su compañero de clase era criado por una pareja de hombres que supervisaba la fiesta : ¿ qué hubiera tenido que hacer ?

El mismo caso de conciencia podría plantearse si su hijo se encuentra – suele sucede cada vez más – en una clase con otro niño criado por dos hombres/dos mujeres en « pareja », o con un compañero de clase para quien uno de los dos progenitores biológicos es socialmente homosexual. Estas nuevas realidades fantasmáticas actuales, lejos de ser irrelevantes, bastan con trastornar el equilibrio y la orientación pedagógica de toda una institución escolar. Sólo en esta semana, he visto que en algunas escuelas primarias francesas, el Día de la Madre y el Día de Padre habían sido reemplazados por el « Día de las personas que amamos », en nombre de la « no discriminación » de las situaciones familiares anormativas. Así que usted se ha de preparar seriamente. La ciencia ficción, el ser humano asexuado, es para hoy.

En el asunto de la merienda de cumpleaños, pero finalmente en todas las situaciones en las que su hijo puede enfrentarse a la realidad homosexual, le aconsejaría una sola cosa : a partir del momento en que usted expone la Verdad (¡ y con toda Caridad !), son viables todos los patrones de acciones y reacciones. ¡ Entonces usted dispone de un gran margen de maniobra, en realidad ! O bien saca a su hijo de la fiesta pero con Amor (sin embargo, en este caso, esa decisión puede ser interpretada como un rechazo de personas… mientras que sería mejor favorecer el diálogo), o bien lo deja pero explicando bien cómo decide dejarlo (es decir, definiendo las condiciones con calma) y preparando un hermoso « intercambio-Verdad » con los organizadores en el momento de recuperarlo. Cuando hay amor por las personas, por la Verdad sobre lo que ellas viven, cuando hay humor, todo se vuelve posible, muchas cosas son audibles y admisibles. De hecho, es así como podemos ver cuánto la fe católica libera verdaderamente, desata los nudos, distiende la atmósfera y aumenta significativamente nuestro margen de actuación (en comparación con aquellos que actúan en el fragor de sus convicciones o de sus emociones, pero sin el fuego de la Esperanza, de la Fe y de la Caridad). La Iglesia es una verdadera riqueza, un buzón de sugerencias para cualquier situación, incluso la más grotesca.

Por ejemplo, al ver los anuncios publicitarios gays friendly y pro-« homoparentalidad » de mi agencia de seguros profesionales (la MAIF), decidí cancelar mi suscripción en esa mutualidad de Salud. Por teléfono, tuve que exponer a un agente las razones de mi despedida. Hubiera podido acobardarme, plantear por pereza y rencor una excusa de mal pagador para rescindir el contrato sin discutir. Pero actuar sin Verdad, no es actuar como Cristo. Así que tomé el tiempo para explicar por qué estaba opuesto al « matrimonio homo » y a la asignación del parentesco a las formas amorosas que no son parentales. Fue la oportunidad de un diálogo apaciguado y apasionante de casi dos horas con el empleado de la MAIF que, sin ello nunca se hubiera cuestionado sobre la oposición a la homosexualidad y al « matrimonio gay », y que me confesó después que se había sentido interpelado por la novedad y el coraje de mi discurso. A menudo la gente nos rechaza sólo porque en un principio, somos nosotros los que los habíamos rechazado y que no habíamos tomado tiempo para ellos.
 

63 – Divulgo mi oposición al « matrimonio gay » y a la homosexualidad (de mi hijo, mi sobrino o mi nieto). Así que me pongo de malas a toda la familia gay friendly que me considera como el católico reaccionario e intolerante. Es difícil. ¿ Cómo seguir frecuentándolos en aquella atmósfera pesada ?

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Me lo figuro muy bien. A veces es difícil de soportar. Aunque el juicio por « fundamentalismo », por « conservadurismo », por « retraso arcaico », no sea agradable de recibir y suele ser injusto, trate usted de convercerse de que éste es el precio de la Verdad y de su Alegría en la persecución en nombre de Jesús, teniendo en cuenta que si el punto de desacuerdo puede debilitarse con el tiempo, nunca será un detalle. No « por nada » es el debate tan tenso y doloroso : ¡ Es debido a la importancia y a la belleza del reto ! Porque lo que está en juego con el « matrimonio para todos », es la diferencia de sexos y la diferencia Creador-criaturas (la fe, la Iglesia…)… es decir los Fundamentos de nuestra vida. ¡ Así que vale la pena luchar, perseverar, sufrir ! No tanto « para tener razón ». Sino más bien para la preservación de la calidad de relación con su familia. No hay nada peor que los vínculos o los intercambios familiares que no se viven en la Verdad. Y da igual si sus allegados no le entienden siempre, le consideran como un « facha reaccionario », le faltan el respeto y le imponen – en público como en privado – un chantaje sentimental constante. En realidad tratan de sonsacarle una Verdad y una Caridad que todavía no siguen (entonces, ¡ le toca a usted destacarse dos veces más en ambos terrenos !). ¡ Aguante ! Manteniendo siempre en su corazón el horizonte de la Resurrección.

Además (¡ y esto no es un detalle ! Tal vez seo lo más importante), en estos asuntos de tensiones familiares con respecto a la homosexualidad-heterosexualidad-homofobia y al « matrimonio gay », curiosamente, la persona que se tiene que convertir más, ¡ es usted ! ¡ El problema, no es tanto los demás ! En el fondo, se trata de un combate espiritual entre su razón y su corazón. En estos debates familiares explosivos o turbios, usted siempre será, a pesar de las apariencias, maltratado más por dentro que por fuera ; los demás siempre probarán su relación íntima con Dios, con la Iglesia, con su propia sexualidad y su matrimonio, mediante su forma de contestarles ; usted siempre será más amenazado por sus propias dudas personales y su falta de argumentos en contra del « matrimonio para todos » que por los « argumentos » y los ataques de los pro-matrimonio-gay (que por lo general no son de un nivel muy alto : su defensa de la ley es puramente afectiva e ideológica). Lo que quiero decir con esto es que si los ataques de sus parientes le afectan, ello no indica ninguna « injusticia » y « conspiración » que deberían desesperarle por su familia o por su sociedad, ni tampoco ofercerle una excusa para victimizarse aún más/endurecerse. ¡ Todo lo contrario ! Su dolor y su exasperación ilustran sobre todo que todavía no sabe bastante bien por qué el « matrimonio gay » es malo, cuánto la Iglesia tiene razón en todos los recuentos a propósito de la homosexualidad, y probablemente que usted no se ha formado lo suficientemente sobre la homosexualidad y que no ama bastante a las personas homos/a sus amigos gays friendly. Así que déle gracias a Dios por la oportunidad que le entregan aquellas persecuciones, de encontrarse en Verdad con las personas homosexuales, de sumirse en el Catecismo de la Iglesia Católica, de entrenarse en el análisis/la denuncia de la homosexualidad y de la heterosexualidad manteniéndose firmemente en el amor de las personas, de ser testigo de Jesús en el corazón de su época.

Terminaré esta respuesta regalándole un pequeño « recordatorio » muy útil que escribí hace poco tiempo, para exponer de manera sintética cuatro argumentos de peso que justifican la oposición al « matrimonio gay » (y, más ampliamente, a la Unión Civil, a la homofobia, al activismo pro-gay y pro-heterosexualidad). Ya que a menudo, incluso los oponentes al « matrimonio gay » no lo conocen, y sólo se ajustan a las « consecuencias sobre la filiación » de la Ley para justificar su objeción intuitiva (eso es demasiado facilón…). Ese recordatorio le podrá ayudar. Léalo y vuélvalo a leer. Se trata más de un recuadro para usted y para su corazón, que de un contenido que derramar y asestar a los demás (de todos modos, en general, a usted no le dan tiempo para presentarlo en el momento de responder en cinco segundos a la tradicional pregunta-que-no-espera-respuesta « ¿ Por qué está en contra del matrimonio gay ? »).

Personalmente, cuando me preguntan por qué estoy « contra el matrimonio homosexual », digo primero (y el hecho de que yo sea abiertamente homosexual me ayuda a ser escuchado y considerado legítimo para hablar, es evidente) que me opongo a éste precisamente porque amo a las personas homosexuales y a la Humanidad, y que esta ley no las respeta en absoluto, aunque ésta se imponga en nombre suyo. En mi opinión, el « matrimonio homosexual » es extremadamente grave por esas cuatro razones principales que voy a aclarar ahora mismo :

1) En primer lugar, esta ley ya no se basa en la Humanidad dado que sustituye la sexuación humana por la orientación sexual de las personas, es decir por nuestros sentimientos e impulsos humanos o, lo que es lo mismo, por la gente que nos atrae físicamente y por nuestra práctica genital. Como si fuéramos ángeles o animales, ¡ y ya no seres humanos ! Así, como si nada, con las Uniones Civiles – y luego el « matrimonio asexuado » – nos deslizamos poco a poco de los Derechos Humanos a los Derechos de los homosexuales y de los heterosexuales. Esta es una violación de nestra humanidad muy grave.

2) Luego, este « matrimonio » no respecta la realidad de las personas homosexuales y de sus « parejas » potenciales, y no resuelve para nada sus problemas individuales (violación, heridas, sufrimiento : hasta ahora, 100 amigos homosexuales míos me han revelado que han sufrido una violación) ni sus problemas « conyugales » (violencia, infidelidad, hastío) y sociales. Incluso esta ley complica su existencia y aumenta la homofobia en contra de ellas, ya que las mete en situaciones y en prácticas a menudo irreversibles, comerciales y delictivas (robo y tráfico de niños), prácticas que van a generar represalias homófobas de una crueldad terrible, más rápidamente de lo que creen.

3) Por otra parte, en nombre del « amor », el « matrimonio homosexual » retira y banaliza la diferencia sexual en los textos legislativos : el marido y la mujer se desvanecen en « cónyuges », el padre y la madre en « padres ». Simbólicamente, ya no se reconoce la diferencia de sexos como el Mejor humano para existir y para amar, cuando se sabe muy bien que no hay amor humano verdadero sin la acogida de la diferencia sexual, y que todo ser humano necesita el amor dentro de las diferencias de sexos para construirse y ser feliz. Dicho de otro modo, con el « matrimonio para todos », el amor entre los dos cónyuges diferentemente sexuados, y luego entre los dos posibles padres biológicos (hombre/mujer) de un niño, ya no es reconocido ni valorado como lo mejor para que una sociedad viva en paz, ya no está protegido por la legislación nacional. Se trata de un inicio de masacre del Amor encarnado, real. Ni más ni menos.

4) Por último, esta ley del « matrimonio gay » da lo menos tres padres a un niño. Este escándalo ha sido reconocido por casi todo el mundo, incluso por los pro-matrimonio-para-todos (por eso ya no se los oye desde la aprobación de la ley…). De hecho, a partir del momento en que se nombra « padres » a ambos miembros de una « pareja » homosexual, y en que se les da a un niño que criar, es « obligatorio » recurrir a una tercera persona, ¡ si no a 4 o más ! Y no cabe ninguna excepción : habrá lo menos très padres en los casos de adopciones, proyecto de copaternidad, consecuencias del divorcio o de una separación, reprodución asistida, vientres de alquiler, etc. El « matrimonio homosexual », ¡ es el multiparentesco (un mito) impuesto a todos ! ¡ Bienvenidos en « el mejor de los mundos » !
 

64 – Me voy a casar en la iglesia con mi futuro marido y, al enviar las invitaciones, estoy atrapado en el fuego cruzado : no sé si debo invitar a mi primo que vive en Estados Unidos solo o con su compañero, a riesgo de causar un psicodrama en mi propia familia. ¿ Qué tengo que hacer ?

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Si yo fuera usted, invitaría igual a su primo con su pareja. Convidarlo a venir solo equivaldría a no respetar su libertad o su compromiso de vida. Negaría su sinceridad, su situación concreta, así como su persona y la relación entre él y usted. Sería un castigo y una intromisión en cosas y elecciones que no son suyas. Menos mal que no acogemos a las personas según lo que hacen, pero sólo según cómo son, aunque no estemos necesariamente de acuerdo con sus acciones y su estilo de vida, y a pesar de nuestros desacuerdos. Si abriéramos nuestra puerta únicamente a aquellos con los que estamos de acuerdo al 100%, o si invitáramos a nuestra boda sólo a la gente con una forma de vida irreprochable, ¡ nos encontraríamos completamente solos !

Nuestro amor por los demás debe ser incondicional. No amamos a las personas a partir del momento en que se lo merecerían, estarían en regla o de conformidad con nuestra idea de la ética, aprobaríamos todos sus actos. Les abrimos nuestra puerta porque los amamos más allá de lo que hacen, y más allá de la respetabilidad y del decoro social. Esto no nos exime de coronar esta acogida de Verdad, especificando claramente por qué las acogemos, y teniendo en cuenta la rectitud de los actos. Pero es la Caridad que prevalece. « Ahora subsisten la fe, la esperanza y la caridad, estas tres. Pero la mayor de todas ellas es la caridad. » (1 Cor 13, 13) Por mi parte, invitaría a su primo y a su « novio », al mismo tiempo que les enunciaría claramente lo que pienso de su unión. No de manera peyorativa ni maniquea – « Estáis equivocados, cometéis el mal, no sois felices, lo que hacéis es pecado, etc. » – sino en modo positivo – « Somos testigos que lo que estáis experimentando es sincero y os trae beneficios innegables, pero creemos que tenéis mejores cosas que vivir que una pareja, que no estáis un mínimo saciados juntos ni que todavía cada uno de vosotros haya encontrado su mejor lugar. Si os invitamos a los dos, no es como pareja, sino como personas que apreciamos cada una personalmente, como dos amigos, como dos seres queridos. Si os escribimos esto, es porque queremos estar en Verdad con vosotros, porque os amamos y que deseamos que estéis a nuestro lado para la fiesta. »
 

65 – Mi hijo, en pareja con un hombre, tiene un niño (por vientre de alquiler, u otros) y luego lo bautiza en la Iglesia. ¿ Voy a la ceremonia o no ? ¿ Acojo a este niño o no ?

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No cabe duda de que tiene que acoger a este niño. En cuanto a la ceremonia ou la misa de bautismo, si usted tiene la fuerza, y bajo la condición de que haya dicho previa y libremente la Verdad y su opinión sobre la homosexualidad, acuda a pesar de todo al evento. Incluso un niño nacido de manera ilegal, ilegítima, mercantil, y por los malos medios, no tiene que pagar todas las consecuencias del orgullo de sus padres (¡ ya pagará bastante !) y no ha de ser privado de la Gracia divina. ¡ Él sería el fruto de una violación que usted iría a su bautismo de todos modos ! Considere que el proceso de los « padres », por muy amañado que sea, les inducirá necesariamente a caminar, e incluso a convertirse, al contacto con la catequesis del sacerdote sobre el bautismo, si alguna vez éste es bueno. Sólo puede ser bueno para ellos que usted ingrese un poco a la alegría de la fiesta (porque el bautismo sigue siendo una gran fiesta) y que ellos oigan por medio indirecto y sagrado la Verdad sobre su situación adúltera.

Ya sé, como usted, que « la religión es sagrada », y que si no hacemos las cosas en forma debida, sobre todo a nivel del rito, de las condiciones de administración sacramental, de la pureza de las intenciones de los « padres » que bautizan, se cuestionará fuertemente la validez del Sacramento. Además, su presencia en el bautismo podría dar la impresión a su hijo y a su círculo social de que usted ratifica el estilo de vida homosexual. Pero en su corazón y en sus palabras, sabe muy bien que, si se ha mantenido firme y leal a su ser interior en Jesús, no desviará y no animará/alimentará ningún mal. Aún mejor : limitará los daños y desempeñará verdaderamente su papel de mensajero de Dios. Y, por último, un sacramento, aún cuando es administrado en condiciones poco óptimas y ha decidido abrazar los medios y la Humanidad defectuosos, ¡ sigue siendo un Sacramento !
 

66 – En un campamento católico de esquí, un joven me confiesa sus sentimientos por un amigo de la misma edad. ¿ Qué hago como animador o como uno de sus compañeros ?

Antes de buscar una solución humana, rece y busque el asesoramiento del Espíritu Santo. Él seguro le contestará, de manera muy clara y sorprendente.

Junto a esta solicitud espiritual, usted tiene sin duda un papel que jugar. Si la divulgación – accidental o confidencial – de una homosexualidad le ha sido regalada, no es por casualidad. Es que se ha considerado que usted puede aguantarla, que es digno de confianza, o más peligrosamente, se la ha puesto a prueba/ligado. Regocíjese de ello, pase lo que pase, ya que le dará la oportunidad de anunciar a Cristo y de aliviar a una persona que ya no llevará su cruz invisible solo. Gracias a usted.

Si usted es animador en un campamento, es muy probable que el descubrimiento de la homosexualidad de uno de los jóvenes que está a su cargo sea accidental (aunque yo conozco el caso real de un joven que vino a confiar sus sentimientos amorosos « irreprimibles » respecto a otro chico de su grupo, a su jefe… y tristemente/demagógicamente, dicho « responsable », contra toda previsión, se había sentido halagado por tal marca de confianza, y se había hecho de casamentero entre los dos chicos, justificando su tráfico por la banalización y su propio desinterés en la historia). En el caso de que usted es testigo de un idilio homosexual que se está rondando, le aconsejo que no divulgue la confidencia a los otros miembros del equipo ejecutivo, ni tampoco que encubra el incidente, ni mucho menos que promueva la libre expresión de la homosexualidad entre los dos interesados, sino que tiene que operar ante todo a corazón abierto en el marco de la relación interpersonal, en el diálogo cara a cara (con los dos chicos implicados juntos, o por separado o incluso solamente con el « tentado »), en la explicación serena y la desdramatización de las primeras atracciones afectivas adolescentes.

Si realmente usted se da cuenta de que la situación no mejora, y hasta se pone fea (lo que resultaría muy sorprendente porque normalmente, la complicidad que instauran la verbalización y la comprensión de la tentación homosexual corta por lo sano), entonces, será necesario incluir a otras personas en el grupo de conversación (monitores, director de colonia, padres, grupo de jóvenes …). Pero le deseo que no se llega a esos extremos. Dado el miedo, la ignorancia, las humillaciones y el chantaje emocional que suele armar cualquier debate sobre la homosexualidad, esto podría herir inútilmente a gente, en particular a las personas directamente afectadas.
 

67 – Yo soy un joven scout y me hago ligar por uno de mis compañeros que me revela sus sentimientos. ¿ Cómo reacciono ? O me han puesto una mano en el trasero o un compañero de secundaria me ha acariciado. Nos hemos masturbado mutuamente delante de una película porno y me ha gustado. ¿ Qué hago ?

Película "No Se Lo Digas A Nadie" (1998) de Francisco Lombardi

Película « No Se Lo Digas A Nadie » (1998) de Francisco Lombardi


 

No entres en la dinámica ni el círculo vicioso de la intimidación, de la banalidad, de la diversión. La sexualidad es importante, hermosa y frágil a la vez. Sé cuánto es extremadamente difícil ir a hablar de ella con alguien, ya que el gesto afectivo, amoroso, erotizado, recibido además a una edad demasiado joven, es desconcertante y humillante porque a menudo no es libre, no es muy fácil de demostrar (por lo general, es oculto y furtivo), no parece lo suficiente grave como para ser denunciado o bastante inocuo para no despistar. Y encima, cuando este gesto es homosexual, rechaza la diferencia de sexos, por lo que hiere aún más la identidad sexuada de las personas que lo comparten : pone en tela de juicio una identidad masculina o una identidad femenina, y más aún en proceso de construcción. Así que ello incrementa el trauma. Cuando la amistad se entromete (uno no tiene ganas de denunciar a un compañero), cuando la amenaza de los rumores se entromete, cuando la desconfianza acerca de los adultos se entromete (un joven no quiere que ellos exageren la situación, que el incidente se convierta en un asunto de Estado, que se amplifiquen los problemas), cuando la responsabilidad personal se entromete (para hacer este tipo de obscenidades, se debe ser como mínimo dos) y cuando el ridículo (el bam-bam o el porno o las caricias, son cosas de marica o de bebé) cierra el ciclo, entonces, casi siempre es la condena al silencio.

Aún así, si puedes hablar con un adulto de confianza, que sabrá escucharte, tranquilizarte, confirmarte que lo que has experimentado no es ni normal ni monstruoso, ni revelador de tu identidad profunda, que sabrá disociar el acto de tu persona (porque cuando uno tiene tu edad, encuentra dificultad para no identificarse con sus propias acciones), que sabrá resolver el problema permaneciendo discreto y respetuoso, hazlo. No guardes para ti lo que pasó. De lo contrario, podrías interiorizar tu miedo o tu experiencia (quizás bajo la forma de una homosexualidad cuando llegues a la edad adulta, lo que sería una lástima porque nadie es « un homosexual »), y dejar a tu o tus cómplices de tontería sin ayuda tampoco. Todos los adultos no son maduros, pero todavía hay unos pocos que lo son. Y además el lugar más seguro donde puedes estar seguro de encontrarte con una persona que será una tumba, es la confesión a un sacerdote católico.
 

68 – Han ligado homosexualmente a mi hijo en el Movimiento Scout. ¿ Cómo me enfrento al evento ? ¿ Monto un poyo ?

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Al contrario, haga todo lo posible por evitar el escándalo (« Bienaventurados los pacificadores »). Y ahórrese una nueva versión de los psicodramas burgueses…

Conozco personalmente el caso – no en el marco del Movimiento Scout sino en el de un instituto de secundaria relativamente acomodado, lo que es lo mismo – a un alumno que hizo su declaración de amor a otro de la misma edad sin que haya habido paso al acto homosexual. Nada más que intenciones expresadas, la revelación de sentimientos, tal vez una nota de amor interceptada, de todas formas la expresión de una emoción. Pero nada más, a priori. A la vez los hechos han sido conocido en seguida porque el compañero que recibió esta declaración ha tenido el reflejo de hablar de inmediato a su padre, y el equipo ejecutivo adulto tomó el asunto en sus propias manos y apagó el fuego con calma convocando discretamente y por separado a los dos jóvenes involucrados. Al parecer, trato hecho.

Obviamente, si esto le sucede a su hijo, sea él la « víctima » o bien el autor del derrape (en el supuesto de que los papeles sean fácilmente separables, lo cual no es siempre el caso), usted puede calmar los ánimos, ofrecerle tomar tiempo para hablar, escucharlo a solas, apaciguarlo. Si es su hijo quien siente la atracción homosexual, usted puede además valorar con él la importancia y la belleza de las amistades de la adolescencia a menudo « fuertes » y apasionadas (al mismo tiempo que vuelva a darles su justa medida), enseñarle a descubrir sus impulsos y a canalizarlos, tomar el tiempo para examinar sus sentimientos (« Vamos a ver si duran o no… »), no despreciar su sinceridad, reanudar el diálogo cuando sea necesario, explicar con calma lo que es la homofilia, es decir una atracción o una fascinación sentida por cierto número de jóvenes de su edad, y que constituye a menudo una etapa clásica de la madurez afectiva de los adolescentes. La homofilia no anuncia necesariamente una homosexualidad presente o futura, sino que al contrario es la expresión de una falta de confianza, de una carencia de amistades, de una angustia, y la promesa de una bella sensibilidad a la amistad. « Sé libre, hijo mío, y no establezcas en ti lo que no es fijo. Es humano temer a la sexualidad, puesto que ella es la muerte y la vida. »

Por último, me doy cuenta de que en este tipo de configuraciones, de manera extraña y contra todo pronóstico, la intervención de los adultos se centra más el incipiente y joven incendiario que en el demandante. Por prudencia y para « no retorcer el cuchillo », se descuida al recibidor. Es lógico. Primero la atención se centra en el peligro, en el culpable, para evitar que él haga mayores daños y otros adeptos, y porque se supone que el joven a quien ha halagado tiene la inocencia para él, sería capaz de recuperarse y se recuperará rápidamente una vez que se haya resuelto la crisis, porque los adultos quieren desdramatizar, hacer borrón y cuenta nueva, exonerar al muchacho que según ellos habría sido un blanco accidental a sus espaldas. Sin embargo, opino que el seguimiento, sin por ello ser afiebrado y pesado, debe ser procurado tanto al depredador como a su presa. Porque no hay que creer que la propuesta – incluso esbozada, incluso tácita, incluso exterior, incluso extranjera, incluso ilógica – de la homosexualidad no tendría ninguna incidencia en la mente y en el corazón del joven que la recibe. Aún cuando él fuera guapo, viril y que no presentaba antes de la declaración ningún síntoma de homosexualidad. Un adolescente, a esa edad, también es frágil, sensible a su poder de atracción y de seducción. El hecho de haber sido capaz tan joven de gustar eróticamente a otro chico de su edad puede crear en él ese tipo de cuestionamientos : « Si he causado un dilema amoroso homosexual en el corazón de un amigo, si he inspirado homosexualidad, tal vez será porque se desprende de mí una homosexualidad inconsciente… tal vez haya sido yo ambiguo y me lo haya buscado… Esta declaración de amor no ha podido pasarme por casualidad… ». Entonces, a ustedes adultos que me leen, no desprecien demasiado rápido la influencia sentimental de las series de televisión sobre nuestros jóvenes, dispuestos a creerse y a imitar incluso lo que al principio nunca hubiera sido para ellos objeto de identificación.
 

69 – Estoy enamorada de un hombre homosexual católico. ¿ Dejo el caso o insisto ? (Pregunta subsidiaria : ¿ son todos los chavales católicos de hoy sea gays sea seminaristas ?)

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Sé de situaciones en las que la insistencia, la suavidad en la perseverancia, la paciencia y la templanza, tuvieron su recompensa. Y dan parejas muy felices (aún cuando la homosexualidad del cónyuge nunca desaparece por completo, y a menudo pone la pareja en alerta, obliga a un diálogo permanente de alta calidad…). ¡ La fe ayuda ! Conozco otros casos en los que por desgracia las mismas cualidades han resultado un fracaso. Esto no quiere decir que haya chicas más dotadas que otras, que usted no tenga habilidades por si acaso no funciona, o que su fe no sea lo suficientemente fuerte. Sólo significa que la homosexualidad es un miedo y una herida compleja, que puede ser domesticada y acercada con mucho más frecuencia de lo que se piensa, pero que a veces es demasiado profunda para ser domada en un tiempo terrestre o incluso por una hermosa amistad (espiritual). El peligro de este tipo de configuraciones (cf. véase el símbolo « Amiga de un tío gay » en mi Diccionario de Códigos homosexuales), es el idealismo y el voluntarismo… o bien, en el extremo opuesto, la desesperación y el abandono. Además, el clima mediático actual no ayuda a salir de la creencia de que la homosexualidad puede/podría superarse.

Por lo tanto, le toca a usted identificar por qué ha ido a parar en aquella situación torcida, y a veces inextricable. Le toca discernir las verdaderas razones, y comentarlas con la persona homosexual que la atrae. ¿ Será por masoquismo, por amor a las complicaciones, por orgullo de salvar al otro, por miedo a los hombres y por androfobia, por miseria afectiva, por adolescencia retardada ? ¿ O bien será por fe verdadera, por amor auténtico de la persona y de la diferencia de sexos, por confrontación a la minusvalía, por coraje noble y lúcido ? « Ninguna mujer es atraída por una persona homosexual por accidente. » observa el padre Xavier Thévenot. Tal vez sea una prueba que Dios le manda porque Él siente que usted tiene el carisma para llevarla. Tal vez sea una artimaña del diablo para hundirla en sus heridas sexuales. Sólo usted tiene la respuesta y encuentrará aquella en Cristo. Pero usted también tiene una herida, eso está claro.

Respecto a su paréntesis humorística final, claro que existen también muchos hombres católicos equilibrados, muy « machos » y muy « padres », firmes en su fe, que la esperan y que aún saben cortejar de manera sana. No todos son sacerdotes o homos o ya casados o divorciados. No lo dude. Aunque a veces parezca que no hay mucha variedad, que la Iglesia católica y la práctica religiosa son « cosas de mujeres » llenas de chicas vírgenes y hambrientas, aunque comprobemos que nuestra época castra, emascula, « frigidifica », asexualiza, deviriliza a los hombres, figúrese que todavía hay muchos hombres leales – en las iglesias, en los grupos la oración, en las parroquias – aún célibes que expresan en secreto la misma queja que usted, pero esta vez en su contra : « Ya no hay verdaderas mujeres. Todas son chicas fáciles o, por el contrario chicas nerviosas y saturadas de principios rígidos. Las mujeres de hoy me agreden, me piden a la vez demasiado y no bastante, son complicadas. Son mujeres-madres o señoritas… pero no esposas. ¡ Me estoy asfixiando ! » En algún momento, tendremos que parar, entre los sexos, de creernos tan diferentes. Que yo no digo nada…
 

70 – Soy animador cristiano en un campamento para minusválidos, y observo los acercamientos entre dos veraneantes trisómicos. ¿ Dejo hacer o los separo ? ¿ Qué les digo si fingen el compromiso amoroso bajo la presión de los demás ?

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Ya presencié la escena como animador. Fue durante un « guateque » con bailes. En aquella época, separé sin brutalidad y sin ruido a los dos veraneantes. Y no ocasionó ningún problema. El humor, la sonrisa y el silencio hacen el resto. En cuanto al compromiso amoroso entre dos personas con síndrome de Down o discapacidad mental, rara vez este se reivindica, y no reviste – que yo sepa – un carácter oficial ni serio ni incluso amoroso (… lo que no significa que, en otro marco que la unión/el acto homosexual, estas mismas personas no puedan ser capaces de amar verdaderamente : ¡ todo lo contrario !). Las personas trisómicas, a menudo muy sensibles y mimosas, están más inclinadas a gestos de efusión de ternura cualquiera que sea el sexo de la persona a quien desean entregarse, que a una práctica afectiva exclusiva con las personas de su sexo, es decir a una homosexualidad fija. Encima de que entre dos personas adultas « consentidas » y aparentemente « en pleno uso de sus facultades mentales » ya me cuesta dar credibilidad a la autenticidad de sus abrazos y de su « pareja », cuánto más me cuesta creer en la libertad y en la seriedad de los besuqueos y del cosquilleo intercambiados entre dos personas con síndrome de Down del mismo sexo. Hay que dejar – y lo digo para todos – de alimentar el mito del « amor homosexual » y de la « identidad homosexual », más aún cuando los más frágiles son instrumentalizados con fines identitaristas y sentimentales muy dudosos.
 

71 – Me consideran como homófobo porque soy católico. ¿ Tengo que esconder mi fe ? Si afirman « Dices esto porque eres creyente », debo responder « ¡ Para nada ! Lo digo porque es verdad y es sentido común. ¡ Diría lo mismo si fuera ateo ! » ?

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Si le acusan – además como « homófobo » – a causa de su identidad de Hijo de Dios y de la Iglesia-Institución, que esto sea para usted una ocasión de humildad, de humor y de alegría (No por nada, de las 9 Bienaventuranzas ofrecidas por Jesús en la Biblia, ¡ 3 se refieren a la felicidad en la persecución en nombre de Cristo y de la fe !) y no un pretexto de orgullo y de desprecio (« Si me persiguen, ¡ será porque siempre tengo razón ! ¡ Y eso me da aún más auto-satisfacción de poseer la Verdad, y me da el derecho a contra-atacar con la misma violencia o una violencia decuplicada ! » ; « La homofobia : ¡ Tontería ! ¡ Es como la extrema derecha y el Généro : sólo existen en boca de los paranoicos ! »)

De mi propia experiencia, cuando alguien me suelta « Dices esto porque eres católico » (subtexto : « por superstición y por sumisión a otra persona que tú, y que piensa en tu lugar »), contesto un CLARO QUE SÍ entusiasta. Estoy feliz de afirmar que me opongo a la homosexualidad (y no a las personas homosexuales, infinitamente dignas de ser amadas) porque soy católico. Y es porque soy católico por lo que me vuelvo realista, concreto, verdadero, experto de la realidad homosexual. Me complace declarar con convicción que, a causa de la Encarnación de Jesús en nuestro mundo y del rasgo empírico y sencillo de la fe, el catolicismo coincide con el sentido común de la persona atea, se une a la vida íntima de cualquier persona, y que entonces yo podría hacer las mismas observaciones sobre la homosexualidad si no fuera creyente.

Otra buena nueva que le puedo traer para ayudarle a poner al maltrato buena cara y buen corazón. En los « debates » apasionados sobre la homosexualidad, si usted oye la palabra « homofobia » o el adjetivo « homófobo/homofóbico » por parte de sus críticos, ¡ considere interiormente que le ha tocado el Gordo ! Ya que, en ese caso, no sólo juegan su última carta y muestran su talón de Aquiles, sino que además dan pábulo a la espada de Verdad-Caridad. Por una parte, porque las personas – incluso homos – no saben nada de homofobia (eso representa para usted una oportunidad clave de enseñarles su ignorancia) ; luego, porque usted va a responder a la agresión por una confianza relajada (maravillosa oportunidad de desarmar/impresionar al hosco) ; en tercer lugar, porque la homofobia es un tema doloroso e impresionante (con ella, se trata de sufrimientos de adolescencia, de suicidios, de violaciones, de asesinatos, etc., en una palabra, ¡ pega fuerte !), entonces un tema que tiene majores probabilidades de tocar la fibra sensible de su oyente que el discurso teórico sobre la homosexualidad ; por último, porque con la homofobia los debates sobre la homosexualidad se descentran del juicio de las personas para trasladarse lentamente hacia la tierra más pacífica y menos culpabilizadora del juicio de los actos. Al examinar la violencia insospechable de la « identidad » homo y de la práctica homo, el pasado escolar/amistoso/profesional/social/amoroso de las personas homosexuales, la gente ya no se sentirá atacada escuchándole. Ellos le considerarán como alguien que conoce bien a las personas homosexuales y que se ha dejado tocar por su sufrimiento y su mundo. ¡ Como un católico estupendo !
 

72 – ¿ Debo decir la Verdad sobre la homosexualidad al riesgo de no ser escuchado y de romper de entrada toda posibilidad de diálogo, de escucha, con mi interlocutor ?

Sí. Todo depende de cómo (es decir, con fuerza y suavidad). Pero sí. Escuchado, usted nunca lo será por aquellos que ven la fe como una « debilidad del espíritu ». El diálogo, de todas formas, usted nunca lo hubiera tenido, incluso si se hubiera callado sobre la homosexualidad. Entonces, más vale hablar del tema. No tiene nada que perder, y todo que ganar. Por experiencia propia, sé que la homosexualidad es un sujeto que provoca la escucha, la curiosidad, las reacciones y la palabra, que destruye la indiferencia. Sea o no homo, este tema es una autopista hacia la fe, y la fe una autopista hacia el tratamiento de la homosexualidad. Y los enemigos de la Iglesia y de la Verdad buscarán mil excusas, mil reivindicaciones hipócritas, mil chantajes, hasta que usted cierre el pico, que no anuncie la Buena Nueva católica a las personas homosexuales, que no hayan logrado arrancarle su luz.
 

73 – Mi hijo homosexual no quiere leer su libro. Además, le odia, y dice que es por culpa suya si ha abandonado la Iglesia y quiere suicidarse. ¿ Qué actitud adoptar ?

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No fuerce su libertad. Por supuesto. Aunque entiendo su frustración, impaciencia y ansiedad. Yo suelo representar a ojos de las personas homosexuales enojadas contra la Iglesia, contra su familia, y también – esto parece mentira – contra su propia homosexualidad (que se obligan a banalizar porque no la llevan tan bien como lo pretenden) la quintaesencia de la monstruosidad. Pero a menudo hay una fina línea entre la ira y el amor. La ira es la fase terminal de la mala fe, y el preludio a la confianza. Los indiferentes no son movidos por nada en absoluto. Mientras que los indignados están a punto de dar un vuelco a favor del amor, de la confesión de preferencia, y de la fe. Por ejemplo, son los personas más ateas que se convierten al catolicismo (consideremos a san Pablo, quien perseguía despiadadamente a los cristianos justo antes de su conversión). Recuerdo a un amigo homosexual, que tiene tres años más que yo, que vino con su novio a escuchar una de mis conferencias en el Este de Francia, y que se dió la vuelta como una tortilla al oírme. Me contó más tarde que antes de venir, me odiaba. Hoy, es un verdadero hermano que está haciendo un camino de fe sorprendente. La barrera de fantasmas y de enemistad entre el « Philippe Ariño mediáco » y el « Philippe real » vuela en pedazos cuando la gente se encuentra conmigo y deja de atribuirme sus peores fantasmas homófobos y anticlericales. Por lo tanto, la actitud de cerrazón de su hijo o hija respecto a mí – y más generalmente respecto a usted y a la Iglesia – paradójicamente trae consigo una gran promesa.

Por último, otra cosa es cierta : no hay prueba sólida de que mis conferencias y mis escritos hayan podido hacer que un día la gente se suicide o se aleje de la Iglesia. Muy al contrario. Tengo confirmaciones por e-mails que mi testimonio trae a personas homosexuales a la práctica religiosa, a misa y a la oración (¡ hasta a sacerdotes !). Las malas lenguas que difunden el rumor según el cual yo vaciaría los bancos de las iglesias y provocaría suicidios, nunca me han leído o escuchado, y tratan de silenciarme haciendo hablar a sus muertos (fantaseados) en su lugar. Además, mi discurso sobre la homosexualidad es tan positivo que es difícil estar deprimido después de haberlo oído. De hecho, en el caso en que casi toda la sociedad impone que sólo habría dos caminos de felicidad obligatorios para nosotros las personas homosexuales (es decir la « salida del armario » y la « pareja »), ¡ yo digo que hay tres ! : dos satisfactorios (los que acabo de mencionar) más otro que los supera (la homosexualidad continente entregada al mundo y a la Iglesia, y vivida en una amistad desinteresada). ¡ Tan sólo estoy abriendo la perspectiva de la felicidad de ser homosexual, y valorando a los solteros ! Así que incluso la persona deprimida de ser homo, incluso el adolescente aislado o creyente, incluso la persona homosexual que se siente mal en « pareja », incluso la que está viuda o ya mayor o que se encuentra fea, ¡ no pueden sino alegrarse ! Además, yo no veo en qué medida el hecho de dar una imagen negativa de la práctica homosexual – imagen que corresponde a menudo con sufrimientos y violencias reales – empujaría al suicidio y devaluaría la belleza de las personas homosexuales : ¡ es más bien la indiferencia gay friendly y la denegación de los sufrimientos que viven mis hermanos homosexuales que los lleva a veces a lo peor !
 

74 – El « matrimonio para todos » me hizo sentir incómodo con respecto a las personas homosexuales. Yo casi no fui a las manifestaciones (o no fui del todo). ¿ Usted entiende mi dilema ?

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¡ Y cómo ! Tan pronto como vi el giro de las Manifs Para Todos y su fundamentalismo natalista que excluía la propia esencia del « matrimonio para todos », a saber la homosexualidad, dejé muy rápidamente de participar en ellas. Por eso nunca tiraré la piedra a alguien que se negó a ingresar a la mascarada que fueron las Manifs Para Todos, e incluso animo a la gente a que no vaya y no financie esta estructura politiquera con un nombre tan absurdo como los medios de su causa. Entre los pro-matrimonio homosexual y los anti, en realidad, es difícil encontrar su sitio. Yo mismo, todavía no lo he hallado.

Los líderes socialistas que impusieron la asexuación sentimentalizada del « matrimonio para todos » a todos los franceses nos hicieron creer que las personas homosexuales eran la ley que se aprobó en su nombre y en teoría « por su propio bien ». Entonces es lógico que, debido a este chantaje y a esta amalgama engañosa, muchas personas homosexuales se hayan identificado frenética e ingenuamente con el « matrimonio para todos », y que muchos detractores de dicha ley, por temor a pasar por homófobos y a cortar definitivamente con amigos o familiares homosexuales, hayan ocultado su participación en las Manifestaciones Para Todos y quizás no han ido del todo.

Por lo que yo me abstengo de juzgar a cualquiera en función de su presencia o ausencia en las manifestaciones en contra de la Ley Taubira, y puedo fácilmente ponerme en los zapatos de aquellos de ustedes que han preferido no acudir a aquellas, sobre todo cuando nos damos cuenta con el tiempo de su torpeza y de su homofobia. Porque si no cabe duda de que el « matrimonio para todos » dividió mucho a la sociedad, al mundo y a la Iglesia Católica, y que era nuestro deber de oponernos a éste (Se trata de una ley que transforma la diferencia de sexos en opción de identidad y de amor, Cuando en realidad la diferencia de sexos es la condición primera e innegociable de la existencia humana y del Amor), si es cierto que la Ley Taubira constituye un hito civilizacional dramático para nuestro planeta, no es menos cierto que la oposición tonta, homófoba, y obsesivamente natalista, de los « católicos » contra la Ley Taubira también contribuyó a dividir a la sociedad y a la Iglesia. De hecho, el colectivo La Manif Para Todos abriga la legislación contra la cual pretende luchar : ¡ ya no habla en absoluto del « matrimonio para todos » y lo ha sustituido por la lucha contra la maternidad subrogada (GPA) y la propuesta de una nueva Unión Civil (el PVC : una Alianza de Vida Común) ! Es asombroso.

Para ocultar su homofobia y no tratar de la homosexualidad, para aprovecharse de los católicos crédulos aterrorizándoles, La Manif Para Todos ha alternado (¡ y sigue haciéndolo !) los espantapájaros que hacen una cortina de humo a la homosexualidad e incluso al « matrimonio para todos » : el Género (Gender), la GPA (vientres de alquiler), el transhumanismo, la esclavitud humana, la libertad de educación… En todo caso, este movimiento Pro-Vida niega a Jesús y a las personas homosexuales desde el principio. Así que entiendo perfectamente que cualquier enamorado de la Iglesia y de Cristo, y cualquier amigo de las personas homosexuales, se sienta extremadamente herido por las Manifestaciones Para Todos, y llegue a ser escéptico tanto con el « matrimonio para todos » como con el movimiento de protesta de este último.

Guinda del pastel : ¡ incluso aquellos que no son capaces de defender el mensaje de la Iglesia sobre la homosexualidad ni su fe católica, están tratando ahora de ocultar su catofobia y su homofobia jugando el juego del « compromiso » político y cultural, defendiendo a los Cristianos de Oriente o la Ecología o « la Vida o « lo Humano » o los « valores/raíces cristianas » ! ¡ Cabe arrancarse el pelo ante tantas contradicciones, orgullo e hipocresía ! Recuerdo a estos apóstatas que los Cristianos orientales son perseguidos en realidad porque nosotros, los católicos occidentales, precisamente ya no asumimos ser católicos y porque avalamos la Unión Civil, fingiendo oponernos a ella sin nombrarla.
 

75 – ¿ Eran los eslóganes pro-Vida de La Manif Para Todos justos ?

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No. Eran y siguen siendo catastróficos. Caen sea en la enunciación de verdades positivas insípidas que no asumen a Jesús, sea en la negación y la demonización irreflexiva del enemigo. Los militantes y líderes de La Manif Para Todos (= los Pro-Vida) reproducen de idéntica manera lo que reprochan a sus oponentes : por ejemplo, el propio título de La Manif Para Todos es la réplica exacta del « matrimonio para todos » (gracias, Frigide Barjot, por este mimetismo « ingenioso »…) ; han privilegiado la forma en detrimento del fondo (La Manif Para Todos, no significa absolutamente nada, excepto una universalidad sin contenido) ; la Alianza de Vida Común propuesta hace poco por La Manif Para Todos es una copia de la Unión Civil ; la heterosexualidad y el « amor homosexual » no son cuestionados por los activistas de La Manif Para Todos, al igual que los pro-matrimonio-gay ; transforman la unidad en un absoluto, exactamente como sus oponentes LGBT con el argumento de la igualdad ; por su trato únicamente natalista del « matrimonio para todos », transforman a la madre y al niño tanto en objetos como los promotores de la maternidad subrogada (¡ y eso que el Papa Benedicto XVI nos había advertido bastante contra las derivas del natalismo !) ; del mismo modo que los miembros heteros gays friendly del lobby LGBT, defienden « la Vida », « lo Humano », « la Familia », « la diferencia », « la voluntad humanista », sin darse cuenta de que usan textualmente el lenguaje del mundo. En su oposición a la homosexualidad y a la desnaturalización del matrimonio, los líderes LMPT siguen centrados en el niño, excluyendo así a todos los seres humanos que no entran en el marco del matrimonio procreativo o de la familia tradicional, es decir a casi toda la Humanidad. Encima, dejan totalmente de lado a la realidad intencional y emocional del « matrimonio para todos », y a la realidad sentimental y sacramental del matrimonio tradicional.

La Manif Para Todos, y todos los movimientos Pro-Vida que de ella se derivan, actualmente presenta uno tras otro los tópicos lingüísticos más patéticos y heterosexistas. Voy a tomar algunos ejemplos sacados de la realidad. Diciendo que « la homosexualidad no es un problema, pero que el problema radica sólo en las consecuencias sobre el niño », están equivocados : la homosexualidad, incluso como tendencia no actuada, ya constituye un problema para la persona que la siente, y no merece nuestra indiferencia. Pretender que « el matrimonio no es una cuestión de amor » es falso. El matrimonio, inclusive civil, es a menudo una cuestión de amor, aunque no figure en el papel. Defender que « un niño necesita un padre y una madre » es una mentira. Sólo necesita un padre y una madre que se aman. Dicho de otro modo, sólo necesita el amor entre su padre y su madre biológicos. Decir « papá + mamá = niño » también es falso. La diferencia de sexos no es una garantía de niño, y no basta con ser capaz técnicamente de procrear para merecer el matrimonio ni para ser promovido socialmente como modelo de amor y de familia. Decir « Un padre, una madre, no se miente a los niños » es falso : a menudo, en los casos de « homoparentalidad », el niño puede conocer física e intelectualmente la identidad de sus padres. No sufre sistemáticamente una disimulación. El problema no es la mentira sobre la genealogía, sino el no-reconocimiento del amor entre los dos padres diferentemente sexuados de un niño. Otra elucubración enunciada por La Manif Para Todos : defender « lo Humano », « al Niño », « la Vida », « los valores », « las convicciones », « el porvenir », « la Esperanza », la perseverencia (« No Pasarán ! », « On ne lâche rien ! »), es inoperante, ya que incluso los defensores del « matrimonio gay » le hacen. La única cosa que nos distinguiría de ellos, es la lucha contra la heterosexualidad, pero La Manif Para Todos no se atrevió a ello. Decir que « la sexualidad es del orden de lo privado y que la orientación sexual no es asunto de nadie » es falso. La sexualidad y el amor son tanto individuales como sociales porque constituyen realidades abiertas al mundo y a la vida. Decir que « nadie se define según su sexualidad » es falso y mundano : de ningún modo se puede reducir la sexualidad a la genitalidad ni a la sentimentalidad ; todo lo que es humano es sexual, ¡ por lo que cada ser humano se define por su sexualidad ! Estar en contra del Género (Gender) es absurdo : tenemos el deber de defender el género sexuado y las imágenes engeneradas ajustadas a la Sagrada Familia. ¡ Así que no tenemos que posicionarnos en contra de todo los géneros ni en contra del género en sí ! Decir que « el problema son los lobbies » es falso : cualquier grupo de presión no es malo en sí, y la Iglesia Católica, por ejemplo, es un lobby que tiene el mérito de existir. Decir que « el problema es el pensamiento único y los medios de comunicación » es falso. Todo depende de lo que se pone detrás de « pensamiento único » y la principal lección que hay que sacar es que el primer pensamiento único y el primero de todos los medios de comunicación, ¡ somos nosotros ! Decir que « Cristo nunca se metió en política y no hizo nada de político » (traducción = « los católicos no deben mostrar su catolicidad en la política y en los medios de comunicación ») no es correcto. La política es la vida. Bien es cierto que Jesús nunca ha sido un politiquero, pero ha amado lo suficiente a la gente y ha propuesto un modelo de vida que constituía un contrapoder visto como peligroso por los políticos de su tiempo, como para ser político y ser juzgado digno de ser crucificado. Decir y creer que « la ostentación de la identidad católica no es estratégica porque aquella cierra puertas y pasa por proselitismo », esto es falso : « católico » significa universal y abre puertas (las del Cielo, y a veces las de la tierra). Por último (porque bien hay que cerrar la lista en algún momento…), los militantes de La Manif Para Todos todavía no han comprendido que el Género no era un lobby organizado (ajeno a ellos), ni una terrible ideología-fantasma, ni una teoría bien conocida de los que la defienden, sino al contrario una ideología – la heterosexualidad – que ellos mismos apoyan porque no la denuncian explícitamente y porque confunden la heterosexualidad con la diferencia sexual.

El discurso « emprendedor », altermundista, filosófico, político (tipo Osos Amorosos, burgués-bohemio o extrema derecha), vagamente « cristiano » (o demasiado cristiano para serlo verdaderamente), verde, de movimientos como Ecología Humana, La Manif Para Todos, la revista Límite, las Sentinelas, etc., está completamente detrás del palo (Civitas y el Porvenir Para Todos, ni hablar). Incluso el argumentario de Ecología Humana es puro Humanismo Integral. Pretende luchar contra el transhumanismo, ¡ cuando en realidad el transhumanismo ES el Humanismo Integral y apuesta todo en el Hombre ! Los católicos mediáticos, o aquellos que fingen serlo, desarrollan evidencias (tales como la importancia de la educación, de la transmisión, del compromiso, de la Misericordia, de la sexualidad), sin duda de manera clara y didáctica, y que son siempre buenas de recordar, pero sin hacer progresar realmente los debates y sin nombrar los verdaderos problemas sobre los cuales se cristalizan las tensiones sociales : la heterosexualidad, la homosexualidad y la homofobia, que son las tres únicas coartadas de las leyes que nos preocupan. En cuanto a La Vanguardia (L’Avant-Garde), que reúne a todos los antiguos miembros de La Manif Para Todos decepcionados por su propio movimiento, surfean la ola burguesa-bohemia del anticonformismo « sin concesiones », del antipartidismo, pero sus lemas sobre las « raíces cristianas » y « el compromiso » se hunden en la palabrería/censura sobre la homosexualidad y sobre la Iglesia Católica como los demás.

A causa del orgullo, del miedo, de la ignorancia, de la estupidez, de la homofobia, del arribismo, de la falta de visión, de los portavoces oficiales del movimiento de oposición al « matrimonio gay », nuestro combate se ha quedado empantanado en la contradicción, la división (tantos grupos y colectivos falsos que van por las ramas, ¡ vaya broma seria !), pero sobre todo en la colaboración con el enemigo. Da miedo. Porque Francia tenía riquezas reales y medios humanos, intelectuales y espirituales, únicos para hacer frente al transhumanismo. Ahora, plegándose al espíritu del mundo y al Humanismo Integral, Ella comienza su pendiente descendente hacia las persecuciones anticristianas en nombre de la homofobia. Y la peor parte es que, de algún modo, se lo merece. Todos tendríamos que avergonzarnos por el derroche que realizó La Manif Para Todos, por la homofobia y la catofobia de los católicos.
 

76 – ¿ Diría usted que La Manif Para Todos y los Pro-Vida han demostrado homofobia ?

Encuesta en 2014 acerca de los Peruanos católicos

Encuesta en 2014 acerca de los Peruanos católicos


 

Absolutamente. Aunque lo niegue, porque en realidad, La Manif Para Todos confunde la homofobia con la presunción de homofobia, es decir con un juicio de intenciones insultante y supuestamente « absurdo ». Al final, el movimiento pro-Vida cree que la homofobia no existe, o sólo en su forma más espectacular : la agresión física – a veces mortal – a una persona homosexual, con la intención de perjudicarla. Ni siquiera se le ocurre que en su fase embrionaria, la homofobia ya es el temor al semejante, el miedo a la homosexualidad y las personas homosexuales, el rechazo del tema, una indiferencia benévola. Por lo tanto, le resulta imposible identificarse a ella, o tan sólo imaginar que pueda participar en la homofobia.

Los líderes de La Manif Para Todos, que se han negado deliberadamente a hablar de homosexualidad – pese a que aquella era la principal coartada del « matrimonio gay » -, que han impedido a las personas homosexuales capaces de abordar claramente el tema que se expresen (excepto las que justificaban la Unión Civil, que se comían al « lobby gay », y que podían sólo servirles de garantía homosexual para exonerarse de la presunción mediática de homofobia), se ríen a carcajadas e ironizan tan pronto como oyen la palabra « homofobia », juran por su vida que no son homofóbicos/homófobos (« Anda, ¿¿ tendría yo pinta de homófobo ?? » ; « ¿¡¿ Cómo se atreven a dudar así de mi bondad !?! ¿¡ Cómo se atreven a insultarme, yo la inocencia azul-blanca-rosa personificada !? ¿¡ Somos nosotros, la matanza de Orlando, o sí ?! Vamos vamos, ¡ cálmense y vuélvense más bien hacia el islamismo que ustedes, libertarios izquierdistas, encubren y justifican envolviéndose en la coartada homófoba ! » ; « ¡ Yo no puedo ser homófobo dado que estoy abiertamente en contra, dado que lo juro por mi honor y que creo sinceramente oponerme a todo forma de homofobia ! » ; « La homofobia no existe y es un falso debate. Es como el racismo. ¡ Seamos un poco más realistas, responsables, adultos, y salgamos de lo emocional, de las acusaciones apasionadas, de las fobias sociales fantaseadas, de las paranoias identitaristas y comunitaristas ! » ; « No soy homófobo ; sólo matrimoniófilo. » ; etcétera. Telón. Pasamos página. Hablemos de la Familia, para variar…).

Pero no es eso, hablar de homofobia. La homofobia no es simplemente un insulto, una acusación, un juicio malo. Encima de todo, son hechos, personas reales (agredidas o agresoras), intenciones específicas, miedos efectivos. Comenzando con el miedo a abordar francamente el tema de la homosexualidad y a nombrar la homosexualidad como mala y no-amante. Para hablar bien sobre la homofobia y saber lo que es (en lugar de defenderse inmediatamente de ella), aún falta hablar de homosexualidad. Todavía queda por saber lo que es la homofobia : a saber las violaciones – en particular intencionales – en contra de las personas homosexuales, así como la identidad homosexual y la práctica homosexual. La presunción y la acusación de homofobia llegan muy detrás en la escala de consideración y de gravedad de la homofobia. Sin embargo, una de las más graves homofobias – que es imputable en gran medida a La Manif Para Todos en ese caso – es realmente la sustitución de la diferencia de sexos por la heterosexualidad. ¡ Vaya violencia simbólica contra todos las personas homosexuales que esta validación social y tácita de la heterosexualidad como « nueva sexualidad/humanidad/amor/familia/hijos » !

En el aprovechamiento indigno de las personas homosexuales por los defensores del « matrimonio gay » y por los oponentes al « matrimonio gay », me cabe un poco el consuelo de que éste haya sido tanto homófobo como catófobo. Quiero decir que La Manif Para Todos ha ignorado, rechazado y despreciado a las personas homosexuales tanto como a las personas católicas. Por lo que los católicos auténticos me caen aún mejor.
 

77 – ¿ Ha reunido el « matrimonio para todos » a gente que tenían el mismo combate y que hubieran tenido que quedarse unidos prescindiendo de los egos ?

Asociación Coexister

Asociación Coexister #TodosUnidos


 

Por fuera, sí. En realidad, no. Este llamamiento a la unidad, idea fija constantemente recalcada, ha sido dentro del movimiento más bien una fantasía colectiva, una excusa para renunciar a la Verdad, y una invitación a la autocensura para evitar de cuestionarse a sí mismo. Además, en concreto, muchos católicos, sin embargo opuestos a la Ley Taubira (= « el matrimonio para todos » en Francia), no han ido a manifestar y no se han reconocido en La Manif Para Todos. Incluso me atrevo a decir que se trata de la mayoría de los católicos. Personalmente, no creo, al denunciar los errores y las corrupciones de La Manif Para Todos, que me coge una rabieta de ego para conseguir a toda costa una visibilidad mediática. Y no siento casi nada en común con alguien que a la vez se opone al « matrimonio gay » y que defiende la Unión Civil, o con una persona que dice no a la maternidad subrogada sin oponerse a la homosexualidad, o con un militante La Manif Para Todos que no es católico. La Manif Para Todos ha cultivado demagógicamente este simulacro de Unidad para en realidad tener a todos bajo su pulgar, para silenciar a sus miembros y entre ellos a sus oponentes, robarles su dinero y su tiempo, anestesiarlos espejeando victorias ficticias y responsabilidades heroicas.

Suelo decir que la Unidad es para los anti-matrimonio-para-todos lo mismo que la Igualdad para los pro-matrimonio-para-todos : una droga para negar su propio alejamiento común de la Verdad y de la homosexualidad, y para negar sus divisiones internas. Disculpe la trivialidad de mi discurso, pero entre los oponentes a la Ley Taubira hay una mayoría que todavía se está masturbando ahora mismo con « la Unidad », « el Bien commun », « la Benevolencia », « la Caridad », « la Esperanza », « la Transmisión », « la Educación », « la Cultura », « el Compromiso » y « la Ecología ». Sin embargo la Unidad sin Cristo es una ilusión. La Caridad y la Misericordia sin el reconocimiento de la miseria y sin la verbalización del mal, también son espejismos.

Cuando me dicen que criticando a La Manif Para Todos y su « estrategia » yo me comportaría como un horrible ingrato, un caprichoso, un divisor abominable, un chico gruñón henchido de soberbia (porque sus supuestos « 15 minutos de fama ofrecidos gentilmente por La Manif Para Todos » no hubieran durado), como un criminal, un traidor, un cómplice de los vientres de alquiler (GPA), les pregunto : « ¿ Pero de qué Unidad están hablando ? ¿ La Unidad en torno a qué y a quién ? ¿ A Cristo del que han renegado y a la homosexualidad que han negado ? Porque, sí, ¡ de estos dos temas de importancia capital, hablemos ! ¡ Son ustedes los que dividen por no tratar de aquellos, y no al revés ! A pesar de lo que imaginan – porque además de esto me aseguran de que suscriben todo lo que leen de mí -, nunca hemos estado en el mismo bando y no luchamos de ningún modo contra el mismo enemigo. Yo estoy luchando contra la heterosexualidad. Ustedes se oponen a todas sus numerosas raíces sin identificar la raíz-madre. Así que no me llamen ‘hermano’ y ahórrenme el chantaje emocional a la ‘Unidad’ y a la ‘Caridad en la humildad y la complementariedad’. Hipócritas voceros de la Unidad, ¡ son ustedes los divisores reales, los esparcidos dispersantes ! No busco ningún triunfo personal. ¡ Sólo quiero la Verdad y nada más ! »

Quiero añadir que la intuición no es en absoluto la comprensión de lo que se combate. Muchos activistas Pro-Vida han adivinado que el « matrimonio homosexual » era una ley muy grave para la Humanidad (y los confirmo en esa idea), pero concretamente, en la forma de combatirlo, nos distamos totalmente. La mayoría de los oponentes al « matrimonio gay » han atacado las consecuencias de la Ley Taubira sin abordar las causas ni el « matrimonio gay » en sí. Algo así como en estado de pánico, como para resolver la cuestión más apremiante, y sin discernimiento. Además, todavía no se han percatado de la gravedad de la Unión Civil (el PaCS) y menos aún del « matrimonio homo », del cual ya (casi) no hablan. Para ellos, el « matrimonio homo » ya formaba parte del pasado incluso antes de que esté en estudio. Se histerizaron un rato contra éste (encargándose de que no se lo llamara por su verdadero nombre « matrimonio gay ») para, una vez votado, cambiar muy rápidamente de « Malo a quien vencer » : la maternidad subrogada (GPA), el transhumanismo, el Islam, el Papa Francisco, la izquierda, etc. Es la prueba de que no han priorizado/jerarquizado de ningún modo las cosas y de que actuaron como brutos sin cerebro.

Desde el punto de vista de la patología y de la actitud cateta, estamos saturados con La Manif Para Todos. Entre los histéricos que vociferan sobre la comercialización del niño y sobre la esclavitud humana, los falsos católicos que simulan sobre ellos mismos la persecución anticristiana y « familífoba » mientras ametrallan al Papa, los progre (burgueses-bohemios = los « bobos » en Francia) que fingen obsequiosa y beatíficamente el acercamiento con los JESUISCHARLIE y luego los Indignados (con poco éxito…), por no mencionar los reconciliadores ecuménicos que se vanaglorian de su propio ánimo de ayudar a los Cristianos de Oriente sin ser capaces de tener el coraje de decirse católicos y de oponerse al « matrimonio gay », todos han desviado en todas las direcciones, ¡ y a lo grande ! ¡ Y son esas mismas personas quienes, además, tienen luego el descaro de predicarnos moral sobre la Unidad, justo cuando desenmascaramos sus artimañas, su dispersión y su codicia ! Utopía de la Unidad sin Cristo y de la « humildad » sin la denuncia del mal. Fanatismo de complementariedad obligatoria. Quimera azucarada del « Todo contribuye al bien, así que todo está bien, todo se mezcla necesariamente bien, todo es aceptable. ». Creencia errónea que la homosexualidad no sería el centro del « matrimonio homosexual ».

Así que lo repito sin rodeos : no, no sólo por oponerse en deseo y en apariencia a la misma cosa, ni porque aquella es identificada con razón como universalmente mala, nos opondríamos igual, nos complementaríamos necesariamente bien, todos caminaríamos en la misma dirección, o incluso nuestro combate sería común y justa. El fin no justifica los medios. La « buena » intención tampoco. El caso del « matrimonio para todos » es un claro ejemplo de ello. ¡ Fue más bien el « testimonio (inútil) para todos » ! No hemos andado juntos y no ha habido ningún « Despertar de Conciencias », al contrario de lo que algunos falsos profetas de la Ecología Humana tratan de convencernos. Aunque la Manif Para Todos haya tenido el mérito de revelar accidentalmente las fuerzas vivas en Francia, de hecho dividió tanto – si no más – a la sociedad como el « matrimonio gay » y el Gobierno socialista reunidos. El día que tengamos la humildad para darnos cuenta de ello comencerá, creo, el retroceso hacia una Unidad verdadera. No antes.
 

78 – ¿ Uno se puede oponer al « matrimonio para todos » y sus consecuencias sin tocar a la Unión Civil ni a la heterosexualidad ?

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No. Es imposible. Los que proclaman « la abrogación universal de los vientres de alquiler » (golpe publicitario grandilocuente y vacío…), pretendiendo ahorrarse la denuncia del « amor » homo y la profesión de su fe católica, se engañan a ellos mismos por completo y nos están mintiendo. Dado que, por un lado, el « matrimonio para todos » es un intento oculto de desocializar y de pulverizar a la larga el matrimonio religioso. Y por otra parte, la coartada del « matrimonio para todos » e incluso del uso de la maternidad subrogada, está basada en la creencia y la justificación de la « identidad » homosexual (identidad socialmente materializada por la « salida del armario » y legalmente por la Unión Civil) y en la creencia y la justificación del « amor » homosexual (amor socialmente materializado por la « pareja » homo y legalmente por el « matrimonio para todos » y sus consecuencias) como « amor universal y no-gay ». Para entender esto, hay que ir más allá de la racionalidad cartesiana del jurista, más allá de la distinción exagerada entre el matrimonio civil y el matrimonio religioso, despegarse del contenido meramente formal del PaCS (Union Civil) y del « matrimonio para todos », y considerar su realidad intencional/sentimental ante todo. Porque la Unión Civil y el matrimonio entre dos personas del mismo sexo nunca han sido pedidos por su contenido. Son reclamados en nombre del « reconocimiento de las personas homosexuales », el nombre de una alineación REAL (al contrario de lo que se imaginan muchos católicos) entre la homosexualidad y la heterosexualidad, y en nombre de la justificación mundial de la homosexualidad como supuesto « Amor universal ». El error de los oponentes a la GPA (maternidad subrogada) es descuidar el terreno de la representación simbólica, de la percepción emocional de nuestros contemporáneos, de la carga sentimental de las leyes y de las políticas actuales… porque en el fondo, lo ocupan por su miedo, su ignorancia, su homofobia, a veces su falta de fe, su (s) divorcio (s) y el apoyo encubierto al « amor homosexual ».

Eso es especialmente evidente en este momento : « La Manif Para Todos sustituye la lucha contra el « matrimonio gay » por la lucha contra la GPA (maternidad subrogada), para acabar por aprobar la Unión Civil a hurtadillas. Pero puesto que « en su mente » y « en teoría » se declara contraria a la Unión Civil, ella no admite su comprometimiento vago, y acaba por enfurruñarse en su rincón sin razón. Inmadurez a todos los niveles. Por estúpido orgullo, los líderes de La Manif Para Todos se niegan a aceptar que no pueden prescindir de las personas homosexuales ni del análisis de la homosexualidad para ganar su combate (incluso el combate contra la maternidad subrogada y a favor de la familia). Ellos ni siquiera tienen la energía para contradecirme o justificarse verbalmente ante mí porque no pueden competir con las observaciones que hago.

En perjuicio suyo, fuera de la Biblia y de su fe en las pocas cosas que dice su Iglesia oficial sobre la homosexualidad, los católicos casi sólo tienen nuestra vida, nuestra existencia, nuestro testimonio de personas homosexuales continentes, para resistir un poco socialmente contra la homosexualidad, contra el « matrimonio para todos », contra la GPA (maternidad subrograda), y para justificar su oposición a la apisonadora LGBT arco iris. No tienen otra opción, y muchos ponen mala cara por tener que colaborar con nosotros. No sólo eso. Actualmente, los hay que se arrancan los cabellos sobre nuestro caso, como por ejemplo Virginie Tellenne (también conocida como Frigide Barjot) que está tratando de imponer con forceps su creencia en el « amor homosexual » (amor del cual nunca habla y cuyo análisis rechaza, por homofobia primaria, ya que su explicación pondría el dedo en su propia llaga de amor), porque ella sabe intuitivamente que el « amor homosexual » es el último bastión importante – junto a la transubstanciación eucarística – que derribar o que levantar antes de que Cristo y su Iglesia Católica sean entregados/revelados por completo al mundo. Es el grano de arena que lo bloquea todo a nivel político o al contrario que lo pone todo en marcha : depende de qué lado uno se sitúa. Y creo que, en esta caso, la defensa barjociana del « amor homosexual » es ciega y demoníaca.
 

79 – ¿ Son conscientes los católicos de todas las personas que han dañado durante el paso legal del « matrimonio para todos » ?

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No lo creo. Basta con ver la aprobación mayoritaria de los católicos a favor de la Alianza Vita (movimiento Pro-Vida más destacado en Francia), de La Manif Para Todos, de las Sentinelas (llamadas « les Veilleurs ») o de los « primeros de la clase » que podrían ser llamados « los Intocables » (Tugdual Derville, François-Xavier Bellamy, el padre Pierre-Hervé Grosjean, Erwann Le Morhedec, etc.) para comprobar que ¡ estamos lejos de la toma de conciencia de una culpabilidad y del arrepentimiento ! La mayoría de los católicos están a mil leguas de la autocrítica, ya que se envuelven en la victimización de ellos mismos (que les impide ser humildes y reconocer sus errores), en la demonización paranoica y radicalizada de su época, y en el odio al Papa Francisco.

Ellos no han tomado conciencia plena del reto prioritario de la homosexualidad, del « matrimonio para todos », de la heterosexualidad, para el mundo. Los consideraron como una « etapa » entre otras, como expedientes no-universales, incluso como no-temas y sujetos peligrosos, porque en el fondo tuvieron miedo a nosotros, las personas homosexuales. Hasta respaldaron la Unión Civil y la homosexualidad practicada (los póliticos de izquierdas y de derechas, los presidentes de La Manif Pour Tous, se presentan todos como católicos). Además, ni siquiera tienen idea de su homofobia, palabra que desprecian y de la cual sólo retienen la definición mediática caricaturesca gay friendly, dado que nos quieren sinceramente desde lejos. ¡ Así que la petición de perdón católica acerca de las personas homosexuales no es para mañana !

Y por sobre todo, los católicos están lejos de imaginar que la persecución contra ellos no vendrá sólo desde el exterior (medios de comunicación, ateos, musulmanes, políticos…), sino sobre todo de ellos, desde el interior del Iglesia : poco antes del Fin de los Tiempos, son los católicos quienes condenaron a Jesús místico a muerte. Todo va a suceder exactamente como en la Pasión de hace 2000 años. Son los católicos quienes iniciarán el ataque contra la Iglesia y el Papa, y a partir de quienes vendrá la Gran Apostasía. No habrá sorpresa. Así es como ocurrió con Jesús. « Acordaos de la palabra que os he dicho : El siervo no es más que su señor. Si a mí me han perseguido, también os perseguirán a vosotros. » (Juan 15, 20) Desde un punto de vista humano, la Iglesia alberga lo mejor y de lo peor, que quieréis. Santa Faustina (1905-1938) vio la flagelación de Jesús « en directo » y confirma que son católicos de nuestra época que van a perseguir al Papa Francisco, a la Iglesia Católica, a Jesús pos-resurreccional (el Espíritu Santo) : « Jesús me dio a conocer por qué pecados Él se sometió a la flagelación : son los pecados de impureza. […] Vi cosas terribles : los verdugos abandonaron a Jesús y otras personas procedieron a la flagelación, tomaron los látigos y golpearon al Señor sin misericordia. Eran sacerdotes, clérigos, monjas y los más altos dignatarios de la Iglesia, lo que me sorprendió mucho. También había laicos de distintas edades y de diversos estados – desataban toda su ira contra el inocente Jesús. » (Libro Primero, párrafo 445, pp. 197-198) Es imprescindible, para vivir una humildad sustancial y estar lleno de santidad eterna, asumir que el peor de los pecadores, ¡ siempre somos nosotros !

Le féminisme au service de la franc-maçonnerie et du transhumanisme (Merci la Mairie de Paris pour ces Journées du Matrimoine !)

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Je me trouvais pas plus tard qu’hier (dimanche 18 septembre 2016) à l’une des visites guidées gratuites organisées par notre chère Mairie de Paris, un peu en marge des Journées du Patrimoine, et en même temps pas tant que ça puisqu’il s’agissait de la deuxième édition des Journées du Matrimoine. Parité oblige ! Patrimoine, c’est trop masculin et patriarcal, voyons !

 

Le parcours, monté par HF Île-de-France http://www.hf-idf.org/, très plaisant au demeurant, s’intitulait « Les Sorcières, les Alchimistes et les Compagnonnes ». Hmmm… Sorcellerie, alchimie (alchimiste, un des métiers-phare, pour ne pas dire LE métier-phare, de la Franc-Maçonnerie, conjointement à l’architecte), compagnons du devoir et corporation de métiers de la construction… je me suis dit : « Ça, c’est pour moi ! Franc-Maçonnerie et transhumanisme bobo, droit devant ! »
 
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Et je ne me suis pas trompé. La visite théâtralisée (entre la Place Saint Gervais, les jardins de l’Hôtel de Ville puis la Tour Saint Jacques) a été un festival publicitaire en l’honneur du Créateur Humain (qui, selon ces féministes spiritualistes, n’est évidemment pas le Christ ni l’Église Catholique, cela va sans dire !) :
 

– Dès le début de la visite (nous devions être 150 visiteurs, quand même !), tout le discours puisait abondamment dans le lexique franc-maçon de la construction, du progrès et de la lumière. « Marguerite Porete a illuminé de sa pensée mystique le XIVe siècle. » ; « Tout alchimiste doit construire son propre laboratoire. » ; « Regarder les astres, comprendre le parcours des étoiles » ; etc. Ceux qui n’entendaient pas que les organisateurs obéissaient à la pensée des Illuminati devaient être bouchés. D’ailleurs, une mention claire de la « Franc-Maçonnerie » a été faite dès le départ de la tournée.

– À un moment, une des figurantes jouant le rôle d’une célèbre guérisseuse britannique (Margaret je ne sais plus quoi), a prononcé cette phrase « top Religion naturelle et technologique digitale » : « Je vais guérir votre cœur avec mon digital. » Sous-entendu « avec la main ». Main magnético-technologico-thérapeutique, la voilà !
 

– Des phrases énoncées au micro empruntaient (inconsciemment) au discours satanique : « Je suis des milliers. »… en écho au « Je suis légion. » prononcé par le diable dans la Bible.
 

– Le lexique démonologique de la magie et de l’occultisme était vanté : « jeter des sorts » ; « détenir des pouvoirs de guérison » ; etc. Comme si l’Homme était son propre guérisseur et possédait le secret de sa Vie.
 

– Les féministes du collectif organisateur se sont mises à défendre ouvertement l’avortement et le « droit d’avorter »… autant que les méthodes naturelles de contrôle des naissances, d’ailleurs, puisque l’important pour elles, c’est le primat de la volonté individuelle féminine.
 

– Nous avons été conviés à nous incliner tous devant la statue de Jules Michelet (1798-1874) sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris). Franc-mac jusqu’au cou, libéral et anticlérical. Il a tant fait pour nos LIBERTÉS…
 

– Glanées çà et là, on entendait des petites pics lancées contre l’Église Catholique, comme si le fait de croire en Elle était le summum de la soumission et de l’ignominie: par exemple, selon les conférencières, il s’agissait de se placer « à l’opposé du fatalisme de l’Église », de fuir « l’obscurantisme de la Renaissance » (elles ont complètement détourné la théorie du bouc émissaire de René Girard, au passage…). Dans le mot de conclusion de ce mini pélé théiste mais athée, les congrégations religieuses de moines catholiques ont été clairement désignées comme les responsables des bûchers des « femmes-sorcières » (intellectuelles, scientifiques, spirituelles). Conclusion : L’Église est violente contre les femmes ! (véridique)
 

– Le discours était au relativisme religieux ( = Toutes les religions se valent. Il n’y en a pas une au-dessus de l’autre. Et s’il y en a une qui cherche à être au-dessus de l’autre, ça crée les guerres de religion qui elles-mêmes créent des bûchers misogynes) : « Va-t-on savoir laquelle est la bonne ? » a déclaré la conférencière en chef par rapport à la religion catholique et à la religion protestante, en expliquant que la diabolisation et les persécutions des « sorcières » s’observaient précisément dans les zones-tampons géographiques où cohabitaient mal le protestantisme et le catholicisme.
 

– Dieu-Jésus n’était pas évacué du tout du circuit touristique (il y a même eu une chanson médiévale qui L’a abondamment cité), mais il était soit réduit au rang de gentil prophète du passé (certainement pas à celui de Fils de Dieu), soit rabaissé au rang de grande énergie sans nom et qui dominerait les Hommes sans respecter leur liberté : « Dieu agit en soi, malgré soi. » a déclaré la figure de l’illuminée Marguerite Porete. C’est la « spiritualité libre » (sorte de communisme religieux) qui a été salué : « Nous sommes fières et respectueuses de vos recherches en spiritualité. » conclut la conférencière à la figure de Marguerite Porete.
 

– La Femme était mise à la place de Dieu. Il était question des « femmes créatrices », par exemple. Était réactivé ce que Monseigneur André Léonard dénonce très justement comme « le mythe pansexualiste du ‘féminin sacré’ » dans la pensée New Age (cf. le livre Les Raisons d’espérer (2008), p. 93). Le plus paradoxal, c’est que, tandis que ces néo-féministes dénoncent la spiritualisation/la mystification/la décorporéisation de la femme (« Nous ne sommes pas que des Muses ! » s’affichait comme le slogan de la marche)… elles passent leur temps à la transformer en muse : toutes les femmes apparaissaient sous forme de « fantômes » mythiques surgissant du passé, de légendes vivantes, comme la comédienne interprétant Marguerite Porete par exemple.
 

– Le parcours s’est terminé à la Tour Saint Jacques, haut lieu symbolique de la destruction de l’Église Catholique par la Révolution Française des Lumières (ancien monastère détruit par les Républicains, et dont il ne reste que la tour). Évidemment, rien n’a été dit du massacre anticlérical. Au contraire, ceux qu’on a fait passer pour les méchants de l’histoire/Histoire, ce sont les moines ! (le monde à l’envers…). Dans ce dernier tableau de la visite, y était chantée la confrérie des Alchimistes. Comme je le signalais plus haut, l’alchimiste est une figure de proue de la Franc-Maçonnerie. Il incarne cet apprenti sorcier qui trouverait, à la place de Dieu, la clé de la conception, de l’Amour et de l’immortalité de l’Homme.
 

– Victimisation de la femme à tous les étages ! Comme si celle-ci avait été de tous temps persécutée par ladite « domination écrasante et majoritaire masculine ». D’ailleurs, il était question de dresser une « Liste des femmes persécutées », un panthéon du Génie féminin incompris et déconsidéré à travers l’Histoire des Sciences et des Religions. Certes, le spectateur qui assistait à ce parcours culturel se sentait un peu moins agressé et pris au piège que s’il avait été pris dans un happening musclé des Femen : on restait encore dans le registre de la fable, de la promenade bucolique, du conte féministe mignonnet déclamé par des féministes pacifistes et poètes. Mais bon, quand même. C’était la première marche de la prise d’otage. Un lavage de cerveau tout en douceur et esthétisme, pas trop revanchard, qui ne mettait pas mal à l’aise, mais qui néanmoins déroulait bien le programme des transhumanistes-sans-Jésus.
 

– Le langage gnostique (la gnose est la « connaissance », et la pensée franc-maçonne est par définition gnostique) était de sortie ! « La Tour Saint Jacques fut sauvée grâce à la Science. »
 

– À un moment, la conférencière en chef a interrogé le public sur son désir profond : « Que souhaitez-vous le plus ? ». Tout le monde sortait des mots bobos reliés au plaisir individualiste vaguement altruiste, des mots du positive wording le plus télévisuel : « le bonheur », « le pouvoir », « le savoir », « la santé », « l’amour », « la sororité », « la paix », « la justice », « la liberté, l’égalité, la fraternité », « le bien être », etc. Mais rien de céleste et de connecté à Jésus. Moi, j’ai dit assez fort : « le Salut ! » On m’a regardé avec des yeux ronds et circonspection. L’air de demander : « Le Salut ? Qu’est-ce que veut encore dire ce mot barbare ?… »
 

– L’alchimie a été bien mise en avant comme le clou du spectacle. L’alchimie est en lien avec la réflexion métaphysique, le savoir occulte (l’occultisme), le satanisme scientiste. Elle trouve son origine en Égypte Ancienne (cf. la panmythologie dont je parle dans mon article sur l’Antéchrist ; la pyramide maçonnique n’est jamais très loin de l’alchimie… Je vous renvoie à mon étude sur le triangle). L’alchimie prétend agir sur la matière et en comprendre les mécanismes pour la créer/posséder (y compris matière humaine et spirituelle, bien entendu). Bref, c’est l’Homme qui se prend pour Dieu. Dans sa paranoïa et jalousie, l’alchimiste luciférien est persuadé qu’un secret (celui de sa divinité par la connaissance, celui de sa conception, celui de son immortalité) a été perdu (et jalousement confisqué par Dieu-Jésus) et qu’il doit être retrouvé par ses recherches scientifiques. À la fin de la promenade théâtralisé, il était même question du « secret de l’amour éternel » qui aurait été « révélé ».
 

– La conférencière principale a développé les trois buts de l’alchimie. Et ça, ça m’a semblé non seulement éclairant et utile, mais en plus, ça m’a aidé à mettre des mots sur le programme de l’Humanisme intégral, de la Religion naturelle antéchristique, du noachisme, du Gouvernement mondial, que je passe maintenant beaucoup de temps à décrypter. Voici ces 3 buts : 1) transformer le plomb en or (ça marche aussi pour la transformation/régénération de son âme mortelle en âme immortelle) ; 2) créer la panacée (la panacée est le remède pour repousser les limites universelles et devenir immortel) ; 3) fabriquer les moncules (c’est-à-dire s’affranchir de la reproduction et créer un homme en miniature, à travers la cryogénie, cette élaboration de nano-objets tels que le cube ou la puce électronique condensant l’Homme). On nous a même parlé ouvertement de l’« utérus artificiel », du « transhumanisme », de la « cryogénie » (entendre « clonage » et « puçage »). Les francs-maçons annoncent la couleur ! Ils ne cachent même plus leur programme homicide à la plus grande gloire de l’Homme !
 

– Pendant les topos, on pouvait entendre que la tyrannie de l’idéologie franc-maçonne de l’humanisme intégral passait par la conquête des cœurs et des esprits à travers une campagne en faveur de la « Nature », du « spirituel » (surtout du spirituel sans limite et désinstitutionnalisé), de « l’écologie », de la « santé pour tous », de la « solidarité ». Par exemple, les conférencières nous ont carrément parlé de la « distribution de médicaments aux pauvres » par les « gentilles » sorcières, de la « chimie charitable ». Si si si.
 

-Beaucoup de lieux communs du progressisme humaniste athée et du noachisme ont été énoncés. Par exemple, on nous a parlé des chimères, des « dieux à têtes d’animaux ». On nous a dit que « le féminisme avait des droits à conquérir et à préserver ». Le Port d’Alexandrie nous a été décrit comme le centre du monde, du rayonnement gnostique et de la créativité. La Grèce Antique, comme le pôle de la démocratie (« Les Grecs ont inventé la démocratie »). L’hétérosexualité, c’est-à-dire « la différence pour la différence » (et en particulier la différence AUTONOME) a été mise sur un piédestal : « Une telle mixité ouvre l’esprit. » ; « autonomie ». La recherche d’autonomie, d’insoumission et la désobéissance sont les mots d’ordre du boboïsme, n’oublions pas.
 

– Certaines expressions du féminisme gay friendly – comme par exemple la théorie du fameux « plafond de verre » – ont été sorties. D’ailleurs, cette promotion de l’homosexualité ou de l’hyper-féminisme conquérant et soi-disant « égal à l’homme » va de pair avec l’idéologie de l’asexualité angéliste. À un moment, une des figurantes (incarnant Marguerite Porete) a scandé : « Les esprits n’ont point de sexe ! ». On pouvait remarquer dans l’assistance du cortège d’hier beaucoup de personnes queers, lesbiennes ou bisexuelles (même si ce n’était pas peint sur leur tronche non plus). Mais l’œil averti pouvait en reconnaître certaines.
 

Gothel, la mère-sorcière de Raiponce

Gothel, la mère-sorcière de Raiponce (toute ressemblance avec Amal Allaoui serait purement fortuite…)


 

– Pour faire passer la pilule transhumaniste sans qu’aucun des participants de la visite de s’en rende compte et ne se révolte, la soprano Amal Allaoui nous a chanté, en guise de conclusion, « l’Amour ». Ben voui : qui peut se révolter contre « L’Amour » ? Eh puis la chanson vraiment finale était un hymne au boboïsme : « Ma Mère est une sorcière comme les autres » d’Anne Sylvestre (sachez que les bobos vouent un véritable culte à cette artiste, et pas seulement la Anne Sylvestre chanteuse de comptines pour enfants). D’ailleurs, dans mon livre sur les Bobos (plus particulièrement les codes 32 « Folie pour le blanc », 47 « Monde enfantin désenchanté », 55 « Mademoiselle »), je parle de la figure incestuelle de la mère acariâtre satanique, qui a pris la place de Dieu le Père, et qui accouche symboliquement d’une effrontée masculinisée qui va la venger en tuant le Père et la Vierge (en elle). Je vous renvoie aussi à la légende du Fils de la Veuve (cette mère sorcière, ensorceleuse, vengeresse, indépendante, néo-Ève) qui à elle seule condense le plan mondial franc-maçon (comme le souligne à très juste raison Jean-Claude Lozac’hmeur dans Les origines occultistes de la Franc-Maçonnerie)
 
 
 

Je vous avais dit que le diable se grillait lui-même…
 
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Amal Allaoui, soprano

Amal Allaoui, soprano


 

LE LANGAGE CONTEMPORAIN DU DIABLE (par l’écriture, la géométrie et les personnes)

 
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Vous vous intéressez à notre époque, à l’héraldique et aux emblèmes codés qu’utilise l’Antéchrist (et ses agents maçons du Gouvernement Mondial) pour s’imposer dans les esprits des êtres humains du monde entier ? Alors cet article, qui est l’un des plus importants que j’aie écrits, est pour vous ! Je vais essayer de vous expliquer en quoi le diable essaie de s’approprier l’écriture et le langage pour ensuite posséder la matière et (en vain) les âmes humaines et le Christ.
 

 

Ma démonstration se découpera donc en 3 parties parallèles :

– Les LETTRES du diable (alphabet, écriture et langage) : Du V en passant par le M et le W jusqu’au X ou au Z.

– Les FIGURES du diable (géométrie, volume et architecture) : Du Triangle en passant par le Rond et le Carré jusqu’au Losange ou au Trapèze ; ou bien de la Pyramide en passant par le Cube et la Sphère jusqu’au Sablier ou à la Quenouille

– Les PERSONNES du diable (démonologie) : De Jésus en passant par Marie jusqu’à l’Antéchrist et Satan. Autrement dit, le diable par les lettres, par les figures et par les personnes terrestres et célestes.
 

Ne vous en faites pas. Mon exposé ne sera pas très long à lire ni très compliqué à comprendre, car il n’y a pas beaucoup de textes, et il ne comporte quasiment que des images à regarder.
 

Mais une fois que vous aurez compris le truc, vous finirez par ne voir que ça… et pas partout, en plus ! Alors bonne plongée vers la Fin des temps !
 

N.B. : Cet article est évidemment à compléter avec ceux sur la quenouille, l’Humanisme intégral, Les Bobos en Vérité, la puce, l’Antéchrist, le cube, le noachisme, le triangle, la Franc-Maçonnerie, même s’il les condense un peu tous.

 
 
 

I – Les LETTRES du diable (écriture et langage) : Du V en passant par le M et le W jusqu’au X ou au Z

Tout ce qui est oblique, en biais, en diagonale, non droit, c’est ce qui fait obstacle, ce qui se met en travers du chemin de Jésus, ce qui divise. C’est bien la particularité du diable. On retrouve cela avec certaines lettres de l’alphabet (W, V, M, X, et un peu A, N, Z, K, Y) très communément employées par le Gouvernement Mondial et l’Antéchrist.
 

Le V (il est très proche du A et du Y) est souvent synonyme d’ouverture, de victoire, de validation, de voyage aérien (l’oiseau), et aussi d’autocensure, de manque de confiance en soi (regardez les ados qui font leur « V » de la victoire avec les doigts pour se donner une contenance et se cacher).
 
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Le W (il est très proche du M et du N) est synonyme de construction, de travail (Work en anglais), de progrès, d’internet (Word Wild Web), de superpouvoir (Wonder Woman), de guerre (War en anglais), et se fond souvent dans le V (étant un double V s’encastrant en lui).
 

Par ailleurs, V et X se rapportent en général aux extraterrestres et à l’inframonde/supramonde. D’ailleurs la série télé V et la série X-Files en fournissent de parfaits exemples).
 

Le M est souvent synonyme du diable (Pensons à Méphisto et aux chansons de Mylène Farmer, de Madonna). Il tente de violer le M de Marie tout en l’imitant.
 

Le X (il est très proche du Z, du K, et V) est synonyme d’orgasme (le marché du porno), d’inversion (symétrie axiale), de sablier réversible, d’immortalité, de suppression (la croix de refus), de modernité. Il parodie le Christ – parfois symbolisé aussi par le X – mais en devenant une anti-croix (antéchristique, du coup) : le X est une Croix du Christ subtilement retournée.
 


 

Enfin, dans les Google Doodle maçonniques, j’aimerais retenir votre attention sur l’importance de l’écriture et du scribe. Car selon la pensée nominaliste de l’Antéchrist, c’est l’écrivain qui crée le monde et le modifie par l’écriture, les lettres et les mots. Et notamment les quatre lettres dont je viens de souligner la place prépondérante.
 
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Présent au Salon ViVa Technology de Paris en juillet 2016, à la plus grande gloire du V (Aie confiance...)

Présent au Salon ViVa Technology de Paris en juillet 2016, à la plus grande gloire du V (Aie confiance…)


 
Premier nom d'Internet

Premier nom d’Internet


 
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Plus une personne ou une chose est limitée, plus on lui attribue la toute-puissance du W

Plus une personne ou une chose est limitée, plus on lui attribue la toute-puissance du W


 
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Le W est évidemment mondialiste

Le W est évidemment mondialiste


 
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Et quand les lettres font des mariages hybrides, ça donne ça :
 

 

Fond de tapisserie du Salon ViVa Technologie

Fond de tapisserie du Salon ViVa Technology


 
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cavma
 
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Festival MontreuX
 
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Principaux symboles francs-maçons

Principaux symboles francs-maçons


 
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Le Cercle Vortex par Maître Gims

Le Cercle Vortex par Maître Gims


 

 
Kate Simko and London Electronic Orchestra

Kate Simko and London Electronic Orchestra


 
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Marks & Spencer

Marks & Spencer


 
Je vous renvoie à mon article

Je vous renvoie à mon article


 
Omnivore Tour (Regardez le "M" du dessus : on en reparle au 3e chapitre...)

World Omnivore Tour (Regardez le « M » du dessus : on en reparle au 3e chapitre…)


 
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II – Les FIGURES du diable (géométrie, volume et architecture) : Du Triangle en passant par le Rond et le Carré jusqu’au Losange ou au trapèze ; ou bien de la Pyramide en passant par le Cube et la Sphère jusqu’au Sablier ou à la Quenouille

Si je me suis permis de parler longuement de toutes ces lettres – et surtout du W, M, X, V – c’est qu’elles ont sans exception comme dénominateur commun le TRIANGLE. Le diable cherche à conquérir la Nature et la matière pour se donner une contenance et un pouvoir.

 

Dans le premier chapitre, nous avons étudié le triangle du point de vue alphabétique/scriptural. Le point de vue hiéroglyphique/symbolique/pictural/pluridimensionnel/en 3D, c’est maintenant ! Nous allons parler construction, architecture. Les lettres prennent « magiquement » du volume et de la « vie » !

 

Il y a bien sûr un lien entre toutes ces figures géométriques et les outils des francs-maçons : équerres, compas, quenouilles, plans de construction des architectes-ingénieurs, etc.
 

Globalement, le triangle est figure de progrès et également de monisme : dans la pensée antéchristique, l’Humain se prend pour la base du sommet de sa transcendance et pour le point de départ et d’arrivée d’un grand Tout énergétique cosmique dont il serait l’une des émanations (monade). Le triangle renvoie à la pyramide, en particulier égyptienne (cf. le noachisme et la panmythologie), sorte d’assemblement de pierres philosophales qui serait dans son ensemble l’Homme divinisé lui-même. Tout comme le cube d’ailleurs, très à la mode en ce moment, notamment le Rubik Cube, présenté comme un condensé d’humanité divine, mais sans Jésus et sans le passage par la Croix d’Amour (renoncement à soi-même). L’Antéchrist essaie de faire croire à l’être humain que ce dernier pourrait se construire, avec son aide et l’entremise de ses légions d’anges extraterrestres humanoïdes, comme une pyramide ou un totem ou cube, et qu’il aurait en lui-même le secret de sa fondation et de son immortalité. Une fois qu’il arrive au sommet de son intériorité, à la source de son désir (le trou du sablier), l’Homme pourrait ensuite diluer son Moi dans le grand Tout cosmique d’où il identifierait son origine, comme dans un sablier qui se renverserait éternellement. Il ne vous échappera pas que la figure architecturale du sablier (deux pyramides qui s’opposent par le sommet, ou encore un X devenu bâtiment-armature) renvoie au mythe icarien/prométhéen/sisyphien/luciférien de l’éternel recommencement, de la réincarnation, bref, de la damnation et de l’esclavage perpétuels.
 
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Tour Triangle à Paris

Tour Triangle à Paris


 
Tour Part-Dieu à Lyon

Tour Part-Dieu à Lyon


 
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Le Triangle comme symbole de danger (radioactif)

Le Triangle comme symbole de danger (radioactif)


 
Le triangle comme signe de lecture, de progrès

Le triangle comme signe de lecture, de progrès


 
Progrès optimiste

Progrès optimiste


 
La chanteuse nord-américaine Beyoncé

La chanteuse nord-américaine Beyoncé


 
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Le Complexe Carré de Soie à Boboland (Lyon)

Le Complexe Carré de Soie à Boboland (Lyon)


 
La X-Box One Scorpio

La X-Box One Scorpio


 

Photo prise le 14 décembre 2016 en Suisse, près de la Cathédrale


 
Cube Apple

Cube Apple


 
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Cube Häagen-Daz "Style Inside" à la Gare Saint-Lazare à Paris

Cube Häagen-Daz « Style Inside » à la Gare Saint-Lazare à Paris


 
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La Pyramide cubique : non, je ne rêve pas

La Pyramide cubique : non, je ne rêve pas


 
cube-puce
 
Cube Windows 10 à Pompidou (Paris)

Cube Windows 10 à Pompidou (Paris)


 
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Google Doodle

Google Doodle


 
British Got Talents 2016 (Voir mon article sur le cube)

British Got Talents 2016 (Voir mon article sur le cube)


 
Le Cube vu comme un humain divin par lui-même et sa rationnalité

Le Cube vu comme un humain divin par lui-même et sa rationalité


 
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Le Cube comme émanation d'une humanité cosmique, d'une réalité augmentée

Le Cube comme émanation d’une humanité cosmique, d’une réalité augmentée


 
Jaillissement d'une énergie

Jaillissement d’une énergie


 
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x-heineken-realite-augmentee
 

Et quand les figures géométriques font des mariages hybrides, ça donne ça (et parfois des sabliers et des losanges pyramidaux) :
 
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Google Doodle

Google Doodle


 
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google-x-gym
 
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Le film "Le Vent se lève" de Miyazaki (cf. mon article sur la quenouille maçonnique)

Le film « Le Vent se lève » de Miyazaki (cf. mon article sur la quenouille maçonnique)


 
« Veux-tu un monde avec pyramide, ou sans pyramide: moi j'ai choisi un monde avec des pyramides, même si je n'oublie pas qu'elle sont issues de la souffrance » dit le personnage de Caproni se rêvant debout sur les ailes d’un avion de la Seconde Guerre Mondiale, dans le film d’animation « Le Vent se lève »

« Veux-tu un monde avec pyramide, ou sans pyramide: moi j’ai choisi un monde avec des pyramides, même si je n’oublie pas qu’elle sont issues de la souffrance » dit le personnage de Caproni se rêvant debout sur les ailes d’un avion de la Seconde Guerre Mondiale, dans le film d’animation « Le Vent se lève »


 
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(Regardez bien la déformation stylisée du "R")

(Regardez bien la déformation stylisée du « R »)


 
C'est la fête du losange pyramidal !

C’est la fête du losange pyramidal !


 
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quatuor
 
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quatuor-corps
 
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Pièce de théâtre sur l'homosexualité et l'asexualité conjointes

Pièce de théâtre sur l’homosexualité et l’asexualité conjointes


 

 
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Symboles maçonniques (l'équerre et le compas correspondant au cube et au cercle)

Symboles maçonniques (l’équerre et le compas correspondant au cube et au cercle)


 
Temple de la Rose-Croix, Loge maçonnique

Temple de la Rose-Croix, Loge maçonnique


 
Le Quartier des Affaires à Lyon (Part-Dieu), top bobo et donc franc-maçon !

Le Quartier des Affaires à Lyon (Part-Dieu), top bobo et donc franc-maçon !


 
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Institut du Monde arabe à Paris

Institut du Monde arabe à Paris


 
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Satellite

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Installation lumineuse et musicale O X à la Gaite Lyrique

Installation lumineuse et musicale O X à la Gaite Lyrique


 
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III – Les PERSONNES du diable (démonologie) : De Jésus en passant par Marie jusqu’à l’Antéchrist et Satan. Autrement dit, le diable par les lettres, par les figures et par les personnes terrestres et célestes

 

Vous aurez peut-être remarqué à travers les deux chapitres précédents que Satan utilise la Bible, la Croix du Christ, et les figures parfois attribuées à Jésus (le X, le losange), à l’Esprit Saint (le W), à la Vierge (le M, la sphère) et à la Trinité (le V, le Père, le Fils et l’Esprit avec le triangle) pour les inverser, les distordre, les détourner et se faire passer pour eux. Donc raison de plus pour ne pas diaboliser ces lettres ni crier au diable ou à l’Antéchrist dès qu’on voit une pyramide, un V ou un X ! Mon relevé n’est là que pour apporter de la confiance et de la conscience christique et mariale : pas pour nous inquiéter ni nous crisper encore davantage. Oui, c’est vrai, Satan va s’approcher de notre Roi (Jésus) et de notre Reine (Marie) pour les violer/singer par les mots, la matière, les esprits et les personnes. Il va les transpercer de 7 glaives. Et ça nous transpercera un peu aussi. Mais il a déjà perdu. Et même s’il avance masqué, son orgueil est sa signature visible. Donc il se trahit lui-même à son insu, y compris symboliquement (avec le 666 et les lettres/figures géométriques dont j’ai parlées, je crois). Alors confiance et en avant vers la victoire de Jésus en nous (qui ressemble à une défaite d’un point de vue humain et mondain) !
 

C'est l'Instant X...

C’est l’Instant X…


 

Le diable en toutes lettres :
 

Série V (sur les OVNI)

Série V (sur les OVNI)

 
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devil fire font - letter W

devil fire font – letter W


 
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(Regardez la croix christique inversée sous le S)

(Regardez la croix christique inversée sous le S)


 
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Plateau de Nazca

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Publicité SONY Xperia

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Série X-Files sur les extraterrestres

Série X-Files sur les extraterrestres


 
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Saga X-Men, des êtres antéchristiques

Saga X-Men, des êtres antéchristiques


 
 

Le diable en toute géométrie :
 

Publicité Adopte un mec

Publicité Adopte un mec


 
Film "Black Swan"

Film « Black Swan »


 
La Passerelle enchantée de Daniel Hourdé, sur le Pont des Arts en 2016

La Passerelle enchantée de Daniel Hourdé, sur le Pont des Arts en 2016


 
Google Doodle

Google Doodle


 
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Jeu en lien avec le Triangle des Bermudes

Jeu en lien avec le Triangle des Bermudes


 
Le Voleur satanique (Drone)

Le Voleur satanique (Drone)


 
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Le diable travestissant Jésus et la Vierge, reprenant ses symboles :
 

Le soir, la Tombée du jour (1869) de William Rimmer

Le soir, la Tombée du jour (1869) de William Rimmer


 
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Représentation de Dieu, le "Grand Architecte", par les Francs-Maçons

Représentation de Dieu, le « Grand Architecte » soi-disant satanique, par les Francs-Maçons


 
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Lucifer prométhéen vu au Louvre à Paris

Lucifer prométhéen vu au Louvre à Paris


 
Archange Saint Michel (en forme de V) à l'église éponyme à Paris (17e)

Archange Saint Michel (en forme de V) à l’église éponyme à Paris (17e)


 
Tableau Tentation du Christ (1854) d'Ary Scheffer (Le 4 contre le W)

Tableau Tentation du Christ (1854) d’Ary Scheffer (Le 4 contre le W)


 
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Symboles de la Rose-Croix (Franc-Maçonnerie)

Symboles de la Rose-Croix (Franc-Maçonnerie)


 
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Novak Djokovic et sa religion de l'Amour...

Novak Djokovic et sa religion de l’Amour…


 
Croix du Christ travestie en X. C'est l'affiche du prochain "Projet Blairwitch"

Croix du Christ travestie en X. C’est l’affiche du prochain « Projet Blairwitch »


 
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La Toute-puissance de la Rationalité vantée par les lucifériens

La Toute-puissance de la Rationalité vantée par les lucifériens


 
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Les bobos cathos s'y mettent aussi...

Les bobos cathos s’y mettent aussi…


 
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Idriss Aberkane : Attention DANGER

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Alors là, on le tient ! Voilà l’illustration du discours antéchristique gnostique (gnose signifie « connaissance ») que presque tout le monde va gober : religion naturelle, « Économie de la Connaissance », apologie de la conscience, de la Nature, de l’Humain, de leur intelligence.
 
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Et prêtez attention au regard de ce type! Regardez son regard. Pour moi, il y a quelque chose qui ne va pas et qui est extrêmement dangereux, déshumanisé. Idriss Aberkan.
 
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Visite guidée de BOBOLAND #PasFacileDêtreLyonnais

Et le pire, c’est qu’ils ne le font sans doute pas exprès… 🙂
 

P.S. : Vous retrouverez les 60 codes bobos dans mon livre Les Bobos en Vérité.
 
 

Code 1 "Petit-fils de 68" (l'opposition de principe)

Code 1 « Petit-fils de 68 » (l’opposition de principe)


 
Code 9 "Optimisme et Espoir"

Code 9 « Optimisme et Espoir »


 
Code 10 "Petit" (avec le scooter devant, bien sûr)

Code 10 « Petit » (avec le scooter devant, bien sûr)


 
Code 15 "Mosaïque multiculturelle"

Code 15 « Mosaïque multiculturelle »


 
Code 22 "Passion Nature"

Code 22 « Passion Nature » (avec la cuisine du marché)


 
Code 23 "La Nature me domine"

Code 23 « La Nature me domine » (Tatouage)


 
Code 33 "Barbu"

Code 33 « Barbu »


 
Code 38 "Bière" (À Lyon, elle coule à flots)

Code 38 « Bière » (À Lyon, elle coule à flots)


 
Code 39 "Bobos anars d'extrême droite"

Code 39 « Bobos anars d’extrême droite »


 
Code 40 "Dandy Queer & Camp" (Art de Beauté...)

Code 40 « Dandy Queer & Camp » (Art de Beauté…)


 
Code 56 "Trio bisexuel en plein déménagement"

Code 56 « Trio bisexuel en plein déménagement »


 
Code 6 "Plus bourgeois que bourgeois" (élite du bon goût)

Code 6 « Plus bourgeois que bourgeois » (élite du bon goût)


 
Code 10 "Petit" (la puce électro)

Code 10 « Petit » (la puce électro)


 
Code 10 "Petit" (Totems et panmythologie)

Code 10 « Petit » (Totems et panmythologie)


 
Code 18 "Vive le vieux!"

Code 18 « Vive le vieux! »


 
Code 20 "Clope"

Code 20 « Clope »


 
Code 21 "Ville (européenne)"

Code 21 « Ville (européenne) »


 
Code 22 "Passion Nature"

Code 22 « Passion Nature »


 
Code 24 "Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si" (Remplacement de Jésus par ses "valeurs")

Code 24 « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si » (Remplacement de Jésus par ses « valeurs »)


 
Code 25 "Nostalgie de la messe et de la vie communautaire"

Code 25 « Nostalgie de la messe et de la vie communautaire »


 
Code 27 "New Age et psychologie"

Code 27 « New Age et psychologie »


 
Code 56 "Trio bisexuel en plein déménagement"

Code 56 « Trio bisexuel en plein déménagement »


 
Code 10 "Petit"

Code 10 « Petit »


 
Code 18 "Vive le vieux!" (avec la femme en pantacourt devant loool)

Code 18 « Vive le vieux! » (avec la femme en pantacourt devant loool)


 
Code 20 "Clope"

Code 20 « Clope »


 
Code 22 "Passion Nature"

Code 22 « Passion Nature »


 
Code 24 "Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si" (Humanisme intégral)

Code 24 « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si » (Humanisme intégral)


 
Code 24 "Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si"

Code 24 « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si »


 
Code 26 - "Festi-schisme"

Code 26 – « Festi-schisme »


 
Code 33 "Barbu"

Code 33 « Barbu »


 
Code 33 "Barbu"

Code 33 « Barbu »


 
Code 43 "Photolâtrie" (la gastronomie comme un art)

Code 43 « Photolâtrie » (la gastronomie comme un art)


 
Code 45 "Promenade chorégraphique"

Code 45 « Promenade chorégraphique »


 
Les deux tours francs-maçonnes (Tour Oxygène + Tour Part-Dieu)

Les deux tours francs-maçonnes (Tour Oxygène + Tour Part-Dieu)


 
Code 8 "Parler anglais" (avec le bobo en béret et vélo passant devant)

Code 8 « Parler anglais » (avec le bobo en béret et vélo passant devant)


 
Code 23 "La Nature me domine" (Noachisme et Arche de Noé antéchristique)

Code 23 « La Nature me domine » (Noachisme et Arche de Noé antéchristique)


 
Code 15 "Mosaïque multiculturelle" (Bar La Patrie... pour les apatrides volontaires...)

Code 15 « Mosaïque multiculturelle » (Bar La Patrie… pour les apatrides volontaires…)


 
Code 17 "Le vieux marin breton"

Code 17 « Le vieux marin breton »


 
Code 18 "Vive le vieux!"

Code 18 « Vive le vieux! »


 
Code 20 "Clope"

Code 20 « Clope »


 
Code 20 "Clope" (et le fameux kawa du bobo)

Code 20 « Clope » (et le fameux kawa du bobo)


 
Code 36 "Bougies"

Code 36 « Bougies »


 
Code 46 "Sifflotements, xylophone, banjo, piano"

Code 46 « Sifflotements, xylophone, banjo, piano »


 
Code 54 "Je ne drague pas et c'est pas sexuel"

Code 54 « Je ne drague pas et c’est pas sexuel »


 
Code 1 "Petits-enfants de 68" (Gaultier Bès est passé par là...)

Code 1 « Petits-enfants de 68 » (Gaultier Bès est passé par là…)


 
Code 6 "Plus bourgeois que bourgeois" (le désordre organisé, l'ordre par le chaos)

Code 6 « Plus bourgeois que bourgeois » (le désordre organisé, l’ordre par le chaos)


 
Code 16 "Mosaïque multiculturelle"

Code 16 « Mosaïque multiculturelle »


 
Code 18 "Vive le vieux!"

Code 18 « Vive le vieux! »


 
Code 18 "Vive le vieux!"

Code 18 « Vive le vieux! »


 
Code 22 "Passion Nature" (La Religion Naturelle Mondiale)

Code 22 « Passion Nature » (La Religion Naturelle Mondiale)


 
Code 25 "Nostalgie de la messe et de la vie communautaire" (Dans le boboïsme, grande mode des prénoms, ou des duos de prénoms genre Michel & Augustin : ça fait tellement plus authentique et familial...)

Code 25 « Nostalgie de la messe et de la vie communautaire » (Dans le boboïsme, grande mode des prénoms, ou des duos de prénoms genre Michel & Augustin : ça fait tellement plus authentique et familial…)


 
Code 38 "Blogueur catho... et sa bière"

Code 38 « Blogueur catho… et sa bière » (et le Bar à Bières, indispensable!)


 
Code 41 "Style artistique sobre-trash"

Code 41 « Style artistique sobre-trash »


 
Code 45 "Promenade chorégraphique"

Code 45 « Promenade chorégraphique »


 
Code 4 "Consommateur masqué" (Ah la la... l'époque des comptoirs coloniaux, c'était bien quand même...)

Code 4 « Consommateur masqué » (Ah la la… l’époque des comptoirs coloniaux, c’était bien quand même…)


 
Code 10 "Petit"

Code 10 « Petit »


 
Code 18 "Vive le vieux!"

Code 18 « Vive le vieux! »


 
Code 18 "Vive le vieux" (C'est tellement essentiel, les vieux métiers... qui servent à rien)

Code 18 « Vive le vieux » (C’est tellement essentiel, les vieux métiers… qui servent à rien)


 
Code 18 "Vive le vieux"

Code 18 « Vive le vieux »


 
Code 22 "Passion Nature"

Code 22 « Passion Nature »


 
Code 23 "La Nature me domine" (dans la série bobo du Chat qui pète, du Chien qui fume et de Chaussure qui crie...)

Code 23 « La Nature me domine » (dans la série bobo du Chat qui pète, du Chien qui fume et de la Chaussure qui crie…)


 
Code 30 "Croisade iconoclaste contre les clichés" (avec ce mélange modernité-ancienneté qui caractérise l'écartèlement et l'ambivalence bobos)

Code 30 « Croisade iconoclaste contre les clichés » (avec ce mélange modernité-ancienneté qui caractérise l’écartèlement et l’ambivalence bobos)


 
Code 34 "Silence et pudeur sacrés"

Code 34 « Silence et pudeur sacrés »


 
Code 36 "Bougies" (dans la « Case à Mamadou » ; il est si typique, Mamadou...)

Code 36 « Bougies » (dans la « Case à Mamadou » ; il est si typique, Mamadou…)


 
Code 38 "Bière"

Code 38 « Bière » (et comptoirs…)


 
Code 4 "Consommateur masqué" (Hédonisme, quand tu nous tiens...)

Code 4 « Consommateur masqué » (Hédonisme, quand tu nous tiens…)


 
Code 43 "Photolâtrie" (Le Bobo est cinéphile... et "petit cinéma", hein)

Code 43 « Photolâtrie » (Le Bobo est cinéphile… et « petit cinéma », hein)


 
Code 16 "Fanfare jazzy"

Code 16 « Fanfare jazzy »


 
Code 23 "La Nature me domine"

Code 23 « La Nature me domine »


 
Code 23 "La Nature me domine" (et l'arbre me cause, les aliments me parlent...)

Code 23 « La Nature me domine » (et l’arbre me cause, les aliments me parlent…)


 
Code 56 "L'Enfant, mon projet et mon pote"

Code 56 « L’Enfant, mon projet et mon pote »


 
Code 42 "Pas d'humour"

Code 42 « Pas d’humour »


 
Code 36 "Bougies"

Code 36 « Bougies »


 
Code 55 "Mademoiselle"

Code 55 « Mademoiselle »


 
Code 4 "Consommateur masqué" (Le boboïsme, néocolonialisme cool Banania)

Code 4 « Consommateur masqué » (Le boboïsme, néocolonialisme cool Banania)


 
Code 4 "Consommateur masqué" (Aaah... l'Ancien Empire Colonial, c'est si proche tout ça...)

Code 4 « Consommateur masqué » (Aaah… l’Ancien Empire Colonial, c’est si proche tout ça…)


 
Code 2 "Je suis original !"

Code 2 « Je suis original ! »


 
Code 16 "Fanfare jazzy"

Code 16 « Fanfare jazzy »


 
Code 19 "Vive le vieux !" (C'est sûr que lavoir, ça a plus de cachet que machine à laver...)

Code 19 « Vive le vieux ! » (C’est sûr que lavoir, ça a plus de cachet que machine à laver…)


 
Code 19 "Vive le vieux !" (Oh? Une quenouille maçonnique...-

Code 19 « Vive le vieux ! » (Oh? Une quenouille maçonnique… Comme c’est étonnant…)


 
Code 24 "Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si"

Code 24 « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si »


 
Code 26 "Festi-schisme" (Y'a pas des "valeurs" et des "convictions" à bouffer au menu?)

Code 26 « Festi-schisme » (Y’a pas des « valeurs » et des « convictions » à bouffer au menu?)


 
Code 32 "La folie pour le blanc (sali)"

Code 32 « La folie pour le blanc (sali) »


 
Code 8 "Parler anglais"

Code 8 « Parler anglais »


 
Code 48 "Le divertissement jeunesse confié au bobo" (ou comment les bobos adultes pastichent les soi-disant conneries des enfants pour cacher leur propre immaturité)

Code 48 « Le divertissement jeunesse confié au bobo » (…ou comment les bobos adultes pastichent les soi-disant conneries des enfants pour cacher leur propre immaturité)


 
Code 4 "Consommateur masqué" et Code 25 "Nostalgie de la vie communautaire"

Code 4 « Consommateur masqué » et Code 25 « Nostalgie de la vie communautaire »


 
Code 23 "La Nature me domine" (dans la série des bars du Canard Boîteux et de la Mouette qui rieuse)

Code 23 « La Nature me domine » (dans la série des bars du Canard Boîteux et de la Mouette rieuse)


 
Code 25 "Nostalgie de la vie communautaire"

Code 25 « Nostalgie de la vie communautaire »


 
Code 28 "Ni remords ni péchés" (« On donne des pommes »)

Code 28 « Ni remords ni péchés » (« On donne des pommes »)


 
Code 31 "Super-Zéro"

Code 31 « Super-Zéro »


 
Code 45 "Promenade chorégraphique"

Code 45 « Promenade chorégraphique »


 
Code 10 "Petit" (Les architectes francs-maçons lyonnais vous accueillent à bras ouverts dans leur loge^^)

Code 10 « Petit » (Les architectes francs-maçons lyonnais vous accueillent à bras ouverts dans leur loge^^)


 
Code 25 "Nostalgie de la vie communautaire"

Code 25 « Nostalgie de la vie communautaire »

Les phrases de la flatterie narcissique que met en place l’Antéchrist pour séduire les Hommes avant de les détruire (Positive Wording)


 

En ce moment, dans les médias et dans les discussions avec nos contemporains qui alignent les phrases bobos en ayant pourtant l’impression d’être hyper profonds et aimants, c’est le Festival de la combattivité optimiste, conquérante et individualiste. Le programme de l’Antéchrist, il est simple, et il se trouve résumé texto dans la chanson « Bien après l’au-delà » de la comédie musicale Cléopâtre (vous en avez aussi un bel échantillon dans les chansons de Tal, Amel Bent, Kenzah Farah, Céline Dion, et bien sûr dans toutes les émissions de télé-réalité comme The Voice et The Voice Kids) : il s’agit, dans une compétitivité présentée comme « saine », « éthique », « ouverte », « authentique », « originale », « naturelle », « émouvante », « esthétique », « spirituelle », « fraternelle » et « altruiste » (alors qu’en réalité, c’est souvent un combat sans merci et chacun pour sa gueule), de se réaliser par soi-même, de se créer soi-même et de décider de sa vie et de son corps (comme si ces derniers nous appartenaient…), sans renoncer à soi et à sa volonté individuelle, sans tolérer les limites, les efforts, les influence extérieures, les images, les clichés, les regards des autres, les jugements, les conditionnements, les héritages, les cadres, les interdits, les cas de figure imposés, les faiblesses, les échecs, sans obéir à d’autre instance que son instinct, son intuition, ses émotions, ses choix, sa subjectivité individuelle. En nous flattant, notre monde – de plus en plus guidé par l’Antéchrist – essaie de nous transformer en Bêtes à gagner, en stars capricieuses, entreprenantes, agressivement solidaires, impérieuses, qui sait où elles vont et ce qu’elles veulent (même si c’est absolument faux), toujours cools et déterminées. Des prétentieux sans prétention. En perpétuelle « évolution » et « développement ».
 
pour-aller-plus-loin
 

Alors qu’en réalité, la vraie vie et la véritable réalisation de soi se trouvent dans l’abandon à Jésus, l’effacement à la dernière place, la vulnérabilité, le pardon (c’est beaucoup plus dur d’aimer ses ennemis que ses amis et ceux qui nous veulent du bien et avec qui on est « bien » !), le renoncement à soi, l’acceptation du jugement, la conformité à Jésus et à la Vierge, l’obéissance à Jésus et à l’Église, la privation et l’ascèse, l’acceptation de sa vulnérabilité, de ses limites et de sa Croix, le consentement à notre condition de créatures et à notre petitesse/humilité face à Quelqu’un (Jésus) qui nous dépasse et qui nous aime et qui nous a créés.
 
Réalisation de soi
 

Je vous fais un rapide tour d’horizon des formules made in « Joséphine Ange-Gardien » et Najat Vallaud-Belkacem, bref, made in la Franc-Maçonnerie et le Gouvernement Mondial, désormais très implantés dans l’Église catholique et qui se servent de concepts cathos – comme par exemple la « Vérité » ou l’« Espérance » – pour que vous ne vous fassiez pas entuber/youtuber… Je la complèterai, à l’occasion, car on baigne dedans jusqu’au cou ! :
 

« S’aimer soi-même »; « Retrouver l’estime de soi » ; « Aller jusqu’au bout »; « Ne jamais laisser tomber » ; « Ne jamais baisser les bras » ; « la résilience » ; « Croire en ses rêves » ; « Suivre sa passion » ; « Croire en soi » ; « Ne jamais renoncer » ; « Prends sur toi » ; « Se dépasser » ; « Donner le meilleur de soi-même » ; « Se respecter/se faire respecter » ; « Faire valoir ses droits » ; « Répondre aux défis et aux nouveaux challenge » ; « Aller plus fort, plus loin, au-delà » ; « Construire demain » ; « Se relever » ; « On apprend toujours de ses erreurs. » ; « Se réinventer, aller de l’avant, avancer » ; « Savoir où on va » ; « Défendre ses valeurs » ; « Il faut que j’apprenne à me protéger » ; « L’important, c’est la communication » ; « J’adore les voyages : ils ouvrent l’esprit. » ; « Si je le sens comme ça… » ; « J’ai envie. » ; « C’est mon avis, mon point de vue. Je vois les choses différemment de toi (alors t’as rien à me dire). » ; « J’ai trouvé le sens de ma vie » ; « Mon intuition et mon cœur ne me trompent jamais. » ; « J’ai ça dans le cœur. » ; « J’ai des étoiles dans les yeux. » ; « J’ai des papillons dans le ventre. » ; « Avoir une étincelle, le déclic. » ; « Sois toi-même. » ; « Je sais ce que je veux. » ; « J’ai toujours voulu faire ça » ; « Ne laisse jamais personne décider à ta place. » ; « Je ne veux vivre que pour mes amis et ceux qui m’apportent quelque chose » ; « J’ai les poils (qui se dressent) » ; « Je ne veux pas décider à l’avance : je fais toujours les choses à l’improviste, comme je les sens. » ; « Se sentir soi-même. » ; « J’adore ce qu’il fait. » ; « Avoir un porte-bonheur » ; « Se faire plaisir » ; « Ça me rend heureux, alors je le fais. » ; « J’ai été ému donc j’ai été vrai. » ; « Prendre un nouveau départ. » ; « S’inventer » ; « S’évader » ; « S’éclater un maximum » ; « Voyager » ; « Rêver et offrir du rêve. » ; « Se réaliser soi-même » ; « Se retrouver » ; « Développer toutes ses capacités ; « Donner de l’amour et en recevoir. » ; « Partager son univers, ses couleurs. » ; « Tout le monde a sa chance. » ; « Persévérer » ; « Parler vrai ; être en Vérité » ; « C’est mon choix » ; « J’ai toujours voulu faire ça. » ; « Transmettre de vraies émotions, pures » ; « Partager son univers » ; « Savoir ce qu’on veut » ; « Avoir du caractère » ; « Prendre toute la place » ; « Sortir du lot » ; « Je suis déterminé. Rien ne va contrecarrer mes plans. » ; « Construire sa propre identité » ; « Être un Show Man » ; « Je veux. J’aurai. » ; « Pense différent » ; « Cultive ton propre style » ; « Ne jamais s’arrêter » ; « Se réinventer sans cesse » ; « C’est ma vie, j’en fais ce que je veux. » ; « J’ai le droit de vivre, j’ai le droit d’être amoureux » ; « Je fais ce qui me plaît (et je vous emmerde). » ; « J’adore » ; « Ne rien lâcher » ; « J’ai confiance en moi » ; « Aller plus haut »; « Plus rien ne m’effraie » ; « Espoir » ; « Il suffit d’oser » ; « Je ne veux faire que ce que j’aime vraiment. » ; etc.
 
Manuela
 

Vous constatez que toutes ces phrases de l’affirmation de soi, et prônant la suprématie de sa volonté, du don de soi, de ses actions créatives/solidaires, de l’Humain, et de son ressenti, témoignent d’un manque d’assurance, démontrent en réalité une dévitalisation progressive du corps humain, une absence de personnalité et de vie intérieure, un égoïsme croissant, un misanthropie (qui aime l’Homme sans Jésus se prend pour Dieu et n’aime pas l’Homme au final). Comme je plains les gens qui n’ont pas la foi, qui ne connaissent pas Jésus, et qui vivent pour leurs petits plaisirs, sans grand But puisqu’ils ont fait d’eux-mêmes leur but, en fait.
 

Culte bobo de l'autonomie, du refus d'appartenir et de mourir à soi-même

Culte bobo de l’autonomie, du refus d’appartenir et de mourir à soi-même


 
Gloire de l'insoumission

Gloire de l’insoumission


 
discours-sur-le-vrai-e%cc%82tre-utile

247 domande : « L’omosessualità all’ interno della Chiesa Cattolica » Parte 1 (dal n°1 al n°79)

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Ecco la continuazione de L’omosessualità controcorrente, che ho cominciato a scrivere a fine marzo 2016. E’ suddivisa in tre parti. La prima va dalla n°1 alla n°159, la seconda va dalla n°80 alla 159 e la terza dalla n°160 alla n°247 (C’è anche la traduzione in francese e la traduzione spagnola). Avendo constatato il successo delle mie « 133 domande: l’omosessualità spiegata ad un adolescente dagli 11 ai 17 anni » scritte da poco; tenendo in considerazione il clamore mediatico creatosi intorrno ai casi di pedofilia nella Chiesa ed in attesa dell’esortazione di Papa Francesco, che costituisce la sintesi del Sinodo sulla Famiglia (2014 e 2015), per la quale egli è atteso severamente al varco (anche se, un’esortazione papale non ha per sé valore giuridico e non riveste di solito particolare importanza), mi sono finalmente deciso a scrivere questo articolo-libro sull’omosessualità all’interno della Chiesa cattolica, libro che avrei dovuto offrirvi molto prima. Però chissà, forse prima, i tempi non erano ancora maturi.
 
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I cattolici hanno un sacco di domande interiori e di angosce derivanti dalla confusione portata dall’ omosessualità all’interno della loro confessione religiosa. Siccome però mal conoscono il tema, e siccome a questa ignoranza si mescolano angoscia e meccanismi di auto-difesa – per evitare di entrare in controversie scandalose, troppo pericolose o dolorose – tendono a rigettare, esteriorizzandola, l’omosessualità sul mondo pagano e a porsi su di essa delle domande troppo generiche e superficiali, senza peraltro affrontare e risolvere il problema.

 

Anche durante la sessione « Omosessualità » di Paray-le-Monial, nell’estate del 2015, mi ero battuto perché si facesse uscire l’omosessualità dallo scrigno individualistico e compassionevole costruito intorno alla persona omosessuale e ai suoi sentimenti/vissuti (anche spirituali), per esplorare davvero in profondità la dimensione politica, internazionale, artistica, comunitaria ed istituzionale dell’omosessualità. Ma sin da subito , ci furono delle resistenze ed una censura interna. Non bisogna universalizzare l’omosessualità! Non si deve tantomeno guardare all’interno della Chiesa cattolica così com’è, né arrischiarsi all’autocritica.. Perché? « Perché è un tema davvero troppo sensibile. » « Perché è un campo troppo controverso. » « Perché bisogna evitare scivolamenti e spaccature ». « Perché non bisogna andare troppo la fondo o ferire le persone ». Ok. E di ciò che realmente vivono le persone omosessuali, dell’incontro con loro, della loro realtà, della loro persona, di ciò che sta accadendo attualmente nella Chiesa, di tutto questo non importa niente a nessuno? Una verifica sullo stato attuale dell’omosessualità all’interno della Chiesa cattolica s’impone. Meno si guarda ad una ferita, più questa si allarga.

 

Tenendo conto di tutte le domande che mi vengono fatte durante le mie conferenze (poche sono quelle che riguardano direttamente la Chiesa, anche se c’è grande attesa al riguardo) ed anche di tutte le confidenze di fedeli e sacerdoti che ricevo nel privato, avevo materiale in abbondanza per riempire un libro! Ce n’è abbastanza per aprire un fascicolo, come si suol dire!

 

Ma le persone di chiesa che hanno parlato con me sotto vincolo di segretezza si rassicurino: non tradirò la loro fiducia. In ogni caso, io conosco talmente tanti « segreti di stato », ho ricevuto talmente tante rivelazioni così pesanti di conseguenze, così tanti scoop ignorati anche dalla maggior parte dei confessori, che a quest’ora, se non mi fossi morso la lingua, o sarei impazzito o mi avrebbero già trovato morto assassinato da un pezzo!

 

Non soltanto le 247 domande che leggerete non rimestano nel / non fabbricano fango, ma possono costituire senza dubbio l’antidoto contro un crash ecclesiale, che si preannuncia imminente e drammatico per la nostra Istituzione e per il nostro mondo. L’incidente mortale per la Chiesa non potrà mai capitare perché « le porte degli inferi non prevarranno su di essa» (Mt 16, 23) e non vi è alcuna Croce di Cristo senza Risurrezione … Ma detto questo, la Passione Cristica nella quale i cattolici degli ultimi tempi stanno per essere trascinati, rischia di essere pesante… Quindi vale la pena limitare i danni ed il pericolo della perdizione delle anime.
 
 
 
 
 
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CAPITOLO I – OMOSESSUALE E CATTOLICO OSSERVANTE NELLA CHIESA :

 

1 – Tu dici che queste 247 domande sono un po’ quelle che avrebbero dovuto porsi i cardinali e il papa durante l’ultimo Sinodo sulla famiglia, se se si fossero impegnati un minimo seriamente sulla questione dell’omosessualità ?

Sì. Parlerò ancora del Sinodo nel capitolo V. Ma posso già dire fin da subito che i cattolici nel loro insieme preferiscono considerare il fenomeno dell’omosessualità come una realtà estranea alla Chiesa. Per paura di lasciarsi « contaminare » da esso. Per paura di dargli troppa importanza rispetto alla Rivelazione. E le poche volte in cui l’omosessualità è identificata come un fenomeno interno alla Chiesa, è esplicitamente ridotta ad un epifenomeno periferico da « accompagnare » (Papa Francesco non ci ha forse ordinato di « andare nelle periferie »?). Io credo piuttosto che l’omosessualità diventa una realtà interna tanto più prolifica quanto più ignorata; credo poi che essa si diffonda per mezzo del suo sedicente « rivale », l’eterosessualità. Quel che accade nella società è l’immagine speculare di ciò che accade nella Chiesa. Non c’è alcun confine netto tra i due. In nome dell’Incarnazione di Gesù, Uomo che non è del mondo, ma che è venuto nel mondo.

 

2 – Ci sono molti cattolici omosessuali praticanti? In quale proporzione si trovano nelle assemblee domenicali?

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Non ne ho la più pallida idea. Ed è normale che sia così: il nostro orientamento sessuale non è (ancora) scritto sulla nostra fronte (dico « non ancora » perché con l’archiviazione digitale di tutta la popolazione mondiale – tramite il chip RFID – secondo l’orientamento sessuale, i sentimenti, le pratiche, i gusti, i tipi di incontro, le opinioni politiche, le convinzioni, ecc. questo sta cambiando… ). E siccome, sull’omosessualità, non ci si deve far troppo ingannare dalle apparenze di una comunità parrocchiale, preferisco non pronunciarmi e non avanzare alcuna statistica. Non basta, per esempio, vedere un buon padre di famiglia spingere un passeggino e occuparsi della sua prole nelle navate di una chiesa per escludere di trovarsi di fronte ad una persona omosessuale. Lo stesso dicasi per il prete: la talare ed il colletto romano non sempre ne fanno il casto uomo religioso che dovrebbe essere. Resto sempre stupito quando leggo il numero di uomini sposati che girano sui siti di incontri gay ed il numero delle madri di famiglia cattolica bisessuali. E le testimonianze confidenziali di alcuni preti – che mi danno ad intendere che in confessionale questi ultimi si confrontano con un buon numero di situazioni di grave difficoltà vissute da parrocchiani sposati che vivono una doppia vita o sono dilaniati da tentazioni omosessuali – non mi consentono né di generalizzare o « vedere omosessuali dappertutto », né di essere cieco e sottovalutare l’evidenza folgorante dell’atavismo bisessuale nell’attuale Chiesa cattolica.
 

3 – Perché così cattolici praticanti omosessuali?

Se ce ne sono tanti, cosa che io non saprei dire (anche se in questo momento continuo ad incontrarne nelle parrocchie e nei luoghi sacri: ho persino visto una « coppia » di due sessantenni uscire mano nella mano dal santuario mariano di Rue du Bac, come due adolescenti, perfettamente a loro agio e come se nulla fosse), c’è più di una spiegazione. Ne evidenzierò due in particolare.

Questa vicinanza dipende dalla natura amante della Chiesa: la Chiesa è un « amante dei peccatori e delle persone ferite/che feriscono » perché Essa accoglie tutti incondizionatamente, ed in particolare i casi clinici, perversi e carcerari. Papa Francesco ha ben ricordato che la famiglia che il Cristo guida e che lui conduce sarebbe un « ospedale da campo ». Quindi è a causa di una Buona Notizia (Gesù è venuto principalmente per i peccatori) che si può prendere atto di un’altra cattiva. Nella Chiesa, umanamente, c’è il meglio come il peggio.

Secondo me, questa vicinanza tra omosessualità e cattolicesimo si origina proprio nel funzionamento del desiderio omosessuale, che è uno slancio di fusione febbrile e orgoglioso con Dio, il contraccolpo di una generosità traboccante et di grandi talenti ricevuti all’origine. Giuda, Lucifero, i demoni, erano degli esseri molto promettenti, da un punto di vista obiettivo. L’attrazione omo-erotica vuole sfidare/transcendere i limiti del Reale umanizzante, in particolare la differenza Creatore-creatura (= la Chiesa, il Cristo) e la differenza dei sessi, perché umanamente et divinamente, quelli che la sentono hanno di che competere con Gesù : ho sufficientemente spiegato in cosa l’omosessualità significherebbe un desiderio di sentirsi come Dio. Sul malinteso esistenziale e amoroso, su una incomprensione della vera identità del Cristo e della Sua Croce, molti fedeli e preti arrivano quindi all’omosessualità in nome di Gesù e della propria « fede ». La Chiesa cattolica sembra rispondere alla loro sensibilità, alle loro superstizioni, ai loro appetiti di eccezionalità messianica e alla loro sete di essere onnipotenti. E’ del tutto logico che Essa attragga gli orgogliosi!

Infine, l’attrazione delle persone omosessuali per la Chiesa, e questa curiosa affluenza crescente che vi osservo ultimamente – io dico curiosa, perché è idolatra, è un « Io ti amo – io nemmeno » pieno di ambiguità, un « amore » misto a odio geloso – son dovute, credo, al contesto escatologico : l’arrivo imminente del Cristo, e la fine di un mondo. La Chiesa raggiunge la sua fase massima di corruzione apostatica, ma anche di purificazione tramite il Sangue. Il male si incolla a Gesù, si attacca a Lui, non perché lo ama (come dovrebbe) a pensare le apparenze et la sua sincerità) ma in realtà per ritardare la sua caduta nel suo stesso vuoto. La presenza delle persone omosessuali nella Chiesa è un segnale forte di Parusia e di decadenza civilizzazionale/mondiale/ecclesiale.
 

4- Quali sentimenti attraversano una persona omosessuale credente nel suo vissuto quotidiano di Chiesa?

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E’ complicato. Perché poso vivere grandi momenti di depressione, di tristezza, di ribellione, di disgusto, di disperazione, insieme a grandi momenti di liberazione e di gioia. Spesso siamo molto sensibili, ipersensibili, esigenti, intelligenti, analisti sottili, viviamo molto male le nostre cadute e ricadute, le nostre fragilità, la nostra condizione omosessuale. Troviamo difficile perdonare a noi stessi di essere « così ». E siccome noi non sempre capiamo perché il nostro corpo, il nostro cuore – anche la nostra fede!- ci trascina verso coloro che non potremo mai veramente amare, siamo tentati di ribellarci contro noi stessi, contro l’assemblea domenicale, contro tutta la Chiesa, un po’ come un come un single che va in crisi sentendosi solo in mezzo ad una folla apparentemente « felice » e familiare. E’ di questi divari vertiginosi che si tratta.

Anche se possiamo sperimentare lunghi periodi di tranquillità (a volte tre o quattro anni senza la minima tentazione) noi viviamo molto male le turbolenze del nostro desiderio, le « intermittenze del cuore » di cui parla Marcel Proust. Tutto questo può diventare fisico, viscerale, molto violento. Nelle profondità di noi stessi sentiamo un grande bisogno di amore e di impegno, ma anche l’impossibilità di vederlo compiuto. A volte le persone del sesso opposto ci disgustano. E il fatto che esse siano cattoliche come noi non ci cambia nulla. Può succedere che questo ci disgusti ancora di più: non abbiamo voglia di farci illudere da nulla né di usare Dio per essere ancora più delusi e deludere. Lo spiritualismo e l’angelismo ci preoccupano, e credo, spesso a ragione, perché noi li abbiamo a volte testati a fondo, « in buona fede ». Anche con persone del nostro stesso sesso. Noi quindi diffidiamo ancora di più di un rapporto magico con la fede, il quale può rivelarsi catastrofico, diabolico. A che pro spezzare il cuore di una bella parrocchiana, giacché le ragazze sono la maggioranza nella Chiesa e si contendono le poche opportunità maschili che non sono entrate in seminario ? Perché uscire con una persona cattolica del nostro sesso per vivere una « fede a metà », anche se inizialmente nel coinvolgimento maschile « ideale »? Questa relazione spirituale è sufficiente ad intossicarci e confonderci: questa persona ci mancherà a lungo/per sempre (e non si tratta affatto « semplicemente di sesso »).

Noi, credenti e praticanti omosessuali, abbiamo una consapevolezza acuta della nostra eccezionalità sprecata in una generosità folle non sfruttata, di un potenziale che non deve essere utilizzato per una scelta che rimarrà senza alcun dubbio misconosciuta e respinta. Noi riconosciamo di portare su di noi una ferita non riconoscibile che nemmeno un cattolico compassionevole piangerà. E questo ci porta in un abisso di profonda malinconia, che può giungere fino a voglie suicide. Che cosa si può fare con un buono a nulla come me, Signore? Che posto e che vocazione ti aspetti da me? Io non quadro da nessuna parte!

Proprio oggi, in occasione della festa della Divina Misericordia (3 aprile 2016), mi sono trovato nella chiesa di Saint-Sulpice a Parigi, perso nel mezzo di una folla enorme di oltre 3.000 persone. Non so il motivo per cui per i tre quarti della Messa il mio cuore è stato lontano, mentre io avevo tutto per stare in un clima di festa (io ero dietro il coro; tutti sembravano felici, il Cristo Misericordioso è un giorno dell’anno di grande Fede e di riscoperta del perdono, io non sto vivendo in questo momento della mia vita prove terribili; Monsignor Rey, che celebrava, ha fatto una omelia formidabile sul Vangelo del giorno dedicato alla « incredulità » di San Tommaso, ecc.). Mi sono perso. Volevo andarmene via da quel posto. Non ci stavo dentro con la testa. Ho cominciato a fantasticare sull’amore per un ragazzo cattolico incontrato di recente, a sentirmi estraneo alla cerimonia ed anche alla Chiesa cattolica, a sentirmi sinceramente incompreso ed escluso, identificandomi con tutte le persone omosessuali cattoliche come me (= gli Invisibili della Chiesa), a confrontare la mia situazione con quella di una persona disabile o malata che non beneficierà sulla terra della guarigione elargita da Dio ad alcuni eletti. E poi improvvisamente, senza motivo, il mio cuore indurito si è squarciato, si è inondato di lacrime, dilatato, riscaldato, come dopo un eclissi solare. La mia vicina di banco, una donna cieca col bastone bianco, sulla quarantina e di un’ntelligenza che pareva inusuale, inspiegabilmente, rivolgendosi a me, mi chiese, in previsione dellla fila affollata per la Comunione: « Mi potrebbe accompagnare? » Subito, con entusiasmo, ho detto sì. Poi, in attesa dell’inizio della distribuzione dell’Eucaristia, ho cominciato a sciogliermi in lacrime in silenzio, senza che la mia vicina inferma (ovviamente) se ne accorgesse, perché sapevo che era il Signore che me l’aveva delicatamente mandata. Dopo, tutto il canto di comunione (« Mio Signore e mio Dio ») mi ricordava che potevo contare solo su Gesù. Durante la comunione, vedevo passare davanti a me tutti i tipi di fedeli, comprese persone con evidenti menomazioni fisiche e persino gravi ustionati, ricordandomi che c’è gente messa molto peggio di me. E, infine, nel momento in cui pensavo quanto noi, persone omosessuali, siamo gli scarti inutili della Chiesa, ho scorto un’amica nel coro – segretamente lesbica che aveva fatto coming out con me la settimana prima – girarsi per aiutare vocalmente cinque compagne contralti che padroneggiavano male la loro voce. Quella vista aveva reso completa la mia felicità! E’ stata una valanga di segni nel giro di pochi secondi per mettermi al mio posto, ma anche per ricordare a me stesso che ero amato in maniera speciale da Dio, anche come persona martoriata, isolata, omosessuale. Ecco! Questa Messa è l’immagine dello spettro dei sentimenti che possono attraversare un credente omosessuale durante tutta la sua vita di Chiesa.

 

5 – La fede complica le cose e ingrandisce il mio malessere se mi sento omosessuale?

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Sì. innegabilmente!. A prima vista, sembra davvero più complicato essere omosessuale e cattolico che essere omosessuale semplicemente. Ma chi ha detto che la comodità e l’ignoranza costituirebbero la felicità e non ci priverebbero della libertà? Chi vorrebbe lasciar credere che il senso di colpa inconscio è più facile da sostenere rispetto al senso di colpa cosciente? Come giustamente ha scritto il filosofo René Girard, il sacro contiene la violenza (e quindi la sofferenza), nel doppio significato di « contenere » la contiene /include e allo stesso tempo la canalizza/ impedisce. La fede in Gesù è, nel tempo umano, la maggiore possibilità, ma anche la più grande prova del credente, e a fortiori del credente omosessuale. Essa lo spinge verso terre aride, interrogativi profondi, dilemmi dolorosi, sensi di colpa giustificati, intuizioni che lo isolano dalla sua epoca, che lo malmenano apparentemente « per niente ». In effetti, molti atei e non credenti ritengono che la religione è un « grattacapo » e un « sadomasochismo » tanto terribile quanto inutile e ingiustificato. Ma in realtà, la fede, vissuta sul lungo periodo e in una vera fedeltà a Dio, mette alla prova la libertà del credente omosessuale, purifica i suoi slanci di desiderio e le relazioni, porta ad una gioia paradossale (quella del dovere e dello sforzo compiuti) e produce molto frutto. La fede è un dono d’amore. Costa riceverlo e mantenerlo. Essa rende liberi, ma fa soffrire, perché non c’è vero amore senza lotta e senza dono/abbandono di sé. I non credenti sono soliti pensare che sia la fede che crea il senso di colpa … quando in realtà sono i nostri desideri malvagi e i nostri atti cattivi che lo costruiscono. La nostra fede e la nostra coscienza non fanno altro che rilevare un male che non viene da loro.

 

6 – Ed invece, in cosa la fede è un di « più » nel mio vissuto omosessuale?

La fede mi porta ad una chiara conoscenza della mia identità profonda, del mio peccato, delle mie ferite, ma anche della mia Salvezza. Essa aiuta dunque ogni persona omosessuale ad amare pienamente sé stessa e ad amare pienamente gli altri, senza commedie, in tutta semplicità, humour, originalità, realismo e Verità. Essa dona il suo vero senso e la sua bellezza ad una tendenza omosessuale talvolta duraturamente radicata. Essa è la fortuna della vita di ogni persona omosessuale. Cosa faremmo noi senza la fede ? Quante relazioni amicali e amorose vane vivremmo noi senza di essa!

A causa di essa e a causa del mio desiderio omosessuale che io non ho scelto, io faccio parte di due mondi che a livello individuale, sociale e spirituale (e quando l’omosessualità viene praticata) sono diametralmente opposti: il mondo cattolico e il mondo omosessuale. Questo meticciato ibrido e con doppia cittadinanza, che potrebbe portarmi allo sconforto se continuassi a cullarmi ancora nell’illusione di trovare l’« amore omosessuale » conservando nello stesso tempo la mia fede o se praticassi apertamente l’omosessualità, diventa paradossalmente un motore sorprendente per la mia gioia di credere e per la mia vita. La ciliegina sopra la torta. Già di per sé, la falla omosessuale mi avvicina a coloro che soffrono, mi rende attento e all’ascolto del minimo malessere psichico, mi permette di individuare maggiormente li parrocchiani o le persone fuori dalla chiesa che hanno delle preoccupazioni a livello della sessualità, dell’amore, della fede, e che hanno bisogno del mio aiuto. Essa tranquillizza i più marginali, mi rende fratello di ciascuno, agisce come una porta di ingresso originale nella quale tutti si possono infilare senza timore di essere giudicati. L’omosessualità è talmente inaspettata all’interno della Chiesa che ci dimostra concretamente l’universalità e l’umanità sorprendente della Chiesa. Ogni persona omosessuale cattolica è un messagero segreto e insolente della Buona Notizia che è il Cristo, la prova vivente della seguente Parola di Resurrezione: « La pietra scartata dai costruttori è diventata testata d’angolo. » (Mt 21, 42) Sono davvero di una grande bellezza, le persone omosessuali nella Chiesa!

Inoltre, da un punto di vista soprannaturale e mistico, la mia incrinatura omosessuale rende possibile una comunione più grande con Gesù sulla Croce (perché anche Lui ha vissuto uno squarcio doloroso), une migliore disposizione all’accoglienza della Grazia divina, che arriva ad attraversarla e a trascenderla. L’omosessualità è una eccellente terra per il seme seminato dal Signore: escoriata, rimossa, spezzata fragile, umiliata, impotente, non può lottare per molto tempo contro l’acqua della pioggia e i buoni semi divini. L’omosessualità spezza il moi orgoglio di essere perfetto, mi mette in una situazione di impotenza e di dolore che m’impediscono di credermi un Superuomo che non ha bisogno di . Essa mi predispone all’umilità (se e soltanto se non mi ribello e non la pratico ). La mia tendenza omosessuale può essere, per grazia, motore e accelleratore di santità. Quanto può essere strano, impertinente e incisivo essere uomo e cattolici, ve lo giuro ! Nella evangelizzazione di strada, per esempio, jposso dirvi per esempio che questo converte i passanti atei dieci volte di più di un sacco di preghiere, di messe in scena di ascolto rispettoso e di tanti bei discorsi!

 

7 – Quali sono gli inconvenienti dell’essere omosessuali e fedeli cattolici?

Più che un inconveniente è una Croce! E’ una contraddizione esistenziale quasi imposta. Nell’omosessualità, la chiamata ecclesiale alla povertà è un dolore vivo e palpitante che a volte assomiglia a un sadismo divino, alla tortura, alla follia, a un problema insolubile, ad una malattia. A te omossessuale, ti si dice che se vuoi vivere in accordo con ciò che ti richiede alla Chiesa, devi rinunciare ad uno dei cinque sensi umani così importanti per essere felici: il gusto. Devi mangiare senza sentire la gioia di quello che ingerisci. Devi rinunciare al godimento, alla carne, e anche ai sentimenti amorosi. In sostanza, ami e vivi senza piacere! Ti si dice che, per essere pienamente felice, devi lasciare da parte quei piaceri semplici e spesso intensi che sono la tenerezza e la coppia. E devi aggiustarti da solo con questo anche se in qualche modo ti piace! In realtà, se sei omosessuale e cattolico, sei attratto da ciò che non puoi amare; e ti ripugna ciò che solo potrà permetterti di amare (= il matrimonio d’amore tra uomo-donna o il celibato consacrato). Ovvero: arrangiati per trovare la via d’uscita !

Come se ciò non bastasse, le cose si complicano quando, come single (o anche come cattolico sposato, con una famiglia da mantenere), ti imbatti un giorno nell’uomo la cui sola presenza ti inebria, la cui gentilezza, l’intelligenza, l’ascolto, l’umorismo, l’integrità, la nobiltà spirituale, ti toccano nel profondo del cuore. Hai davanti a te eccezionalmente un’anima bella, che ti sembra appetibile (e per delle ragioni ben più elevate di una banale « storia di sesso »), che ti vuole bene, che non è lì per il suo piacere egoistico, che si sente lontano da tutte le rivendicazioni politiche eccessive dell’attivismo omosessuale classico (anche dell’attivismo omosessuale « cristiano »), e che può condividere la tua fede e la sua tenerezza con te. Nel mio caso, non mi capita spesso (le tentazioni sono scarse, perché sono rari i ragazzi anche cattolici che mi attraggono sia fisicamente che intellettualmente e spiritualmente, e con i quali posso progettare una vita di « coppia » comune: fin dall’inizio, la maggior parte di essi non potranno restare che fratelli e amici), ma sono costretto a riconoscere che la tentazione in questione mi prende anche mentre scrivo. Ahi, ahi ahi ahi ahi, fa male! Anche dopo quattro anni di calma piatta. E soprattutto quando i sentimenti, come in questo caso, sembrano condivisi , e che il desiderio di rimanere fedeli alla Chiesa resta inaspettatamente legata ad un filo … e non scomparirebbe a prima vista anche se uscissi con questo uomo, perché da quel momento questa fedeltà sarebbe davvero presa sulle spalle da entrambi e, non solo, ma manterrebbe anche intatto una volta tanto il sigillo della comunione con Dio e la Chiesa!

Scopro così il dolore, la lacerazione, l’angoscia, i tormenti della privazione che porta con sé la rinuncia ad uscire con un ragazzo cattolico di cui inizio ad innamorarmi e che mi attrae tanto quanto lui è attratto da me. Si tratta di un vero e proprio strazio del cuore. « Ti amo. / Anche io … ma, nonostante tutto, no ». Ho un bel offrire tutto questo a Dio nella preghiera, ho un bel sapere che io porto la responsabilità e le speranze di molte anime nella mia fedeltà alla continenza, il dolore acuto del rimorso non scompare subito, anzi si annuncia forse duraturo. Il dubbio mi assale, e le domande « A che pro resistere (e in questa resistenza, far soffrire qualcuno che si ama)? » « Perché ci sarebbe totale incompatibilità tra fede e omosessualità? » « Perché il male, se davvero di male si tratta, assume l’apparenza del bene o è prodotto dal bene? » « Me ne faresti una colpa tu, Signore, me ne fareste una colpa voi, famiglia e comunità cristiane, per ciò che io non ho scelto o per il tradimento che potrei fare ai miei impegni / discorsi precedenti? » Interrogativi che permangono numerosi, ossessivi. Sono su questo crinale, sul quale non capisco (né razionalmente né emotivamente) né perché dico no alla « coppia » omosessuale, né per quali ragioni valide obbedisco all’arbitrio della fede che mi sembra improvvisamente un’intestardimento, un orgoglio putrido, un massacro d’amore, uno spreco, una intransigenza, una rigidità psicologica rivestita di pietà, una crudeltà, un conforto camuffato da « santo coraggio ».

E’ per questo che non riesco mai a dare la colpa a nessuno e soprattutto non ad una « coppia » omo -cattolica, che in origine non ha scelto di essere omosessuale e vive una vita « coniugale » e spirituale donata gli altri e a Dio, di non imporsi la perfezione del celibato continente e di una giusta distanza fraterna. Io stesso trovo che la distinzione che separa la continenza dalla vita cristiana della « coppia » omosessuale è spesso sottile, inestricabile. E dubito continuamente di aver scelto la via migliore. Quello che so è che se l’astinenza è la via migliore, questa rimane arida e non mi rende migliore di altri, e a volte poco più felice di loro. E non potrei dare la colpa a nessun omosessuale cattolico di non poterla /volerla seguire, di non essere capace di privarsi della tenerezza / compagnia, di non correre la corsa di resistenza della continenza (chiamata « amicizia disinteressata »). I due casi – la « coppia » omosessuale cattolica o la continenza senza il sacerdozio – sono soluzioni in ogni caso per difetto. L’una (= continenza) è solo più libera e straziante in modo diverso rispetto all’ altra. Tutto qui. Io conosco fin troppo bene l’amarezza del compromesso che è la « coppia » omosessuale (e immagino ancor di più la « coppia omosessuale cattolica »), l’insoddisfazione della « scelta » della soluzione detta « di facilità », più devastante ancora dell’asprezza della continenza. Ma capisco anche le « coppie » omosessuali cattoliche praticanti, il loro « coraggio » (della contraddizione), le motivazioni del loro impegno. Hanno così poca scelta! (tranne quello di mettersi in « coppia » e non obbedire al 100% alla Chiesa). Capisco che l’esigenza di vivere come fratelli appaia agli occhi di qualcuno come un artificio, un’ipocrisia, una prova insormontabile, una eccezione inaccessibile, un’irrealtà, di fronte a una persona che si ama, ovviamente, molto più di amico. La scelta del « corretto » o del « possibile » o dell’ « adeguato » o del « male minore », al posto del meglio, non merita la più grande delle colpe … anche se, negli atti omosessuali in sé stessi, la Chiesa parla di « peccato intrinsecamente disordinato », che compromette gravemente la Salvezza dell’anima. Una relazione omosessuale umana non può essere appiattita sull’atto omosessuale né ridotta a quest’atto, anche se l’atto la tinge innegabilmente di peccato o di santità.

In sintesi, faccio tanti auguri ad ogni persona che vive la prova di essere cattolico E omosessuale! Questa situazione è terribilmente disagevole e non consente molte prodezze. A dire il vero, di prodezze, io ne ho viste solo nella continenza … e tuttavia, questo resta ancora crocifiggente. E spero che la Chiesa ed il Papa si pronuncino su questa linea sottile tra la bellezza della « coppia » omosessuale cattolica e la bellezza della continenza! Si tratta di un vero e proprio vaso di Pandora. Se dovessi fare un parallelo eloquente, il caso di figura ibrida di condizioni e di situazioni relazionali ambigue costituita dalla « coppia » omosessuale credente praticante assomiglia ai paradossi offerti da adulteri o da divorzi « riusciti », da « fedeltà al matrimonio costi quel che costi », o anche da coppie uomo-donna solide e conviventi che non hanno né la cultura né l’ educazione del matrimonio religioso. Ci si trova di fronte ad una « coppia » cattolica equilibrata come di fronte ad una coppia divorziata e risposata di uno splendore innegabile, con i bambini adorabili nati dalla loro seconda unione. Stesso bel casino! Per fortuna esiste lo Spirito Santo per sbrogliare la matassa! Quindi non posso biasimare i preti che non sanno come prendere una posizione chiara sulla questione dell’omosessualità, per di più un ‘omosessualità migliorata da una qualche forma di spiritualità, di castità, di obbedienza, di rispetto, di amicizia, di fecondità e di Verità. La delicatezza, la prudenza o il silenzio dei preti riguardo alle « coppie » omosessuali, non sono sempre relativismo o tiepidezza compiacente o tradimento: a volte sono il segno della loro povertà di cuore, della loro umanità, di un’empatia tutta « cristica ». Come Gesù di fronte alla Samaritana, i preti danno un nome al peccato, dicono cosa stanno facendo le persone senza dare alcun giudizio e senza alcuna ingiunzione moraleggiante. La loro forza si limita ad una presenza amorevole e ad un invito: « Va ‘a chiamare tuo marito e torna […] Hai ragione a dire che non hai marito. Di mariti, tu ne hai avuti cinque,. e quello che hai ora non è tuo marito; in questo dici il vero » (Gv 4, 16-18); « Nemmeno io ti condanno. Va’ e non peccare più. » (Gv 8, 11)
 

8 – Quali sono i vantaggi dell’essere omosessuali e fedeli cattolici?

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I pochi vantaggi – e sono già di per sé enormi e basterebbero a rendere felici!- che io vedo nell’essere omosessuali e cattolici è la libertà che questo dona, sono la bizzarria e lo shock culturale personificati che questo crea. Come potrebbe esistere, se non per miracolo, la conciliazione dell’ « impossibile » dal punto di vista sociale e sussistere in una sola persona viva ed unica e per di più felice e capace di assumere totalmente e la sua fede e la sua tendenza omosessuale? L’esistenza stessa del cattolico omosessuale è un paradosso, un’insolenza dentro e fuori della Chiesa, e la possibilità di uno stupore continuo. Certo, altri bei vantaggi dell’ ibrido fede / omosessualità – ibrido che la maggior parte dei nostri contemporanei vede come conflitto, opposizione, omofobia interiorizzata o irrealtà – sono l’incontro concreto e il sostegno ineguagliabile di Gesù e Maria nella condizione omosessuale. Questi sono gli scherzi e le sorprese incredibili riservate dallo Spirito Santo. Questi sono gli incontri rari, divertenti, folgoranti, solidi ed improbabili che permette l’omosessualità, realtà desiderante che fa eco a tutte le sofferenze proibite ed intime dell’umanità, che disinibisce e attrae molti degli emarginati e dei feriti della vita, riconcilia un sacco di gente con la Chiesa. Davvero, ho notato che essere omosessuali e cattolici ci apre la porta di quasi tutti i cuori. Comprese le persone che non vogliono darlo ai ministri della Chiesa ufficiale. E, infine, il grande vantaggio del binomio omosessualità / cattolicesimo, mi sembra sia l’umiltà. Perché la spina dell’omosessualità impedisce ad un dato momento a colui che proclama Dio in un modo iper-potente ed iper-originale di identificarsi in Lui e di auto-glorificarsi. Per la sua natura di paura e di ferita vergognosa e violenta, l’omosessualità equilibra necessariamente ed attenua l’euforia orgogliosa che il suo apostolato originale permette. « Le rivelazioni che ho ricevuto sono così eccezionali che, per impedirmi di sovrastimarmi, ho una spina nella carne, un inviato di Satana è lì per schiaffeggiarmi. » (2 Cor 12, 1-10) L’omosessualità è forte nel suo essere debole e al servizio della fede. Vissuta nella fede, essa contiene in sé il proprio potere e la propria morte.
 

9 – Che cosa nella fede cattolica accende/rinforza la tendenza omosessuale ?

C’è una spiegazione positiva a questa tendenza omosessuale cattolica (ho detto « spiegazione » e non « giustificazione »)!. E questa è la grandezza dell’amore di Dio. Un credente un po’ geloso di questa grandezza, troppo lusingato dal vedersi piacevolmente abbellito dalla bontà dei doni spirituali e umani che Dio gli ha offerto e dall’Amore che Dio ha per lui, è maggiormente tentato di colui che non conosce Dio di fondersi in Lui, di credersi narcisisticamente Gesù, di amare sé stesso e di amare i propri simili sessuati all’eccesso, e di essere quindi maggiormente tentato dall’omosessualità. E’ chiaro che non si tratta di fede vera, ma soltanto di un simulacro di fede, una fede traviata, che incoraggia il fascino omosessuale. E l’omosessualità non è provocata o creata dall’Amore di Dio, bensì è una possibilità della libertà (mal utilizzata e mal compresa dagli esseri umani) che questo Amore induce. Una certa pratica cattolica protestantizzata/islamizzata incentiva la trasgressione della differenza Creatore/creatura.
 

10 – Ti sei già innamorato di un cattolico? E di un prete?

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Prima di scegliere la continenza, ammetto che tra il 2009 e il 2011, la mia ricerca di un amore omosessuale si dirigeva comprensibilmente in direzione di un alter ego: qualcuno con cui potessi condividere non solo il piacere fisico, ma anche la comunione con Dio. E di primo acchito, il seminarista o chi esce dall’anno di propedeutica o un prete sono un po’ l’incarnazione del principe azzurro agli occhi di un credente omosessuale cattolico. La perla rara che coniugherà fede e amore fedele. Alla fine, nella pratica, ci si accorge ben presto che la « coppia omosessuale cattolica » è bene che non si formi e che c’è una misteriosa incompatibilità tra pratica religiosa e la stessa pratica omosessuale « casta »: non possiamo rifiutare la differenza tra i sessi in amore, mentre ci stiamo dando totalmente alla Chiesa CHE E’ la differenza tra i sessi. E’ impossibile! Forse alcuni vi vedranno un certo sadismo da parte di Dio, sadismo corroborato dalla forza e dalla tenerezza di vere amicizie continenti che farebbero credere alla possibilità del superamento di sé stessi. Anzi, io personalmente comincio a cedere di fronte ad un un cattolico solo quando sono sicuro che possiamo essere fratelli e che continueremo a frequentarci restando fedeli alla continenza. In realtà, il mio principe azzurro, è la continenza. Se un altro fratello omosessuale cattolico desidera romperla con me, ecco che spunta subito la delusione, l’attrazione sparisce e ci rendiamo conto che così facendo avremmo rovinato tutto! Capisco perché Xavier Thévenot designa la continenza come la « Via Reale ». A chi dice che la continenza è la soluzione più facile, io rispondo: no, non è facile, ma è proprio per questo che è grande e da vivere! Quando si inizia a vivere la continenza spuntano anche le vere tentazioni (o le tentazioni vere!). Capita che quando si riesce a essere davvero continenti, improvvisamente, senza aver fatto nulla, le occasioni d’amore serie arrivano (con autentici omosessuali cattolici come te, che prima non uscivano mai allo scoperto: tu pensavi davvero di essere l’unico sulla terra !). Di fronte a questo, avremmo quasi voglia di rivolgerci a Gesù e chiedergli se lo fa apposta. Non c’è vera felicità senza la Croce, senza combattere. Così Dio ha voluto. Ha un sapore unico, intenso, amaro, insuperabile e divino, questa bellezza fraterna che appare solo nel limite fissato dalla Croce di Verità di Cristo.
 

11 – Si viene respinti dai preti a causa dell’omosessualità?

Si è in generale molto ben accolti perché ci sono preti sempre più preparati. Ma succede ancora troppo spesso che si viene respinti, purtroppo. O perché si cade su un prete rigido che o confonde verità e carità (mettendo la prima al di sopra o al posto della seconda) o confonde tendenza omosessuale con persona omosessuale. Oppure perché si incontra un prete vigliacco che tira fuori sistematicamente la carta « Vai dallo psicologo » per esonerarsi dall’ annunciare il Cristo. Oppure (quest’ultimo profilo equivale ai due precedenti, ed è il più comune oggi), perché ci imbattiamo in un sacerdote che ci accoglie fin troppo bene, che è troppo compiacente rispetto alla pratica omosessuale, che ci consiglia anche di « lasciar correre e « sdrammatizzare » e di trovarci un bel Marcantonio. Pur avendo una grande sete di Verità-Carità , molti dei miei amici omosessuali cattolici sono stati respinti da alcuni uomini di Chiesa per il fatto che questi ultimi volevano accoglierli fin troppo bene con un’ indifferenza gay friendly relativistica. Passavano quindi di confessionale in confessionale, e il loro malessere si accentuava al punto da splngerli a lasciare a volte in modo definitivo la Chiesa. Solo la Verità è sexy, cosa ci volete fare?
 

12 – Cosa dire in confessionale come persona omosessuale?

Non sta a me dirvelo. E’ lo Spirito Santo. E sta a voi chiedere a Gesù che vi faccia vedere in cosa l’avete ferito. Nel confessionale, è il peccato (= la nostra relazione con Dio) che deve uscire dalla vostra bocca; non soltanto gli sbagli (= la nostra coscienza di aver agito male) che voi avete commesso… anche se questi ultimi sono legati al peccato. Dopo, un doppio consiglio: andate a cercare un prete quando non avete niente da dirgli (questo porta di solito alle migliori confessioni; e lui vi aiuterà a fare luce, dato che lui è il medico delle anime che si trasforma in Gesù). E se poi avete un sacco di cose da dire, scrivete (perché no?) una lista, e non esistate a soffermarvi sulla descrizione di ciò che vi fa più soffrire e vi dà più vergogna perché è lì che si trova il grosso del vostro peccato… e dunque questo sarà un grosso peso in meno per voi lassù in purgatorio quando vi ritroverete davanti al vostro Libro di Vita. Insomma, sputate il rospo (dell’omosessualità, chiaro!) senza giri di parole: masturbazione, avventure omosessuali, tradimenti delle amicizie, siti di incontri, sesso occasionale, saune, Comunione Eucaristica ricevuta in stato di peccato, allontanamento dalla Chiesa, adulterio e inganno di vostra moglie, vita di «coppia omosessuale» caotica, ecc. I preti cattolici di oggi non soltanto non cadranno dalle nuvole e non vi troveranno volgari (ascoltano cose ben peggiori tutto il santo giorno!) ma di più, ci sono delle forti possibilità che per la confessione della vostra infamia gli facciate piacere : diranno a se stessi, grazie a voi, che non sono preti per niente ! E’ nel riconoscimento della vostra sporcizia e del vostro fango che voi purificate il vostro/loro cuore e il loro ministero! Incredibile, ma vero.
 

13 – La fede rende le famiglie più omofobe e più intransigenti?

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Sì, purtroppo la fede servirà sempre – fino al ritorno di Cristo – da alibi alla violenza, al rifiuto, all’ipocrisia, alla stupidità di molti « cattolici » contemporanei (perfino il diavolo conosce forse la Bibbia a memoria ed era uno dei Dodici con Giuda); ciò non è per colpa della fede, nè di Gesù, né dell’insieme dei cattolici! Una fede vissuta veramente nell’umiltà e nell’obbedienza alla Chiesa può solltanto generare buoni cattolici e famiglie che si amano. Se i vostri genitori, cattolici praticanti regolari, si comportano male nei vostri confronti a causa della vostra omosessualità , non è dovuto al fatto che siano cattolici, se non al fatto che non sono veramente cattolici (nel cuore), o che voi non siete veri cattolici né tolleranti con quelli che credono. Ma il Signore e la sua Chiesa non c’entrano affatto con l’omofobia che voi potete aver conosciuto. E andare a manifestare contro il « matrimonio omosessuale », una legge obiettivamente ingiusta ed ignobile (v. la domanda n° 65) non soltanto non è una prova di disamore omofobo della vostra famiglia verso di voi, ma paradossalmente un bel segno di solidarietà.

E tengo a dire che, tra tutte le persone che hanno capito la mia testimonianza e sono al corrente della mia omosessualità, sono i cattolici quelli che mi hanno accolto meglio e che meno mi hanno giudicato (anche se, beninteso, tra i cattolici, le reazioni sono molto contrastanti e mutevoli, e l’accoglienza non è stata affatto ideale, anche ai tempi del « matrimonio per tutti »). Il mio bilancio nel complesso lusinghiero contraddice un po’ – ma non del tutto – la cattiva reputazione attribuita tradizionalmente ai cattolici, che sono molto meno « chiusi » di quelli che si spacciano come nostri amici e difensori dei « nostri diritti (omosessuali) » sotto pretesto di volere il nostro bene, ma che in realtà ignorano del tutto le sofferenze che noi sperimentiamo. L’intolleranza omofoba, lo constato ancora adesso, proviene soprattutto dai difensori atei gay friendly della pseudo- « identità omosessuale » e dello pseudo- « amore omosessuale » : ci richiudono in un’identità ed una sentimentalismo asessuato che non siamo noi e che non ci dà pienezza.

Nella mia propria esperienza, invece, non sono mai stato mal accolto a tu per tu da un prete (tutt’al contrario!), non mi hanno mai chiuso la porta del confessionale in faccia, nelle parrocchie, nei gruppi delle cappellanie universitarie, nelle classi delle scuole superiori cattoliche non mi hanno mai lanciato pomodori. Paure, sospetti ,colpi bassi e maldicenze, indifferenza, tradimenti, sì, talvolta. Ma mai attacchi frontali né linciaggi o minacce (come sono capaci molti dei miei fratelli omosessuali e la maggioranza delle persone che si dicono « etero »). E questo semplicemente perché argomentativamente, i cattolici non possono rivaleggiare con me sul terreno della conoscenza dell’omosessualità né con la continenza che mi è data di v ogni modo e da tutta l’eternità la Chiesa cattolica appartiene ed obbedisce a Dio-Amore, quindi, ad un dato momento la cattiveria dei suoi fedeli si ferma.
 

14 – La tua comunità ecclesiale ti ha respinto?

Sì. Nella mia parrocchia di nascita a Cholet (i parrocchiani mi hanno ignorato e certi mi hanno anche detto che io gli avevo fatto vergognare al momento delle mie prese di posizione contro il « matrimonio gay ». Sì, da parte degli ordini religiosi della mia città natale. Sì, in molte cappellanie universitarie (per esempio, mi sono fatto respingere senza un’apparente ragione dalla cappellania del mio quartiere parigino, dai due responsabili: un prete ed una religiosa in civile). Sì in quasi tutti gli istituti scolastici cattolici francesi. Sì in un movimento umanitario cattolico – di cui tacerò il nome – al quale avevo fatto richiesta di partire per l’estero. Sì nella mia parrocchia a Parigi (ho dovuto aspettare quattro anni perché mi proponessero di offrire la mia testimonianza). Sì da parte di molte comunità parrocchiali dappertutto in Francia e che in partenza mi avevano accolto con entusiasmo e che poi hanno cambiato idea. Sì dalla grandissima maggioranza dei preti e dei vescovi. Sì da quasi tutti i giornali cattolici, senza eccezione. Sì dal Vaticano. Sì, anche nei movimenti cattolici di accompagnamento delle persone omosessuali. Anche se, concretamente, nella sostanza come nella forma, nessuno ha gran che di cui accusarmi. L’ignoranza è la principale delle spiegazioni. La paura, la stupidità, l’orgoglio e la cattiveria le spiegazioni annesse. Non è buona cosa essere omosessuali nella Chiesa cattolica oggi, ve lo dico io. Anche se, beninteso, non c’è materia di scomunica e che ad un riscontro generale negativo si aggiungono migliaia di felici eccezioni, e che la Chiesa cattolica è guidata dallo Spirito Santo, sempre. Sono dunque in totale solidarietà con tutti i miei fratelli omosessuali che hanno sufficiente cuore e fede per restarvi nonostante tutto. E capisco quelli che se la svignano o che Gli disobbediscono, anche se non li giustifico e che sbagliano ad andarsene/a fare il male.
 

15 – Sei mai stato deluso dai preti sull’omosessualità?

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Sì. Sono costantemente deluso. Ed è del tutto logico. Non porteranno la Croce dell’omosessualità al nostro posto. Ci sono solo Gesù e Maria che possono capirci… e talvolta – a singhiozzo, per atavismo della Grazia, e per intervento dello Spirito Santo – alcuni dei Loro ministri… In genere, di fronte all’omosessualità, i preti cattolici sono disarmati. Sanno teoricamente cosa chiederci (conoscono un minimo il Catechismo; alcuni si appoggiano anche sui miei scritti). Ma sono ben consci che ciò che essi propongono è in fase sperimentale, assomiglia di fatto ad un binario morto ed è il piatto amaro della continenza. Hanno il dovere di proporre un cammino fedele al Magistero e allo stesso tempo non se la sentono di chiedere ad una persona ciò che loro stessi non sempre vivono o che non vivono con facilità. Non se la sentono di indicare un cammino vocazionale che non sarà mai il loro… perché almeno loro sono preti. Dove indirizzare le persone omosessuali, se non verso la solitudine di un celibato che non sarà mai consacrato/ordinato o verso un matrimonio? Parlano di un tema (l’omosessualità) che non sempre riescono a capire (se non per sensibilità) e si rivolgono a persone che sanno di omosessualità molto più di loro. Non possono far altro che empatizzare. Non possono che proporre una strada che solo la persona omosessuale può imporre liberamente a sé stessa e che solo Dio può offrirgli: la Croce. Fantastico… Delusione in vista alla fine del cammino.

In più, noi persone omosessuali continenti siamo talmente poche tra i nostri gemelli di orientamento sessuale che Dio ci dà l’impressione di essere abbandonate a noi stesse, di essere soltanto noi stesse il nostro unico riferimento ed il nostro miglior aiuto. Non possiamo cercare sostegno da nessuna parte. Ed è normale. E’ la radicalità unica della Croce. E anche quando ci dicono: « Vai a chiedere consiglio al tuo padre spirituale, vai a cercare aiuto e consiglio da un prete quando ti senti nell’occhio del ciclone », mi rendo conto di essere quasi il loro solo ed unico esempio di riuscita di continenza omosessuale, che tutto quello che sanno sull’omosessualità sono soprattutto io ad averglielo insegnato. Quindi? A chi rivolgermi quando la crisi interiore è in fase acuta? Dispiace dovervelo dire, ma il nostro unico sollievo in questo genere di situazioni non potrà arrivarci dai preti, né dagli Uomini, ma solo e principalmente da Gesù e da noi stessi. « Sì, sono un soffio i figli di Adamo, una menzogna tutti gli uomini, insieme, sulla bilancia, sono meno di un soffio » (Salmo 61,10). E’ l’isolamento e l’unicità della Croce che implica questo. Che volete che vi dica? C’è solo Gesù che porta la nostra Croce insieme a noi (ed in più Lui non sa dove posare il capo). Nessun altro. Non contiamo sugli uomini.

Una volta detto questo, la coscienza del nostro isolamento dovrebbe condurci al suicidio oppure ad una profonda depressione. Perché davvero, noi, persone omosessuali, non siamo aiutate. Nonostante tutto però abbiamo un aiuto unico – quello di Maria e di Gesù – ed è il migliore. Chiediamo a Gesù consolazioni. Lui ce le dà! Soprattutto se Gliele chiediamo davanti alla sua Croce. Ritardo della risposta in caso di tentazione omosessuale? Al massimo due giorni. Ma di solito arriva subito!

Non più tardi di ieri, non me la stavo passando molto bene. Era la serata del mio compleanno (peraltro riuscita), avevo incontrato per caso un ragazzo della mia età che mi era piaciuto. E come di solito mi succede per circa 48 ore, questa tentazione amorosa mi buttò giù, mi immerse in questioni esistenziali e amorose dolorose, che mi sembravano lì per lì insormontabili. Non avendo voglia di parlare o di sfogarmi scrivendo su Internet (questo è di solito l’effetto che fanno i « sentimenti amorosi omosessuali » su di me), non aveva senso restare chiuso in casa. E siccome non ero ancora andato alla messa della domenica, decisi, pur non essendo mia abitudine, di andare a piedi alla chiesa di Sant’Antonio da Padova, su viale Lefebvre (15* distretto di Parigi), anche se è lontano da dove abito. Il perché l’ho capito dopo: era un invito di Sant’Antonio in persona.

Sulla strada incrociai almeno quattro diverse coppie uomo-donna che si baciavano appassionatamente sotto i miei occhi. Quasi per mettermi alla prova. Per di più, stavo ruminando una vendetta segreta contro l’invito di una giornalista di Radio Notre Dame che mi aveva contattato quella mattina, invito che trovavo insolente, dopo tutto quello che questa radio pseudo – « cattolica » mi aveva fatto, dopo aver per anni trattato in modo disastroso il tema dell’omosessualità.

Arrivai davanti alla statua di sant’Antonio da Padova, all’interno della chiesa che porta il suo nome, con il cuore a pezzi, pieno di ribellione, di tristezza, di lacrime. Mi misi in ginocchio davanti a lui, stando dignitosamente eretto, supplicando la sua pietà, senza finzioni, senza la forza di dire alcunché. Solo per stare lì e perché ero stufo. Perché mi fai questo Signore? Perché devo restare single se mi fa tanto soffrire? Per la bella faccia di una promessa pubblica? Per obbedire in modo scolastico ad una morale cattolica sull’omosessualità della quale nessuno – nemmeno i preti e il Papa – è molto sicuro?

Mi accontentai di chiedere una sola cosa a sant’Antonio e a Gesù: consolatemi! Fissai il mio sguardo – come non mai – sul volto sorridente del santo. Il giglio della verginità spiccava nella sua mano. E improvvisamente dalla statua sentii provenire una frase: « Bisogna soffrire. » Non la udii chiaramente come fosse una voce umana. Non ebbi neppure una visione. Ma la frase continuava a risuonarmi in testa. « E’ vero, mi sono detto, né Amore né Salvezza senza soffrire. E’ questa la Verità insopportabile che il diavolo non ha accettato. E’ questo l’assenso più intollerabile per tutti quelli che non capiscono i cattolici e che sognano una fede comoda. Vogliono amare senza soffrire. Vogliono essere salvati senza passare attraverso la Croce. Ma è impossibile. Bisogna soffrire per essere salvati. E la sofferenza che io vivo è un obbligo se voglio amare ed essere salvato. » Detto così sembra facile, ma se i preti nelle loro omelie o in confessionale ci annunciassero più spesso la necessità della sofferenza (« Non so se lo sapete, non so se ne siete al corrente, ma dovete soffrire. Altrimenti non amerete e non sarete salvati. »), noi ci colpevolizzeremmo e soffriremmo molto meno, senza essere costretti ad arrivarci da soli e percependo la sofferenza come qualcosa di anormale! Non soltanto soffrire è « normale », ma il contrario (non voler soffrire mai) è inquietante.

Poco dopo iniziò la messa delle 18,00. Tutto quello che mi passava per la mente non aveva niente a che vedere con i testi del giorno (At 7, 55-60 ; Sal 96, 1-9 ; Ap 22, 12-20 ; Gv 17, 20-26) mentre il canto d’ingresso e il canto finale erano dedicati allo Spirito santo: cominciava bene! Avevo chiesto delle consolazioni : le avevo avute! Per prima cosa, il Signore mi viziò: c’erano solo canti che potevo abbellire con la mia seconda voce. Il celebrante poi, era un sacerdote italiano giovane, molto gradevole alla vista. Ed era di una spontaneità e di una profondità stupende. A dire il vero, capita raramente di trovarsi davanti preti che sono anche dei bei tipi. In genere troviamo piuttosto dei fine serie, ragazzi maturi o bellezze ieratiche e fredde da Accademia Militare. E non basta essere giovani per essere belli,. Non basta neppure essere uomini per essere maschili e gentili. Né essere belli per saperci fare. Ma Dio ha voluto offrirmi questo prodigio: un prete bello, innocente, maschile, energico e semplice. In questo modo Gesù stava facendo uno sforzo per me, compiacendomi in modo sano. E non mi stupii che avesse preso le sembianze di padre Claudio. Lui si sceglie sempre le persone più belle, sia interiormente che esteriormente. Padre Claudio Avogadri fu la mia consolazione visiva (ah ah)! Io che piangevo interiormente per dover dare la mia bellezza e la mia età a Gesù nella verginità, rinunciando agli uomini sexy della mia generazione, avevo di fronte un altro regalo di Gesù: un uomo bello che non potevo desiderare, ma che come me aveva scelto il celibato ed era stato scelto da Dio per essere continente. Questo mi calmò e allo stesso tempo mi divertì.

Ma la cosa più stupefacente è ciò che mi capitò in seguito. Padre Claudio aveva cominciato la messa dicendo che la seconda lettura era l’ultimissima pagina della Bibbia e che grazie al suo contenuto ci avrebbe condotto alla consolazione e alla fedeltà: la Parusia che ci libererà dalle tentazioni e dai nostri sforzi è imminente! « Ecco, io vengo presto e ho con me il mio salario per rendere a ciascuno secondo le sue opere. » (Ap 22, 12) ; « Sì, vengo presto! » (Ap 22, 20). In poche parole, padre Claudio ci stava sostenendo come un allenatore benevolo e confortante : « Resistete, amici miei, anche se in questo momento state soffrendo! Vale la pena restare fedeli ancora per un po’ ! Perché Gesù sta per arrivare ! » Le letture della messa poi rimandavano alla purezza, nel sacrificio della nostra persona per Dio. « Il tempo è vicino. Il santo si santifichi ancora. Beati quelli che lavano le loro vesti nel sangue dell’Agnello ». Cadeva proprio tutto a pennello.

Intrigante fu anche l’omelia che padre Claudio fece in un francese quasi perfetto, e che rispondeva quasi parola per parola alla domanda che precedentemente avevo rivolto a Sant’Antonio. Come se il santo avesse comunicato la nostra conversazione privata al suo giovane prete, tutta la mia preghiera! Con franchezza il prete ci confessò sin da subito che sul testo del Vangelo (Gv 17, 20-26), molto incentrato sulla tematica dell’unità, non aveva praticamente niente da dire. E’ una preghiera del cuore. Cosa le si può aggiungere? Quale commento è possibile? Una preghiera non la si può sezionare. Essa va al di là di ogni commento. Parla da sé (anche io davanti a sant’Antonio e durante la mia giornata ero rimasto senza parole; e la mia recente tentazione omosessuale mi rendeva muto, incapace di scrivere). Incentrò poi la sua omelia non tanto sull’Unità – come avrebbe potuto suggerire di fare il bon ton, e come si affannano a fare in questo momento i moralizzatori cattolici-bobo (bobo = borghesi-bohémiens, radical-chic, ndt) che pontificano sull’ « unità dei cristiani » e su « la Misericordia » per non sentirsi ricordare la loro mancanza di coraggio nell’annunciare la Verità – ma sulla fedeltà a sé stessi. A priori non sono adepto del concetto di « fedeltà a sé stessi » perché spesso, nel nostro mondo, questo diventa una scusa per l’egoismo. Ma in bocca a questo prete, la fedeltà a sé stessi era talmente collegata a Gesù, alla nostra coscienza interiore (lo Spirito Santo), al martirio di santo Stefano (« Perché lui è rimasto fedele fino alla fine? In nome di cosa ?? » si chiedeva padre Claudio), che era esattamente ciò che io avevo bisogno di capire rispetto al mio impegno nella continenza omosessuale: « Quando sono fedele a me stesso, è a Gesù che sono fedele. Quando sono infedele a me stesso, sono infedele a Gesù. Quando sono tentato, è Gesù che lo è in me ». Padre Claudio ci stava richiamando vigorosamente a vivere in coerenza ed in fedeltà con ciò che noi sentivamo nella profondità della nostra anima, con ciò che noi avevamo deciso, per non subire il dolore della « frammentazione » e della tristezza della « perdita di noi stessi » in pratiche o in relazioni che non sono per noi. E la profondità della nostra Unità è Gesù.

Per ultimo, ci spiegò che era importante inchinarsi davanti ad una persona, perché era questo il vero amore (… io poco prima ero rimasto inginocchiato a lungo davanti a sant’Antonio). Ci evocò poi il vuoto dell’anima che si può sentire in certi momenti della nostra vita, anche quando fuori di noi il tempo è meraviglioso (… ed era proprio questo il sentimento paradossale che mi spezzava il cuore mentre venivo in chiesa in quella bella giornata di primavera).

All’uscita della messa, ho aspettato che non ci fosse nessuno per rimanere con padre Claudio, ringraziandolo (senza malintesi) di essere stato, senza saperlo, il Messaggero del mio scambio privato con sant’Antonio poco prima della messa e di avermi così tanto consolato. Credo che a lui abbia fatto piacere! Ed era vero, tra l’altro!

Adesso capite in che modo sono deludenti i preti e da quale prospettiva io li difendo! Riassumendo, se vi sentite omosessuali, non aspettatevi nulla dai preti. Ma aspettatevi tutto da Gesù, del quale essi si sono rivestiti. Alcuni sacerdoti sono la consolazione dell’omosessualità continente.
 

16 – Vivi male il fatto che la tua famiglia è andata a manifestare contro il « matrimonio gay »?

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No. Ce l’ho invece con i membri della mia famiglia che non sono andati a protestare, anche se da un altro lato davvero li capisco! Les Manif Pour Tous (movimento di protesta contro il « matrimonio per tutti » in Francia prima dell’approvazione della legge, ndt) erano così omofobe (non nelle intenzioni, ma nei fatti) e così inconsciamente pro-matrimonio-per-tutti (per la loro difesa incosciente delle Unioni Civili e dell’eterosessualità) da essercene abbastanza per evitarle. Ogni persona omosessuale credente, durante le Manif pour tous, era presa tra due fuochi, divisa tra una profonda ribellione di fronte all’omofobia ben intenzionata ed ipocrita della maggior parte dei manifestanti (« Mio caro, se si va a manifestare, non è contro di te, tu lo sai, E’ per le conseguenze sui bambini » mentivano con sincerità i genitori; e il figlio omosessuale e i suoi amici a rispondergli: « Sperate davvero che vi creda?!? Questa legge passa in nome nostro, per noi persone omosessuali, è il nostro regalo personalizzato, il nostro riconoscimento sociale e materiale, detto altrimenti, il nostro amore, viene fatta passare per noi… e voi osate dirmi che l’omosessualità non ha niente a che vedere con questo?!? Tutto il carico di rivendicazione politica, legale, sociale, sentimentale ed identitaria di questa legge del ‘matrimonio per tutti’ si fonda sulla credenza nell’amore omosessuale e sulle persone omosessuali! Chi pensate di prendere in giro?!? » ) e l’omofobia obiettiva ma sottile della legge sul « matrimonio per tutti » in sé stessa (infatti dare sotto forma di contratto la differenza dei sessi a delle unioni che non la includono, è fare un regalo avariato/non adatto a cui si applaude mentre le si censura e del quale ci si serve per vendicarsi segretamente del matrimonio, è accordare un privilegio che non cambia niente per le situazioni di sofferenza e di insoddisfazione che esse vivono contretamente e quotidianamente).

Tutte le persone omosessuali credenti che hanno un minimo di buon senso hanno potuto ben presto rendersi conto che Gesù è stato messo da parte nelle Manifs; così come è stato tenuto in disparte il tema dell’omosessualità e le persone omossessuali, allo stesso modo! Queste ultime sono state quindi rifiutate nelle due dimensioni più intime e più importanti della loro persona. C’era quindi davvero di che prendersela a male! Anche dopo l’uragano e l’autosoddisfazione confortante della vittimizzazione, i manifestanti anti-matrimonio-gay, imbarazzati, osavano a malapena guardarle negli occhi. E’ la prova chiara che c’è stata sia omofobia che cattofobia. E da parte dei pro-matrimonio-per-tutti E da parte degli anti-matrimonio per tutti. Varrebbe la pena rompere la propria continenza e presentarsi adesso in pubblico davanti a tutti i cattolici pro-vita e fare una magistrale limonata ad un ragazzo davanti ai loro occhi!

L’esperienza della Manif Pour Tous è stato un trauma di una violenza incredibile non ancora riconosciuta, non tanto nella società civile quanto all’interno stesso della Chiesa cattolica. I cattolici, d’altronde, impiegheranno tempo a riconoscere la frattura interna che li divide a causa della Legge Taubira (legge sul « matrimonio per tutti » in Francia, ndt ; come la Legge Cirinnà). E’ per questo che rischiano molto di scontrarsi in futuro, ed a proposito di fraintendimenti apparentemente su « dettagli », perché su questo non c’è stato perdono.
 

17 – Le persone omosessuali sono sempre state ben accolte all’interno della Chiesa ?

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Pubblicamente, per quel che ho potuto vedere io, le persone omosessuali non sono quasi mai state ben accolte (tranne che di nascosto). Perché dal momento in cui questa accoglienza diventa visibile, o compare il timore di interpretazioni strumentali oppure il compromesso con l’« amore omosessuale » e la compiacenza demagogica. La sola eccezione in questo momento mi sembra essere Papa Francesco, che non è demagogico, né compiacente né indifferente.

Per il resto, se ci mostrano in pubblico o siamo invitati, è spesso per una folgorazione temporanea e solo per rassicurare rispetto alla presunzione di omofobia, più che per ciò abbiamo da dire. Vedo i guai nei quali incorrono i preti e cattolici quando vengo invitato per una conferenza, soprattutto quando questa è pubblica. Invitarmi o è una moda passeggera o si trasforma in un vero e proprio Affare di Stato, anche all’interno delle parrocchie e delle cappellanie. Per esempio, all’inizio di giugno 2016, a Lille (città del nord della Francia), siccome una mia testimonianza sulla consolazione – legata all’omosessualità – era stata oggetto di un invito sulle reti sociali cattoliche, si scatenò una mini guerra civile nell’ambiente cattolico locale : paure, ricatti, minacce, scetticismo di alcuni preti, controllo degli organi della Pastorale della Salute e Pastorale della Famiglia, scandalo… Come se fossi un pericoloso criminale! Incredibile! Stavo quasi per annullare! Per fortuna, la conferenza c’è stata ed è andata bene, grazie soprattutto alla combattività ammirevole di alcuni degli organizzatori. Ma quante prove soltanto per essere stati accolti! E il peggio è che i bastoni tra le ruote su questo cammino di accoglienza delle persone omosessuali sono messi da quei cattolici che si proclamano nostri migliori amici… ma che nei fatti ci chiudono le porte della loro chiesa non appena apriamo la bocca per raccontare ciò che viviamo.

A discarico dei cattolici e per rendere a Cesare quel che è di Cesare, le persone omosessuali nella Chiesa cattolica sono un po’ meno mal accolte che altrove. Perché i cattolici sono maggiormente preparati all’ospitalità, a riconoscere la realtà della Croce in tutte le situazioni umane e a non giudicare le persone dai loro atti o dalle loro ferite. Ma anche loro devono ancora fare dei seri progressi per, da una parte, calmarsi sull’omosessualità (e tra questi soprattutto i cattolici che ci sostengono un po’ troppo calorosamente per essere onesti!) e, dall’altra per accogliere le persone omosessuali in Verità, a fortiori quelle che vivono ciò che la Chiesa richiede e che non fanno altro che trasmettere ciò che Essa dice.

Per contro, quello che è certo e molto rassicurante è che Gesù,Lui, ci ha sempre ben accolti e continua a farlo: quanto agli uomini di Chiesa che lo imitano, sono anch’essi perfetti come il loro Maestro. Il vero cattolico apre le braccia al diverso, allo smarrito, a chi non si ama o è rifiutato, al delinquente, al criminale, al ferito nella propria sessualità. E’ fedele nell’amicizia e non ha paura di quel che se ne dirà. Non considerà la Carità come una sottomissione o una corruzione. Ho incontrato un sacco di persone così nella Chiesa cattolica. Grazie a Dio!
 

18 – Esiste una pressione degli ambienti cattolici tradizionali sulle persone omosessuali?

Charamsa
 

Sì, l’ho toccato con mano. E per interposta persona per di più ! Ad esempio negli ostacoli che ha dovuto superare il ragazzo con il quale condivido l’appartamento: un tipo in gamba, cattolico, non omosessuale, molto semplice e che all’inizio ha dovuto soffrire a causa del suo entourage. Anche se non aveva alcun dubbio su di me, anche se ha una fidanzata ufficiale con la quale si prepara al matrimonio, ha dovuto in un primo tempo sopportare la cattiva reputazione di vivere « sotto lo stesso tetto di un omosessuale » da parte dei suoi amici e della sua famiglia. I pregiudizi consolidati che pesano sulle persone cattoliche di educazione tradizionale che vogliono incontrarci e condividere il nostro quotidiano dimostrano che ci vuole carattere e tanta perseveranza per non scoraggiarsi e per farsi carico socialmente del tema dell’omosessualità! Ciò vi può far immaginare gli atteggiamenti di rifiuto, di diffidenza, di paura, di indifferenza, di ipocrisia che noi, persone omosessuali, dobbiamo talvolta subire direttamente nella nostra parrocchia e nei circoli conservatori. Tanto più se la nostra omosessualità è pubblicamente conosciuta!

Discutendo spesso anche con cattolici tradizionalisti consapevoli e illuminati, abbastanza lucidi sulle intransigenze e sui vantaggi del loro ambiente sociale/religioso « orgogliosamente reazionario » e che si sono sensibilizzati a contatto con me sulle ricchezze dell’interpretazione universalista e cristica della cultura omosessuale, essi stessi concordano sulla « profonda omofobia da ignoranza » complessivamente osservabile nei loro simili tradizionalisti, senza che io abbia bisogno di insistere. Essi la trovano tanto più dannosa quanto più mi conoscono davvero e sanno quanto potremmo intenderci, quanto io sia più vicino ai tradizionalisti che ai progressisti, quante resistenze di persone della loro famiglia politico-religiosa si basano su qui pro quo idioti : « E’ ignoranza questa chiusura dei tradizionalisti riguardo all’omosessualità », mi assicurano. « E’ troppo stupida. Non ci sarebbe modo per farti ascoltare? »

Detto questo, tanto per rassicurare i cattolici tradizionalisti che mi ascoltano e mi rispettano, la pressione degli ambienti cattolici progressisti sulle persone omosessuali è più violenta ancora. Perché ci detestano credendo di amarci. E non se ne rendono nemmeno conto. L’ignoranza dei tradizionalisti è alla fine forse meno dura da spezzare della passione amorosa così impetuosa e paradossale dell’attitudine fanatica gay friendly.
 

19 – I cattolici sono omofobi?

Gender omofobia
 

Penso di sì. Contrariamente a quanto avevo sostenuto durante la trasmissione Dieu merci! sulla catena televisiva Direct 8 nel maggio 2011 e durante la Manif pour tous (movimento di opposizione alla legge sul matrimonio per tutti in Francia, ndt) nel 2012 – e lo feci per demagogia, per rassicurare i miei compagni di fede e rassicurare me stesso – oggi devo constatare che i cattolici cadono puntualmente nella trappola dell’omofobia. La prova? Essi non possono sopportare di sentirne parlare, e si danno un sacco di arie non appena si imbattono in questa parola, che disprezzano senza aver mai cercato di conoscerne il significato, la sostanza, i meccanismi, le persone e gli atti che si nascondono dietro di essa. La intendono solo come un insulto o come il frutto di un’ideologia modernista infondata, costruita sul nulla dall’antifascismo libertario moraleggiante. Mentre l’omofobia, in concreto, è costituita da intenzioni e da fatti (insulti, vessazioni, rifiuti, omicidi, suicidi, stupri, atti genitali violenti o non violenti, stermini di massa, sistemi politici, ecc), omofobi sono sia gli aggressori che gli aggrediti (e spesso sono tutt’e due allo stesso tempo). Sì, la maggior parte dei cattolici sono omofobi. Come ogni essere umano, d’altronde, arriva – soprattutto quando non sta bene – ad avere paura di sé stesso e dei suoi simili, al punto da arrivare ad attaccarli / attaccare sé stesso, ed in particolare ad attaccare le persone omosessuali. Siamo tutti omofobi per la nostra comune umanità e per le nostre complicità ripetute con il peccato originale. E lo sono anch’io talvolta, Ed è scandaloso che l’omofobia (paura del simile + paura dell’omosessualità + attacco contro gli omosessuali + « identità » e pratica omosessuali) sia appannaggio dei cattolici, perché essi conoscono la Verità-Carità, e sono quindi ancora più tenuti ad obbedirLe astenendosi dall’abbandonarsi alla pratica omofoba.

Per la mia relativamente lunga esperienza nella Chiesa cattolica, vi posso assicurare che la diffusione dell’ l’omofobia è generale nelle parrocchie e tra il clero. Beninteso, mettere in evidenza questa forte tendenza non cancella per nulla le numerose eccezioni. Ci sono alcuni fedeli e alcuni preti che amano le persone omosessuali e ci accolgono nella Verità. Ma la paura dell’omosessualità è reale e molto diffusa ed ha la sua origine il più delle volte nell’ignoranza ed in un’angoscia legittima di fronte alla stranezza e al peccato, molto più che in una volontà calcolata di fare del male e di accogliere malamente le persone. I cattolici, nel loro insieme, fanno dell’omosessualità un tabù, un « non-problema », un pericolo ed anche, per relativismo « caritatevole », un amore di cui, soprattutto, non si dovrebbe mai parlare. Confondono persona omosessuale e atto omosessuale, o meglio, peccato e segno del peccato. Sono paralizzati anche soltanto dall’idea di pronunciare le parole « omosessuale » e « omofobia ». Questo desiderio di seppellire il tema dell’omosessualità è il primo stadio di quello che viene chiamato omofobia. E quando la paura non è affrontata né rischiarata alla luce amante del Vangelo, essa si trasforma molto in fretta in fastidio, in chiusura, in violenza, nel rifiuto della persone che questo termine proibito evoca.

Ho ascoltato dai miei stessi amici gay cattolici il racconto di linciaggi omofobi spettacolari ed inammissibili orchestrati da intere comunità cattoliche (anche dalle cosiddette « nuove comunità » e nuovi movimenti ecclesiali). Ho visto mettere in quarantena fedeli omosessuali sorpresi in flagrante delitto di adulterio omosessuale o di seduzione omosessuale, mentre prima della loro retrocessione, erano i beniamini della loro assemblea religiosa, della loro parrocchia, del loro gruppo di preghiera, della loro abbazia. Sono stati trasformati in appestati da cui allontanarsi, in prìncipi detronizzati e decaduti, in eroi declassati all’istante al rango di traditori o manipolatori pedofili (perché, sicuramente, molte buone famiglie cattoliche associano omosessualità a pedofilia), con una carica punitiva collettiva implacabile, degna di un branco di lupi, e spesso con quella sorta di isteria melliflua che « psicologizza », « patologizza » e « spiritualizza » a tutti i costi (« Noi ti escludiamo, specie di pervertito narcisistico ! Giuda Iscariota! E non tornare più! Sappi tuttavia, che continueremo a pregare per te! In tutta amicizia, eh! »).

Ho incontrato ragazzi eccezionali, gentili, pieni di talento, tutt’altro che perversi, perdere dalla notte al giorno tutti i loro galloni, venire abbandonati dalla maggior parte dei loro amici cattolici e del loro ambiente religioso, fino a quel momento caloroso, venir permanentemente esclusi dalla loro parrocchia o dalla loro abbazia, semplicemente perché la loro omosessualità praticata veniva scoperta e non coinvolgeva soltanto loro stessi (eh certo! Generalmente quando si è cattolici non si pratica la propria omosessualità da soli, né al di fuori dell’ambiente cattolico… ). Se non rientri nei canoni, se non pensi esattamente come noi, se non corrispondi alla immagine idealizzata che abbiamo di te, se hai deluso le aspettative di vocazione sacerdotale che abbiamo messo su di te, se passi all’atto omosessuale (tanto più che noi ti abbiamo lasciato in un posto di responsabilità occupando il quale hai invischiato un’altra persona come te, anche se consenziente) è finita, ragazzo mio! Restituiscici la nostra amicizia! Sarai messo più in basso della terra! Non c’è spazio per la Misericordia!

L’approccio parrocchiale e pastorale della colpa omosessuale è più che maldestro: il più delle volte è iper-violento e catastrofico. Non abbiamo più a che fare con una famiglia spirituale, ma con un tribunale di squali, con un sistema chiuso da quasi tutte le parti, che perseguita, che racchiude il peccatore nel suo peccato, che dà vita ad una specie di commissione di inchiesta contro di lui, che lo stigmatizza (e in più « per il suo bene », « per sicurezza », « per carità »).E pochissimi parrocchiani sono lì per tenderti la mano. La maggior parte dei cattolici in relazione all’omosessualità, si rifugia febbrilmente nelle torri d’avorio della « differenza sessuale », dell’ « eterosessualità », della « Famiglia », de « I bambini », concetti che sono diventati idoli.

La maggior parte delle comunità religiose cattoliche di fronte alla realtà della pratica e dell’attrazione omosessuali, entra nel panico più totale. Anche nel 2016! Scoprono uno dei loro membri ferito e peccatore omosessuale? Invece di sostenerlo, di affrontare il problema, di guarire, di confortare e di permettere una seconda possibilità, esse amputano. Escludono! Gettil bambino con l’acqua sporca! È una psicosi! Una lapidazione psicologico-spiritualista in pubblico! La caccia alll’uomo impuro! La trappola si chiude su di lui senza che abbia i mezzi per difendersi, perché è comunque stato colto oggettivamente in fallo. Addio al senso di colpa, alla perdita di fiducia in se stessi, alla ricostruzione, alla riconciliazione con Dio! Dovrà avere un sacco di humour e di forza d’animo per ricostruire, per continuare a credere nella Chiesa-istituzione dopo questo! Conosco più di un parrocchiano omosessuale, più di un monaco « spretato », più di un ex prete, che, frustrati dall’armata diocesana dal cuore arido e dai giudizi perentori, hanno definitivamente voltato le spalle alla Chiesa, per alla fine chiudersi in una « vita spirituale » privata ed in una vita omosessuale attiva, spesso distruttiva! Certe parrocchie portano un carico pesante e avranno dei conti da pagare Lassù! Ve lo dico io!

Per finire di rispondere alla domanda, credo fondamentalmente che oggi ci sia un problema persistente nel rapporto dei cattolici con il Cristo crocifisso. Molti lo vedono solo come un salvatore sofferente e amorevole, e non come il guru criminale, così come sembrò ai discepoli e al mondo prima, durante e subito dopo la sua crocifissione. Questa incomprensione del Mistero della Croce falsifica allora il loro rapporto misericordioso con i colpevoli del nostro tempo (in particolare con i colpevoli omosessuali) perché essi li dissociano dal Cristo. Ma Gesù ha accettato di apparire anche come i cattivi (per salvarli). « Dio si è fatto peccato per noi. » (2 Cor 5, 21) scrive san Paolo, parlando del curioso legame familiare tra Gesù e il Padre. La Croce, molto prima di essere il « segno di amore folle » che conosciamo, è in primo luogo un « WANTED » di tradimento e di criminalità che ci lascia proprio credere che Gesù (e / o il Padre) non ci avrebbe amato, anzi che ci avrebbe detestato! Io penso che dobbiamo averlo ben chiaro in testa ogni volta che ci troviamo di fronte ad un criminale o un uomo di cui disapproviamo la pratica (omosessuale). Fino alla sua morte, egli rimane un Gesù mascherato da cattivo, quindi un Uomo da amare e da servire come un maestro. Il nostro Papa Francesco, per esempio, lo ha capito perfettamente!
 

20 – Ha mai sperimentato episodi di rifiuto nella Chiesa a causa della sua omosessualità?

Contre les prêtres gays
 

Sì. Iniziando con la diffidenza (spacciata per « prudenza »), la calunnia (spacciata per « consiglio »), il disprezzo (spacciato per « realismo »), il rifiuto (spacciato per « strategia »). E questo rifiuto mi è sempre stato presentato come un bene per evitare che mi facessi del male. Vuoi partire come volontario in un’ ONG ecclesiale? Vuoi andare in seminario? Vuoi parlare pubblicamente di omosessualità? Te lo dico in tutta amicizia (e prego anche per te !!!) , non ne vale la pena. E sappi anche che io non sono omofobo (per inciso, il mio testimone di nozze era omosessuale), ed è per il tuo bene. Questo per evitarti un disagio con la gente del posto, un sacerdozio infelice, una pericolosa divinizzazione da star, una trappola narcisistica nella quale sei già caduto osando affermare che sei omosessuale! Per non parlare degli insulti di alcuni cattolici che mi vedono come attivista LGBT nascosto, perché non mi piace abbaiare come loro alle parole « Gender », « GPA », « lobby », « media » e perché rivelo l’omofobia reale della Manif Pour Tous. Inoltre, ho il cattivo gusto di proclamarmi cattolico e tendenzialmente di sinistra. Mi dicono che « essere di sinistra » non significa nulla. Che parlare dell’importanza dell’ omosessualità è un delirio monomaniacale da intellettuale in ricerca di notorietà. E che l’uso della parola « omofobia » incolpa me per primo direttamente, mi discredita e mi mette dalla stessa parte dei cattivi libertari LGBT e dei complottisti paranoici. Mi chiedete di rispondervi, io vi rispondo. E ancora, ho sofferto questo rifiuto pur non essendo fautore di una « identità omosessuale » o de « l’amore omosessuale » o dei « diritti legali degli omosessuali », tutt’al contrario. Quindi non posso nemmeno immaginare l’accoglienza « cattolica » ancor peggiore che trovano i miei fratelli omosessuali che non agiscono e non pensano bene, che rientrano ancora meno di me negli stereotipi della Chiesa, e che offrono ai loro accusatori contraddizioni oggettive!

21 – A quali sacramenti ho accesso come persona omosessuale?

eucharistie sacrement
 

Come persone omosessuale in teoria, si ha diritto ai (o il dovere dei) sette sacramenti della Chiesa Cattolica: il Battesimo, l’Eucaristia, la Confermazione, la Riconciliazione, il Matrimonio, l’ Unzione dei Malati, l’Ordine. Unico inconveniente: non sarà possibile riceverli tutti perché tra il Matrimonio e l’Ordine, si dovrà scegliere uno dei due. Ma avere una tendenza omosessuale non impedisce assolutamente a Dio di elargire le sue Grazie, né ad una persona di riceverLe. La continenza (o la castità nel caso del matrimonio) apre a tutti i Sacramenti. Soltanto il peccato e gli atti cattivi gravi ci separano da Dio. In altre parole, solo l’adulterio e la pratica « coniugale » omo o etero (vita fuori del matrimonio o della continenza) sono un ostacolo radicale alla ricezione dell’Eucaristia, del Matrimonio, dell’Ordine, e un freno parziale alla ricezione del Battesimo, della Riconciliazione, della Cresima e dell’Unzione dei Malati. Sembrerebbe logico: se non si vuole rimanere nell’obbedienza alla Chiesa riguardo all’omosessualità, a cosa serve reclamare il battesimo come se fosse dovuto e crearsi il proprio angolo religioso a propria misura? Non serve a niente. Anche i sacramenti (Battesimo, Cresima, Riconciliazione, Unzione degli Infermi) che non richiedono un dono e un impegno totale di sé sono una prefigurazione dei sacramenti (Eucaristia, Matrimonio, Ordine) che li richiedono.

Per esempio, resto stupito quando una persona che pratica l’omosessualità chiede il Battesimo (per sé o per « suo » figlio, cresciuto da lei e dal suo partner dello stesso sesso), continuando a restare in « coppia ». La trovo un’incoerenza. La grazia del battesimo non potrà essere da lei pienamente accolta. Allo stesso modo, mi sembra inammissibile che « coppie » omosessuali, durante la Messa, si mettano in fila per la Comunione, con non-chalance, come se fossero alla Prima Comunione, ed il sacerdote, che spesso conosce perfettamente il loro stato di vita, chiuda e gli occhi e permetta loro di mangiare il Corpo di Cristo. Sia gli uni che gli altri dovranno rispondere al Tribunale di Lassù. Certo, se si dovesse essere senza peccato per andare alla comunione, nessuno ci andrebbe! Ma c’è un minimo al di sotto del quale non si può scendere. E le situazioni di adulterio sono abbastanza gravi per le persone che lo vivono (divorziati risposati, convivenza, coppie omosessuali anche « fedeli », inganno e violazione del sacramento del matrimonio, matrimoni inautentici, dissolutezza morale, infedeltà …), da non poter essere ritenute degne di ricevere il Gesù che di fatto rifiutano nella loro vita quotidiana. Non si può da una parte espellere la differenza tra i sessi in « amore » e poi far finta di riceverla per mezzo di Gesù Amore Eucaristico. Dobbiamo essere rispettosi di chi è Cristo, che è l’incarnazione della differenza sessuale, invece di considerarlo come un « diritto » o una proiezione spirituale e sentimentale!

Per quanto riguarda il Sacramento del Perdono, anche in questo caso non può essere dato se la persona non è battezzata, e soprattutto se non è disposto a riconoscere la pratica omosessuale come peccato e a prendere la decisione di cambiare radicalmente vita. Diversamente, è una indulgenza parziale offerta ad un cuore chiuso. Il Sacramento non avrà grande effetto. Detto questo, anche se il Sacramento della Confessione non potrà essere amministrato, un semplice dialogo tra voi ed un prete può già produrre buon frutto e vi condurrà, nel lungo periodo, al vero sacramento: non è una partita persa e non è mai troppo tardi per convertirsi. La porta dei Sacramenti Cattolici è chiusa a chi pratica l’omosessualità, ma non bloccata. E fin tanto che non si è cambiato vita, si possono ricevere altre forme della presenza di Cristo, oltre all’Eucaristia e ai sacramenti: l’ascolto della Parola di Dio, la preghiera, la vita comunitaria e fraterna, gli atti di solidarietà e di servizio, ecc.

Non si perde la vita dell’Uomo, come quella del Cristiano, se non ci si può (ancora) comunicare o essere battezzati. Il dolore della separazione dai sacramenti può essere temporaneo se riusciamo a riprendere in mano la nostra vita: in fondo è solo causato da un orgoglio che non vuole dare alla Grazia i mezzi per essere sconfitto, e che si chiude, diventa indomabile. Più che chiedere a Dio e alla Chiesa che si ammorbidiscano e « si aprano » e « si adattino » ai nostri peccati, cerchiamo invece di renderci docili all’obbedienza e all’ascolto dei comandamenti della Chiesa per non peccare. Vedremo che anche se non riceveremo (ancora) il Pane intero dei sacramenti, ci potremo comunque già nutrire delle loro briciole, come la donna cananea del Vangelo. « Ed ecco una donna cananea, che veniva da quelle regioni, si mise a gridare: ‘Pietà di me, Signore, figlio di Davide. Mia figlia è crudelmente tormentata da un demonio’. Ma egli non le rivolse neppure una parola. Allora i discepoli gli si accostarono implorando: ‘Esaudiscila, vedi come ci grida dietro’. Egli rispose: ‘Non sono stato inviato che alle pecore perdute della casa di Israele’. Ma quella si avvicinò e si prostrò dinanzi a lui dicendo: ‘Signore, aiutami!’. Ed egli rispose: ‘Non è bene prendere il pane dei figli per gettarlo ai cagnolini’. ‘È vero, Signore, disse la donna, ma anche i cagnolini si cibano delle briciole che cadono dalla tavola dei loro padroni’. Allora Gesù le replicò: ‘Donna, davvero grande è la tua fede! Ti sia fatto come desideri’. E da quell’istante sua figlia fu guarita. » (Mt 15 22-28). Nella Bibbia, ci sono sempre dei furbi che cercano di imbrogliare il Signore, o che fingono, per poter ricevere i benefici della sua Grazia. E siccome Lui è buono, in parte li soddisfa, pur non avvallando i loro atti , ricordando loro il dovere della conversione e della Croce, senza mai cedere sull’essenziale: l’obbedienza ai suoi comandamenti.

Nell’episodio della donna cananea, Gesù tratta con durezza chiamandoli « cani » coloro che non fanno parte del suo popolo eletto (gli Ebrei) e coloro che non Gli obbediscono. A prima vista può sembrare poco simpatico. Ma in realtà questo si adatta perfettamente a ciò che per esempio gli omosessuali dicono di sé stessi (si veda il simbolo « Cane » nel mio Dizionario dei Simboli Omosessuali). In realtà quindi non ci tradisce e nemmeno ci insulta. Sono i peccatori che si insultano da soli. Dice poi che Egli è venuto proprio per loro, e finisce per guarirli lo stesso. Quindi quelli che praticano l’omosessualità non si offendano, si armino di pazienza e non giochino agli esclusi dai sacramenti della Chiesa cattolica, perché non c’è nulla da offendersi. Se Gesù ce li raziona è prima di tutto perché ne abbiamo bisogno, e poi perché una « dieta » dei Suoi sacramenti ci permetterà di apprezzarli di più e di riconoscerli quando ne saremo un po’ più degni. Non ci si siede a tavola se non si è pronti, né a qualsiasi condizione. Questo è il minimo del rispetto che dobbiamo allo Chef!

Personalmente credo che il miglior aiuto e il più grande dono che Gesù ed i suoi sacerdoti possano offrire agli omosessuali ancora disobbedienti, è non concedere nulla e non dar loro l’accesso a tutti i Sacramenti, ed in particolare al boccone grande di Pane Vivo che il loro palato, il loro stomaco e il loro cuore non potrebbero ancora apprezzare/ onorare/accogliere/digerire. Non per sadismo, ma piuttosto perché non devono svendere ciò che potrà forse un giorno essere loro dato. Non si offre un banchetto ad una persona troppo affamata o obesa. A meno che non la si voglia uccidere! Il suo cuore si deve convertire poco a poco. Con dosi om(o)epatiche. Con briciole.

Recentemente, camminando per Parigi, mi sono imbattuto in un manifesto del Comune, che mi ha tanto divertito quanto lasciato interdetto, per quanto era incompatibile con lo spirito dei tempi, che promuove l’alimentazione forzata, l’ingordigia e l’umanizzazione degli animali molto più che l’astinenza e il razionamento volontario. « Se vi piacciono i volatili, non date loro da mangiare »! Mi azzardo a fare un parallelo con noi persone omosessuali. Se voi sacerdoti e fedeli cattolici ci volete davvero bene, non dateci cibo. Anche sacramentalmente. Come gli uccelli, più ce lo razionerete, tanto più ci amerete e ci preparerete al grande Banchetto Eterno. Amare non è dare sempre tutto. E’ di più, è dare anche la Croce.
 

22 – Devo parlare della mia tendenza omosessuale al confessore?

L’importante, secondo me, non è dirlo per forza o non dirlo per niente. In entrambi i casi, può essere un’esperienza magnifica come inutile/catastrofica. Sta a te discernere i pro e i contro del segreto o della rivelazione. Se decidi di parlare della tua tendenza, parlane bene (e dopo esserti sufficientemente informato circa l’omosessualità). In caso contrario, astieniti dal dirlo. Se hai deciso di mantenere il segreto, fallo bene, senza sceneggiate, senza tristezza, senza rancore, con la pace di Dio che ti permetterà di non far pagare il silenzio al tuo confessore né a te stesso. Altrimenti, parlane. E’ lo Spirito Santo che, quando lo invocherai, ti ispirerà su tutto quello che è meglio fare nel tuo caso.
 

23 – In confessione devo mettere la mia omosessualità nella lista dei miei peccati? Devo correre il rischio di parlarne al mio confessore?

confession
 

Se senti che la notizia non sarà capita dal confessore (perché nemmeno tu ci vedi ben chiaro), se la tua coscienza ti dice che il tuo coming out non sarebbe che un piangersi addosso dal quale non deriverebbe alcun pentimento né alcuna umiltà da parte tua, che questo ti chiuderà delle porte (per la tua carriera, la tua vocazione, il tuo rapporto futuro con un prete che ti conosce troppo bene), se farlo ti ridurrà ad una caricatura che non sei, o molto più positivamente, se senti che la tendenza omosessuale non ti incatena ad una dipendenza o a pratiche omosessuali o ad una depressione insormontabile, se senti che l’omosessualità non ti porta a peccare, non c’è bisogno di dire nulla. Dio ha anche il diritto all’ esclusività di alcuni dei tuoi segreti. Resti tra te e Dio. E il confessionale non è il luogo in cui si deve necessariamente dire tutto, disfarsi di tutto, mostrare la totalità dei nostri segreti, sfogare il nostro stato d’animo. Se alcune realtà della nostra vita interiore o esteriore non sono coronate dal rimorso o dalla coscienza/dall’esistenza di un errore, o dalla coscienza / dall’esistenza di un peccato, se ne può parlare in uno scambio tra amici o dallo psicologo. Non in confessionale.

Tuttavia, se vedi che la tua tendenza omosessuale ti indebolisce e ti porta al peccato, puoi parlare e di questa tendenza (che non è di per sé un peccato, se non è seguita da atti; essa si riduce soltanto a un « segno di peccato », ad un’eredità del peccato originale) e soprattutto del peccato (atto cattivo + rottura volontaria con Dio) che questa ti ha spinto a commettere. Nella confessione, è il peccato ben prima della sua intenzione, del suo alibi, del suo impulso, che deve essere rivelato. L’intenzione o il desiderio al massimo aggrava o mitiga la gradualità del peccato. La sola tendenza omosessuale non è peccato perché non è una scelta. A mio avviso, essa deve essere rivelata solo quando è servita a peccare, o meglio nel caso più raro in cui essa è così tanto parte della vostra vita evangelizzatrice e relazionale che siete in qualche modo obbligati a farne menzione perché il sacerdote capisca i peccati di cui gli parlerete dopo, e per i quali l’omosessualità costituisce un contesto remoto ma non decisivo. E in questi casi, sì, la rivelazione della tua tendenza potrebbe essere messa sul tappeto, senza pertanto essere messa nella lista dei tuoi peccati. Il sacerdote non è stupido. Perché è Gesù. Sentirà le inflessioni della tua colpevolezza o della tua mancanza di senso di colpa.

Inoltre, al di fuori dell’ambito della confessione, dovresti sapere che un prete è spesso un grande amico e un confidente sicuro su cui si può fare affidamento. Non lo scandalizzerai citando l’omosessualità: il prete del ventunesimo secolo ne sente talmente di tutti i colori lungo la giornata che è immunizzato (in qualche caso persin troppo) dall’ indignazione e dal giudizio sulle persone! Se hai bisogno di un consiglio, di un chiarimento, o semplicemente hai un peso sul cuore, non esitare a rivelargli la tua omosessualità. Un buon prete resta muto come una tomba. E vedendo la fiducia che gli darai nel parlare con lui di « questo » (perché lui sa bene quanto costa pronunciare certe parole), il suo cuore di padre si scioglierà. Gli farai un piacere immenso quanto la tua gioia nell’essere ascoltato da lui su tema così tabù come l’omosessualità.
 

24 – Sono cattolico e omosessuale. E’ necessario che faccia il mio coming out con i miei amici non cattolici? E con i miei amici cattolici ? Hanno bisogno di sapere?

Non necessariamente. Se c’è una pratica omosessuale nascosta dietro il tuo coming out o un’intenzione di pratica omosessuale o l’inganno di una « identità omosessuale », mi sembra che non valga la pena farlo. Se al contrario al tuo coming out si accompagna una continenza vissuta e si intravede un apostolato per la Verità attraverso l’omosessualità non praticata, in questo caso dico che è un peccato stare zitti. Ma siccome generalmente il gusto per la continenza e la scoperta della potenza evangelizzatrice dell’analisi dell’omosessualità vengono camminando, col tempo e con molto lavoro, in qualsiasi caso il tuo coming out, tanto più se è omo-cattolico, non potrà essere fatto verosimilmente subito né in modo precipitoso. Per riuscire, necessita di un minimo di preghiera, di lutto (del sogno di vivere un giorno l’« amore » omosessuale), di resistenza, di provata pazienza, di desiderio omosessuale compreso, e di conseguenza domato.

Detto questo, non dico che nel tuo caso il cammino (verso il coming out) non possa essere fatto in fretta, tanto più che il terreno è stato già dissodato da altri e che l’approssimarsi degli Ultimi Tempi lascia intravvedere delle formazioni/conversioni accellerate di persone omosessuali grazie all’azione dello Spirito Santo. Viviamo in un’epoca fasta per questo. Quindi se c’è un desiderio san(t)o di offrire la tua omosessualità agli altri, al mondo e alla Chiesa, non trattenere troppo il tuo slancio. Parlane. Non bisogna sprecare i tesori. In più, la moda dei coming out gay è un po’ passata. Ha ceduto sfortunatamente il passo ad una non meno affliggente ingiunzione mondiale a ciò che si sarebbe, a ciò che si vorrebbe e soprattutto a ciò che non si sarebbe e a ciò che non si vorrebbe. Si veda in proposito la famosa moda bobo (bobo = borghese-bohémienne, ndt) dei vari #IoSono, #IoAmo, #IoVoglio, #IoSostengo, #IoHoAiutato, #IoNonSostengoIBlu, ecc. Che non sono altro in realtà che una confessione inconscia di assenza di personalità, di idee e di lotte. Allora il coming out omosessuale, quello bello, vero, utile, può diventare più forte, creando l’effetto sorpresa, tanto più se avrà una sua singolarità: coronato dalla fede, si intravvederà né come un coming out classico appreso da altri, né come un coming insono etero », « sono un ex-gay », oppure « Non sono veramente omosessuale, sono un uomo/una donna/un figlio di Dio »), e nemmeno un anti-coming out perché l’omosessualità non sarà rinnegata, ma trattata per la prima volta come tema. Ad ogni modo, in qualunque epoca, il coming out della continenza cattolica omosessuale rimarrà sempre una bizzarria esplosiva ed avrà un successo non umano (perché resterà per molti incompreso e farà paura anche ai cattolici), ma divino. Dunque una ragione in più per osarlo. Ne vale la pena. E parlo per esperienza.
 

25 – Sono cresciuto in una famiglia cattolica, mi sono sposato in Chiesa, e sono attratto da persone dello stesso sesso. Cosa fare?

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Spero che non me ne avrai se ti dico « Offri la tua omosessualità al tuo matrimonio, a tua moglie, ai tuoi figli e a Dio » (senza dire loro necessariamente tutto). Te lo propongo lo stesso, in qualità di celibe continente che potrebbe tranquillamente « lasciarsi andare » molto più di te perché apparentemente niente – nemmeno il matrimonio o il sacerdozio – mi trattiene. Tu hai ricevuto un sacramento indissolubile, quale è il matrimonio. Hai già forse trasmesso la vita a dei figli di cui sei responsabile e a cui devi amore eterno insieme alla loro madre (anche se non la ami più per davvero). Tutto questo costituisce già un motivo sufficiente per non imbarcarsi in avventure omosessuali con o senza futuro, magari tra le braccia di un amante duraturo! Contro quelli che ti sciorineranno il discorso edonista gay friendly del « male minore » (« Vivi la tua vita. Non devi rimanere ipocritamente con tua moglie a cui hai mentito fin dall’inizio e che hai creduto di amare. Non provi più niente per lei? Non insistere perché la tua vera natura salterà di nuovo fuori e sarà sempre peggio » oppure « Molto meglio che tu sia felice con un uomo – anche se è tardi e a costo di una separazione – che triste e insoddisfatto per tutta la vita con tua moglie! »), io ti confesso quasi con certezza: tu stai vivendo lo stesso l’amore della tua vita con tua moglie (non puoi ridurla alla « buona compagna » che non è, che non è stata e che non sarà mai) e non troverai mai il vero amore a fianco di una persona dello stesso sesso. Ti avrei confermato la cosa anche se fossi stato giovane, ateo e celibe. La fede cattolica, lo statuto di uomo sposato (e talvolta padre di famiglia), la qualità delle persone prese singolarmente, il contesto dell’incontro e dell’emotività omosessuale, le sensazioni e i sentimenti personali, la capacità di amare, la probabilità di innamorarsi di una persona dello stesso sesso sono dei falsi dibattiti. Devi far fronte piuttosto ai limiti obiettivi della pratica omosessuale, alle numerose insoddisfazioni della « coppia omosessuale », alle ragioni del risveglio lacerante della tua tendenza omosessuale, alle realtà della lotta spirituale che minacciano il matrimonio, più che correre dietro a facili soluzioni. Piuttosto, è chiamando con il loro nome le tue pulsioni, le tue fantasie, le tue illusioni amorose che ne disattiverai il potere e rivalorizzerai il tuo matrimonio. Studia in modo sano la tua omosessualità invece di praticarla per negarla meglio. Sarai allora davvero libero. Ed il tuo cielo cupo tornerà sereno con la stessa velocità con cui si era annuvolato.

Ho incontrato un buon numero di uomini sposati e di donne sposate con persone del sesso complementare che, malgrado la persistenza della loro tendenza omosessuale nel tempo, vivono lo stesso molto sereni la loro lotta per il/nel matrimonio e hanno raggiunto un equilibrio del tutto soddisfacente e duraturo. Mettere insieme il proprio matrimonio cristiano con l’omosessualità è in tutto e per tutto possibile e con la garanzia di una riuscita più grande di quel che si dica. Può essere l’occasione per gli sposi di condividere insieme il superamento della paura intima che li unisce. Essere omosessuale e sposato non è né un’asfissia né un’insopportabile tortura quotidiana. Spesso basta smettere di alimentarsi all’immaginario del porno e dei film pro-gay all’acqua di rosa e soprattutto essere più attenti all’altro (senza soffocarlo!).

E se questo vi può rassicurare, molte persone sposate non omosessuali, hanno anch’esse tentazioni feroci di adulterio. Non è solo appannaggio dell’omosessualità. E’ comune ad ogni lotta umana in favore della fedeltà nel matrimonio e in favore del Cristo. Quindi non focalizzare tutti i tuoi problemi e le tue frustrazioni sull’omosessualità. Questa non è che un sintomo di un malessere e di una paura più grande. Non lasciare che l’omosessualità rovini tutto o rimetta tutto in causa. Non lasciare che guidi la tua vita al tuo posto e che spenga la tua gioia!

Conosco degli uomini omosessuali sposati con una donna che, dopo aver vissuto un periodo di devianza omosessuale, hanno capito che non avrebbero trovato la loro felicità in questo tipo di relazioni e hanno avuto l’umiltà di tornare alla vita di famiglia di prima ritrovando la fedeltà con la propria moglie. Non si tratta di casi isolati. D’altro canto molte persone omosessuali hanno il coraggio sovrumano, soprattutto nel contesto permissivo e bisessuale di oggi, di restare fedeli alla propria moglie: tanto di cappello! Allo stesso modo molte donne, sposate con un uomo di cui conoscevano le tendenze omosessuali, hanno avuto ugualmente il coraggio della fiducia e della perseveranza. La nostra epoca assiste ad un vero fiorire di eroismi post-moderni fino ad oggi inediti! Ed è grande… Anche se vivere al lato di una persona handicappata nella sessualità non sono rose tutti i giorni e lascia immaginare che questo faccia sperimentare forti angosce e sbatta in faccia le proprie debolezze ed impotenze. In ogni caso, l’omosessualità vissuta nel matrimonio fedele uomo-donna crea grandi santi di cui scopriremo tutto lo splendore di abnegazione e di pazienza nell’Aldilà. Essi conoscono fattivamente cosa la frase del Cristo significhi: « Chi vuol venire dietro a me, rinunci a sé stesso, prenda la sua croce e mi segua. » (Lc 9, 23)
 

CAPITOLO II – MINISTERO SACERDOTAL PRESSO PERSONE OMOSESSUALI :

26 – Quando parlo di omosessualità ai miei giovani non mi ascoltano e mi ridono dietro. Come faccio ad essere credibile come pastore della Chiesa Cattolica?

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Se non abbiamo capito come «funzionano» i giovani, già partiamo male, soprattutto su un soggetto così appassionante come l’omosessualità. Gli adolescenti, soprattutto quelli di oggi, sono legati all’affettività (hanno bisogno di provare emozioni, di sentir parlare di sentimenti, di buone intenzioni, di sincerità, di benevolenza), all’Incarnazione (che si sia concreti, che si veda che il testimone vive quello che dice, che la persona direttamente coinvolta nella questione che affronta sia davanti a loro… altrimenti, non ci credono), all’ingiustizia (non sopportano di essere manipolati né che si manchi di rispetto a qualcuno: hanno un senso acuto dell’onore ma anche della giustizia), allo humour (questa è la ciliegina sulla torta). Senza questi quattro criteri, li perdiamo. Non potremo più trasmettere né l’Amore, né la Verità, né la Fede. Credete nella mia esperienza di professore. Penso di non dovervi insegnare nulla.

Con l’omosessualità non è dura. Se salterete la testimonianza della persona omosessuale e pensate di poterla rimpiazzare voi, non vi ascolteranno. E la cattiva reputazione sociale e mediatica di cui godono i preti attualmente, tanto più in materia di sessualità, non fa che rafforzare il mio timore. Per esempio, padre Philippe de Maistre, uno dei cappellani del liceo Stanislas a Parigi, ha capito il suo margine di manovra in relazione al soggetto: sa in cosa è competente, conosce i suoi limiti di uomo non omosessuale. Ha capito che sul terreno dell’omosessualità non poteva fare tutto da solo e che ad un certo punto c’era bisogno di persone omosessuali in carne ed ossa. Molti preti dovrebbero seguire il suo esempio ed invitarci.

Ora, dal punto di vista del contenuto, se voi vi fermate ad un discorso natalista anti-matrimonio gay totalmente paranoico e fate la caricatura del con termini che i giovani non possono capire (perché bisogna saperlo, il loro vocabolario sentimentale e razionale tra di loro si limita a tre parole: omosessualità, eterosessualità, omofobia), resterete inascoltati. I bugiardi o gli ingenui, per tanto che stupidi e sgradevoli possano essere, non sopportano che gli si attribuisca delle intenzioni che non hanno, che si sia imprecisi nei loro riguardi e che gli si offra il nostro bagaglio di stupidaggini. E al momento con tutto ciò che è anti-Gender, con la Manif per tutti, con i movimenti per la Vita, e i numerosi sacerdoti che criticano la « lobby LGBT » siamo completamente fuori strada! Non hanno ancora capito che il Gender è l’omosessualità. Quindi vi lascio immaginare il loro livello di comprensione dell’omosessualità e dell’omofobia….

D’altra parte voi preti cattolici non utilizzate abbastanza la conoscenza che si ha ora degli atti omofobi e dell’omofobia (perché di solito voi disprezzate il termine), cosa totalmente assurda, ed è un peccato. Pertanto, il solo accenno agli atti omofobi, la cui violenza è grande e toglie il fiato e che potreste conoscere meglio se ve ne interessaste personalmente, sarebbe sufficiente ad impressionare i giovani, a suscitare la loro empatia, a dimostrare che voi sapete molto di omosessualità (mentre loro ed anche le associazioni anti-omofobia praticamente nulla!), a far loro vedere il vuoto della loro difesa gay friendly dell’omosessualità dettata dal pensiero unico mediatico, a far loro capire che voi vi preoccupate sul serio delle persone omosessuali, della loro sofferenza, al di là dei discorsi politicizzati e teorici sull’omosessualità. In più, quando i giovani vedranno un prete attaccare l’omofobia, voi sottrarrete davanti ai loro occhi il malloppo alla modernità! Voi non usate abbastanza il mio lavoro sull’omofobia né tutto quello che sapete sul carico di sofferenze e di violenze inimmaginabili delle persone omosessuali che voi incontrate. E’ per questo che vi si ride in faccia quando cercate di parlare di omosessualità. Di fatto non potete far altro che prendervela con voi stessi se non riuscite a farvi ascoltare da un gruppo di giovani. Perché gli strumenti li avete.
 

27 – Cosa dire in confessionale ad una persona omosessuale in cerca di consigli?

Prima di dire bisogna essere. Così sarete tranquilli e non dovrete lambiccarvi il cervello per sapere cosa dire. E se dovete prendere la parola per spiegare la posizione della Chiesa sull’omosessualità e dare dei consigli, lo Spirito Santo vi aiuterà. Fate delle domande, piuttosto che delle affermazioni. Cercate di essere gentili e restate in ascolto. Fate anche delle mosse audaci (un giorno, un prete mi ha raccontò che in confessione, davanti ad una persona omosessuale molto arrabbiata, forte delle mie testimonianze sugli abusi, aveva avuto la delicatezza e la fermezza di fargli una sola domanda – « Lei è stato violentato? » – la quale diede la stura, nel suo penitente, ad un fiume di lacrime liberatrici). Noi omosessuali siamo terra buona. Il trucco sul nostro viso si scioglie abbastanza in fretta.

Non vi insegno niente di nuovo dicendovi che quando annunciate la morte di Cristo e poi la sua Risurrezione (in noi), avete già fatto l’Essenziale. In cosa consiste concretamente questo? Relativamente alla « morteResurrezione », qui voi potete valorizzarci e dire la vostra gioia di incontrarci (senza darci l’impressione che giustifichiate la nostra situazione e la nostra pratica), domandarci di pregare per voi (a questo noi siamo molto sensibili!), dirci che la nostra vita è bella e possiamo diventare dei grandi santi nella Chiesa (perché noi lo dubitiamo, ma segretamente lo sogniamo!).

Il momento più delicato, ma che deve essere poco frequente talmente la decristianizzazione e l’ignoranza religiosa sui sacramenti cattolici è diffusa oggi, è quando voi dovrete dire che non darete l’assoluzione nel caso il penitente conviva o viva in coppia omosessuale e che deve sapere che non ha diritto al sacramento. (se non è il caso, non siete obbligati a dirglielo, gli resterà la buona impressione di una conversazione filiale profonda). Molte persone omosessuali possono a questo punto entrare in crisi profonda di fronte a questa realtà. Bisogna allora proporre loro una stupenda contropartita piena di amore e di verità per consolarle di questo limite.

Se i vi troverete infine obbligati ad esporre il pensiero della Chiesa sull’omosessualità, qui vi consiglio di essere ben ferrati per non dubitare in fondo al vostro cuore da una parte che la tendenza omosessuale sia una ferita ed una paura, e dall’altra che essa non sia un amore veritiero (perché l’amore vero è definito dall’accoglienza della differenza dei sessi) e che essa nasconde spesso un abuso, anche se è difficile da dimostrare. La vostra fede e la vostra obbedienza, in quel momento un po’ in balia dell’arbitrarietà, vi serviranno da timone per mantenere la rotta. Il confessionale non è certamente il luogo per uno scambio di idee, ciò nonostante un minimo è necessario. Bisogna enunciare bene il « Va e non peccare più » affinché l’Amore di Cristo sia completo. E dovrete sempre soffrire, come prete che si confronta con una persona omosessuale che sostiene tenacemente che « ama », che « non ha scelta » e che è « molto felice nella pratica della sua omosessualità », l’indefinito della frontiera tra l’atto e la « coppia » omosessuale (la Chiesa si è pronunciata chiaramente sugli atti omosessuali, ma non sulla loro relativa equivalenza con la « coppia » omosessuale, e nemmeno sul cosiddetto « amore omosessuale »), indefinito che non è facile da spiegare o da giustificare, ma al quale dovete in ogni caso afferrarvi, perché il tempo, la tenuta sulla durata, l’esperienza delle persone omosessuali, danno finalmente ragione alla Bibbia e alla Chiesa Cattolica.
 

28 – Posso inserire le persone omosessuali in una preghiera dei fedeli?

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Non credo sia opportuno. A meno che prima non abbiate vissuto un lungo periodo comunitario di spiegazione delle parole e del concetto di omosessualità. A meno che sia una Messa che conclude un pellegrinaggio. A meno che la preghiera dei fedeli sia parte di un percorso di formazione nel quale l’omosessualità e le persone omosessuali abbiano davvero avuto il loro posto. A meno che (caso raro!) la preghiera dei fedeli sia letta da un omosessuale continente e ben conosciuto dai parrocchiani. Altrimenti , in casi diversi da questi, l’intenzione specifica riguardante l’omosessualità apparirà fuori luogo, lascerà credere che l’omosessualità sia giustificata e banalizzata e sarà oggetto di scandalo e di inutili fraintendimenti.

Tuttavia, posso ben capire come molte delle attuali classiche preghiere dei fedeli siano irritanti, perché contengono dei sottintesi non esplicitati, sanno di puritanesimo vile, di formula recitata a memoria ed impersonale, di eufemismo ipocrita, e di imitazione scolastica. Soprattutto quando si nomina l’omosessualità senza nominarla (esempio: « Signore, ti affidiamo coloro che soffrono nel loro corpo e nella loro anima »), si denuncia il matrimonio gay senza denunciarlo (esempio: « Ti preghiamo Signore, affinché gli esseri umani siano rispettati, dal concepimento alla morte naturale, e affinché le famiglie siano protette. »), si ripete la retorica dei partiti politici di destra che difendono un cristianesimo culturale piuttosto che la persona di Cristo (esempio ascoltato non più tardi di ieri in una parrocchia parigina: « Preghiamo per i governanti: sostengano i valori rispettosi dell’Umano, della vita, delle nostre radici culturali, a servizio dei più fragili e del bene comune. »), si dimostra anche una certa apertura caritatevole nei confronti degli omosessuali, consentendosi alcune fantasie tacitamente gay friendly (ad esempio: « Signore, in questo anno di misericordia, insegnaci a non giudicare le persone, ed ad accogliere i feriti nella sessualità con l’amore del tuo cuore. »).

Le preghiere universali rappresentano – almeno nelle messe in forma ordinaria – un riflesso reale dei nostri tempi. E siccome nel nostro tempo regna la confusione, lo smarrimento, la banalità, la metafora spiritualista, la demagogia politicante, l’impegnarsi per finta, la paura di annunciare la verità e l’uso delle parole della « neolingua » (« gay », « eterosessuale » e «  » in primis) siamo finiti male. In Francia Senso comune (Sens Commun), Sentinelle in Piedi (Veilleurs), Ecologia Umana (Écologie Humaine) e Movimento per la vita sono andati in questa direzione e hanno fatto danni. Non è domani l’alba del giorno in cui sentiremo parlare di omosessualità nelle preghiere dei fedeli. Già solo citarla nell’omelia provoca un putiferio tale che i preti intrepidi che si sono arrischiati a farlo se lo ricordano ancora oggi…
 

29 – Come preti, dobbiamo essere rigidi o morbidi con una persona omosessuale ?

Questo dipende dal profilo psicologico e dallo spirito della persona omosessuale che accogliete. Vi consiglio di fare ciò che sapete già fare e che Santa Teresa di Lisieux metteva in pratica molto bene quando era maestra delle novizie nel suo convento del Carmelo: essere dolce con la persona che ha bisogno di essere consolata, valorizzata e che sarebbe schiacciata da troppo rigorismo; essere forti con la persona fragile e che ha bisogno della vostra fermezza, della vostra autorità e di una buona minaccia. La Verità annunciata senza Carità né humour è una catastrofe. La Carità annunciata senza Verità ugualmente. Sta a voi giocare di astuzia tra le due sponde.

Detto questo, riguardo all’omosessualità, le persone omosessuali oggi peccano molto di più per ignoranza, pigrizia, sentimentalismo, censura sociale ed eccesso di « Carità » degli altri nei loro confronti che per conoscenza della Verità e dei loro peccati. Cosìcché vale la pena, a mio avviso, di usare il metodo «bulldozer», per finire poi con la pomata ristoratrice. Ho ascoltato racconti di amici omosessuali che hanno cambiato radicalmente stile di vita e sono passati dalla promiscuità/masturbazione alla pratica religiosa ascetica e fedele grazie a dei preti che gli hanno detto papale papale in confidenza nel confessionale: « Ascolti, io apprezzo la sua fiducia e lei è infinitamente amato da Dio. Ma sappia che l’omosessualità praticata non mi piace per niente. Ma proprio per niente! ». Gli amici in questione, dapprima stupiti di essere scrollati come dei pruni, avevano bisogno di sentirsi dire questo (la radicalità della Croce), di conoscere il loro peccato e di realizzare che il loro comportamento sentimentale e sessuale dispiaceva molto a Dio.

Se si fossero imbattuti in un tipo molle, lassista, relativista, non quadrato che giocava sulla compassione e il silenzio per fingere una Carità che non è tale, sarebbero certamente ricascati nelle loro vecchie cattive abitudini. Sarebbero stati sicuramente vinti inconsciamente dalla tristezza del giovane ricco che non ha incontrato il Cristo e di chi non è stato preso sul serio. « La Verità vi farà liberi » (Gv 8,32). E in tema di omosessualità, in questo momento, è proprio la Verità ad essere in difetto. Come preti non dovete dubitare del fatto che l’omosessualità è cattiva (anche sotto forma di « coppia », di « spiritualità » o di tendenza non attuata) al punto che è in gioco la Salvezza eterna dell’anima che la pratica: dovete poi documentarvi sulla gravità dell’omosessualità se non ne siete ancora convinti (e molti dei vostri confratelli non lo sono affatto!). Non dovete dubitare che sono l’entusiasmo, la veemenza e il vigore che evangelizzano al meglio.

Il confessionale è anche il luogo dove si possono fare domande schiette, sempre con dolcezza e delicatezza. Per esempio, un giovane prete che conosco e che è allo stesso tempo zelante e dolce come un agnello, mi ha raccontato che, dopo la lettura dei miei libri, aveva osato chiedere ad un giovane omosessuale abbastanza aggressivo nei suoi confronti: « Lei è stato violentato? ». Il giovane è scoppiato in lacrime e ha sputato il rospo. State tranquilli, non vi azzardate troppo se fate domande sullo stupro ad una persona omosessuale in rivolta. Perché confermo: la sua reazione di odio è generalmente un’ammissione inconscia di violenze subite. E una domanda concreta come quella di questo prete non ferisce nessuno. Non fa altro che sondare un retroterra molto probabile.
 

30 – Si deve trattare la questione dell’omosessualità in modo pratico come nel caso di quelli che, ad eccezione dei catecumeni, non hanno ancora accesso alla comunione? Divorziati risposati, conviventi, ecc.

Sì, proprio così. Come ho meglio illustrato nella domanda n°157, i due « stati di vita » – del divorzio e dell’omosessualità -, peraltro molto diversi presi separatamente, si rassomigliano nella modalità della loro risoluzione santa, in altri termini nella scelta libera del celibato continente. L’omosessualità praticata, più ancora che per sé stessa, è un peccato di adulterio, come il secondo matrimonio dopo il divorzio o come tutte le forme di sessualità adulta al di fuori del matrimonio tradizionale fedele e del celibato consacrato fedele.
 

31 – C’è bisogno di una pastorale specifica per le persone omosessuali? Non si rischia di stimatizzarle in anticipo? La metto in atto nella mia parrocchia? La annuncio pubblicamente? Chi potrei contattare?

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La pastorale specifica è una questione tutt’altro che evidente perché va più in profondità che la semplice presunzione della giustificazione ecclesiale dell’identità o della pratica omosessuale. Si è già capito (ad eccezione di Frigide Barjot, Têtu, alcuni membri di Davide e Gionata e di Devenir Un En Christ e di, fors’anche, alcuni vescovi o cardinali suppostamente « progressisti ») che il Vaticano non giustificherebbe mai l’« identità omosessuale », né la pratica omosessuale, né l’esistenza di un « amore » omosessuale, né una Unione Civile, né le benedizioni delle unioni omosessuali. Si è capito che la Chiesa accoglierebbe le persone omosessuali ed esorterebbe a non giudicarle, ma, al contrario, a valorizzarle. I timori di tanti di noi non si concentrano più di tanto su questo, ma su altro: sulla possibilità di fare del desiderio omosessuale un criterio di Missione e di pastorale specifica; e direi di più: sulla possibilità che la ferita omosessuale sia riconosciuta ecclesialmente come luogo da cui possa emergere la Santità di Dio. Una follia!!! E’ QUESTO il vero soggetto dei nostri interrogativi interiori. Quale giusto spazio lasciare all’omosessualità nella Chiesa?

Dietro il progetto della creazione di una pastorale specifica destinata alle persone attirate sessualmente dalle persone dello stesso sesso si intravede una questione pratico-pratica profonda: il desiderio omosessuale può essere considerato come un criterio di classificazione degli esseri umani (anche nel caso in cui è vissuto nella continenza, ovvero nell’assenza di pratica omosessuale e nel rifiuto dell’identificazione di sé in una identità omosessuale, ma pur sempre nel riconoscimento di un desiderio erotico reale e spesso duraturo di per sé!); e se sì, merita davvero un inquadramento speciale (che sia una pastorale di accoglienza, oppure, per chi vede le cose in grande, la creazione, per le persone omosessuali continenti, di un ordine religioso o di una consacrazione specifica, dello stesso tipo della confraternita che aveva fondato padre Lataste destinata alle ex-prostitute e alle ex-detenute)?

SI’ categorico, rispondono i fans di una diversità e di una unità ecclesiale stile Gay Church, i sentimentali preoccupati di una integrazione esplicita e forzata delle persone omosessuali nella chiesa. Pur partendo da una buona intenzione, dimenticano che la vera Carità non esiste senza l’esigenza della Verità sul desiderio e sugli atti omosessuali.

NO categorico, rispondono quelli che, secondo me, mescolano orientamento sessuale e identità, oppure desiderio erotico e pratica di questo desiderio. « Non si può ridurre l’essere umano alla sua sola sessualità ». Se è pur vero che l’essere umano non si riduce alla sua genitalità, esso si riduce, in un tempo umano terreno, alla sua sessualità (« sessualità » da intendere come « differenza dei sessi », « sessuazione », e « rapporto al mondo e agli altri in quanto essere sessuato »). I nemici di una pastorale destinata alle persone omosessuali sono le stesse che dicono che il riconoscimento dell’esistenza del desiderio omosessuale darebbe a quest’ultimo troppa importanza, quasi lo giustificherebbe, « stigmatizzerebbe » le persone che lo provano, le « ghettizzerebbe » in un comunitarismo (l’« omofobia positiva » al pari del « razzismo positivo » e delle « discriminazioni positive »), si « essenzializzerebbe » sotto forma di specie (nel momento in cui pretendessero d’altro canto di lottare contro questa essenzializzazione e attribuissero la personificazione del desiderio omosessuale agli individui che o riconoscono l’esistenza del desiderio omosessuale, o lo cristallizzano in identità o in atto/amore, o battezzano una « lobby LGBT»). Niente di tutto questo, di fatto, nella creazione di una pastorale specifica o di una consacrazione specifica.

La questione della « pastorale orientata » merita un vero dibattito, perché anche nella sfera associativa cattolica che sostiene la continenza (si veda Courage International, il solo apostolato diretto alle persone con attrazione per lo stesso sesso ufficialmente sostenuto dalla Chiesa Cattolica), non andiamo d’accordo tra leaders. La maggioranza parla unicamente dell’orizzonte della « castità», termine bello, ma un po’ nebuloso, che dispenserebbe dal parlare di « continenza », considerata come un Everest delicato/impossibile da proporre pubblicamente (fa paura e non si vende facilmente), come una scelta accessibile solamente ad un’infima minoranza di persone omosessuali cattoliche che desiderano essere caste. Credo che non sia vero: la continenza è molto più accessibile e molto meno costosa di quanto la si presenta; essa è allo stesso tempo una parola che aiuta a vivere la vera castità perché dona a quest’ultima un’incarnazione ed una forma chiara; essa evita gli amori platonici e il dolore delle amicizie amorose… realtà che la parola « castità» mal esplicitata porta con sé.

A mio parere, nel rispondere alla sfida di una pastorale ecclesiale specifica per le persone omosessuali o per le persone toccate da vicino o da lontano dall’omosessualità, siamo messi in difficoltà da due zone grige che devono essere chiarificate:

– La prima è la mescolanza (ancora molto persistente, anche se appena nascente, in seno alla Chiesa) tra castità e continenza. Ora, per le persone durevolmente e terrenamente omosessuali, non viene proposta una qualsiasi forma di « castità» (perché la vera castità può essere vissuta anche in seno ad una coppia donna-uomo che si ama senza che rinunci a vivere la genitalità, in seno ad una amicizia donna-uomo destinata all’amore, in seno ad una famiglia); è giustamente proposta una castità ben specifica, speculare a quella che è richiesta ai celibi consacrati religiosi, e cioè l’amicizia disinteressata, l’assenza totale di attività genitale e sentimentale, e la continenza (una astinenza data a Gesù e agli altri, con il riconoscimento dell’esistenza del desiderio omosessuale). Inutile mentire a noi stessi, e nasconderci dietro il concetto religiosamente corretto di « castità» o di « carità ». Che lo si voglia o no, la castità per le persone durevolmente omosessuali ha una forma specifica (un po’ vincolante, è vero, perché è più ridotta e meno varia di quella per le persone attirate sessualmente dal sesso complementare); e questa forma si chiama continenza.

– La seconda zona grigia è essere soddisfatti della continenza e farne una vocazione ecclesiale. Ora, la continenza (proprio come il celibato senza un progetto di dono intero della propria persona alla persona amata), non è una vocazione al medesimo titolo del matrimonio d’amore tra un uomo ed una donna o del celibato consacrato religioso e/o sacerdotale. Non è una « terza via sacra » da mettere sullo stesso piano delle altre due. Non è neppure un parcheggio. Ma se essa vuole davvero restare evangelica, deve essere compresa come uno stadio transitorio, un ponte verso una delle due vocazioni ufficiali della Chiesa – il matrimonio o il celibato consacrato – che non si sostituirà a queste (grande prudenza è richiesta alle persone durevolmente omosessuali che fanno il passo della « continenza verso il matrimonio d’amore donna-uomo »; ancora più grande prudenza e discernimento sono chieste alle persone durevolmente omosessuali che fanno il passo della « continenza verso il celibato consacrato e verso il sacerdozio »). Un cammino dal quale non ci si allontanerà più e che allo stesso tempo tenderà formalmente e spiritualmente piuttosto verso le esigenze del celibato consacrato. Per le persone durevolmente omosessuali nella vita terrena, io credo nella continenza come una tappa (che onora il celibato consacrato e il matrimonio d’amore donna-uomo) che merita una consacrazione che non sia considerata alla stregua del celibato consacrato sacerdotale o del matrimonio d’amore donna-uomo, ma che, a causa della forza relativa del desiderio omosessuale possa esistere senza incorrere nel rischio di fare della continenza un rifugio che giustifichi il desiderio omosessuale. Nemmeno io, come persona continente, sono autorizzato a stabilizzarmi nel desiderio omosessuale sotto il pretesto dell’astinenza per Gesù. Non so come il mio desiderio sessuale evolverà, quindi non devo decidere come Gesù e gli altri possono/potranno guarire questa ferita desiderante che abita in me e non mi devo chiudere e poggiarmi sulla mia testimonianza di «persona omosessuale continente», tenendo al caldo il mio desiderio omosessuale rivestito di fede e di astinenza.

E’ una tentazione che esiste, lo riconosco: servirsi della continenza per, in fondo in fondo, non cercare di cambiare o per giustificare una paura della differenza dei sessi, o per sottrarmi al matrimonio o al sacerdozio e fargli ombra. Ma nell’attesa, il desiderio omosessuale esiste, continua a sempre a sommergermi per quel che riguarda le donne. E il desiderio di darmi totalmente alla Chiesa con tutto ciò che sono e tutto ciò che provo resta. Non è perchè non sono (ancora) chiamato al matrimonio o al sacerdozio che devo restare chiuso in casa e che non possa darmi interamente alla Chiesa, e che la Chiesa non potrebbe farsene nulla di me e non avrebbe niente di grande da propormi!

Noi dobbiamo darci una risposta sulle due questioni della pastorale specifica e della consacrazione specifica per le persone omosessuali nella Chiesa, non in una logica moralista allarmista (della serie « Bisogna prendere assolutamente posizione! Per sapere cosa rispondere, per non passare per dei fessi, per stoppare gli errori di interpretazione, gli eccessi e le divisioni che possono nascere nella Chiesa a causa del tema spinoso ed esplosivo dell’omosessualità! Per avere una parola chiara ed esigente, caritatevole, ma Vera! »), ma in una logica molto più positiva, uno slancio di Speranza, di entusiasmo, perché alla fine non perdiamo di vista che ci sono persone che provano un desiderio omosessuale che sono straordinarie e che costituiscono innegabilmente una ricchezza per la Chiesa, è la Salvezza di queste persone che è in gioco, e soprattutto c’è la posta in gioco collettiva per la Santità. Una omosessualità vissuta nell’obbedienza alla Chiesa crea dei grandi santi (è un prete cattolico, io credo omosessuale continente, che un giorno me l’ha detto). Perché noi, in quanto cattolici, dobbiamo sottolineare l’importanza dell’omosessualità nella Chiesa, senza mai giustificare il desiderio omosessuale, una pseudo « identità omosessuale » o un « amore omosessuale »? Perché, in certi casi, una volta trasformato dal Signore, il desiderio omosessuale diventa la pietra d’angolo mai scartata dai costruttori. Perché è un luogo da dove può germogliare una forza di Vita enorme, originale, divertente, incredibilmente efficace. Un po’ come un vaccino che contiene paradossalmente una dose di veleno. Come già scrivevo non molto tempo fa, non soltanto l’omosessualità non è un tema di poco conto, ma essa è l’attuale rifugio del diavolo a livello mondiale. Questo è il lato oscuro del problema. Ma il lato luminoso molto più positivo, è che l’omosessualità una volta smascherata e spiegata, vissuta nella continenza e data alla Chiesa e agli altri; e che il desiderio omosessuale può diventare uno dei più potenti propulsori di santità attraverso cui lo Spirito Santo (= la benzina di Dio) circola e si diffonde in tutto il mondo. Detto in altro modo. La ferita omosessuale, in qualità di falla, se attraversata dallo Spirito Santo e se donata interamente a Dio e alla sua Chiesa, può far trasparire in modo straordinario la Luce di Cristo, in un mondo pieno di tensioni e particolarmente stregato/lavorato dalla parola omosessualità e dalla pratica sensuale e genitale BISESSUALE.

Personalmente, io sono perché l’esistenza del desiderio omosessuale (che non giustifico mai, né sotto forma di identità né di amore, né di pratica e nemmeno di identità religiosa continente) sia un criterio specifico di classificazione delle persone (proprio come per i divorziati risposati), e dunque io sono in favore della creazione di una pastorale specifica rivolta alle persone omosessuali. Non possiamo, per il fatto che non siamo (e a ragione) d’accordo con l’esistenza del desiderio omosessuale, sostenere pertanto che quest’ultimo non esista, né avvalerci del fatto che, siccome le persone omosessuali sono prima di tutto uomo o donna E Figli di Dio, esse non abbiano bisogno di un accompagnamento specifico e non vivano un cammino particolare con questa zavorra desiderante. Sarebbe falso e significherebbe mal intendere il desiderio omosessuale, il quale, senza mai essere fondamentale, nondimeno è talvolta profondo e duraturo. Il desiderio omosessuale è una realtà desiderante che può condizionare fortemente l’identità e gli atti delle persone che lo sentono, anche se non si sostituisce mai all’identità fondamentale delle persone. Non può essere sempre spazzato via così… anche se, talvolta, è effettivamente « spazzato via così » dallo Spirito Santo, attraverso delle liberazioni spettacolari, grazie all’incontro con la persona dell’altro sesso che saprà liberare poco a poco la persona omosessuale dalla sua paura della differenza dei sessi. Credo, per aver studiato seriamente il radicamento del desiderio omosessuale in molte vite umane, per aver anche incrociato un certo numero di persone omosessuali che hanno vissuto delle « sessioni agape » liberanti ma non totalmente trasformanti in relazione alle tendenze omosessuali, che il desiderio omosessuale sia sovente (e dico « sovente » perché dipende dalle situazioni e dal grado di radicamento del desiderio omosessuale: lo spettro delle omosessualità è molto vasto!) un osso duro. In più le persone cattoliche, continenti o in un cammino di continenza, esistono. E’ una realtà umana di Chiesa, certo, in apparenza minoritaria (non chiedo affatto di ingrandirla, né che diventi un’ossessione ecclesiale ben lungi dall’esserlo), ma simbolicamente molto importante. C’è dietro queste persone con attrazioni per lo stesso sesso un forte impegno per la santità che ci coinvolge tutti. E dietro l’omosessualità c’è una grande sfida per la conversione dei cuori di un grande numero di persone non omosessuali, che si presentano sempre più come « etero gay friendly » e che tagliano i ponti con la Chiesa e con Gesù unicamente a causa della questione omosessuale e della loro cattiva comprensione del tema. La Chiesa quindi si gioca moltissimo con l’omosessualità. Più che fuggire il soggetto (ed i soggetti viventi omosessuali!) nella tiepidezza e nella paura, autopersuadendosi che non è poi così importante, credo che la Chiesa debba (ed Essa è una buona via) darsi concretamente un colpo di reni e proporre una pastorale specifica per le persone omosessuali. Se non lo fa, la questione continuerà a bruciarle tra le mani. Passerà accanto a tante persone omosessuali di qualità e accanto ad un potente strumento di Evangelizzazione, ad un grandissimo canale di Santità = l’omosessualità attraversata e trascesa dallo Spirito Santo. Dio detesta gli sprechi. E sa fare fuoco con ogni tipo di legna.

Anche se, sia ben chiaro, il criterio primo di una vocazione religiosa o dell’accoglienza di una persona umana, è la vocazione a seguire e a servire il Cristo, ciò non impedisce assolutamente che si aggiunga a questo primo criterio il contesto specifico nel quale Gesù chiama tutti. Ed è nostro dovere, in nome dell’Incarnazione del Cristo nella nostra Umanità sessuata e imperfetta, di tenere conto dei luoghi, degli avvenimenti, delle condizioni/condizionamenti terreni, delle realtà desideranti, nelle quali Gesù si inscrive. E di rispondere ai bisogni che esigono queste situazioni. Tramite una pastorale o più esplicitamente tramite la creazione di una consacrazione specifica (oblatura, diaconato), consacrazione che non soppianta la vocazione sacerdotale e non ne fa la parodia. E per evitare tale parodia, la creazione di una fraternità religiosa sarebbe l’ideale. Ma possiamo già iniziare ad avanzare a piccoli passi accogliendo positivamente la notizia della creazione (che di fatto è già stata suggerita sotto il pontificato di Benedetto XVI) di una pastorale specifica rivolta alle persone omosessuali. Fino a prova contraria noi, persone con attrazione per lo stesso sesso, non abbiamo la scabbia. E se anche l’avessimo, la Chiesa ci verrebbe incontro. Non frenatela!

Ed infine, per concludere e rispondere alla vostra domanda pratico-pratica di parroci in cura d’anime, ed in attesa di questa oblatura, vi rimando all’associazione Courage International, che vi aiuterà a non creare un gruppo di supporto sull’omosessualità che parta con il piede sbagliato.
 

32 – Dei militanti LGBT (Lesbo, Gay, Bi, Trans) attaccano la mia parrocchia accusandola di omofobia. Che fare?

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Sembra una barzelletta o un dettaglio da poco, ma so quanto possa essere un problema serio. Conosco politici onesti che, a causa della loro opposizione al « matrimonio per tutti » hanno ancora in questo momento a loro carico un processo per omofobia, e come se niente fosse, siccome in Francia questa è considerata un crimine perseguibile penalmente, essa è riuscita a mettere in moto un procedimento e delle persecuzioni giudiziarie dalle conseguenze estremamente pesanti, tutt’altro che da ridere (minaccia alla loro carriera politica, pressioni finanziarie e psicologiche inimmaginabili, isolamento sociale, spionaggio, molestie…). Loro per primi si stupiscono della cappa di piombo che scende su di loro sulla base di una apparentemente innocua « presunzione di omofobia », che con il processo si gonfia, e che ha corrotto nel giro di pochi anni tutto il nostro sistema giuridico nazionale. Inoltre, non è un caso che in Francia il « matrimonio gay » è stato sostenuto dal Guardasigilli in persona: la signora Christiane Taubira!

L’accusa di omofobia pende anche sui sacerdoti che si rifiutano di piegarsi alle benedizioni e ai matrimoni religiosi omosessuali, o si rifiutano di somministrare determinati sacramenti. O anche perché si sono opposti al «matrimonio gay» quando era ancora soltanto un progetto di legge per il «matrimonio civile bis.» Oppure semplicemente perché sono preti e rappresentano un’istituzione religiosa odiata a causa del male degli atti omosessuali che questa (a ragione!) denuncia . Pertanto, è molto probabile che nei prossimi mesi o negli anni a venire, l’omofobia servirà da alibi per intentare un processo contro un prete o una parrocchia. In questo caso, vi consiglio di documentarvi seriamente sull’omofobia (la sua definizione, i suoi meccanismi, la distorsione del suo significato e l’uso corrente del termine: ne parlo anche nel mio codice « Omosessuale omofobo » nel mio Dizionario dei codici omosessuali e nel mio libro Omofobia in verità).

E soprattutto, non abbiate paura dell’omofobia. Essa può fare impressione a prima vista, ma si dimostra del tutto incosistente quando i fatti che la parola richiama sono identificati. E siccome tali fatti si identificano con il coming out e la pratica omosessuale, essa non potrà mai sopportare di essere smascherata fino in fondo, perché altrimenti finirebbe per incriminare le stesse persone che vi accusano! Basandosi anche sulla credenza infondata nell’ « identità omosessuale » o nell’ «amore omosessuale», quindi, su una fantasia e su un’intenzione, essa non può costituire di per sé un motivo di condanna di una comunità parrocchiale o di un ecclesiastico. Essa diventa pericolosa solo se si accompagna ad un atto grave (stupri, percosse, insulti, molestie, ecc). In caso contrario, è solo una lente di ingrandimento innocua, una circostanza aggravante, ma non fondante.

Per il momento diffidate degli appuntamenti che i gruppi omosessuali potrebbero prendere con voi, senza cadere nella paranoia complottista (anche se il contesto mondiale è quello che è…). Sono di solito in relazione con una denuncia, una petizione, una commissione d’inchiesta, che preannunciano una procedura nascosta di accusa di omofobia. Gli incontri informali, la semplice visita ad un prete, l’interesse gratuito per la parola sacerdotale, non sono cose che interessano alla casa LGBT … Se non ci sono telecamere presenti o un prete da far cadere in trappola e da strumentalizzare, le associazioni omosessuali non si fanno vedere nelle canoniche. Hanno troppo paura di sentirsi dire delle verità a cui non saprebbero come rispondere. La maggior parte di esse agisce in branco, vigliaccamente, a volto coperto o collettivamente, per posta raccomandata o con minaccia di un processo a distanza, e questo allo scopo di non sentir parlare dell’amore di Dio per ogni membro della loro delegazione.

Se questo, per qualche miracolo, vi capitasse, ricordatevi di una cosa sola: non offritegli una birra (vedi il codice 39 nel mio libro I bobos in verità (bobos sta per borghese-bohémien, ndt) , « Il catto-blogger (… e la sua birra)! »). Ve lo consiglio per davvero.

Al limite, invitateli a messa o ad una vera discussione. E se le condizioni per uno scambio di opinioni sereno non sono almeno per un minimo soddisfatte e definite in precedenza, se non c’è nessun chiaro desiderio di dialogo e di ascolto da parte degli attivisti pro-gay o si preannuncia una trappola criminale perversa, declinate l’offerta fin quando non saranno rispettate le regole del rispetto reciproco e della Verità. Inoltre, non c’è niente di meglio – per la qualità di un colloquio veritiero su un tema così intimo come l’omosessualità – di un’incontro interpersonale o in ogni caso in piccolo gruppo. Ma se siete un prete da battaglia (e ce ne sono!), con la coscienza a posto, una formazione completa in tema di omosessualità e di eterosessualità, divertente senza essere demagogico, con un buon mordente, avrete l’occasione d’oro di evangelizzare in poco tempo dei cuori feriti e proprio per questo sicuramente ricettivi. Nei dibattiti sull’omosessualità, o la va o la spacca. Ma la maggior parte delle volte, con l’aiuto di Dio e con la certezza interiore che l’ «amore omosessuale» non è amore, andrà tutto molto bene!

Ed infine, se l’incontro con la comunità omosessuale si svolge in una situazione più violenta e più pericolosa per la vostra vita del previsto (penso già a persecuzioni, incendi e danni ai vostri locali/chiese ed al vostro arresto-giudizio-esecuzione), in questo caso non sarò io a dirvi cosa fare. Questa sarà per voi l’ora della Gioia delle Nozze. Un ultimo suggerimento da offrirvi: non perdete di vista che le parole « omosessualità » e « cattolico » (soprattutto se associate) sono la chiave per i cuori, e sovente l’occasione di conversioni sorprendenti. Con queste, il « politically correct » è impossibile!
 

33 – Una « coppia » omosessuale vuole battezzare suo figlio. Devo accettare ?

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Io penso di sì. In teoria, va da sé che non si possa privare un bambino – soprattutto un neonato – dell’identità di Figlio di Dio, dell’Amore del Padre e della Chiesa Cattolica, né fargli portare il peso di una situazione « coniugale » e « familiare » che lui non ha assolutamente scelto. Difficile è invece stabilire le modalità concrete della somministrazione/amministrazione del sacramento del battesimo. Nello stesso tempo, queste, più che essere problematiche, verificherebbero le vere motivazioni della « coppia » omosessuale di fronte al « loro » figlio, al sacramento e alla Chiesa.

Il fatto che il bambino sia presentato da una « coppia » omosessuale subirà (e lo deve!) necessariamente delle modifiche di forma (che sono dovute fatalmente al fondo peccaminoso della pratica omosessuale!). Per esempio, io credo che sia opportuno proporre una cerimonia discreta e non pubblica e non presentare – come avviene di solito in molte assemblee parrocchiali – l’evento pubblicamente alla comunità, per non dare a pensare che la Chiesa accetti la « coppia » omosessuale o l’« omogenitorialità ». E’ anche buona cosa informarsi sulle contraddizioni e sulle modifiche che impone di fatto la condizione « coniugale » omosessuale. Infatti, io conosco poche « coppie » omosessuali, con o senza bambini, che obbediscono per davvero alla Chiesa, che sono realmente desiderose di impegnarsi nella vita della loro chiesa e di assumersi il compito – se hanno un figlio – di accompagnarlo nell’educazione alla fede. Ed è logico. Come possono le unioni omosessuali inserire concretamente il « loro » figlio nella grande Famiglia dei cristiani, se rifiutano Dio Padre (e questo è particolarmente evidente per le « coppie » di donne) e se scimmiottano la vera famiglia di sangue? C’è una vera contraddizione nella pratica. Certi preti lassisti si arrischieranno forse. Ma questo pone per lo meno un problema morale, simbolico e teologico profondo.

Per ultimo, la posta in gioco spirituale, demonologica, escatologica, resurrezionale è sollevata dalla pratica omosessuale, ma allo stesso modo anche da tutti i battesimi dei bambini. Si riversa quindi su coloro che si dichiarano « genitori » nell’omosessualità. Per esempio, mi è stato raccontato recentemente che un giovane prete di provincia – che io personalmente ammiro per il coraggio e l’integrità – aveva accettato di battezzare un bambino cresciuto da una « coppia » dello stesso sesso, ma ponendo le sue condizioni: aveva choccato i due « padri » dicendo loro che, durante la cerimonia privata, non avrebbe loro fatto pronunciare il rito della rinuncia al male (« Rinunciate al peccato, per vivere nella libertà dei figli di Dio? Rinunciate alle seduzioni del male, per non lasciarvi dominare dal peccato? Rinunciate a Satana origine e causa di ogni peccato per seguire Cristo? »). Non è stato fatto loro ingoiare il boccone amaro. E meglio ancora, perché questo prete non ha rinunciato alla Verità, pur restando caritatevole.
 

34 – Mi si chiede di benedire un’unione omosessuale. Accetto ?

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Al suo posto, io non accetterei. Per la semplice e buona ragione che la sua gerarchia le chiede esplicitamente di non farlo (è stato ordinato prete per obbedire), ma anche perché la frontiera tra atto omosessuale e persona omosessuale è resa molto sottile, confusa e non discernibile dalla realtà ambigua delle amicizie amorose e/o degli amori platonici omosessuali senza sessualità (ovvero, senza differenza dei sessi). Lei ha il dovere morale – ed anche sacerdotale – di non incoraggiare né di ufficializzare la pratica e/o le unioni omosessuali, fosse anche solo con un’imposizione delle mani individuale su ciascuno dei partners della « coppia » omosessuale o con una cerimonia di espressione di amicizia paterna, testimoni in questo i testi evangelici. E pazienza se questo può urtare o raffreddare il suo rapporto con qualche fedele regolare della sua parrocchia. La Verità non è popolare. E se lei La segue come La deve seguire, dovrebbe prendere su di sé il giogo della Sua impopolarità.

A proposito adesso dei preti più onesti tra di voi che non scimmiottano il matrimonio e che si rifiutano di giocare ai pastori « cool », ribelli, demagoghi, comprensivi e che « si distinguerebbero dalla massa dei preti rigidi e docili alla gerarchia vaticana », non vi direi niente di nuovo chiedendovi di raddoppiare la vigilanza nei confronti dei tentativi di recupero del vostro status di prete volti a giustificare l’« amore » omosessuale. Perché la pressione per presunta omofobia che peserà su quelli tra voi che non piegheranno alla richiesta di benedizione delle « coppie » omosessuali in questo momento va crescendo. E ciò che in partenza si poteva presentare come una gag (Coluche e Le Luron travestiti da sposi) o come una formalità amministrativa (un diritto civile) o una richiesta gentile,si trasforma sempre più in sentenza aggressiva (« Razza di preti diabolici che vi opponete all’Amore vero che viviamo!! Ad ogni modo, un giorno o l’altro, per amore o per forza, voi ci sposerete! Il vostro sacramento religioso è l’ultima cosa che ci manca per essere in totale uguaglianza con gli etero! E questo matrimonio appartiene più a noi che a voi! »).

Dovreste fare attenzione a non cadere nelle trappole che vi si tendono. Ho due precisi esempi da citarvi per dimostrarvi che le benedizioni delle « coppie » omosessuali sono la prossima castagna da levare dal fuoco che vi aspetta e che vi tenderanno una trappola ben più in fretta e più efficacemente di quanto possiate immaginare. Il primo caso è quello di un invito ad una festa tra amici che un giovane prete belga che ho incontrato « per caso » facendo autostop, ricevuto da uno dei suoi parrocchiani in « coppia » omosessuale. Aveva già un po’ fiutato quel che l’aspettava, quindi, non potendo fare l’affronto di rifiutare l’invito, ha avuto la prudenza di presentarsi in abiti civili, per evitare di apparire sulle foto della festa in talare, con un abito religioso o con il colletto romano, ed evitare così che si pensasse che la Chiesa appoggiasse in qualche modo quel che sia. Ma gli è andata bene. E non ha per nulla benedetto la « coppia » organizzatrice. Ha però ciononostante giocato molto bene il suo ruolo di pastore accogliente.

Il secondo esempio di ricatto sentimentale organizzato contro la Chiesa a proposito delle potenziali benedizioni sacerdotali di unioni omosessuali (che so per certo che hanno avuto luogo, anche se alla chetichella), sono gli effetti del clamore mediatico che può diffondersi a macchia d’olio senza che voi preti lo possiate controllare. E’ quel che è capitato ad esempio a Monsignor Brouwet durante il pellegrinaggio diocesano di Lourdes- Tarbes il 5-6 marzo del 2016. In quell’occasione lui e i suoi collaboratori sono stati assaliti da parecchie équipes televisive (I-Télé, in particolare) perché un giornalista malintenzionato aveva fatto correre la voce che tra le 250 coppie uomo-donna che si preparavano al matrimonio c’erano delle « coppie » omosessuali. « E’ la prima volta a Lourdes. Tutte le coppie, sposate e non, omosessuali o eterosessuali, divorziati risposati… sono invitate al santuario della città mariana per celebrare, sabato e domenica, San Valentino, la Festa degli Innamorati. ‘Venite a Lourdes per dichiararvi il vostro amore, annuncia una brochure pubblicitaria distribuita dalla Diocesi di Tarbes-Lourdes. L’invito è rivolto a tutti i tipi di coppie’. » L’eco di questa falsa informazione non si è fatto attendere. Europe 1, La Dépêche du Midi, il giornale 20 minutes… tutto il mondo giornalistico si è messo in agitazione per niente. E il diavolo era troppo contento del suo colpo: obbligare i preti a spiegare perché si opponevano alla « coppia omosessuale » come atto, e perché rifiutano qualsiasi benedizione di tale atto. Visto? Anche quando voi non vi siete messi a confronto pubblicamente e concretamente con il dilemma posto da questa situazione particolare, l’opinione pubblica e i mass media escogitano il modo di farlo al vostro posto, con l’oscuro disegno di confortare il loro pregiudizio anticlericale, al di là di ciò che voi diciate o pensiate. La Chiesa sarebbe omofoba perché non cede a tutti i capricci espressi dalla lobby eterosessuale.
 

35 – Se uno dei miei parrocchiani è in coppia omosessuale, lo incoraggio a vivere come fratello con il suo partner? Devo incoraggiarlo a tagliare con il suo partner?

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Tutto dipende da come voi lo incoraggiate. Se lo fate male, senza amore, senza una proposta alternativa e positiva, senza empatia e senza aver prima instaurato una relazione fraterna nella quale avete preso conoscenza della sua situazione amorosa e che non ne disprezza la sincerità ed i benefici, astenetevi dal dirgli checchessia. Rischiereste per lo più di essere fraintesi e di essere accusati di formalismo farisaico. L’obbiettivo della correzione fraterna nei confronti di un amico omosessuale è la sua gioia. Non la sua Salvezza (o meglio, l’idea che di questa ci siamo fatti). La Salvezza gli sarà donata soltanto da Dio. Non dimentichiamolo mai!

Per quel che riguarda la proposta di una via di mezzo per arrivarci con gradualità – il famoso « cameratismo » pseudo spirituale, pseudo amicale, pseudo casto e che non è altro che il pasticcio dell’ « amicizia disinteressata » promossa dal Catechismo della Chiesa Cattolica -, si dovrebbe adattare alla situazione di ciascuna persona omosessuale. E’ evidente per esempio che in caso di malattia di uno dei due partner della « coppia », o in caso di possesso in comune (quasi indissolubile) di beni materiali (cioè umani!), la separazione non può essere brutale e nemmeno talvolta possibile: la persona omosessuale che si è troppo impegnata con il suo compagno di vita deve assumersi fino in fondo le proprie responsabilità, soprattutto quando la coabitazione diventa per forza di cose una questione di vita o di morte. Ciò detto, questi casi limite sono estremamente rari, tenuto conto che in generale la separazione di una « coppia » omosessuale non è vitale e disastrosa per nessuno dei due partner.

E’ la ragione per la quale, personalmente, preconizzo una rottura concertata più secca e radicale più di un simulacro di transizione tra una « vita amorosa omosessuale attiva » e una « convivenza fraterna platonica e spirituale », spesso proposta dai preti sessantottini tiepidi o borghesi. Come direbbe Zazie, « fa male e non fa male ». E la Verità, in tutta la sua radicalità e in tutti i piccoli lutti che ci richiede, mette ordine e libera molto più che i rattoppi e i premi di consolazione. Soprattutto nel caso della pratica omosessuale, dove è meglio tagliare corto piuttosto che tagliare meno, ma male. Anche se questo può richiedere del tempo per farsi strada nella loro testa e nel loro cuore, molte persone omosessuali cattoliche in coppia stanno sotto sotto aspettando di sentirsi dire che la « loro unione zoppica » e che non è perciò così grave riconoscerlo (è anche una Buona Notizia, alla fine, una constatazione quasi risibile), che possono essere molto più soddisfatte in amore e nella Chiesa seguendo un cammino meno routinario della « coppia » omosessuale che spesso non sa di niente.
 

36 – L’omosessualità è una causa di nullità di matrimonio?

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No. Per sé sola non è causa di nullità. Perché non è né un’essenzialità, né un’identità, né un amore, né necessariamente una pratica. Essendo un mistero (di sofferenza) e una paura, non potrebbe essere considerata come una causa se non di riflesso, se non perché si aggiunge ad un disordine o ad un fatto più grave di essa. Quelli che se ne servono come scusa per togliersi l’anello al dito sono in mala fede. L’omosessualità agisce spesso come una lupa gravida di problemi interni alla coppia sposata uomo-donna che si sono accumulati con il tempo, come una circostanza aggravante o accelerante di un processo di separazione già cominciato prima per colpa di altre ferite/carenze. Viene sempre ad aggiungersi sia ad un problema più profondo di comunicazione e di libertà o di perdono o di soddisfazione tra i sessi, o, più drammaticamente, ad un problema di adulterio, di inganno, di maltrattamenti, di patologia, di condotta ossessiva/di dipendenza.

Un matrimonio religioso cattolico può essere giudicato invalido in ragione di un vizio di consenso (il consenso è l’atto della volontà per il quale un uomo ed una donna si donano e si accolgono reciprocamente in una alleanza irrevocabile). Ci sono parecchi motivi – chiamati « capi di nullità » – di dichiarazione di invalidità del matrimonio che non sono specifici dell’omosessualità ma che possono esservi legati (canone 1095 CIC, Codex Iuris Canonici):

– Le esclusioni formali di uno degli elementi sostanziali del matrimonio (fedeltà, indissolubilità, apertura all’arrivo di figli) ;

– La simulazione del matrimomio, cioè la totale mancanza dell’intenzione di realizzare l’impegno che rappresenta ;

– L’assenza di libertà provocata da pressioni gravi (psichiche come morali) ;

– L’inganno, concernente questioni importanti al fine di estorcere il consenso al futuro coniuge (per esempio nascondere un elemento importante della propria personalità) ;

– L’incapacità di dare un consenso che riposi su una scelta lucida e libera (per esempio una grave immaturità) ;

– Una patologia che coinvolga la psiche e che impedisca di mettere in atto o di assumere una vita coniugale (per esempio un complesso di Edipo irrisolto o una malattia psichica) ;

– Una incapacità di fondo di assumere gli obblighi del matrimonio (per esempio un problema di identità sessuale).

Ciò che deve essere (suppongo) esaminato con attenzione in caso di domanda di nullità del matrimonio dove l’omosessualità di uno dei due coniugi è autenticata (come praticata o semplicemente di desiderio o troppo irrisolta) è: la profondità del radicamento psichico della tendenza omosessuale nella persona che la prova; il potere di controllo su questa tendenza (misurabile sulla durata e di fronte a certe tentazioni); la capacità di eccitarsi sessualmente (in pratica se c’è o meno erezione); la piena conoscenza e trasparenza della tendenza omosessuale nella coppia (in pratica perché si tratti di nullità matrimoniale, che il marito non abbia avvisato la sua sposa della sua omosessualità prima del matrimonio).

Tutto questo non elimina la confusione persistente che circonda comunque l’esistenza e il senso del desiderio omosessuale. Questo non elimina la grandezza insondabile dell’azione della Grazia, della differenza dei sessi veramente accolta, e del Sacramento divino del matrimonio, su questo desiderio. Ogni coppia è unica e ha il suo proprio cammino. Inoltre, lo Spirito Santo e Gesù sono liberi, guariscono o lasciano temporaneamente sussistere il male come essi credono meglio. Ed il mistero del radicamento di una paura o di un male è talvolta duraturamente insolubile nel tempo umano In alcuni casi, l’omosessualità resterà latente, senza rimettere in causa il matrimonio cattolico e minacciarlo seriamente. Essa beneficerà anche di un aiuto divino spettacolare. In altri casi, capita purtroppo che la tendenza omosessuale sia talmente profondamente radicata da agire come un terreno che mina fortemente la solidità di una coppia sposata, richiedendo la separazione per il bene (o il « male minore ») di tutti. Auspico pertanto che i giudici ecclesiastici che hanno allo studio un caso di nullità di matrimonio legato all’omosessualità, di discernere e diagnosticare se l’omosessualità è un elemento annesso o dominante nella coppia sposata con la quale si confrontano. Io per primo non ho una risposta. Soltanto lo Spirito Santo li potrà guidare! (vi rimando alla domanda n°46 che completa questa).

Tengo ad aggiungere che la sistematizzazione/banalizzazione/democratizzazione della possibilità di dichiarazione di nullità di matrimonio in caso di omosessualità porta con sé un rischio enorme : il rovescio dell’omofobia, una omofobia per una volta incrociata con un ginocentrismo ed un femminismo mal posti. La banalizzazione sociale dell’omosessualità può trasformarsi come se niente fosse in abuso di potere da parte delle spose che sono state lasciate o ingannate dall’omosessualità. Ho sentito parlare di gravi abusi in questo senso. Alcune madri di famiglia sfruttano l’omosessualità del marito per sottrargli i figli o chiedere il divorzio in fretta o per patologicizzarlo : lo descrivono come « un bipolare », « un narcisista perverso », « un manipolatore » che ha coscientemente ingannato tutti. E’ una brutta faccenda e sono spesso ingiuste, queste esagerazioni.
 
 
 

CAPITOLO III – VITA IN PARROCCHIA E NELLA SOCIETA’ E OMOSESSUALITA’ (CASI DI COSCIENZA DI CATTOLICI):

 

37 – Come reagire di fronte ad una coppia omosessuale presente in modo discreto ad una celebrazione liturgica?

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Non bisogna reagire, né dire nulla, ma pregare per loro. E se si può, prima (preferibilmente) o dopo la messa, ascoltare le persone e aiutare a far si che la confessione del loro errore sia fatta da loro e non da noi. Gesù, con la Samaritana, mantiene questa delicatezza. Come mi diceva recentemente una donna che è stata spinta da suo marito a divorziare perché lui l’ha ingannata e poi lasciata, e come dimostrano le persone omosessuali in « coppia » stabile e cattoliche praticanti, tutte le persone che vivono il concubinato o l’adulterio o situazioni peccaminose fuori del matrimonio o del celibato consacrato, hanno davvero la sensazione di sperimentare una grande pena quando si sforzano di stare nella Chiesa e di partecipare alla Messa: la grande pena di soffrire per la loro situazione irregolare (un divorzio, la pratica omosessuale, un aborto, il peso dei loro peccati e la perseveranza in questi ultimi), appesantita dallo sguardo intransigente degli altri e dall’accantonamento del Sacramento della Riconciliazione, del Battesimo e dell’Eucaristia. Mi dicono che la cosa più dura non è tanto vedersi privati dell’Eucaristia (perché esistono diverse unioni con Gesù possibili al di fuori di Essa) ma è il non poter andare a confessarsi. In effetti, le persone divorziate risposate o più ancora le persone omosessuali in « coppia » non sono autorizzate a ricevere il Sacramento della Riconciliazione. Il conto sembra già abbastanza salato (in realtà non lo è perché sono esse a persistere in un cattivo comportamento, estraniandosi da Gesù: Lui non le ha mai abbandonate. E’ la loro pratica che chiude loro le porte: non la Chiesa!). Esse hanno l’impressione di essere trattate come dei criminali o degli appestati, che la loro comunità religiosa e parrocchiale sia più conciliante con un senza fissa dimora o con un criminale che con dei fratelli della stessa comunità che non sono in linea. Bisogna quindi aver cura della suscettibilità del peccatore ed adottare una strategia affinché essi scoprano la propria libertà e la Verità senza che si offendano, ed affondino nel disprezzo della Chiesa o o di sé stessi.

A mio avviso, se vi trovate di fronte una persona in situazione irregolare, se per esempio notate dei divorziati risposati o delle donne che hanno abortito o delle persone omosessuali « in coppia » che assistono alla messa o che si mettono in fila per la comunione, anche se il fatto è in sé deplorevole, vi consiglio di pregare per loro piuttosto che intervenire. Fate in modo di mostrargli il loro peccato ben prima che lo aggravino con il peccato di sacrilegio. E se lo hanno commesso o sono sul punto di commetterlo, fatelo molto tempo dopo lo sbaglio. Regola basilare della correzione fraterna: non infliggere loro una umiliazione pubblica. Non c’è niente di peggio del controllo, della proibizione fatta sul momento, della denuncia, della delazione, di una correzione fatta in fragranza. Il controllo deve essere fatto dalla persona su sé stessa. E’ essa stessa che deve avere la situazione in mano, decidere se comunicarsi o meno, se venire a messa (con il suo compagno) o non venire, se restante o non restare in coppia (omosessuale o adulterina). La sua libertà è sacra. E la presa di coscienza del proprio peccato si deve fare con delicatezza, il dialogo nella Verità, nello humour, nell’ascolto. Se la persona è troppo immersa nel proprio peccato, si sentirà confusa con questo e giudicata, rischiando di tagliare definitivamente con la Chiesa. Se si escludono pubblicamente tutte le persone in stato di peccato mortale, ci sono forti probabilità che per orgoglio, queste si rinchiudano ancora più duraturamente/definitivamente nel loro peccato. E così si farebbe il gioco del demonio.

Un no secco o una proibizione espress(o)a sul fatto compiuto o poco prima di essere compiuto rischia di essere interpretata come un rifiuto della persona, cosa di cui il peccatore ha tutt’altro che bisogno. A meno che siate preti e al momento della Comunione abbiate quindi il tatto e l’autorità dati dal vostro sacerdozio (e che il Corpo di Cristo ben merita!), lasciate che la persona si comunichi. Non dite niente. Rivolgetevi al loro angelo custode. Gesù nell’Ultima Cena, pur sapendo che Giuda stava per tradirlo, gli ha permesso di comunicarsi. In questo tempo, nel quale il male si sta intensificando, si generalizza e si diversifica (penso in particolare ai genitori che convivono, ai genitori sposati che hanno notoriamente praticato la fecondazione eterologa, ai genitori singles i cui figli sono nati fuori dal matrimonio, ai genitori risposati, alle persone « omosessuali » in coppia, ecc.), credo che soltanto i preti o le persone che sono passate attraverso le pratiche illegittime incriminate e che ne sono uscite definitivamente, siano legittimati ad intervenire sul peccato in atto, e possiedano all’occasione l’autorità necessaria per parlare con la persona peccatrice senza che questa si inalberi. Gli altri lascino perdere, senza peraltro rinunciare a dire la Verità in un momento più opportuno. « Chi non ha mai peccato scagli la prima pietra » (Gv 8,7). Gesù ha scelto l’ora di mezzogiorno (la più anonima) per parlare a quattr’occhi con la Samaritana (una straniera, sua nemica).
 

38 – Crede che le parrocchie devono ammettere delle persone omosessuali che praticano la loro omosessualità a servizi come il catechismo (capi scout), il consiglio presbiterale, l’animazione liturgica (organista, chierichetto, lettore, coro), ecc. ?

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La domanda potrà stupire o far ridere. Ma se si va a fondo, ci si rende conto che merita tutta la nostra attenzione. E i preti si devono sempre più confrontare con questi « stupidi dettagli » che possono rapidamente diventare un caso di Stato in parrocchia. Per quanto riguarda la mera presenza o la partecipazione di persone con tendenza omosessuale alle attività o agli incarichi della parrocchia, è chiaro che questo non pone nessun problema e ci fa piacere e possiamo dare un grande contributo. Abbiamo disponibilità e competenze da offrire. E Dio accoglie tutti nella sua casa. E non ama gli sprechi.

Ciò nonostante, bisogna aggiungere una sfumatura importante a quello che ho appena detto. I compiti ecclesiali in mano ai laici non si equivalgono tutti, sia dal punto di vista delle competenze che della remunerazione che dell’importanza simbolica e sacramentale. Lascio ai parroci di stabilirne una gerarchia caso per caso. Ma leggere una lettura o suonare l’organo, non sono sullo stesso piano di servizio, di coinvolgimento, di costanza e di esempio per la parrocchia. Non hanno tutti la stessa missione. Un giorno un prete di Strasburgo venne per presentarmi un suo caso di coscienza: un organista in « coppia » omosessuale aveva chiesto di prestare servizio per la sua parrocchia, e lui non sapeva come gestire la questione. Aveva paura di essere messo sotto processo per omofobia e di giudicare una persona per motivi indipendenti dalle sue innegabili capacità come musicista. Temeva poi che non tutti i suoi parrocchiani avrebbero accettato la sua decisione.

Credo che in questi frangenti la differenza la faccia la continenza. Personalmente, io sono stato per quattro anni catechista a Savigny-sur-Orge (sobborgo di Parigi) e ciò non ha mai creato problemi. Proprio perché la continenza libera da ogni proselitismo, da ogni equivocità legata al modello simbolico, identitario e amoroso, che può saltar fuori di fronte all’omosessualità dichiarata. Tornando al caso dell’organista di Strasburgo, ho proposto al parroco di sondare in un incontro personale le motivazioni interiori del suo candidato: perché vuole assicurare questo servizio nella chiesa? Sta all’interno di un vero percorso di obbedienza ai comandamenti di Gesù, all’interno di un cammino di servizio, di umiltà, di comprensione intima del cuore della Chiesa, di coscienza di una Missione evangelica attraverso l’accompagnamento musicale; o è lì per i soldi, per il prestigio, per lo status sociale ed ecclesiale e per il decoro liturgico? La pratica omosessuale mostra già di per sé una chiara disobbedienza alla Chiesa. E credo che questo organista non ambisse a quel posto per rimettere in questione questa disobbedienza. Quindi personalmente, e dopo essermi confrontato con lui, gli avrei detto di no.
 

39 – Secondo Lei qual è la percentuale di parrocchiani pro-gay e favorevoli alle Unioni Civili nella Chiesa e nelle chiese ?

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Non ne ho la più pallida idea. Immagino che sia molto alta. So soltanto che sono la sola persona omosessuale cattolica continente in Francia che ha pubblicamente dimostrato la sua opposizione alle Unioni Civili (Jean-Pierre Delaume-Myard l’ha fatto sul tardi, dopo le manifestazioni di protesta italiane, ma per conquistarsi uno spazio pubblico: certamente non per rimettere in questione « l’amore » o la pratica omosessuale). Quasi tutti i preti ini mi sono imbattuto si sono abituati alle Unioni Civili (dopo l’approvazione dei PacS nel 1998) e non ne hanno capito la gravità. L’hanno affrontata come una legge che avrebbe potuto posporre/evitare il « matrimonio gay » , come una situazione che sarebbe rimasta molto diversa da quest’ultimo (mentre invece le due leggi si riferiscono esattamente alla stessa realtà simbolica ed intenzionale che è all’origine della maternità surrogata). Un’esigua minoranza di cattolici francesi ha percepito la violenza del « coming out » , delle Unioni Civili e per ultimo di qualsiasi legge basata sull’orientamento sessuale così come la violenza della sostituzione della differenza dei sessi con l’eterosessualità.

I pochi preti cattolici d’accordo con me, quando mi invitano nelle loro parrocchie all’ultimo momento si spaventano. All’inizio sono pieni di entusiasmo. Poi si tirano indietro. Non per paura di ciò che sto per dire, ma per paura dei danni collaterali che precedono e seguono la mia conferenza. Si intiepidiscono per prudenza e « pedagogia » . Diversi parroci che conosco e che, dopo essersi molto coinvolti nella loro parrocchia iper-cattolica dove potevano manifestare senza problemi il loro impegno contro il « matrimonio per tutti », sono stati trasferiti in una nuova parrocchia, dove, alla riunione di inizio anno, c’erano talvolta parecchie « coppie » omosessuali ad aspettarli. Senza vergognarsi delle loro convinzioni, hanno deciso di essere più strategici, di tapparsi la bocca e di prendere tempo e hanno preferito in un primo momento rimandare (o più esplicitamente annullare) il moi intervento. La grande maggioranza dei preti cattolici francesi non ha assolutamente preso coscienza del massacro umanitario che costituiscono le Unioni Civili.

Questa disastrosa prova sul campo – che dimostra quanto poco e male i cattolici ritengano importanti il matrimonio e la differenza dei sessi (non sto parlando a livello intellettuale ed intenzionale, ma dal punto di vista dell’affezione e della concretezza) e siano in panico di fronte all’imminenza delle persecuzioni anticattoliche – posso farla in modo ancora più accentuato per tutti gli altri paesi del mondo. Per esempio, la maggior parte dei cattolici di lingua spagnola rafforzano – nello stesso momento in cui affievoliscono (in modo borghese) – la loro posizione di fronte all’ Unione Civile e a quella che chiamano la « lobby gay ». Sono ancora più astiosi dei francesi, già di per sé abbastanza scontrosi. Potete immaginare! Rifiutano in massa la mia argomentazione ricca di sfumature che tiene in considerazione la realtà omosessuale e rimette in causa in profondità l’ideologia che essi denunciano e la sostengono senza rendersi conto di come essa in realtà si chiama: eterosessualità. E nei paesi europei l’insieme dei cattolici passa da un estremo all’altro nei confronti delle persone omosessuali e cioè dal rifiuto/indifferenza totale all’ « apertura » , per riequilibrare il tutto, e farsi perdonare. E’ ciò che viene fuori in questo momento in Germania dai disastrosi « Katholikentag » (il più grande raduno cattolico del paese), con un programma « arcobaleno » composto da vari e differenti workshops quali « Il matrimonio per tutti » , « Come vivono le famiglie arcobaleno » o ancora « Teologia queer » . Molto male. E’ come se gli Stati gnerali del Cristianesimo in Francia si consacrassero totalmente all’omosessualità, ma nell’ottica di associazioni pro-gay quali David et Jonathan, Devenir un en Christ o La Communion Béthanie. Vi lascio immaginare il putiferio che scoppierebbe. E non ne siamo così lontani in Francia, perché sono già stato escluso per ben due volte da questo evento cattolico nazionale.
 

40 – Il parroco è « scappato » con un uomo. La parrocchia lo sostiene. E noi cosa diciamo?

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Ho in mente diversi casi concreti. Il fenomeno non è affatto isolato. Anzitutto, prima di esprimervi in qualunque modo, vi consiglio di documentarvi seriamente sull’eterosessualità e la trappola che essa rappresenta. Poi, beninteso, non maledite questo prete, con il pretesto che voi non siete d’accordo con quello che fa. E neppure giustificate il suo agire con il relativismo che ci circonda né con una falsa accoglienza dettata dal luogo comune del « non giudizio ». Pregate piuttosto per lui ed il suo compagno. Ne hanno un grande bisogno, perché, oltre a tradire la Chiesa, mentono a loro stessi e si mettono in un’impasse che non possiamo invidiare o banalizzare.

Il risvolto più delicato sono le ricadute e la gestione di un tale evento nell’ambiente parrocchiale. Perché, a parte quando il fatto è passato sotto silenzio (che è quel che capita ancora il più delle volte) , è il tipo di scandalo che – proprio perché la gente non sa niente di omosessualità, pur sentendosi sempre più obbligata a dire la sua in proposito – ha il potere di provocare un gran putiferio e fomentare la divisione in seno alla comunità Tra quelli che inveiscono, quelli che prendono le parti del parroco e quelli che stanno zitti, si hanno riuniti tutti gli ingredienti umani per scatenare una guerra civile interna alla Chiesa cattolica!

E ancora: vi sto parlando di un’epoca in cui l’omosessualità dei preti veniva gestita in una relativa discrezione e non beneficiava di un’esibizione fiera né di una copertura mediatica nutrita dai pettegolezzi dei parrocchiani. Le cose stanno cambiando. I cattolici perdono sempre più spesso il loro pudore e si credono obbligati a « prendere posizione » su tutto (« Per salvare il vostro parroco premete 1 », « Per cacciarlo premete 2 » ). E sempre più preti, invece di nascondere la loro pratica omosessuale ed il loro partner, decidono di giocare il tutto per tutto, dicendo a sé stessi che « più ingigantiscono la cosa, più in fretta passerà » che il loro aplomb o la pietà che ispireranno li libererà dalla vergogna, che il loro coming out non basterà per farli sospendere dal servizio. Tra le altre cose, essi spostano l’attenzione dal loro adulterio verso la non presa di posizione della Chiesa sull’omosessualità (mancanza di presa di posizione presentata come rigida, arcaica o ingenua) e soprattutto verso l’impopolare ed enorme energia di cui avranno bisogno i loro superiori ecclesiatici per decidere pubblicamente la loro estromissione/scomunica.

Non crediate che questo tempo di orgoglio/faccia tosta « arcobaleno » – sacerdotale sia lontana a venire. Diventano sempre più frequenti, questi coming out « gay-cristiani », e talvolta anche « gay sacerdotali » (soffro già abbastanza per le interviste choc vuote dei miei compagni « omocattolici » che si raccontano davanti alle telecamere e si sfogano su « come vivono con queste due appartenenze », senza mai proporre alcuna analisi di fondo sull’omosessualità. In questo momento i Krysztof Charamsa, William Nasarre, José Mantero, Andrés Gioeni, escono allo scoperto, e trovano che è molto « profondo » confessare a tutti che si è « preti e omosessuali » o « cristiani e omosessuali ». Non si accontentano di dire che « è possibile essere tutt’e due le cose », ma sostengono che sarebbe « più bello e più vero » , perché questo realtà si impone, è qualcosa di reale, anche se nascosto per troppo tempo, che è faticoso tirar fuori, che rischia di essere mal compreso; la loro sarebbe una doppia dichiarazione d’amore e questi due aspetti della loro vita potrebbero armonizzarsi meglio se la Chiesa avesse il coraggio dell’Amore e del realismo. E attraverso casi di celebrità cristiane che confessano allo stesso tempo il loro « indefettibile » attaccamento alla « loro » Chiesa/ai loro parrocchiani, e la loro sofferenza di essere « indiscutibilmente » omosessuali, sempre più fedeli cattolici – toccati da queste persone « doppiamente vittime » – sostengono che le due dimensioni – cattolica e omosessuale – non si contrapporrebbero, anzi, sarebbero perfettamente compatibili, senza la necessità della continenza.

E quasi nessuno controbatterà su questo, per paura di passare per omofobo, ivi compresi i cattolici tradizionalisti che in generale si servono di questi cattivi esempi di preti spretati per dissociarsi ancor più dalla Chiesa postconciliare e per fare ancor più pressione su papa Francesco. Di conseguenza, con le esternazioni dei preti omosessuali sta arrivando il grande vuoto tiepido-glaciale. E siccome sempre più cattolici dubitano della Presenza di Gesù nell’Eucaristia o dell’esistenza del diavolo, siccome disprezzano le parole « omofobia » e « omosessualità », non credono più nel primato della differenza dei sessi quale Amore vero e nel primato del celibato continente sul matrimonio (perché sarebbe necessario che i preti non si sposino, se alcuni tra loro ne sentono l’esigenza?), demonizzano il modernismo oppure il tradizionalismo, pronti a giocare la parte o dell’ « apertura tollerante », o, al contrario, dell’intransigenza/indifferenza esasperate/offuscate. Eccoci, siamo alla frutta!
 

41 – Qual è il più grande pericolo che incombe su un cattolico riguardo all’omosessualità?

Posso citare piccoli pericoli: l’ignoranza e quindi la vulnerabilità di fronte al male, se non ci si è mai confrontati con la realtà omosessuale: il relativismo, l’indifferenza o l’invettiva, se siamo disturbati o sedotti dal tema (sulla base di una cattiva comprensione di ciò che è la Carità e la Verità); l’insoddisfazione o il malessere in « amore », se pratichiamo l’omosessualità; la sensazione di essere in costante contraddizione con la propria fede o con i cattolici in generale, se pensiamo di poterci mettere al posto di Dio o, al contrario, se ci sentiamo una nullità , o se viviamo una doppia vita.

Posso anche mostrarvi un più grande pericolo che incombe sul cattolico che pratica l’omosessualità: quello di essere privato della Salvezza eterna. Detto altrimenti, rischiare di andare all’inferno e di « peccare in conoscenza di causa » (pleonasmo). E’ la spada di Damocle più evidente. E già per sé stesso, questo sarebbe sufficiente a dissuadere il cattolico un minimo fervente e capace di proiettarsi nel Mondo invisibile, dal praticare l’omosessualità. Anche se, ribadisco, nessuno è riducibile al male che commette, e noi non abbiamo un’idea completa della potenza della Grazia che può redimerci.

Ma a dire il vero, c’è un dolore che si vive già sulla terra e che fa tagliare relativamente corto con la pratica omosessuale e con ogni velleità di vivere in « coppia », ancora più intenso della paura per la salvezza post-mortem: è la prospettiva di privarsi dell’Eucaristia, il Pane vivente di Gesù. Essa incombe su ogni cattolico che riconosce la presenza di Dio nell’Ostia. Da parte mia, io non esco con le persone che mi piacciono quasi soltanto perché tengo a Gesù-Pane Vivo! Più che la mia salvezza o la mia reputazione, è l’Eucaristia che mi motiva a non trastullarmi nell’omosessualità. Io so che vivendo l’adulterio/il concubinato, non avrei più accesso all’Eucaristia e questo mi farebbe soffrire enormemente, non lo sopporterei. E parlo per esperienza: nel 2010 è stata la mia non conformità con le condizioni richieste per ricevere la Comunione che mi ha fatto lasciare successivamente i miei amanti. Non potevo restare molto tempo con un partner a causa di questo. Sono molti quelli che hanno l’energia, l’orgoglio sfacciato o la pazzia per perseverare nella menzogna e nell’incoerenza. Ioso invece che alla lunga non reggerei! Se l’Eucaristia non si imponesse su di me con autorevolezza, credetemi, io avrei già saltato il fosso da un bel pezzo ed in questo momento sarei ancora in « coppia ». Ad oggi l l’Eucaristia è la sola Persona che mi trattiene! La sua assenza è il mio incubo, così come la sua consumazione – che il mio stato di vita autorizza – è la mia Gioia e la mia più potente salvaguardia.
 

42 – Quello che Lei dice sull’omosessualità si rivolge solo ad una persona gay che crede. Perché se uno non crede in Dio, il suo obiettivo sembra irraggiungibile; senza Dio, il suo discorso è irricevibile. O no?

Non credo. Dio è concreto, universale e semplice. Il fatto di essere cattolico, lungi dall’allontanare dall’intelligenza e dalle situazioni umane, raggiunge tutti (non credenti inclusi), il buon senso, le realtà mondane, con una precisione ed una delicatezza ammirevoli, sorprendenti. Soprattutto quando si tratta di parlare di omosessualità e di sofferenza. In questo si arriva subito al punto. I nostri contemporanei sono sedotti dalle parole che hanno plasmato il loro modo di concepire il mondo e l’amore: « tolleranza », « differenza », « uguaglianza », « omosessualità », « eterosessualità », « omofobia », « amore », « libertà »… Sta a noi rassicurarli riutilizzando questi termini, sviscerandoli, avendo però ben cura di non dare loro a pensare che noi rimettiamo in dubbio la bellezza della loro sincerità e delle loro buone intenzioni. Molto spesso, la gente si irrita perché non sopporta di essere giudicata « cattiva » o « mal intenzionata ». Se noi li tranquillizziamo su questo piano, se gli mostriamo che non dubitiamo che hanno voluto agire bene, dopo potremo senza problemi far loro vedere che agiscono o pensano male (includendo noi stessi, se possibile, nelle loro traverse e cattive azioni) o piuttosto, che avrebbero potuto agire e pensare meglio e diversamente. E andrà tutto da sé.

Ed infine, non è vietato praticare la maieutica, parola un po’ barbara che significa più semplicemente « lasciare che la persona trovi essa stessa la risposta ». In più, i nostri detrattori hanno spesso molte più cose di quante immaginiamo da imparare sull’omosessualità, più di quanto essi stessi non suppongano! Partiamo dunque tutti insieme verso quest’isola del tesoro che è l’omosessualità invece di spaccarci la testa sulla fede o sull’ateismo di ciascuno. L’omosessualità è un tematica sexy. La Fede cattolica anche. E le due prese insieme, non vi dico! Che cosa si aspetta quindi per annunciare l’Amore di Cristo e della Chiesa tramite l’omosessualità?
 

43 – Io sono cattolico e vedo che mio figlio o mia figlia si è allontanato(a) dalla fede. E più gli mostro che prego per lui/lei, tanto più questo lo infastidisce e l’allontana dalla fede. Cosa faccio? Insisto? Gli/Le propongo il tuo libro? Lui/Lei mi odierà ancora di più.

Sì. Ma non si scoraggi. Mia mamma – che è mancata poco più di due anni fa – si chiama Monica. Come santa Monica, che ha pianto tanto a causa di suo figlio Agostino. E ne è valsa la pena! Non abbia vergogna di essere una santa Monica insistente e triste (senza cadere in un teatrale ricatto affettivo o spirituale). Se Lei non lo fosse sarebbe inquietante. Vorrebbe dire che non ama suo/a figlio/a e che si prende gioco della Salvezza della sua anima. In più, le preghiere dei genitori di un figlio o di una figlia omosessuale sono sempre ascoltate, se non dall’interessato/a, almeno da Gesù e da Maria. E’ la cosa più importante! Ciò La obbliga, infine, a centrare la sua preghiera sul Re e la Regina, e a non contare soltanto su sé stessi. Quanto alla Sua fedeltà al Signore, anche se essa non va da sé nella direzione degli atti e dei desideri di Suo figlio/a, serve sicuramente a quest’ultimo/a come testimonianza irreprensibile e come prova che Lei lo/a prende sul serio, che Lei l’accompagna, che Lei è due volte fedele. E non potrà restare senza frutti.

Per quel che riguarda il mio libro, non importa se non piace o se irrita. Da solo non ha in alcun modo il potere di far saltare per aria una famiglia o di fare dei miracoli,. E se finisce nella spazzatura (in quel caso non se ne parla più… a meno che un netturbino che ha un figlio omosessuale lo trovi « per caso » nell’immondizia!), può sempre essere letto di sfuggita e agire nei cuori a ritroso, oppure restare per molto tempo in un cassetto per essere poi riscoperto in un momento più tranquillo. Un consiglio: non agisca secondo la reazione che suppone potrà avere suo figlio o sua figlia omosessuale, ma sempre come deve, e per compiacere il Signore. Suo figlio la potrà sorprendere. La fede è la migliore consigliera ed è molto più feconda/profetica della paura.
 

44 – Come posso fare se una persona cara è omosessuale, respinge la Chiesa rifiuta la sua famiglia e e frequenta persone di un ambiente nocivo? Come parlare con lei facendogli capire che io non approvo la sua condotta?

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Amare qualcuno significa accoglierlo in tutto quello che è e in tutto quello che vive. E’ anche tollerare la sua libertà di agire male quando di fatto commette degli errori, senza smettere di dirglielo se la situazione non migliora. Dobbiamo pertanto navigare tra due acque, quella della tolleranza/del compromesso e quella della perseveranza nella Verità esigente. So che non è semplice. Ma so anche che è l’ironia, così come lo Spirito Santo, che vi permetteranno di far passare il vigoroso messaggio di Cristo con dolcezza. Non perdete mai di vista che le persone più « cattofobiche » sono proprio i cattolici. Non le persone che non conoscono Dio e che, proprio per questa ragione, non possono rifiutarLo. E’ paradossale, ma è la Verità.
 

45 – Come genitore cattolico di un figlio omosessuale ho un peso ulteriore, una Croce più grande?

Sì. Senza dubbio. Perché Lei sa che è in gioco l’anima e la Salvezza di suo figlio ed in questo caso anche a rischio. Rispetto ad un genitore che non ha la fede, la posta in gioco che Lei, genitore cattolico, riconosce nella pratica omosessuale è più forte, l’angoscia è maggiore. E’ bene che Lei lo sappia. Prima di tutto per evitare di colpevolizzare all’eccesso e di parlare troppo/fare prediche. Poi, per capire la vera ragione della sua angoscia: la lotta spirituale e la chiamata personale ad intensificare la sua preghiera. E, infine, per individuare e più ancora per evitare a suo figlio omosessuale le reali conseguenze delle sue azioni terrene. E se lui sente che Lei lo mette in guardia sulla sua Salvezza e sulla sua Eternità celeste, si renderà meglio conto che Lei non ti preoccupa soltanto per sé stesso o per ciò che gli altri pensano o per il suo benessere coniugale e procreativo, ma davvero per lui stesso, per la sua felicità senza fine, per Dio. Questo cambia tutto! Rende la sua preghiera e il dolore rispetto all’omosessualità amorevoli, offerti, diretti verso l’altro che è suo figlio!
 

46 – Sono cresciuto in una famiglia cattolica, mi sono sposato (a) in Chiesa, e mio marito (o moglie) mi ha lasciato per un uomo (una donna). Cosa fare?

Riconosco che sono delle situazioni molto dolorose (anche se oggi si tende a banalizzare questo dolore). E prima di offrire qualsivoglia elemento di soluzione, starò attento a non procedere troppo speditamente e a non fornire un metodo preconfezionato. Non posso far altro che cercare di entrare in empatia e mi sento molto povero davanti a Lei. Ci sono coppie che hanno superato molto bene il problema dell’omosessualità (perché è un problema). Altri si sono rotti la testa sulla questione (si veda la domanda sulla nullità di matrimonio).

Il problema, nell’attuale clima essezialista e sentimentalista che tende a banalizzare e a mettere sul piedestallo l’omosessualità come una « verità indiscutibile della persona », è che l’importanza eccessiva conferita all’omosessualità può portare alcune coppie donna-uomo di oggi (si vedano certi giudici di tribunale ecclesiastico) a credere nella necessità della loro separazione, ad accelerareari il processo canonico di nullità, a gettare la spugna, a de-razionalizzare il problema (« Ci è caduto addosso come una tegola. E’ così. Lo sapevamo da tanto tempo. Non si può lottare contro i sentimenti o contro il corpo o contro una malattia o contro una relazione omosessuale completamente estranea ad una relazione etero »), a non perseverare nel superamento dei conflitti (tanto più quando la coppia non ha figli o quando l’adulterio implica una terza persona e quindi una relazione di un’apparente « altra natura »), a scristianizzare e a trascurare il sacramento del matrimonio, a seppellire la questione giustificando la separazione come una fatalità determinista, senza cercare di andare più a fondo (« Non si può combattere l’omosessualità, perché non la si capisce e perché non è una scelta. Supera tutto l’amore che ci siamo voluti; non annulla niente; è ‘a parte’ »). L’omosessualità può servire da alibi pratico e fallace ad un qualsiasi annullamento di matrimonio, da argomento di autorità fasullo, da leggenda impressionante e da scenario facile che spiegano e risolvono in apparenza ogni litigio, ogni colpevolezza, ogni separazione. Non sto dicendo che essa non costituisca talvolta una ragione sufficiente od un ostacolo reale alla durevolezza/possibilità di un matrimonio. Ma è tutto così semplice? Come misurare la profondità di un radicamento dell’omosessualità, la forza che la persona può attingere da sé stessa , dalla propria moglie e dal sacramento del matrimonio, la potenza che Dio dona per vivere con la fragilità omosessuale nella fedeltà nonostante tutto? E’ difficile.

Sono bloccato nel dare un qualunque consiglio nel caso in questione. Bisogna mollare la presa o perseverare in caso di separazione matrimoniale causata dall’omosessualità come tendenza e/o praticata? Direi che questo dipende da ciascuna situazione. La mia speranza cristiana mi fa dire che non bisogna comunque mai scoraggiarsi, e che Gesù può trarre il meglio da ogni situazione, anche dolorosa, anche inestricabile e violenta. So che vale in ogni caso la pena di battersi contro l’omosessualità, perché, come tendenza e a maggior ragione come pratica, essa può essere occasione di perdono e di dialogo magnifici, può rinforzare la sua coppia, far rivedere il suo funzionamento ; e perché l’omosessualità praticata non renderà comunque felice il suo coniuge e in ogni caso non più felice di quando era in coppia con lei. Ma talvolta è preferibile inchinarsi davanti all’enigma del male, davanti alla presenza della zizzania nel campo della sessualità, davanti alla nostra propria impotenza di fronte all’esistenza di un male che talvolta supera nella vita terrena la persona con cui ci si è sposati in buona fede, perché la tendenza omosessuale può essere predominante. Il grado di radicamento deve essere giudicato a seconda della situazione. In alcuni casi, l’omosessualità costituirà un elemento determinante; in altri potrà essere temperata, domata e riciclata con successo. Conosco degli uomini che sono ritornati dalla moglie e dai loro figli dopo uno o più errori di condotta omosessuale perché hanno scoperto che questo modo di vivere non li avrebbe mai resi felici. Ammiro le spose che hanno la pazienza e la fiducia di sopportare tali turbolenze, ed i mariti che hanno l’umiltà di battersi per ritornare alla fedeltà del loro matrimonio e di far fronte alle loro inclinazioni. Conosco anche dei casi in cui l’omosessualità è talmente radicata nella persona che ha trascinato nell’impotenza e nell’infelicità una coppia, una sposa e talvolta una famiglia intera. E’ importante dunque non sopravvalutare né sottovalutare l’omosessualità. Sottile linea di confine di cui non conosco tutti gli annessi ed i connessi, avendo io stesso cercato di sposarmi con una donna che pensavo di amare ed avendo dichiarato fortait, nonostante la mia fede e la mia volontà di sperare nel potere del sacramento del matrimonio sulla mia tendenza sessuale.

Luminessences, le spectacle luciférien du Palais des Papes d’Avignon

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Le travestissement lumineux des lieux catholiques pour les « christianiser » avant de les « paganiser » complètement

 

Dimanche soir, je me trouvais à Avignon avec quatre amis pour assister à un spectacle sons et lumières au Palais des Papes intitulé Les Luminessences (… aux huiles essentielles lol). Il se joue du 10 août au 2 octobre, tous les soirs. Il s’agit d’une création de Bruno Seillier, qui s’était déjà illustré dans La Nuit des Invalides par la technique du vidéo maping pour faire revivre à travers la technologie 3D l’histoire culturelle et spirituelle d’un lieu mythique du patrimoine religieux/architectural français. C’est très à la mode en ce moment, ces mises en scène revival « archéologico-futuristes » grandeur nature… ou plutôt « réalité augmentée » (hier la Cinéscénie du Puy du Fou et les spectacles de Robert Hossein, aujourd’hui Génération De Gaulle en région parisienne, Geneva Lux à Genève, La Fête des Lumières à Lyon, etc.). Ça semble même anodin autant que magique et « transportant », ces « voyages » dans le temps qu’elles nous proposent.
 
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Par les lumières, les vidéos, la musique et une voix-off, la Cour d’Honneur avignonnaise où ont séjourné des Papes, s’animent et retracent l’épopée du christianisme en France et en Europe. Ces shows envahissent d’ailleurs les hauts lieux du catholicisme mondial (de la cathédrale de Rouen, de Laon, de Chartres, d’Amiens… jusqu’au Vatican, avec Fiat Lux) pour au départ feindre l’hommage (hommage au Pape, aux « Temps des cathédrales », au « patrimoine culturel religieux », à la prouesse architecturale de l’art sacré, à la « chrétienté », à une « foi millénaire »… mais jamais à Jésus Fils de Dieu, comme par hasard !), pour « christianiser » esthétiquement un ancien lieu de culte, puis finalement le « décatholiciser » et y crucifier symboliquement le Christ après l’avoir vaguement mentionné et mis sous les feux des projecteurs comme un être spirituel du passé, jadis vénéré et exceptionnellement sorti de son placard. Fête des Rameaux puis neutralisation. On s’y attendait. Mais ça arrive quand même vite, cette invasion de l’ange de lumière.
 
 

Boboland antéchristique, maçonnique et luciférien

 

N’en déplaisent aux catholiques actuels qui se boboïsent de plus en plus, donc qui mettent leur cerveau au repos simplement parce qu’ils se disent « transportés » par une « Beauté » technique (« La Beauté sauvera le monde » répètent-ils comme des perroquets : deux au moins de mes amis qui m’accompagnaient à Luminessences n’avaient pour seul avis conclusif du spectacle que la phrase « J’ai été transporté »… et pourtant ce ne sont pas les derniers des cons !), simplement parce qu’ils voient leur Roi nommé, leurs images d’Épinal pieuses défiler, et qu’ils entendent cités quelques extraits de la Bible, Luminessences, que je vous conseille d’aller voir, n’est pas un spectacle catholique. C’est un spectacle qui, comme toutes les cinéscénies orchestrées par les « catholiques identitaires » ou les « païens chrétiens », par les metteurs en scène de culture catho mais pas catholiques pratiquants, et par les bobos anars d’extrême droite (cf. les codes n°38 et n°39 dans mon livre Les Bobos en Vérité), transforme le Christ en Super-Héros vêtu de l’habit de lumière, le catholicisme en « chrétienté » (spécialité Civitas !) et en militance politique ou culturelle clinquante : « Avignon, Centre de la chrétienté » (la voix-off) Mais finalement, de telles prouesses scénographiques sont un hymne à la désincarnation de Dieu en Jésus. Des phrases tirées de Luminessences, que j’ai entendues textuellement, le prouvent : « Elle est cette flammèche immatérielle qui brûle encore ces murs. », « lignée spirituelle impalpable », « Âme », etc. Jésus est enfermé dans une salle (« la Salle de Jésus »), comme une pièce parmi d’autres du château néo-cathare où logent à présent des Olivier Py. C’est sidérant.
 
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L’Incarnation divine (l’action concrète de l’Esprit Saint en la virginité de Marie, la Présence Eucharistique, l’identité de Fils de Dieu couronnant Jésus et l’Humanité d’aujourd’hui, les sacrements, etc.) est complètement occultée dans Luminessences. Puisque « l’essence » des choses est cette fois attribuée à la « Lumière », à l’« Esprit », et au mot « Essence » même ! Tous ces concepts poético-spirituels Nature & Découvertes, à mi-chemin entre le catholicisme et le paganisme holistique, y sont : « La Vérité des lieux » ; « Dans les hauteurs, l’Esprit. » ; etc. On a tous les mots qui font bien et qui font plaisir aux oreilles des croyants, mais aucun qui n’annonce la Croix et la Résurrection de Jésus Fils de Dieu.
 
 

Les Papes plutôt que Jésus-Christ Fils de Dieu

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Dans Luminessences, la Papauté est fragmentée pour en faire perdre l’unité en Christ et en Pierre : « Dites plutôt LES Papes en leur Palais d’Avignon » nous lance l’obséquieuse Voix-off. L’Église catholique n’est pas représentée comme le Christ en personne mais comme une immense machinerie, un appareil d’État aux œuvres et mécanismes certes impressionnants, élaborés et honorables, mais mécanisés autant que désincarnés. Jésus est réduit à un prophète (qui a compté), le catholicisme à la « chrétienté » et à des « racines importantes », la religion à un patrimoine spirituel et culturel « intéressant » : « Avignon, Capitale spirituelle ! » augure la grandiloquente voix du conteur.
 

Luminessences aligne les poncifs bobos aussi bien que maçonniques (je vous rappelle que tout le lexique de la Franc-Maçonnerie tourne autour des champs lexicaux de la construction/architecture, de la lumière, de l’autonomie libérale) : cf. le code « voix-off insupportable », le code « Vive le vieux ! », le code « Je ne crois pas en Dieu mais je fais comme si », le code « Bougie », le code « La Nature me domine », le code « Mosaïque multiculturelle », le code « Optimisme », dans mon livre Les Bobos en Vérité. Il est question de « pierres vivantes », de « Palais de chair », de « Peau minérale du Palais », des « Bâtisseurs de ces lieux », etc. (cf. le code n°45 « Promenade chorégraphique » : le bobo adore projeter la conscience humaine sur la Nature, les objets et les vieilles pierres, pour faire parler les murs à sa place : n’oublions pas qu’il prend les cubes pour des cerveaux humains, et l’Humain pour une pyramide, un totem de pierres). « Quatre murs de nature minérale » D’ailleurs, nous, spectateurs, sommes pris entre quatre murs, comme dans un cube virtuel animé. À en croire la voix de sirène du narrateur, nous serions tous des monades, c’est-à-dire des « étincelles » ou des éclats de ce grand Tout énergétique/cosmique divin et lumineux que serait Dieu (cf. « étincelle », « brasier », « foyer », etc.).
 

Luminessences est un hymne à la Science (même spirituelle et transcendentale) de l’Homme, au génie humain. Le fameux « Culte de l’Être-suprême » du temps des Lumières, célébré par les premiers francs-macs justement : « J’ai braqué sur lui [le bâtiment] les lumières de ma science. » (la voix-off) ; « Les œuvres de l’Esprit » ; « Le pouvoir de l’Esprit » ; etc. On retrouve dans le spectacle l’idée que l’Homme se serait créé par la force de sa propre intelligence et de sa main (« Au creux de sa main »), par une transcendance venant de lui et puisée au cœur de son histoire, des pierres, de sa mémoire, de ses « lumières » technologiques. « Bâtir un spectacle est un art. » déclare le maçon – qui s’ignore ? – Bruno Seillier, concepteur de Luminessences. On nous parle de mondes parallèles (« Autre dimension »). On entend les références mythologico-culturelles plébiscitées par la Franc-Maçonnerie (« les muses » par exemple). Et se déplacent sur les murs-écrans face à nous des êtres aussi rigolos que totalement profanes : des Licornes, des dragons, des chevaux, etc.
 
luminessences machine
 

Tout ceci n’est pas qu’une fantasmagorie/fantaisie kitsch. C’est carrément un projet démoniaque, je le dis sans exagérer. À un moment, même la géhenne avec les âmes qui y périssent est représentée, et c’est bien sûr illustré sans légende. Dans Luminessences, beaucoup d’auteurs classiques adorés des Francs-Maçons sont répertoriés : Dante, Pétrarque, etc. Comme par hasard, l’Europe (en tant que grande société des nations) est mise sur un piédestal. Le pompon du noachisme, c’est la représentation du Déluge (la vague virtuelle qui submerge le public, aux trois-quarts du spectacle) puis de la Nouvelle Alliance (les papillons, le pacte avec l’esthétique théâtrale et le printemps des Poètes provençaux : vive la guimauve bobo) qui évidemment n’est pas attribuée au Christ. Comme le diable est malin, il cite quelques passages de la Bible pour donner l’illusion qu’il est du côté des catholiques et de Jésus… mais en réalité, il s’empresse ensuite de désacraliser et de vider les références bibliques qu’il a singées de leur incarnation christique : par exemple, dans Luminessences, la voix-off nous bassine avec l’« Esprit »… mais elle se garde bien de dire que c’est l’Esprit-Saint (même si on voit des jolies colombes dans des vitraux) : c’est plutôt l’esprit humain qui est monté au pinacle. Autre exemple : la voix-off cite saint Jean (« Au commencement était le Verbe »), mais au lieu de s’en référer au Christ (le Verbe de Dieu), elle détourne la phrase en sacralisation du théâtre et de tous les comédiens qui ont joué dans le mythique Palais des Papes au Festival « in » d’Avignon. Donc rien à voir ! La dernière phrase de Luminessences est un aveu inconscient de la passation de pouvoir divin à l’Antéchrist et à des entités qui ne sont pas du Christ : « Un livre tenu par d’autres mains »…
 

Dernier coup de maître du diable : il arrive à nous faire croire qu’en cirant les pompes du Pape, ou plutôt des Papes – saint Pierre et ses successeurs (« Patrimoine de Saint Pierre. Saint Pierre : la Clé ») -, il va réussir à faire oublier au spectateur qu’il omet de nommer le Christ, sa nature de Fils de Dieu, ou encore le lien d’Incarnation divine entre Jésus et chacun des Papes. Ce subtil élan papophile (mais antichristique) me fait penser exactement aux manœuvres démagogiques du cardinal franc-maçon Coutinho dans le roman La Maison battue par les vents (1996) de Malachi Martin : « Il servait maintenant le Pape non en tant que Vicaire du Christ, le Créateur, mais en tant que Vicaire de Pierre, la créature. » (p. 130) Il nous faut veiller, les amis, à ne pas laisser notre foi et le christianisme dépérir en cliché bucolique, si éclatant, grandiose, « culturellement catho » et lumineux soit-il. Prenons garde à la Vangoghisation du Christ !
 

Cathédrale de Rouen

Cathédrale de Rouen